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  • il y a 2 heures
Avec Antony Debard, porte-parole de l'association Contact
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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2026-09-18##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.
00:04Je suis ravi de vous accompagner ce matin, je vous souhaite un excellent début de matinée.
00:08Il est 7h41, dans Sud Radio vous explique, on vous parle de l'explosion de l'homophobie au collège.
00:13Les enseignants lancent l'alerte après une enquête qui a été réalisée notamment par le Parisien.
00:19Le constat est glaçant, l'homophobie est en forte augmentation chez les plus jeunes.
00:23Nous sommes avec Anthony Debarre, porte-parole de l'association Contact.
00:27Bonjour Anthony Debarre.
00:30Bonjour, merci pour votre invitation.
00:32Je vous en prie, j'imagine que vous aviez les mêmes signalements finalement que ce que révèle cette enquête qui,
00:39je pense, ne vous a pas beaucoup étonné.
00:42Oui, alors c'est vrai que les LGBTphobies, donc l'homophobie, la biphobie, la transphobie, ce sont des discriminations qu
00:52'on retrouve énormément dans les classes, au collège et au lycée.
00:55Et c'est vrai que nous, on est une association qui intervenons depuis plusieurs années, donc une vingtaine d'années,
01:01et on a ce constat malheureux que les discriminations sont très présentes au collège et au lycée.
01:09Et ça se traduit comment ? Ça se traduit comment très exactement ? On parle de harcèlement quotidien, de pression
01:16toxique des réseaux sociaux, d'un sentiment aussi d'impuissance peut-être du corps enseignant.
01:21Mais d'abord, parlons des faits. C'est vrai ce harcèlement ?
01:26Oui, alors ces discriminations-là peuvent prendre différentes formes. On voit différents sujets aussi. Par exemple, sur la transidentité, on
01:39voit encore que c'est un sujet très méconnu, avec beaucoup de clichés, d'incompréhension.
01:44Un sujet qui est encore considéré par certains élèves comme maladie. Et donc, ce rejet-là est très présent, avec
01:55des propos très difficiles parfois à supporter.
01:57Sur l'homophobie, le sujet est un peu plus connu. En effet, il y a quand même une plus grande
02:04représentation des couples homosexuels à la télé, dans les séries, etc.
02:08Et malgré tout, on a toujours ce rejet. On a toujours des propos énormément violents aussi, que les enfants homosexuels
02:19ne méritent pas de vivre.
02:21Parfois, on leur demande de se projeter un petit peu. Si votre enfant faisait un coming-out, comment vous réagiriez
02:28?
02:29Et on a des réponses. On les met dehors. Ils ne méritent pas d'être dans ma famille, etc.
02:34Donc, on a des propos très difficiles. Et je dirais comment ça se concrétise. En tout cas, ce qu'on
02:45constate, c'est que les personnes LGBT sont isolées dans les classes.
02:52peuvent se sentir mal. Et donc, ça peut amener à des conséquences très graves sur l'estime de soi, sur
03:01la façon de vivre en étant heureux.
03:05Ça peut être compliqué.
03:07Anthony Debarre, porte-parole de l'association Contact. Ce qui est contradictoire, c'est qu'il y a aujourd'hui
03:12quand même beaucoup plus de prévention et de sensibilisation sur ces sujets-là
03:16qu'il y a quelques années, notamment avec l'instauration de ces cours sur le harcèlement.
03:21Donc, forcément, ces questions-là sont abordées.
03:24Ce n'est pas un peu contradictoire ? On en parle plus ?
03:27Et finalement, l'homosexualité est moins acceptée aujourd'hui, apparemment, dans les collèges ?
03:34Alors, c'est vrai que c'est une situation paradoxale, puisque, en effet, comme je le disais, on a plus
03:39de visibilité.
03:40La société est plus, parfois, ouverte, dans certains sens, avec les films, etc., comme je le disais.
03:50On a aussi des sujets de sensibilisation qui sont mis en place.
03:54Et, en même temps, ça polarise aussi ce rejet, cette haine, puisque ça peut aussi être une réponse à cette
04:03visibilité, cette haine.
04:05Il y a aussi un sujet qui est assez important à indiquer.
04:11À Contact, on a fait une enquête avec l'Institut Ipsos, en 2024, sur l'image et la représentation que
04:20l'entourage a d'un proche qui fait son coming out.
04:25Et ce qu'on constate, et qui est assez surprenant, c'est que chez les jeunes de 18-24 ans,
04:31on a été assez surpris par les réponses, notamment sur l'image qu'ils ont des LGBT,
04:36puisque près de 40% dans cette tranche-là ont une mauvaise image des LGBT+,
04:41alors que la moyenne globale est à 18%.
04:44Donc, ce qui est surprenant, c'est qu'on s'attend à ce que la jeunesse soit ouverte sur ces
04:50sujets, etc.
04:50Et bien, on a un certain repli qui est assez surprenant.
04:55C'est en fait l'effet inverse qui s'est confirmé ces derniers jours et que vous expliquez très bien.
05:00Merci beaucoup, Anthony Debarre, de nous avoir partagé votre sentiment à la suite de ces constatations d'homophobie en hausse.
05:07Vous êtes porte-parole de l'association Contact.
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