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Moselle Info Week-End du vendredi 18 septembre 2026
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00:10Bienvenue dans Moselle Info, place à l'actualité locale, dans un cadre un peu particulier.
00:15Vous le voyez, ce vendredi 18 septembre, nous sommes au cœur de la centrale hydroélectrique d'Argancy, gérée par le
00:21groupe UEM.
00:23Un groupe qui célèbre cette année 125 ans d'activité. Nous y reviendrons très largement.
00:28Chiffre-clé, ambition pour l'avenir, recrutement. Nous ferons donc le point avec Stéphane Kilbertus dans cette édition, directeur général
00:36du groupe UEM.
00:37Mais aussi d'autres invités, vous le verrez tout au long de cette édition.
00:42De votre côté, Emma, vous avez choisi de garder toute votre énergie, ou plutôt celle utilisée dans la maison.
00:47Oui, on va parler bâtiments à base consommation et même des maisons passives, des constructions qui séduisent de plus en
00:54plus.
00:54Ce sera dans quelques instants. Dans le sommaire également, 3,6 degrés de plus par rapport à la moyenne des
01:0130 dernières années.
01:03Autant dire que pour le monde agricole, le bilan est difficile cette saison.
01:06Alors que les récoltes touchent à leur fin, élus et exploitants se sont réunis aujourd'hui à ce sujet pour
01:11trouver des solutions.
01:13Eux se sont également réunis en Assemblée Générale Nationale.
01:16Les membres du souvenir français de toute la France et de l'étranger échangent jusqu'à samedi en Moselle.
01:23L'occasion d'évoquer une nouvelle initiative autour des habitants morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
01:32Vous l'avez entendu et vu dans les titres, le printemps 2026 n'avait jamais été aussi chaud en France,
01:39en tout cas depuis 126 ans.
01:40Puis la canicule s'est ajoutée avec 3,6 degrés de plus par rapport aux 30 dernières années en moyenne.
01:46Des données qui ont fortement impacté le monde agricole alors que la campagne de récolte touche à sa fin.
01:53De nombreuses exploitations sont dans un contexte économique tendu.
01:57Les élus de la Chambre d'agriculture et les exploitants se sont réunis pour trouver des solutions et garantir la
02:02pérennité des exploitations regardées.
02:05Entre un printemps qui n'avait jamais été aussi chaud en France depuis 126 ans et un été marqué par
02:11des épisodes de canicule historiques,
02:13le monde agricole a dû rester sur ses gardes pour faire face aux fortes chaleurs.
02:18Un éleveur ne va pas une journée, c'est le jour-là qu'il n'y a pas d'eau,
02:21puis il y a des animaux qui crèvent ou qui sont malades.
02:23Un stress vraiment incroyable que les éleveurs ont subi.
02:27Des conditions de travail extrêmes avec un risque de stress thermique pour les agriculteurs comme pour les animaux.
02:34Et une inquiétude, celle de ne pas pouvoir les nourrir correctement.
02:39Pour cet été, tous les animaux sont rentrés au bâtiment déjà pour les problèmes d'eau.
02:43Il n'y avait plus d'eau dans les parcs, donc les bêtes sont restées au bâtiment, donc ça abusait
02:46un peu de paille et beaucoup de nourriture.
02:49Je crains qu'à moyen terme, la seule solution ce soit de réduire le cheptel.
02:53Pour adapter le nombre d'animaux à la quantité de fourrage disponible, puisqu'on ne pourra pas nourrir tout le
02:59monde jusqu'au mois d'avril avec les stocks qui ne sont pas assez importants.
03:02Durant la période estivale, les températures ont été en moyenne 3,6 degrés au-dessus des normales de saison.
03:09Un véritable bouleversement des repères pour les agriculteurs et les filières.
03:14Le changement de paradigme, on ne reviendra plus à la situation d'avant.
03:17Il faut presque réinventer l'agriculture, trouver les grandes lignes de l'agriculture de 2050 avec la robustesse de l
03:27'exploitation.
03:28Produire moins mais mieux, c'est quelque chose qui est possible, mais c'est là où arrive l'expression perte
03:34de repères pour nous-mêmes et les filières.
03:36Face à ces évolutions et à une météo de plus en plus variable, les regards se tournent désormais vers l
03:41'avenir.
03:43Comment adapter les pratiques agricoles à ces phénomènes qui peuvent changer d'une année à l'autre ?
03:48Il faut adapter les cultures, ça c'est la première chose.
03:51Il y a la chaleur ici, mais dans le sud de la France, la chaleur, ils la vivent depuis longtemps.
03:54Dans d'autres pays, ils la vivent depuis longtemps.
03:56Il faut aller voir ce qui s'est passé ailleurs, essayer de retransposer ici les cultures qui existaient avant dans
04:01des secteurs où il fait très très chaud.
04:03Il y a le confort d'été à réfléchir dans toutes les constructions qu'on va refaire, toutes les adaptations
04:08de bâtiments.
04:08A plus court terme, l'objectif est surtout de sortir de cette situation d'urgence avant un hiver qui s
04:15'annonce compliqué,
04:17notamment en raison de stocks de fourrage insuffisants dans de nombreuses exploitations.
04:23Oui, le monde agricole durement touché, mais le secteur de l'énergie aussi a été touché par cet été un
04:29peu particulier, n'est-ce pas Stéphane Gilbert ?
04:31Oui, tout à fait. Déjà ici à Argancy, on en a un excellent exemple, puisque cette centrale est à l
04:38'arrêt.
04:38Elle est à l'arrêt depuis le mois de juin. Ce n'est pas un choix de notre entreprise, c
04:42'est une demande des autorités pour assurer, on va dire, la continuité de fonctionnement
04:49et aussi protéger la biodiversité. Ça, c'est une des conséquences. Une autre conséquence qu'on a observée cette année,
04:56et pour la première fois, il faut bien l'avouer,
04:58c'est que la canicule touche aussi les réseaux et va endommager un certain nombre d'installations souterraines du réseau
05:05électrique sur lesquelles on a dû intervenir cette année.
05:08Et puis le dernier point, peut-être que je peux citer en exemple sur l'énergie, c'est également des
05:14impacts sur les consommations très fortes,
05:17avec des consommations d'été qui augmentent énormément. C'est vraiment des choses qu'on a observées très nettement cette
05:23année.
05:24Pourtant, sur ce dernier point, on pourrait penser l'inverse, se dire qu'il fait très chaud, donc on utilise
05:29moins d'énergie peut-être.
05:30Oui, alors c'est essentiellement la climatisation, même si on peut penser que dans nos régions, il est peut-être
05:37un peu moins utilisé qu'au niveau national.
05:39Mais je pense qu'il y a beaucoup de commerces, des particuliers qui sont occupés, qui ont vraiment poussé à
05:46fond leur installation
05:47et on a senti une très nette augmentation, notamment au mois de juin, lors du premier épisode de canicule.
05:52Alors on l'a vu dans le reportage, ils sont autour de la table pour trouver des solutions, mais ça
05:56déjà depuis quelques années.
05:57Le groupe UEM cherche aussi des solutions, des innovations. Vous parliez de la maintenance et du réseau qui pouvaient être
06:04aussi impactés.
06:05C'est quoi la suite finalement ?
06:06Oui, alors c'est une vraie préoccupation. Alors évidemment, totalement accentuée par l'été tout à fait spectaculaire que nous
06:14venons vivre.
06:15On a maintenant un groupe de travail qui réfléchit aux impacts de la transition énergétique sur tous nos métiers.
06:21Et c'est vraiment transverse. Ça va des horaires de travail, des conditions, des bâtiments, mais aussi, je le disais,
06:29du comportement de nos ouvrages
06:30et comment adapter nos métiers, nos rythmes à tous ces changements qui sont maintenant, on le sait tous, inéluctables.
06:37Alors en 125 ans, UEM a vécu beaucoup d'autres changements et investissements aussi.
06:42C'est vrai que des épisodes plus durs n'ont pas empêché le groupe d'investir et de développer de
06:47nouveaux projets.
06:48Alors à Metz, ville-siège, mais aussi dans l'euro-métropole et un petit peu plus en dehors de ses
06:53limites.
06:53Mais on va rester à Montigny-les-Metzes, vous allez le voir, où de beaux projets ont été réalisés ces
06:57dernières années.
06:59Par exemple, la centrale photovoltaïque et la centrale biomasse, des unités de production qui permettent d'alimenter des logements,
07:05mais aussi des équipements collectifs. Visite guidée avec Marie-Vin.
07:14Inaugurée en 2023, cette centrale photovoltaïque permet à la commune de produire localement de l'électricité.
07:21Plus de 500 panneaux solaires sont installés sur 3000 m2 de terrain.
07:26Leur production atteint environ 305 MWh par an, soit l'équivalent de la consommation électrique d'une soixantaine de foyers,
07:33hors chauffage.
07:34C'est un énorme avantage à la fois parce que c'est une production qui est locale.
07:39Donc les consommateurs consomment de l'énergie photovoltaïque qui se situe proche de leur bâtiment.
07:46C'est vertueux, on fait des économies en termes de bilan carbone.
07:51L'installation permet l'alimentation de plusieurs bâtiments de la commune.
07:55Et sur 30 ans, cette électricité décarbonée permet d'éviter l'émission d'environ 650 tonnes de CO2.
08:04Autre technologie, autre ressource, le bois.
08:08Depuis 2022, cette centrale biomasse produit de la chaleur grâce à des plaquettes et résidus de bois.
08:14On tire le bois, on la met dans le convoyeur.
08:16Le convoyeur, c'est la partie, c'est tout ce qui est en rouge là, jusqu'à cette trémie d
08:22'introduction.
08:23Le bois va venir dans la trémie, le bois tombe dans la trémie,
08:27et ensuite on vient le pousser petit à petit, on vient le pousser dans le foyer de la chaudière.
08:31Une fois introduit dans la chaudière, le bois est brûlé.
08:35Cette combustion permet de chauffer de l'eau,
08:37puis de l'envoyer dans le réseau de chaleur par des canalisations enterrées,
08:41avant d'être distribuées à plusieurs bâtiments municipaux.
08:45Avec une puissance de 3,5 mégawatts thermique,
08:49elle produit suffisamment de chaleur pour alimenter l'équivalent de 750 logements de type F3.
08:54Ça devait être une centrale qui n'alimentait vraiment que Montigny au départ,
08:57mais en fait avec le succès du chauffage urbain,
09:00on s'est vite étendu et on a relié la centrale également au réseau de Metz.
09:06Donc maintenant cette centrale, elle a un impact également dans le mix énergétique de Metz.
09:12La centrale biomasse de Montigny-les-Messes n'est d'ailleurs pas la seule du territoire.
09:16UEM en exploite également une à Mézières-les-Messes,
09:19qui alimente déjà un vaste réseau de bâtiments,
09:22avant l'arrivée prochaine d'un nouveau site consommateur majeur dans la commune.
09:28Stéphane Kilbertus, ce site majeur, c'est le nouvel hôpital à Mézières-les-Messes.
09:32C'est un gros projet.
09:33Oui, c'est un gros projet.
09:34Et pour tout vous dire, c'est le cœur de ce projet de réseau de chauffage urbain.
09:39C'est vraiment une initiative très positive des deux collectivités locales,
09:43de Mézières-les-Messes et de Talange,
09:45qui ont souhaité profiter de cette opportunité de création d'une grosse installation,
09:50qui a un besoin de chauffage évidemment de grande dimension,
09:52pour s'équiper d'un réseau de chaleur auquel nous nous sommes portés candidats.
09:56Et nous avons eu la joie de l'emporter.
09:58Et pour vous dire un peu où on en est aujourd'hui,
10:01l'ensemble du réseau est construit.
10:02La centrale fonctionne déjà depuis plus d'un an.
10:05Et on est en passe de raccorder cet hôpital,
10:08puisque vous savez que son inauguration et son ouverture est désormais prévue.
10:13Et ils vont commencer à faire les tests de chauffage.
10:16Donc d'ici, normalement, quelques semaines, le chauffage urbain arrivera dans cet hôpital.
10:20Ça va arriver très vite, en effet.
10:22Alors, on l'a dit à plusieurs reprises, 125 ans d'activité locale et de production d'énergie.
10:27Si vous deviez ne retenir qu'un événement, je sais que ça va être difficile,
10:30mais une évolution ou un grand changement sur ces 125 ans ?
10:34Alors, sur les 125 ans, je vais parler dans les 32 années que je connais.
10:42Il y en a eu beaucoup avant.
10:43Il y a eu des montées de puissance.
10:45Il y a eu, par exemple, l'accès aux 225 000,
10:46qui a été un événement majeur pour l'entreprise.
10:50Je pense que celle qui marque le plus aujourd'hui notre entreprise,
10:53c'est évidemment l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité.
10:58Les plus anciens d'entre nous se rappellent qu'il y a encore 30-35 ans,
11:01l'électricité est un monopole et qu'en une dizaine, une quinzaine d'années, elle s'est ouverte.
11:07Aujourd'hui, on a un marché professionnel qui est ouvert à 100 %,
11:10pour ce qui nous concerne, une activité à travers la France entière.
11:15Pour les professionnels, l'ouverture est un peu plus réduite.
11:18Aujourd'hui, quelques concurrents apparaissent sur Metz.
11:21Ça va s'intensifier dans les années à venir.
11:24On pense à UEM.
11:26Quand on pense à UEM, on pense surtout à la production et la distribution d'électricité.
11:29Vous avez d'autres missions, vous l'avez dit déjà un peu à demi-mot.
11:34Le fait que vous soyez encore dans le paysage local,
11:36c'est que vous avez choisi aussi d'être ambitieux et de choisir d'être sur plusieurs facettes.
11:41Oui, on a un double ancrage.
11:43On a un ancrage très territorial.
11:45C'est notre origine.
11:46Nous sommes une filiale possédée à majorité par la ville de Metz.
11:50Donc ça nous crée des obligations et une présence très forte sur le territoire,
11:55avec l'euro-métropole aussi avec lequel on travaille beaucoup.
11:57Mais il est vrai que depuis maintenant une vingtaine d'années,
12:00on a dans le domaine de la fourniture d'électricité,
12:03dans le domaine des énergies renouvelables,
12:05dans le domaine peut-être un peu moins connu,
12:06mais les messins voient ce bâtiment dans le domaine d'e-fluide,
12:09c'est-à-dire nos activités informatiques.
12:11On a des activités à travers la France entière,
12:13également un peu à l'étranger pour ce qui est d'e-fluide.
12:15Et c'est vrai que ça a donné une dimension tout autre à notre entreprise.
12:20125 ans donc déjà d'activité.
12:22Pour la suite, l'ambition est clairement affichée.
12:24C'est la neutralité carbone d'ici 2050.
12:26Où est-ce qu'on en est alors sur cette évolution ?
12:28On a encore quelques années devant nous.
12:29Alors on a encore quelques années.
12:31On a un gros chantier.
12:32On a effectivement tracé cette ligne de la volonté d'une neutralité carbone en 2050.
12:38Il y a un chemin très long à mener.
12:42Pourquoi ?
12:42Parce que certes, notre entreprise, comme toutes les autres,
12:45produisent du carbone, nos déplacements, etc.
12:47Mais nous, nous avons une particularité, c'est que nous exploitons du gaz,
12:52qui est quand même un des facteurs les plus forts d'émissions de carbone.
12:57Et donc c'est une vraie réflexion stratégique autour de cette activité,
13:01autour de l'utilisation du gaz, par exemple aussi dans le chauffage urbain.
13:04Donc on travaille beaucoup à diminuer très fortement cette utilisation.
13:08Ça sera de toute façon indispensable pour atteindre cet objectif à l'horizon 2050.
13:13C'est aussi investir dans les structures déjà existantes ?
13:16C'est vrai qu'on est sur un site qui a été automatisé il y a déjà plusieurs années
13:20pour simplifier et moderniser.
13:23C'est un peu le cas un peu partout sur vos structures ?
13:25Alors c'est évidemment une modernisation permanente,
13:29une amélioration permanente.
13:30Je peux donner quelques exemples.
13:31On a des parcs éoliens, on a des éoliennes.
13:34On travaille à ce qu'on appelle faire du repowering de ces éoliennes,
13:38c'est-à-dire les agrandir, leur donner plus de puissance
13:41pour émettre plus d'énergie renouvelable.
13:44On a également la croissance du réseau de chaleur, Messin.
13:47Il est passé d'un réseau Messin à un réseau métropolitain.
13:50Aujourd'hui, il est présent dans de nombreuses communes de l'agglomération.
13:53Et là, il y a encore des expansions importantes à venir.
13:56Merci beaucoup Stéphane Kilbertus pour ces premiers éléments.
13:59Vous restez encore un peu avec nous ?
14:01Volontiers.
14:01Parce qu'on a encore de l'énergie à revendre.
14:03Sans mauvais jeu de mots, on va continuer justement d'en parler
14:05dans notre chronique Découverte.
14:12Emma, bonsoir.
14:13Bonsoir.
14:14Vague de chaleur, flambée des prix du carburant,
14:17chauffée ou climatisée, une maison va devenir de plus en plus coûteuse.
14:21On n'apprend rien.
14:22Mais face à ces enjeux d'économie d'énergie,
14:24il y a peut-être un concept qui peut être intéressant.
14:26Les maisons passives.
14:27Oui, les maisons passives sont conçues pour limiter au maximum
14:30les besoins en énergie quasiment hermétique.
14:33Elles conservent la chaleur en hiver et restent fraîches
14:36pendant les périodes de forte chaleur, sans climatiseur ou sans chauffage.
14:41Alors comment ?
14:41Notamment grâce à des normes très exigeantes en matière d'isolation
14:45et d'étanchéité à l'air.
14:47Ces normes sont notamment encadrées par un label spécifique
14:50comme Passive House.
14:52D'originalement, il est apparu en France en 2007.
14:55Et ce label, justement, l'entreprise Mosellan Europe Mac 2 le possède.
15:00La société est spécialisée depuis plus de 40 ans
15:03dans la production de matériaux destinés à la construction
15:06de bâtiments à base consommation énergétique
15:09et même de maisons passives.
15:11Nous nous sommes justement rendus ce matin dans leur usine
15:14à Fauchevillère pour découvrir leur production
15:17de blocs coffrants isolants.
15:20Ces billes de polystyrène insérées dans cet expanseur
15:24vont gonfler sous l'effet de la vapeur d'eau
15:27jusqu'à atteindre près de 50 fois leur taille initiale.
15:32Cet polystyrène, qu'est-ce qu'il aura ?
15:33Il aura tout simplement 98% d'air et 2% de polystyrène.
15:37Et vu que l'air est un très mauvais conducteur en termes d'énergie,
15:40c'est un excellent isolant.
15:41Une fois expansé, le polystyrène est stocké dans des silos
15:45avant d'être injecté dans des moules,
15:47puis compressé avec du métal
15:49pour former des blocs coffrants isolants de différentes tailles.
15:53En 1976, on assiste aux premières réglementations thermiques en France.
15:57C'est qu'avant, l'isolation, c'était un peu un principe
16:00à la bonne volonté des gens.
16:02Et maintenant, c'est devenu obligatoire en 1976.
16:04Donc pour répondre à cette demande,
16:05on a introduit notre premier bloc isolant,
16:08donc par mois intérieur et extérieur, en 5 cm.
16:11Et des réglementations thermiques toujours plus exigeantes,
16:15Alors il en manquait un.
16:15Ces blocs ultra légers ont progressivement gagné en épaisseur,
16:19jusqu'à atteindre aujourd'hui 35 cm.
16:22C'est le bloc le plus commun.
16:24Donc on a bien l'entretoise métallique dans laquelle on coule le béton,
16:26qui maintient les deux parois ensemble.
16:29C'est un bloc qui excède bien au-delà des réglementations du type RE-2020.
16:33Et pour répondre aux exigences des maisons passives,
16:36la société Mosellan a développé en 2005 un bloc de 45 cm d'épaisseur.
16:42C'est un peu la Rolls du passif.
16:44Pour donner une idée, le coefficient thermique est à peu près de 8,4.
16:48Donc on est à presque deux au-dessus des labels, justement, Passif House, etc.
16:52Et presque le double de la réglementation thermique actuelle.
16:56Nous, on pourrait effectivement continuer d'augmenter l'épaisseur en polystyrène
17:00pour atteindre des chiffres encore supérieurs.
17:02Mais avec justement ces coefficients thermiques,
17:04on arrive déjà à atteindre bien au-delà de la maison passive,
17:08voire la maison positive bien au-delà aussi.
17:10Aujourd'hui, plus de 600 blocs coffrants isolants sortent chaque jour de l'usine.
17:15Ils sont utilisés pour construire des murs,
17:17mais aussi des sous-sols ou encore des piscines,
17:19avec à la clé une consommation énergétique réduite,
17:23par exemple jusqu'à 20% d'économie pour un bloc de 35 cm.
17:28Et en plus de fabriquer des murs isolants,
17:31la société intervient également dans le domaine des planchers et des toitures.
17:35Alors ces produits sont destinés aussi bien aux particuliers qu'aux professionnels.
17:40Alors est-ce qu'il y a beaucoup de demandes aujourd'hui quand on parle de maisons passives ?
17:43Alors ça reste encore rare en France.
17:45Elle ne représente que quelques dizaines de milliers de logements.
17:48Mais selon Euromac 2, la demande ne cesse de progresser depuis ces dernières années.
17:53De plus en plus de gens se mettent du coup à construire des maisons passives
17:57depuis forcément les derniers changements géopolitiques
18:00qui malheureusement font exploser les coûts d'énergie.
18:03Et donc vraiment, notre demande est presque calquée sous l'augmentation des prix de l'énergie
18:08et la prise de conscience collective de l'importance de l'isolation en France.
18:13Depuis 10 ans, elle a plus que doublé, elle a même triplé je crois.
18:16Et vraiment tout se focalise depuis les dernières années
18:19parce que ce n'est pas encore une réglementation.
18:21En 2050, ça va devenir la norme.
18:23En 2050, on ne pourra plus rien construire à part des maisons qu'on appelle passives
18:27qui répondent en tout cas aux exigences thermiques de la maison passive.
18:29Donc ça va devenir une obligation.
18:32Et les gens commencent à construire déjà de leur plein gris ce genre de maisons-là
18:36pour non seulement leur confort personnel, le confort de leurs finances aussi
18:40et pour la revente, la valeur résiduelle de leur maison dans le futur
18:45en termes de revente par rapport aux réglementations à venir.
18:50Alors Emma, question qui fâche, combien ça coûte ?
18:53La réponse dépend évidemment de chaque projet.
18:56Selon le fabricant de blocs coffrets isolants,
18:59une maison à basse consommation coûte environ 5% plus cher qu'une maison traditionnelle.
19:06Pour une maison passive, le surcoût est généralement estimé entre 15 et 25%.
19:10Un investissement qui peut être toutefois compensé au fil des années
19:15par des factures de chauffage et des climatisations nettement réduites.
19:21Monsieur Gilbertus, si les maisons passives venaient à se développer de plus en plus,
19:25est-ce que ça peut avoir un impact, des conséquences pour UM ?
19:28Alors ça peut, dans un horizon, vous l'avez dit, dans un horizon probablement assez lointain.
19:33Mais j'allais dire, la sobriété n'est pas encore une vraie passivité.
19:39On la vit maintenant, on la vit depuis de nombreuses années,
19:42notamment depuis la crise Covid et la crise énergétique qui l'a suivie,
19:46avec des réductions très drastiques des consommations, notamment de chauffage,
19:50en termes de gaz et de chauffage urbain,
19:53et surtout des diminutions qui sont constantes,
19:56et qui ne sont pas seulement été un épiphénomène suite à la crise énergétique,
20:00mais vraiment quelque chose qui dure dans le temps.
20:02Et c'est vrai que l'objectif, c'est de diminuer de plus en plus ces consommations.
20:07C'est aussi pour ça qu'on met en avant la pompe à chaleur, par exemple,
20:10qui réduit drastiquement les consommations par rapport à des chaudières,
20:14et toutes les solutions de chauffage urbain qui sont aussi basées sur des consommations,
20:17en fin de compte, qui sont nettement moins volumineuses
20:20que ce qu'on a connu il y a quelques années.
20:22Merci beaucoup pour ces éléments de réponse.
20:25Merci Emma pour cette nouvelle découverte,
20:27qui j'imagine aura piqué la curiosité de nos téléspectateurs.
20:30Pendant ce temps, à Voipy, un nouveau travail de mémoire a débuté
20:34autour des habitants morts pour la France lors de la Seconde Guerre mondiale.
20:38C'est une initiative portée par le Souvenir français,
20:41qui réunit ces 18 et 19 septembre
20:44ses responsables venus de toute la France et de l'étranger
20:48pour une assemblée générale nationale.
20:50La Moselle, premier département de l'association,
20:53accueille ce rendez-vous.
20:54Donc cette année, Marie Chapaz y a été regardée.
21:01Il s'appelait Joseph Hoferman, Marcel Bétinger ou Raymond Clément.
21:05Des noms retrouvés qui figurent désormais sur le monument
21:09aux morts de la commune de Voipy.
21:11Une nécessité, les identifier et ne pas les oublier.
21:15Pour moi, c'était aussi un moment assez émotionnel,
21:17parce que je fais partie notamment des familles
21:19qui ont subi également Petit Fils de Malgré Nous,
21:22revenus de la guerre avec également un éclat d'obus
21:24au niveau de la colonne vertébrale.
21:26Donc c'était aussi important de pouvoir démarrer ce week-end
21:30où le Souvenir français va vraiment mettre à l'honneur
21:33toutes ces personnes qui sont effacées et qui étaient effacées.
21:36Maintenant, ils sont rendus visibles.
21:38Une démarche lancée ici, en Moselle, qui n'est pas anodine.
21:41Avec près de 5 000 adhérents et 71 comités,
21:45le département constitue le premier réseau de l'association.
21:48Un récital, si on peut dire, qu'on entend non seulement chez nous,
21:51ici en Alsace-Moselle, mais aussi chez nous,
21:54dans le reste du territoire français.
21:55En ajoutant ces 45 000 noms recensés,
21:58le Souvenir français lance ainsi sa démarche des Monuments muets,
22:02un travail de recherche colossal,
22:04dont l'objectif est de retrouver les noms des morts pour la France.
22:08Mourir pour la France, c'est être, à un moment donné,
22:13vous disparaissez en tant que personne
22:15et vous rentrez dans le destin collectif de la nation.
22:18Les mémoires des morts pour la France,
22:20c'est le rassemblement de trois mémoires.
22:24Une mémoire familiale, on est fier que son fils, son père,
22:28est mort pour la France.
22:29Une mémoire territoriale, il est issu de telles communes,
22:33il est marqué sur le Monument mort.
22:35Et une mémoire nationale, car c'est la France.
22:39Mort pour la France, c'est partager quelque chose,
22:41c'est souffrir pour quelque chose,
22:44c'est avoir un destin particulier.
22:46Pendant deux jours, les responsables de l'association
22:49échangeront sur les grands rendez-vous à venir,
22:51notamment les 140 ans du Souvenir français,
22:54tout en conservant ce même fil rouge,
22:56faire vivre la mémoire et la transmettre aux générations futures.
23:03Marquer les mémoires et s'adapter,
23:05c'est également l'ambition de la manufacture des émeaux de Longui,
23:09qui, sauvé de la faillite, a édité un nouvel œuf,
23:11son nom, Béatius.
23:13C'est une édition spéciale pour célébrer la venue
23:16du souverain pontife Léon XIV, à Metz, le 28 septembre prochain.
23:20On y découvre une grande croix de Lorraine dorée,
23:23le pape de Do, saluant la foule,
23:25mais également quelques éléments de la cathédrale Saint-Étienne,
23:28où le souverain y donnera la messe,
23:30comme la célèbre rosace de l'édifice.
23:33Seuls 200 exemplaires ont été réalisés au prix de 600 euros.
23:38Facture moins salée pour le FC Metz,
23:40rien n'est moins sûr après la dernière défaite des Grenats face au Red Star.
23:44Après être éjecté du top 5 de Ligue 2,
23:46l'équipe reçoit Saint-Étienne ce samedi,
23:49loin de la sérénité et à l'aube d'une trêve internationale.
23:52C'est un avant-match signé Emery Guillaume.
23:56Les interrogations fusent au FC Metz.
23:59Sur la pelouse du Red Star, ce lundi,
24:00le club à la croix de Lorraine a connu sa première défaite de la saison,
24:03mais a surtout vu de nombreux doutes revenir sur le devant de la scène.
24:07Non, elle est le même.
24:08Il ne faut pas se cacher que la deuxième mi-temps,
24:10surtout la deuxième mi-temps,
24:12elle était mauvaise, tout simplement.
24:15Après, il y a certains paramètres ou certains choix
24:19qui, quand tu regardes le match encore une fois,
24:21qui m'ont encore davantage sauté à l'œil qu'en live.
24:25Surtout ce qu'on a fait avec le ballon en deuxième mi-temps,
24:29ce n'était pas suffisant, c'était même mauvais.
24:32Pour rebondir, les Grenats-Voilà et Saint-Étienne se dressaient sur leur chemin.
24:36L'actuel leader de Ligue 2,
24:38qui avait enchaîné cinq victoires sur ses cinq premiers matchs de championnat,
24:42vient également de s'incliner face à Dunkerque,
24:44mais n'a pas de quoi remettre un statut en question.
24:47Après, ça reste un gros match,
24:49un gros match de Ligue 2, bien sûr,
24:52contre une belle équipe.
24:53Je ne dirais pas qu'il y a de la pression,
24:56mais surtout une envie forte,
24:58bien sûr, de rebondir.
25:00Se dire aussi qu'il faut combler ce retard avec eux.
25:04Là, on les a en face,
25:05donc essayer de grappiller des points sur eux,
25:07ça serait top.
25:08En plus, il y a la trèfle qui arrive derrière,
25:10donc essayer de bien finir.
25:13Après, on fera déjà un petit point.
25:15Avec un groupe légèrement amoindri,
25:18un résultat est obligatoire au stade Saint-Symphorien.
25:20D'autant qu'une trêve internationale se profile,
25:23longue de trois semaines,
25:24le temps de cogiter ou de se rassurer.
25:30Ça vient de tomber,
25:31et c'est peut-être la plus grande déception de sa carrière.
25:33L'enfant de Metz, Mathieu Hudol,
25:35espérait décrocher sa toute première convocation
25:38en équipe de France.
25:39Zinedine Zidane a dévoilé ce vendredi,
25:41il y a quelques minutes à peine,
25:43sa première liste à la tête des Bleus,
25:44mais le latéral gauche de l'Anse n'y figure finalement pas.
25:47À 30 ans, après un parcours marqué par plusieurs graves blessures
25:51et une dizaine de saisons sous le maillot Grenat,
25:53Mathieu Hudol devra encore patienter
25:55pour espérer peut-être un jour
25:57connaître sa première sélection.
26:01Du sport toujours, mais cette fois-ci du cyclisme
26:04avec des centaines de coureurs
26:06qui ont pris le départ ce vendredi vers 13h
26:08pour participer au 40e tour de Moselle
26:11en quatre étapes pour la course Elite Open.
26:14Au programme du vendredi,
26:15parcourir 149 km entre Haute-Comtes et Comtes-les-Bains.
26:19Le samedi, il faudra pédaler à vive allure
26:22de Nauticam à Nilvange le matin,
26:24puis d'Henry jusqu'au château de Malbrook l'après-midi.
26:27Et puis enfin, le dimanche 20 septembre,
26:30les cyclistes devront effectuer plus de 154 km
26:33entre le domaine de l'Indre et Thillonville pour l'arrivée.
26:37Alors pour connaître les restrictions de circulation,
26:39afin de laisser passer le convoi en toute sécurité,
26:41rendez-vous sur la page Facebook de vos communes.
26:46L'actualité continue sur Moselle TV
26:49avec notre émission spéciale d'ici quelques minutes
26:52autour des 125 ans du groupe UEM.
26:54Alors nous sommes à Argancy, vous l'avez vu,
26:57on en a parlé tout au long de cette édition.
26:59Nous allons en reparler,
27:00notamment comment fonctionne cette centrale,
27:03quelles ont été les dates clés depuis la création du groupe UEM,
27:06comment se porte cet employeur sur ce territoire.
27:09Des questions qui vont trouver réponse rapidement
27:11avec nos invités.
27:12A tout de suite.
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