00:00Ah, il y avait une petite porte ouverte encore sur un espoir que la direction de Radio France, c'était
00:05de Sibyl Veil, et moi j'étais là en 2018 lorsqu'elle avait posé sa candidature.
00:09Je me souviens très bien de ses engagements à respecter le pluralisme, car c'est la loi qui l'impose,
00:15et je me suis dit peut-être que, vu les circonstances et l'état du pays,
00:20eh bien Radio France, Sibyl Veil et Céline Pigalle allaient respecter au moins un minimum, car le minimum c'est
00:27que Charles Sapin devait faire une chronique très brève, deux minutes équelles.
00:32Eh bien maintenant la situation est claire, et moi je pense que Charles Sapin a été extrêmement patient, très poli,
00:38j'ai lu son long tweet, je suis absolument d'accord avec lui qu'il fallait jeter l'éponge,
00:44il n'y a pas d'autre choix, simplement les choses sont très claires maintenant, parce que Radio France, donc
00:49ses dirigeants, sont de facto dans une situation de co-gestion de la maison.
00:56Et encore, de co-gestion, la gestion, la boutique, pardon l'expression, c'est Sibyl Veil, c'est Céline Pigalle,
01:02en revanche, la stratégie appartient et dévolue, elles l'ont donnée au syndicat.
01:08Il n'y a pas d'autres conclusions à en tirer. Ça veut dire aussi, deuxième point, que ce qui
01:15avait été entendu, dit, lors de la commission d'enquête avec Charles Aloncle,
01:20ça veut dire qu'on lui donne raison, il n'y a pas de pluralisme. Troisième point très important, je
01:25serais très ennuyée, très embarrassée,
01:27si je siégeais encore aujourd'hui au sein du régulateur, parce que tout de même, la loi impose dans le
01:34cahier des charges de Radio France,
01:36dans l'audiovisuel en général, de respecter le pluralisme. Même les sociétés privées, ils sont obligés.
01:42Donc Radio France, c'est comme disait De Gaulle, la voix de la France, les voix de la France.
01:47Et franchement, on n'avait pas besoin d'être très exigeants. Voilà un journaliste qui, véritablement, a toutes les qualifications.
01:54On l'a vu, il est passé par le point, le Figaro. Il a suffi qu'il aille de l
01:58'autre côté, c'est-à-dire qu'il y a une ligne de démarcation magique,
02:02aujourd'hui, que nous impose LFI. Car derrière tout cela, il ne faut pas vous tromper, moi j'étais si
02:08longtemps,
02:08plus de 40 ans dans l'audiovisuel public, je les connais. Là, de facto, tout le monde se met en
02:13position, en ordre de bataille.
02:15Voilà, voilà le credo pour les prochaines élections. Donc à chacun d'en tirer des conclusions.
02:21Mais c'est très bien que ça se termine ainsi. Il fallait qu'il y ait une conclusion.
02:25La conclusion, c'est qu'aujourd'hui, l'audiovisuel public, financé par chacun d'entre nous, se trouve dévolu à
02:32une petite coterie.
02:34Les syndicats sont appuyés par ceux qui se prétendent être les grands esprits, les artistes.
02:39Mais quoi ? Ça veut dire qu'ils nous méprisent. Nous sommes dans une situation d'inégalité flagrante.
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