- il y a 11 minutes
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03Bonsoir à toutes et à tous, ravie de vous retrouver dans le carrefour du soir sur Médien TV.
00:08Comme chaque soir, nous faisons le point sur les sujets du jour et éclairons les enjeux au Maroc comme à
00:14l'international.
00:15Au programme ce soir, le dossier du Sahara marocain connaît une évolution majeure aux Nations Unies.
00:21Le mandat de la Minurso n'a pas été renouvelé, une étape que Rabat considère comme importante vers la clôture
00:28du dossier à l'ONU.
00:29Quelles conséquences pour la mission mais aussi pour la suite du processus ?
00:33Nous en parlerons avec Hassan Saoud, expert en sécurité et stratégie.
00:38Cette séquence s'est aussi poursuivie au Maroc.
00:40Les deux chambres du Parlement se sont réunies aujourd'hui en séance commune autour des derniers développants de la cause
00:47nationale.
00:47Nous y reviendrons avec Zakaria Aboudeheb, professeure en relations internationales.
00:52Et dans le monde en question, cap sur Washington.
00:55Demain, les élections demi-mandat peuvent rebattre les cartes aux Etats-Unis.
00:58Contrôle du Congrès, avenir politique de Donald Trump.
01:03Et au-delà, tout cela place Washington dans les équilibres mondiaux.
01:10Calvin Dark nous décrypte les enjeux.
01:13Et avec moi, pour m'accompagner tout au long de ce carrefour du soir, du lundi au vendredi,
01:18Nasruddin Ounaïn, Sarah Hamni et Nargis Béchiri.
01:22Bonsoir à toutes et bonsoir Nasser.
01:26Bonsoir Thelma.
01:27Alors Nasruddin, vous revenez sur les crypto-monnaies aujourd'hui pour votre point éco.
01:31Crypto-monnaies qui attirent aussi les pirates du web.
01:35On reviendra notamment sur le plus grand piratage informatique de l'histoire qui a visé Binance.
01:39Alors oui, 6,3 milliards de dollars, c'est un piratage historique.
01:43Le FBI est d'ailleurs sur le coup.
01:44Vous devinez que les conséquences dépassent la seule entreprise de Binance.
01:48C'est tout le secteur de la crypto-monnaie qui en subira les conséquences.
01:51On verra ça plus tard.
01:52Merci beaucoup Nasser.
01:53A tout à l'heure.
01:54Sarah, encore ce soir, pour votre Check Plus,
01:57vous décryptez une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
02:01Qu'avez-vous percée à jour aujourd'hui, Sarah ?
02:03Alors aujourd'hui, on va analyser une vidéo qui prétend montrer Benyamin Netanyahou victime d'une attaque au lendemain des
02:11élections législatives.
02:13Merci beaucoup.
02:14On vous retrouve tout à l'heure, Sarah, pour savoir si cela est vrai ou si cela est faux.
02:18Nargis, on vous retrouve pour votre JT Sport en première partie de Carrefour du soir.
02:22Et en seconde partie, vous serez également présente pour votre Zoom Sport.
02:25Et Nargis, au programme, le beach soccer marocain vient de signer un sacre historique.
02:31Tout à fait, Selma, un sacre historique pour la Malmogador des Saouira.
02:35On aura l'occasion de remettre en lumière le beach soccer marocain.
02:38Et puis tout ça à la fin du Carrefour du soir.
02:40Merci beaucoup, Nargis.
02:41A tout à l'heure.
02:42Voilà, vous connaissez l'équipe, vous avez le programme.
02:45Place à présent au titre de votre journal.
02:50Nouvelle étape diplomatique pour le Maroc,
02:52qui s'accompagne d'une mobilisation des institutions du Royaume.
02:57Les deux chambres du Parlement se sont réunies cet après-midi en séance commune.
03:02Objectif, accompagner la nouvelle dynamique diplomatique
03:04et consolider les acquis du Royaume.
03:09Donald Trump brandit à nouveau la menace de frappe contre l'Iran.
03:14Le président américain affirme qu'il reste encore un ou deux sites à frapper.
03:17La riposte verbale de Téhéran est immédiate.
03:20Une nouvelle guerre serait plus longue que la précédente.
03:25L'épidémie d'Ebola continue de faire des ravages en Afrique,
03:29plus de 5 300 morts.
03:30Selon un nouveau bilan publié ce lundi,
03:33la République démocratique du Congo reste l'épicentre de l'épidémie.
03:55Nouvelle étape diplomatique pour le Maroc,
03:58qui s'accompagne d'une mobilisation des institutions du Royaume.
04:01Au lendemain des derniers développements au Conseil de sécurité des Nations Unies
04:05et du communiqué du cabinet royal du 30 octobre dernier,
04:09les deux chambres du Parlement ont tenu cet après-midi une séance commune
04:13consacrée à la question du Sahara marocain.
04:15Au cœur des échanges, les enjeux de cette nouvelle phase
04:19et le rôle des représentants de la nation
04:21pour accompagner la dynamique diplomatique du Royaume,
04:24Rachid Farhan revient sur cette session parlementaire exceptionnelle.
04:29Une séance commune pour marquer la portée d'une étape importante
04:32dans le dossier du Sahara marocain.
04:34Réunis au Parlement, les membres des deux chambres
04:37se sont penchés sur les derniers développements de la question nationale.
04:40Au cœur de cette rencontre, la portée des évolutions diplomatiques,
04:44la consolidation des acquis du Royaume
04:45et la responsabilité qui incombe désormais aux institutions nationales.
04:53La non-prorogation du mandat de la Minorsu par les Nations Unies
04:56ne constitue pas une simple question procédurale concernant une mission onusienne.
05:01Elle marque plutôt la fin d'une ère de 35 ans.
05:04Il est donc nécessaire de faire face aux conséquences de cette transition,
05:07au premier rang desquelles figure la fin de la présence de la Minorsu
05:10dans les provinces du sud du Royaume.
05:12Cela implique le départ de son personnel, le retrait de ses véhicules
05:16et de ses équipements, ainsi que la suppression de tous les symboles
05:19de sa présence sur le terrain, comme l'a confirmé le communiqué du cabinet royal.
05:29Au-delà de la lecture des derniers développements,
05:31cette séance a également été l'occasion de mettre en avant le rôle du Parlement
05:35dans l'accompagnement de cette nouvelle dynamique.
05:37Un rôle qui se déclie notamment à travers la diplomatie parlementaire,
05:41le renforcement des relations avec les institutions législatives étrangères
05:45et la défense des positions du Royaume dans les enceintes internationales.
05:49L'enjeu est aussi de contribuer à travers les missions constitutionnelles des deux chambres
05:54à la consolidation des acquis diplomatiques.
05:58Nous adressons nos sincères remerciements et notre profonde gratitude
06:02à nos frères et amis à travers le monde, ainsi qu'aux différents États,
06:06gouvernements, parlements, unions parlementaires et institutions
06:09qui ont exprimé leur soutien et leur solidarité avec le Maroc
06:12dans la défense de sa cause nationale.
06:14Une mobilisation qui dépasse ainsi le cadre d'une séance parlementaire.
06:18Elle traduit l'implication des institutions représentatives
06:21dans une question qui engage l'ensemble de la nation
06:24et qui accompagne une nouvelle phase où l'action diplomatique parlementaire
06:28et le développement des provinces du Sud sont appelées à se renforcer mutuellement.
06:35La phase de liquidation de la MINURSO a désormais débuté au Sahara marocain.
06:40Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,
06:43appelle toutes les parties à coopérer pour permettre le retrait des troupes
06:48et le rapatriement des équipements de la mission vers les pays contributeurs
06:51dans les meilleurs délais.
06:53Il demande également à chacun de faire preuve de la plus grande retenue
06:58pour éviter toute nouvelle escalade.
07:04Dans un entretien accordé à Médian TV,
07:06Omar Hillel, représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies,
07:10est revenu sur les modalités du départ de la MINURSO.
07:13L'ambassadeur a assuré que le Royaume accompagnera le retrait de la mission onusienne
07:18dans les meilleures conditions,
07:20notamment en facilitant les opérations logistiques nécessaires.
07:23On l'écoute.
07:25Et je peux vous confier sans dévoiler aucun secret
07:31que dès que la résolution était passée,
07:33les responsables du secrétariat ont contacté
07:36les responsables du chef de la MINURSO pour lui dire « se préparer ».
07:41Parallèlement, nous avons eu des contacts entre la mission,
07:45moi personnellement, responsables des opérations de maintien de la paix
07:48pour arranger les modalités,
07:51nous accorder sur les modalités de ce départ,
07:55ce démantèlement de la MINURSO en bon ordre,
08:01dans le respect, dans la dignité du personnel de la Nations Unies.
08:07Et concernant le veto russe au Conseil de sécurité,
08:11Omar Hillel estime que cet épisode a permis de mettre en lumière
08:15le rôle central de l'Algérie dans le différent autour du Sahara marocain,
08:20une position sur laquelle l'ambassadeur est revenu
08:22lors de son entretien accordé à Médien TV.
08:26En ce qui concerne votre question sur également les conditions et l'adoption
08:34de ce qui s'est déroulé dans, je ne dirais pas dans les coulisses,
08:38mais dans les négociations,
08:39ça a démontré au monde entier et aux membres du Conseil de sécurité
08:45que le premier responsable, c'est l'Algérie,
08:48et que c'est l'Algérie qui est la partie, la principale partie,
08:54et c'est l'Algérie qui a pratiquement, qui était derrière ce veto,
08:58parce que le veto en lui-même, il ne fait que refléter une situation,
09:03basée sur des considérations géopolitiques,
09:05sur lesquelles je ne veux pas entrer,
09:09mais il défendait en quelque sorte une position qui est celle de l'Algérie.
09:15Direction les Etats-Unis à présent, Donald Trump hausse encore le ton face à l'Iran.
09:20Lors d'un meeting hier dans l'Iowa,
09:22le président américain a de nouveau brandi la menace de frappe militaire.
09:27Il affirme qu'il reste encore un ou deux sites à frapper
09:30et prévient qu'il pourrait falloir donner un nouveau coup de massue,
09:34je cite, à Téhéran.
09:36On l'écoute.
09:40La seule raison pour laquelle je n'en ai pas encore fini avec l'Iran,
09:43c'est que je veux être gentil et sauver le maximum de personnes,
09:47mais nous allons devoir à un moment leur donner un coup de massue.
09:54Et à Téhéran, la réponse aux menaces de Donald Trump ne s'est pas faite attendre.
09:59Les dirigeants iraniens préviennent Washington.
10:02En cas de reprise des hostilités,
10:04une nouvelle guerre serait plus longue que la précédente.
10:07Nouvelle escalade verbale donc entre les deux pays,
10:10alors que les tensions restent particulièrement vives.
10:15Téhéran prévient,
10:16en cas de reprise des hostilités,
10:18le conflit pourrait être encore plus long que le précédent,
10:21qui avait duré près de 40 jours et fait des milliers de morts.
10:24L'Iran affirme être prêt à riposter.
10:26Les gardiens de la révolution assurent avoir déjà identifié de nouvelles cibles.
10:31Mais Téhéran affirme aussi vouloir privilégier la voie diplomatique.
10:34Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Arakhchi,
10:38appelle son adversaire à faire preuve de raison.
10:44La conclusion d'un accord dépend des réponses à de nombreuses questions encore en suspens.
10:48Nous faisons tout notre possible et espérons que l'autre parti choisira la diplomatie plutôt que d'autres options.
10:55Mais nous sommes également pleinement préparés à ces autres éventualités.
10:59Le message du guide suprême a réaffirmé notre détermination.
11:02Nos forces armées sont désormais plus fortes, tirant les leçons des deux guerres précédentes.
11:07Nous sommes pleinement prêts à nous défendre et en même temps disposés à la diplomatie.
11:12Le choix de la voie à suivre appartient aux Américains.
11:17Des discussions sont actuellement en cours au Qatar qui tentent de jouer les médiateurs.
11:22Dans les rues de Téhéran, la population tente de poursuivre son quotidien.
11:26Mais le souvenir des bombardements reste vif et la crainte d'une nouvelle escalade est bien présente.
11:33Demain, les Américains sont appelés aux urnes pour renouveler l'ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du
11:40Sénat.
11:40C'est un rendez-vous électoral majeur pour les États-Unis et un véritable test politique pour Donald Trump.
11:46Ce scrutin pourrait rebattre les cartes à Washington.
11:49Les Républicains conserveront-ils leur majorité au Congrès ?
11:52Ou les Démocrates parviendront-ils à reprendre suffisamment de sièges pour freiner la politique du président américain ?
11:59Noha Bazir revient sur les enjeux de cette élection décisive pour les États-Unis.
12:05À deux ans de la prochaine présidentielle, les élections de mi-mandat s'annoncent comme un rendez-vous décisif pour
12:12les deux grands partis américains.
12:14Le 3 novembre prochain, les électeurs devront renouveler une partie des institutions fédérales
12:20dans un scrutin qui permettra de mesurer le soutien dont bénéficie Donald Trump.
12:26Appelés « mid-terms », ces élections interviennent à mi-parcours du mandat présidentiel de 4 ans.
12:31Les Américains ne choisissent pas un nouveau président,
12:34mais renouvellent l'ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants et 35 des 100 sièges du Sénat.
12:4236 États organisent également des élections pour désigner leur gouverneur.
12:46L'enjeu est donc de taille, les républicains pourront-ils conserver leur majorité dans les deux chambres du Congrès ?
12:53Actuellement, ils disposent d'une avance réduite à la Chambre des représentants.
12:57Une progression des démocrates pourrait modifier le rapport de force à Washington
13:01et limiter les marges de manœuvre de la Maison-Blanche.
13:04Au-delà de la composition du Congrès, ce scrutin constitue également un test politique pour Donald Trump.
13:10Le coût de la vie, l'inflation, l'immigration et la politique étrangère
13:15figurent parmi les principales préoccupations des électeurs.
13:19Le pouvoir d'achat reste au cœur des débats,
13:21notamment face aux dépenses liées au logement, à l'alimentation et à la santé.
13:26La politique migratoire de Donald Trump suscite également de vives critiques.
13:30À ces questions s'ajoutent les interrogations autour de l'engagement américain dans la guerre avec l'Iran.
13:35Pour Donald Trump, conserver la majorité républicaine dans les deux chambres
13:39lui permettrait de poursuivre plus facilement son programme législatif.
13:43À l'inverse, une majorité démocrate dans l'une des deux chambres
13:47pourrait compliquer l'adoption de ses projets
13:49et renforcer les moyens de contrôle parlementaire sur l'administration Trump.
13:54Ces élections représentent aussi une étape importante
13:57dans la perspective de la présidentielle de 2028.
14:00Pour les démocrates, l'objectif est de retrouver une influence au Congrès
14:04et de peser davantage sur les décisions fédérales.
14:07Pour les républicains, il s'agit de préserver leur majorité
14:10et de maintenir leur capacité à faire avancer leurs priorités.
14:14Les midterms aux États-Unis ne remettent pas en jeu la présidence américaine
14:18mais pourraient profondément modifier les rapports de force politique à Washington
14:22et les conditions dans lesquelles Donald Trump abordera les deux dernières années de son mandat.
14:3010 jours d'incursions militaires à Hebron et de nouvelles frappes meurtrières dans la bande de Gaza.
14:37Les populations palestiniennes continuent de payer un lourd tribut aux opérations israéliennes.
14:43En Suisse, Jordanie occupée des milliers d'habitants retrouve leur maison,
14:47souvent saccagée après le retrait de l'armée.
14:49Et à Gaza, les bombardements se poursuivent avec un bilan humain qui continue de s'alourdir.
14:56Nouha Bézir.
14:59En Suisse, Jordanie occupée, les palestiniens de Hebron retrouvent leur maison
15:04après 10 jours d'attaque israélienne.
15:06L'armée israélienne a annoncé son retrait de la ville
15:09après avoir déplacé plus de 3000 palestiniens.
15:12Dans le quartier de Derbaha, les familles découvrent des logements saccagés par les soldats israéliens.
15:18Près de 500 familles ont été contraintes de quitter leurs habitations
15:21au terme de ce qui est présenté comme opération militaire.
15:25Les troupes israéliennes auront finalement saisi seulement 4 armes et des gilets pare-balles.
15:31A Gaza aussi, le maintien des attaques israéliennes pousse des milliers de palestiniens
15:35à continuer à vivre dans la peur et dans l'incertitude.
15:38De nouvelles frappes israéliennes ont fait ce lundi 4 morts et plusieurs blessés.
15:42Les attaques ont notamment visé Khanounes, Al-Moussadar et le quartier d'El Hawa à Razaville.
15:48Sur le terrain, les conséquences des attaques israéliennes restent considérables.
15:52Plus de 2 millions de palestiniens vivent dans un territoire largement détruit
15:56où la majorité de la population est sujette au contrôle militaire israélien.
16:01Les abris de fortune et les bâtiments endommagés restent le quotidien de nombreuses familles palestiniennes.
16:07Depuis l'entrée en vigueur du CCLF en octobre 2025,
16:11au moins 1500 civils palestiniens ont été tués par l'armée israélienne.
16:15A ce bilan humain viennent s'ajouter plus de 74 000 palestiniens tués depuis le 7 octobre.
16:25L'Ukraine annonce que son application mobile d'alerte à la population a été piratée.
16:31La guerre entre la Russie et l'Ukraine se poursuit donc aussi sur le terrain du numérique.
16:36Quelques heures après cette annonce, la Russie a signalé également à son tour
16:41une cyberattaque visant l'application de son ministère des situations d'urgence.
16:46Des incidents survenus peu après la fin d'une trêve localisée sur le front.
16:51Selon les autorités russes, cette intrusion aurait permis la diffusion de fausses informations auprès de la population.
16:58Le ministère assure que des travaux sont en cours pour corriger la faille de sécurité
17:03et rétablir le fonctionnement normal de l'application.
17:08L'épidémie d'Ebola continue de progresser en Afrique avec un bilan humain particulièrement lourd.
17:15Selon les nouvelles données communiquées ce lundi par Africa CDC, plus de 5300 personnes ont perdu la vie.
17:22La République démocratique du Congo, épicentre de l'épidémie, concentre l'immense majorité des décès.
17:29Au total, plus de 10 000 cas ont été signalés avec un taux de létalité supérieur à 50%.
17:35Et le virus a franchi les frontières congolaises.
17:40Pardonnez-moi, des contaminations ont notamment été enregistrées en Ouganda, au Kenya et au Nigeria.
17:45Face à cette propagation, les autorités sanitaires tentent de renforcer la surveillance et la prise en charge des malades.
17:52En République démocratique du Congo, les premières doses de vaccins expérimentaux ont été administrées à des volontaires dans le cadre
18:01d'un essai clinique.
18:24Et on termine ce journal en Côte d'Ivoire où Abidjan veut renforcer son attractivité auprès des investisseurs nord-américains
18:31dans le viseur, les Etats-Unis, le Canada mais aussi le Mexique.
18:35L'objectif est de développer de nouveaux partenariats économiques, d'attirer davantage de capitaux mais aussi d'ouvrir de nouvelles
18:43perspectives aux entreprises ivoiriennes.
18:46Quel secteur pourrait en bénéficier et quelle opportunité pour l'économie du pays ?
18:50Reportage de Franck Eustache et Ferdinand Kouakou.
18:54Faire de la Côte d'Ivoire une destination privilégiée pour les investisseurs internationaux,
18:59une ambition au cœur du Plan national de développement 2026-2030 qui prévoit un volume global d'investissement de 114
19:07838,5 milliards de fonds CFA dont 70,2% attendus du secteur privé.
19:14Un objectif qui traduit le rôle stratégique de l'investissement dans la transformation économique et sociale du pays.
19:21C'est dans cette dynamique que s'inscrit la troisième édition du CINAP Forum 2026, une plateforme d'échange économique
19:28visant à renforcer les relations commerciales entre la Côte d'Ivoire, les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.
19:36Le secteur du bâtiment et des travaux publics représente près de 7,5% de notre PIB.
19:41Mais au-delà de cela, depuis plus de 10 ans, c'est un secteur qui a un rythme de croissance
19:45d'au moins 18% par an.
19:48Donc c'est un secteur dans lequel le gisement d'opportunités est élevé.
19:52Il est d'autant plus élevé qu'il représente aujourd'hui, dans l'immobilier en particulier, près de 3 000
19:57milliards de francs CFA, c'est-à-dire environ 5 milliards de dollars US.
20:01C'est la raison pour laquelle nous sommes venus dire à ces investisseurs canadiens et américains que dans l'immobilier,
20:08dans le secteur du logement, le besoin est d'environ 2 000 milliards qui peuvent donc faire confiance à notre
20:13pays
20:13et que toutes les dispositions sont prises par le gouvernement pour que le risque commercial, pour que les garanties de
20:21façon générale puissent s'apporter.
20:23L'enjeu ici est de rapprocher les ambitions de développement de la Côte d'Ivoire, des capacités, de financement et
20:30de l'expertise des partenaires internationaux
20:32restent désormais à transformer les opportunités en investissements concrets.
20:37Car au-delà des engagements annoncés, c'est leur impact sur la croissance et le développement du pays qui donnera
20:43toute sa portée au CNAB Forum 2026.
20:47Voilà, c'était votre JT. À présent, on passe à l'économie avec Nasruddin Ounaïn et Bachir Tiam.
21:04Nasruddin, c'est l'actualité du moment pour tous les fanas de crypto-monnaie.
21:09On parle aujourd'hui d'un piratage d'une ampleur exceptionnelle.
21:13Un groupe de pirates a visé un incontournable du secteur de la crypto, Binance, comme on le disait tout à
21:20l'heure.
21:21Et avec ce piratage, c'est tout le secteur qui en prend un coup.
21:25Mais pourquoi ce piratage est-il historique, Nasruddin ?
21:30Alors, c'est le casse du siècle, 6,3 milliards de dollars.
21:35Pour vous aider à mesurer l'ampleur, c'est le tiers du PIB d'un pays comme le Botswana, par
21:40exemple.
21:41Ce piratage bat tous les records.
21:42En février 2025, Lazarus, un groupe de pirates informatiques nord-coréens, avait dérobé 1,5 milliard de dollars sur la
21:49plateforme Bybit.
21:50C'était le précédent record.
21:51Cette fois, le montant est plus de 4 fois supérieur.
21:56Et la cible n'est pas n'importe laquelle.
21:59Binance, vous l'avez dit, c'est le numéro 1 mondial des échanges de crypto-monnaies.
22:03Et en volume, l'entreprise revendique 335 millions d'utilisateurs.
22:08Autrement dit, on parle d'un acteur majeur du secteur qui concentre une énorme quantité d'actifs numériques.
22:13Là, il faut se rendre compte que ce n'est pas juste une entreprise qui a été piratée.
22:17C'est tout le secteur qui est mis à mal, Selma.
22:19Donc, ce n'est pas juste Binance qui a été touché, c'est ce que vous dites.
22:23Et ceci marque un début de crise dans le secteur.
22:27Et aussi, de ce que j'ai pu voir, c'est le cœur de cette crise.
22:32C'est surtout, surtout, et c'est bien normal, c'est la perte de confiance.
22:36Effectivement, et c'est exactement ça.
22:38C'est l'un des grands enjeux de cette affaire.
22:40Lorsqu'une plateforme aussi importante est touchée,
22:43les investisseurs commencent à douter de la sécurité de leurs actifs.
22:46Et ce doute peut avoir des conséquences sur les cours.
22:49À la suite de l'incident, le Bitcoin a reculé de plus de 4%.
22:52Rien que jeudi, tandis que l'Ether, la deuxième grande crypto-monnaie, a perdu plus de 5%.
22:58L'épisode rappelle que le marché des crypto-monnaies est lui aussi exposé à plusieurs risques.
23:03Les variations de prix, les problèmes de liquidité, les défaillances des plateformes et les cyberattaques.
23:10Et plus de ces actifs prennent de la place dans la finance,
23:13plus la question de leur sécurité devient importante.
23:15Car la confiance est essentielle dans ce secteur.
23:18Les investisseurs doivent croire que leurs fonds sont accessibles,
23:22que les transactions sont fiables
23:24et que les plateformes sont capables de résister aux attaques.
23:27Quand cette confiance vacille, c'est toute l'industrie qui doit répondre aux questions.
23:32Bachir, vous rejoignez ce que dit Nasser.
23:36Confiance essentielle, fiabilité primordiale ?
23:40Oui, je le rejoins à 100% d'ailleurs.
23:42Moi aussi, je vais miser sur les cryptos.
23:44Parce que justement, je vais aller un peu plus loin pour expliquer un peu cette casse dont il parle.
23:49Ça pose une question centrale, je crois.
23:52Peut-on confier des milliards de dollars à des plateformes numériques
23:56tout en étant sûr et certain de pouvoir récupérer sa mise le jour venu ?
24:02Donc, à mesure que notre quotidien se digitalise, les risques évoluent, eux aussi.
24:07Vol de données personnelles, piratage de comptes, attaque en ligne, encore usurpation d'identité.
24:13La cybersécurité est devenue un enjeu crucial, un enjeu majeur aujourd'hui,
24:17aussi bien pour les citoyens, les entreprises que les institutions.
24:21Vous l'avez rappelé, Nasser, vous l'avez dit, Binance revendique des centaines de millions d'utilisateurs.
24:28Pour une entreprise de cette taille-là, la sécurité n'est pas simplement une question technique.
24:33Elle conditionne directement la confiance, vous en avez parlé aussi, des clients et à terme à l'activité économique elle
24:39-même.
24:39Car couvrir les pertes ne suffit plus, un piratage de cette ampleur pousse aussi les investisseurs
24:46à se tourner de ces plateformes-là, à revenir à la monnaie classique.
24:50Parce que là, ça pose un problème de confiance et de sécurité.
24:54Et les gens sont derrière leur petite monnaie, leur argent, pour surveiller, pour que ça ne parte pas à volo.
25:02Merci Bachir.
25:03Donc, le secteur a souffert, l'entreprise aussi.
25:06Mais alors, est-ce que c'est la fin de Binance ?
25:08Et est-ce que c'est la fin aussi, j'irai même plus loin, de l'investissement en crypto-monnaie
25:12?
25:12Parce que vous aviez l'air assez alarmant, Bachir.
25:14Alors, c'est pas la fin.
25:15Première question pour vous, seconde pour vous.
25:17Pour Binance, particulièrement, assez paradoxalement non, pas du tout.
25:21Certes, c'est un coup dur pour l'entreprise.
25:23Après avoir suspendu les retraits d'argent, dimanche, l'entreprise a commencé et déjà commencé à les rétablir.
25:29Selon Binance, dimanche à 15h, les retraits avaient dépassé les 4 milliards de dollars en même pas un jour.
25:35Donc, à 15h le dimanche, un chiffre impressionnant.
25:38J'ai envie de réagir.
25:38Voilà, mais il faut le rapporter aux actifs de gestion sous gestion de Binance qui s'élèvent à 171 milliards
25:44de dollars.
25:44Donc, c'est 4 milliards, mais c'est aussi 171 milliards de dollars les actifs sous gestion.
25:49La plateforme assure également que ses clients ne supporteront pas les pertes liées au vol.
25:54C'est ce qu'elle déclare en tout cas.
25:55Elle affirme avoir déjà reconstitué environ 95% du montant concerné en achetant des crypto-monnaies, notamment pour couvrir les
26:03actifs manquants.
26:03Les derniers 5% sont constitués de jetons moins liquides, donc plus difficiles à acquérir rapidement en quantité suffisante.
26:11Et donc, Bachir, même après un vol de cette ampleur, Binance peut continuer à fonctionner, mais aussi à couvrir ses
26:20pertes.
26:20Oui, d'autant plus qu'il a déjà sur le coup, dans la foulée, il a remboursé pratiquement tout ce
26:25qui a été dérobé, volé en tout cas.
26:27Donc, c'est une preuve aussi de résilience de cette plateforme.
26:31Justement, l'intérêt dans ces plateformes, c'est qu'on est encore là face à des monnaies cryptées.
26:36Donc, c'est de la monnaie virtuelle.
26:37Elle n'est pas en espèce, elle n'est pas un billet de banque.
26:40Donc, les vols, c'est plutôt via Internet, via les plateformes informatiques.
26:45Et Binance, comme les autres, il en a parlé, c'est Ether et Ethereum, qui sont derrière aussi.
26:51C'est les trois grandes plateformes mondiales.
26:53Aujourd'hui, se retrouvent à maîtriser toute cette technologie qui est basée quand même sur la blockchain,
26:58donc la chaîne de bloc qui garantit aussi la sécurité.
27:02Bon, elle n'est pas moins fiable que les banques aujourd'hui parce que ça remonte quand même à 2009,
27:06quand on a lancé la première crypto-monnaie, c'était le Bitcoin.
27:09Aujourd'hui, on est presque à 15 ans après, je pense que toutes ces plateformes-là ont encore développé leur
27:15technicité,
27:16en tout cas, leur technologie pour pouvoir, effectivement, ça arrive, qu'on dérobe les banques, qu'on dévalise nos contenus.
27:22Oui, parce que ça pourrait arriver à une banque classique.
27:25Absolument, c'est arrivé d'ailleurs.
27:27Après, il faut aussi rappeler que dans ce cas-là, malgré le système ultra sophistiqué, c'est un petit PC.
27:32Ils ont utilisé les pirates, un petit PC, c'est ce PC qui a été compromis.
27:36Et c'est à partir de ce PC que tout…
27:38Vous voulez dire un petit PC de chez Binance ?
27:40Voilà, d'un employé de Binance qui a été compromis.
27:42Et c'est à partir de là, donc, d'un simple PC, d'un simple employé,
27:45que toute l'affaire et toute l'histoire du piratage a été notamment possible.
27:49C'est les informations qu'on a jusqu'alors.
27:51D'accord.
27:52Juste pour aussi relativiser, le simple PC, ce n'est pas un simple PC, justement, parce que…
27:56Ça centralise beaucoup, beaucoup d'informations.
27:58La preuve, ça a coûté 6,3 milliards.
28:00Donc, c'est le mot de passe qui a été aussi piraté.
28:03Donc, du coup, on accède au contenu de l'information.
28:05Mais quand on compare à toute la complexité du système, c'est un employé.
28:09Il a suffi d'une seule faille pour accéder, justement, et mener cette opération.
28:13Et Nasser, on a parlé des conséquences, de comment ça s'est traduit sur l'économie du secteur,
28:18des questions que ça pose.
28:20Mais une question qui pourrait aussi intéresser nos téléspectateurs,
28:23c'est qui est derrière ce piratage ?
28:27Alors, vous vous rappelez du groupe Lazarus, dont j'ai parlé au tout début de la chronique ?
28:30Eh bien, c'est ce groupe.
28:32J'en ai parlé, du coup, au début.
28:33Le FBI les accuse d'avoir mené cette opération.
28:37Mais pourquoi ?
28:37La Corée du Nord est-elle régulièrement citée dans ce type d'affaires ?
28:40Le pays est soumis à de lourdes sanctions internationales,
28:43notamment en raison de ses programmes nucléaires ou encore balistiques.
28:47Pour résumer les choses très simplement,
28:49c'est un peu un cas de plus rien à perdre.
28:51Les sanctions peuvent difficilement être plus lourdes.
28:54Alors, selon les autorités américaines,
28:56le piratage devient une source de revenus illicites pour le régime nord-coréen.
29:00Il faut néanmoins rester prudent.
29:02L'attribution de cette attaque à Pyongyang est celle du FBI.
29:05Elle ne doit pas être présentée comme une culpabilité définitivement établie,
29:09en tout cas pas pour l'instant.
29:10L'enquête est toujours en cours.
29:12Vous nous tiendrez au courant sur les suites de cette affaire.
29:15Nasser, on compte sur vous.
29:17Bachir, il n'y a pas que les nord-coréens
29:22qui piratent.
29:23Non, il y a aussi, comme disait la chanson,
29:25les brouteurs ivoiriens.
29:27Les brouteurs.
29:28Les brouteurs ivoiriens.
29:29Oui, mais ça, c'est des petits joueurs quand même.
29:31Pour être plus sérieux, il y a des réseaux beaucoup plus sophistiqués,
29:35les rizophones en l'occurrence,
29:36le Lockbeat ou le Killin, je crois, c'est comme ça que ça se pense,
29:39ou encore le collectif de hackers de Zero Bits.
29:42Tout ça, c'est des organisations mafieuses,
29:45donc des hackers qui sont dans le dark web
29:48qui regroupent beaucoup, beaucoup d'organisations.
29:50On les évalue à peu près
29:54176 groupes ou groupements
29:56de malfaiteurs sur ces
29:58plateformes-là. Donc, ils sont reconnus
29:59et connus. On en trouve en Europe de l'Est,
30:01en Amérique du Nord, en l'occurrence aux Etats-Unis aussi.
30:04On en trouve en Asie, on en a parlé,
30:06en Corée du Nord, en l'occurrence.
30:08On en trouve un peu en Afrique, mais on est encore
30:10de petits joueurs par rapport aux
30:12big players de ce...
30:13C'est peut-être pas une si mauvaise chose que ça.
30:16En tout cas, quand c'est fait, parce que quand c'est fait
30:18pour la mauvaise cause,
30:21puisque certains pirates peuvent essayer
30:23de faire des choses de façon bénévole
30:25pour sauver le monde, entre guillemets.
30:27Tout à fait.
30:28Donc, voilà. Merci.
30:30Vous avez quelque chose à ajouter, Bachir ?
30:31Moi, j'allais juste te rappeler aussi que le Bitcoin,
30:33une des monnaies qui est la plus connue aujourd'hui,
30:36a retrouvé aujourd'hui
30:38ses couleurs.
30:39Il a clôturé la journée à 78 000 dollars,
30:43le Bitcoin.
30:43C'est dire que c'est tout de suite remonté,
30:46on est sortis, c'est dépassé pour eux.
30:48Et ça va très vite dans ce monde.
30:50Merci beaucoup à tous les deux.
30:52Je vous dis à demain pour un nouveau
30:54Point Éco.
30:55À présent, place à votre synthèse
30:57de l'actualité.
31:11Les deux chambres du Parlement
31:13se sont réunies cet après-midi
31:14en séance commune consacrée
31:16au dernier développement
31:17de la question du Sahara marocain.
31:19Après les derniers événements
31:21au Conseil de sécurité des Nations Unies,
31:23cette séance intervient
31:24dans un contexte diplomatique majeur.
31:27Une séance qui était aussi l'occasion
31:29de réaffirmer la mobilisation
31:30de l'institution parlementaire
31:32autour de la première cause nationale,
31:34mais aussi son rôle
31:35dans l'accompagnement
31:36de cette nouvelle dynamique,
31:38ainsi que la consolidation
31:39des acquis diplomatiques du Royaume.
31:44La phase de liquidation de la Minurso
31:47a désormais débuté au Sahara marocain.
31:49Le secrétaire général des Nations Unies,
31:51Antonio Gutiérrez,
31:53appelle toutes les parties à coopérer
31:54pour permettre le retrait des troupes
31:57et le rapatriement des équipements
31:58de la mission vers les pays contributeurs
32:01dans les meilleurs délais.
32:03Il demande également à chacun
32:05de faire preuve de la plus grande retenue
32:07pour éviter toute nouvelle escalade.
32:13Direction les Etats-Unis à présent,
32:15Donald Trump hausse encore le ton
32:17face à l'Iran.
32:18Lors d'un meeting hier dans l'Iowa,
32:20le président américain a de nouveau
32:22brandi la menace de frappe militaire.
32:25Il affirme qu'il reste encore
32:26un ou deux sites à frapper
32:28et prévient qu'il pourrait falloir
32:30donner un nouveau coup de massue.
32:33Je cite à Téhéran, on l'écoute.
32:40On l'écoutera un petit peu plus tard.
32:43Dernière ligne droite, toujours aux Etats-Unis,
32:45avant les élections, demi-mandat aux Etats-Unis.
32:47À la veille du scrutin,
32:49les démocrates multiplient les rassemblements
32:52avec un objectif, reprendre au moins
32:55une partie du contrôle du Congrès
32:57pour faire contrepoids à Donald Trump.
32:59Une campagne tendue, marquée par de profondes
33:02divisions politiques.
33:03De son côté, le président américain
33:05affiche sa confiance.
33:07Il a d'ailleurs martelé, nous allons gagner
33:09lors d'un rassemblement à Washington
33:12près du Lincoln Memorial.
33:15Le président américain continue également
33:16de mettre en doute l'intégrité du scrutin
33:19évoquant déjà la possibilité de contester
33:22les résultats et on en parle tout à l'heure
33:23avec notre invité en direct de Washington,
33:25Calvin Dark.
33:27Direction à présent Hebron, en Cisjordanie,
33:30occupé, les habitants découvrent l'ampleur des dégâts.
33:34Après dix jours d'opérations militaires israéliennes,
33:38plus de 3000 Palestiniens avaient été contraints
33:41de quitter leur domicile.
33:43Ce lundi, ils ont retrouvé leur maison saccagée,
33:46leurs meubles renversés, les fenêtres brisées
33:49et leurs effets personnels éparpillés.
33:52L'armée israélienne avait investi le quartier
33:54après une attaque contre un poste de contrôle voisin
33:57qui avait coûté la vie à deux soldats.
34:00Près de 500 familles avaient été évacuées
34:02selon la municipalité.
34:08L'Ukraine annonce que son application mobile
34:11d'alerte à la population a été piratée.
34:14La guerre entre la Russie et l'Ukraine
34:18se poursuit donc aussi sur le terrain du numérique.
34:23Quelques heures après cette annonce,
34:24la Russie a signalé à son tour une cyberattaque
34:27visant l'application de son ministère
34:29des situations d'urgence.
34:31Des incidents ont survenu peu après
34:33la fin d'une trêve localisée sur le front.
34:36Selon les autorités russes,
34:38cette intrusion aurait permis la diffusion
34:40de fausses informations auprès de la population.
34:43Le ministère assure que des travaux sont en cours
34:46pour corriger la faille de sécurité
34:49mais aussi rétablir le fonctionnement normal
34:51de l'application.
34:54L'épidémie d'Ebola continue de progresser en Afrique
34:58avec un bilan humain particulièrement lourd.
35:02Selon les nouvelles données communiquées ce lundi
35:04par Afrique assise d'ici,
35:06plus de 5300 personnes ont perdu la vie.
35:09La République démocratique du Congo
35:11épicentre de l'épidémie concentre l'immense majorité des décès.
35:16Au total, plus de 10 000 cas ont été signalés
35:19avec un taux de létalité supérieur à 50%.
35:22Et le virus a franchi les frontières congolaises.
35:25Des contaminations ont notamment été enregistrées
35:28en Ouganda, au Kenya et au Nigeria.
35:31Face à cette propagation,
35:33les autorités sanitaires tentent de renforcer
35:35la surveillance et la prise en charge des malades.
35:38En RDC, les premières doses d'un vaccin expérimental
35:43ont été administrées à des volontaires
35:45dans le cadre d'un essai clinique.
35:53A présent, place à notre invité, Hassan Saoud.
36:06Le Conseil de sécurité n'a pas renouvelé
36:09le mandat de la mine Urso.
36:11Le Maroc voit dans cette décision
36:13une évolution majeure
36:14et une étape vers la clôture
36:16du dossier du Sahara marocain.
36:18Aux Nations Unies,
36:19Rabat estime que la mission
36:21ne correspond plus aux réalités
36:23du terrain, tout en affirmant
36:26qu'il facilitera son retrait
36:27et reste attaché au cessez-le-feu.
36:30Que change cette nouvelle étape
36:32pour le Maroc ?
36:33Et quelles sont les prochaines échéances diplomatiques ?
36:36Pour en parler, nous recevons Hassan Saoud,
36:38expert en sécurité et stratégie.
36:41Bonsoir, monsieur.
36:51Alors, bonsoir, monsieur.
36:53Monsieur, je ne sais pas si vous nous entendez,
36:56mais je vais quand même poser ma première question.
37:00Monsieur Saoud, concrètement,
37:02qu'est-ce que la fin du mandat de la mine Urso
37:04change pour le Maroc,
37:06mais aussi pour la présence de la mission
37:08dans les provinces du Sud ?
37:14Alors, je crois qu'on a un petit problème technique.
37:19J'ai l'impression que monsieur Saoud nous voit,
37:20mais qu'il ne nous entend pas encore.
37:27Alors, pour rappel, nous allons évoquer
37:30que le sujet principal de cet entretien
37:34est le non-renouvellement du mandat de la mine Urso.
37:39Le Maroc voit dans cette décision
37:41une évolution majeure
37:43et une étape vers la clôture
37:44du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies.
37:47Rabat estime que la mission
37:49ne correspond plus aux réalités du terrain,
37:52tout en affirmant qu'il facilitera son retrait
37:55et qu'il reste attaché au cessez-le-feu.
37:58Que change cette nouvelle étape pour le Maroc
38:00et quelles sont les prochaines échéances diplomatiques ?
38:03Pour en parler, nous recevons
38:05Hassan Saoud, expert en sécurité et stratégie,
38:09en espérant que monsieur Saoud nous entende.
38:21Alors, je crois que nous allons revenir
38:23un petit peu plus tard vers monsieur Saoud.
38:27Il y a un petit problème de son.
38:30C'est les aléas du direct, cela peut arriver.
38:32Pour vous faire patienter,
38:33voici Nargis Bachiri et son JT Sport.
38:46Nargis, c'est parti pour votre JT Sport.
38:49Coup de tonnerre au rajat de Casablanca.
38:53Cet après-midi, l'entraîneur espagnol Paco Jemez
38:56a été limogé après seulement 7 matchs
38:58à la tête du club Casaoui,
39:00nommé le 31 août dernier.
39:02Il a été écarté en raison de résultats jugés
39:04insuffisants par la direction du club
39:06et notamment après la défaite
39:08face à la renaissance de Belkane,
39:102 buts à 0 et un début difficile en Botola Pro
39:13avec uniquement 6 petits points au compteur,
39:16synonyme d'une 13e place.
39:21Et justement, on revient sur la renaissance Belkane
39:24qui a battu le rajat Casablanca,
39:262 buts à 0 lors de la 6e journée
39:29de la Botola Pro D1.
39:30Les buts de la RS Balkane ont été l'oeuvre de Youssef Meri
39:34et Yassine Zabiri, pardon, Labibi.
39:37A l'honneur, à l'issue de ce match,
39:39l'équipe de l'Oriental, je vais y arriver,
39:41qui a encore un match de retard à disputer,
39:44se hisse à la 12e position avec 7 unités,
39:48tandis que le rajat Casablanca,
39:50qui subit du coup sa première défaite de la saison,
39:53passe juste derrière son adversaire du soir,
39:5513e avec 6 points,
39:57tout comme la RSB.
39:59Le rajat a une rencontre à disputer
40:01pour se mettre à jour.
40:02Ce sera face à l'ASFAR ce mercredi.
40:09Autre résultat à retenir de la journée d'hier,
40:11la victoire surprise du promu,
40:13le Ouidette Temara à la maison,
40:15au dépens du champion du Maroc en titre,
40:17le Maghreb Fès,
40:18par un but à 0.
40:20Là aussi, pour le compte de la 6e journée
40:22de Botola Pro D1,
40:23une rencontre qui a eu lieu au stade olympique à Rabat.
40:27C'est Zakaria Oulbena,
40:28qui a fait le seul but de la rencontre
40:31à la 13e minute de jeu.
40:33Cette victoire, la 3e dans ce début de saison,
40:36permet au Ouidette Temara
40:37de grimper à la 4e place,
40:40au classement avec 9 unités,
40:42tandis que le Maghreb Fès,
40:43qui connaît sa 2e défaite cette saison,
40:46est 7e avec 8 points.
40:51Le Fus Rabat partagé,
40:53les points avec les Camerounaises de l'équipe football-fille après,
40:56un score de parité vierge,
40:58score final 0 à 0,
41:00pour le compte de la première journée
41:01de Ligue des champions féminines.
41:04Au stade du Canal de Suez à Ismailia,
41:06les deux novices de la compétition
41:08n'ont pas réussi à trouver la faille,
41:10mais ce match permet de prendre un peu de confiance
41:13dans leurs débuts respectifs.
41:15Le club de la capitale a encore toutes ses chances
41:18de se qualifier pour la phase à élimination directe,
41:21puisque l'autre rencontre de la poule A
41:23s'est conclue sur un score de parité 0 à 0
41:26entre les Égyptiennes du FC Massar
41:29et les Sud-Africaines du Mémélodie Sundowns,
41:32double championne d'Afrique en titre.
41:35Énergis, il y a aussi de l'actualité
41:37du côté des Lyons de la classe, c'est bien ça ?
41:40Tout à fait, Selma.
41:41L'international marocain Ismaël Saïbari
41:44a été opéré avec succès de la cheville droite
41:47après la blessure qu'il a contractée ce week-end
41:49contre la Borussia Dortmund.
41:51Le Bayern de Munich précise dans son communiqué
41:54que Lyon de l'Atlas souffrait d'une déchirure du ligament
41:57de la syndémose de la cheville droite.
42:00Mauvaise nouvelle à quelques jours,
42:02enfin même quelques heures,
42:03parce que la liste est demain
42:04pour le prochain rassemblement.
42:10L'Olympique de Marseille a enchaîné
42:13une quatrième victoire de rang en Ligue 1
42:16face au Toulouse FC.
42:17Deux buts à zéro hier soir au stade Vélodrome
42:20pour le compte de la neuvième journée
42:22de Ligue 1 McDonald's.
42:23Dès la neuvième minute de jeu,
42:25Amin Arit a laissé parler toute sa classe
42:27comme il a l'habitude de le faire en ce moment
42:29pour faire trembler les filets
42:30du portier toulousain Guillaume Rest
42:32d'un extérieur du pied subtil
42:34pour conclure idéalement une action d'Amin Gouiri.
42:37Il lance ainsi idéalement la rencontre
42:39pour les hommes de Bruno Genesio
42:40qui par leur pressing haut
42:42parviennent à doubler la mise
42:43par l'entreprise justement de l'Algérien Amin Gouiri.
42:46L'OM tient bon dans les dernières minutes
42:48et conserve ses deux buts d'avance
42:50pour signer une quatrième victoire consécutive
42:52en championnat lui permettant
42:54à l'Orselma de se hisser à la sixième place.
42:59Autre Marocain à s'illustrer en France,
43:01l'Elié, Jessime Yassine, buteur,
43:03auteur d'un doublé et d'une passe décisive
43:09lors de la large victoire du Racing Club Strasbourg
43:11face à la GEOCR 5 buts à 1.
43:14C'était un festival de buts
43:15dans le cadre de la neuvième journée aussi
43:17de Ligue 1 McDonald's.
43:18À la 55e minute,
43:20le Lyon de l'Atlas a parfaitement conduit
43:22une contre-attaque avant de servir
43:24Martial Godot dans la surface
43:26pour le but du break.
43:27Cinq minutes plus tard,
43:29le jeune international récidive
43:30en inscrivant le quatrième but
43:34et son doublé à la 85e minute.
43:37Le Racing s'offre ainsi une bouffée d'oxygène
43:41qui lui permet de retrouver des couleurs
43:42avant son prochain match face au Toulouse FC.
43:46Et Nargis, il y a aussi du beach soccer
43:48avec un club marocain sacré champion.
43:51Tout à fait, Selma.
43:54Amalmogador de Sawira a remporté
43:56la Coupe du Monde de Beach Soccer
43:58des clubs après sa victoire
43:59sur le Deportivo Lekueno du Paraguay
44:02sur le score de 11 buts à 8
44:04lors de la finale qui s'est déroulée
44:06dans la ville turque d'Alania hier soir.
44:09Le représentant du Maroc
44:10au World Cup Winners Cup de Beach Soccer
44:12a réalisé un parcours sans faute
44:14lors de cette compétition mondiale
44:16en remportant 7 victoires consécutives
44:19face à plusieurs écoles de football
44:21sans essuyer la moindre défaite.
44:23Avec ce titre, Amalmogador de Sawira
44:25réalise un exploit sans précédent
44:28dans l'histoire de la participation
44:30des clubs marocains
44:31à cette compétition sportive mondiale
44:33et offre au football marocain
44:35son premier titre à la Coupe du Monde
44:37des clubs de beach soccer.
44:39Nous aurons l'occasion, Selma,
44:40d'en parler tout à l'heure
44:41à la fin de ce carrefour du soir
44:42dans le Zoom Sport.
44:43Merci beaucoup Nargis Bechiri.
44:46C'est tout pour votre JT Sport
44:49du jour ?
44:49Vous voulez que je vous parle d'F1 ?
44:51Bah oui, pourquoi pas ?
44:52Si vous voulez, et bien la...
44:53Bien sûr, vous allez faire des jaloux.
44:55Ça se trouve que dans nos téléspectateurs,
44:57plein de personnes adorent la Formule 1.
44:59Oui, si ils aiment la vitesse,
45:00je suis d'accord avec vous.
45:01L'italien Kimi Antonelli de Mercedes
45:04a remporté son premier titre mondial
45:06de Formule 1 à l'issue du Grand Prix du Mexique.
45:09Disputé hier sur le circuit
45:12Autodromo Hermanos Rodriguez de la capitale.
45:15Âgé de 20 ans et 68 petits jours,
45:18Antonelli devient le plus jeune joueur champion
45:21du monde de l'histoire, de la discipline,
45:23après avoir pris la troisième place
45:25de la course du week-end derrière
45:27Max Verstappen de Red Bull
45:29et le britannique Lewis Hamilton pour Ferrari.
45:32Le pilote Mercedes a décroché le titre
45:35à quatre Grands Prix de la fin de la grande saison
45:38grâce à un nouveau podium,
45:39son 16e en 19 courses cette année.
45:42Il compte désormais 380 points,
45:45soit 119 de plus que Verstappen,
45:47deuxième du classement.
45:49L'Anglais a signé la 74e victoire de sa carrière,
45:52sa sixième à Mexico,
45:54en résistant jusqu'au bout à Hamilton,
45:56deuxième à moins d'une petite seconde.
45:59Quant au monégasque Charles Leclerc,
46:01il a pris lui la quatrième place.
46:03Super, merci beaucoup Nargis.
46:05Voilà, c'est une information qui méritait
46:07d'être partagée avec tous nos téléspectateurs.
46:11Merci beaucoup Nargis.
46:12À présent, place à notre invité,
46:15qui est là, Hassan Saoud.
46:28Le Conseil de sécurité n'a pas renouvelé
46:30le mandat de la Minurso.
46:32Le Maroc voit dans cette décision
46:34une évolution majeure
46:35et une étape vers la clôture
46:37du dossier du Sahara marocain aux Nations Unies.
46:40Rabat estime que la mission
46:42ne correspond plus aux réalités du terrain,
46:44tout en affirmant qu'il facilitera
46:46son retrait et reste attaché au cessez-le-feu.
46:49Que change cette nouvelle étape pour le Maroc
46:52et quelles sont les prochaines échéances diplomatiques ?
46:55Pour en parler, nous recevons Hassan Saoud,
46:57expert en sécurité et stratégie.
47:00Bonsoir, monsieur.
47:04Bonsoir, madame.
47:06Alors, monsieur, ma première question,
47:08c'est concrètement,
47:10qu'est-ce que la fin du mandat de la Minurso ?
47:14Minurso change pour le Maroc
47:16et pour la présence de la mission
47:18dans les provinces du Sud ?
47:23Donc d'abord, c'est la fin de la mission
47:26et c'est la fin de toutes les opérations
47:29de cette mission.
47:31Aujourd'hui, on va passer
47:33aux phases suivantes
47:36parce qu'elles sont nombreuses.
47:38d'abord, le regroupement
47:42dans un lieu
47:44qui leur est destiné
47:47à la charge du Maroc
47:50de leur protection.
47:52C'est un élément très important
47:54si j'y ajoute aussi
47:56que le contingent
47:58onusien
47:59bénéficie toujours
48:01de l'immunité
48:02et ça, c'est un élément important aussi.
48:04Donc, graduellement,
48:07nous allons vers un processus
48:11décliné en quatre phases.
48:13D'abord, après le regroupement,
48:15nous avons ce qui s'appelle
48:16aujourd'hui
48:17la liquidation.
48:19La liquidation,
48:21c'est dans le cas...
48:22Il y a une structure onusienne
48:24qui s'en occupe
48:26et qui s'appelle
48:27le département d'appui opérationnel.
48:29à la tête
48:31duquel
48:32il y a
48:33ce qu'on appelle
48:33un coordinateur
48:35et puis
48:36une équipe de liquidation.
48:38Voilà
48:38le noyau.
48:40Maintenant,
48:40les missions.
48:42Les missions,
48:43au fur et à mesure,
48:45évidemment,
48:47sont déclenchées
48:48parce que c'est un processus
48:50qui n'est pas
48:51rapide,
48:53il est lent
48:53et ça dépend
48:55de la dimension
48:56de la mission,
48:57ça dépend
48:57des difficultés
48:58évidemment
48:59de repli,
49:00etc.
49:01Mais
49:03on passe
49:04à la liquidation technique.
49:06Nous avons
49:07deux volets
49:08dans cette mission.
49:10D'abord,
49:11elle est multinationale.
49:13Nous avons
49:13une dizaine
49:14de pays contributeurs
49:15et ça,
49:16c'est important
49:16parce que
49:17le matériel militaire
49:19correspondant
49:20va être renvoyé
49:22chez chaque pays
49:24contributeur
49:25et ça,
49:25c'est important
49:26et il doit
49:28retourner.
49:29Deuxièmement,
49:31il y a
49:31la mission
49:33civile,
49:34politique,
49:34etc.
49:35C'est elle
49:35qui va
49:37rester
49:37un peu plus longtemps
49:39et là,
49:40on va passer
49:40à une
49:42troisième phase,
49:43c'est-à-dire
49:44tout ce qui est
49:45liquidation
49:46du mobilier,
49:49des véhicules
49:50parce que
49:51les véhicules
49:52sont quand même
49:52une propriété
49:54de l'ONU.
49:55Alors,
49:55il y a
49:55trois choix
49:56à peu près
49:57où on les ramène
49:59ailleurs
50:00ou on les donne
50:02aux missions
50:02onusiennes
50:03telles que
50:04évidemment
50:06l'UNICEF
50:07ou le PAM,
50:08etc.
50:09D'accord.
50:10Et après,
50:11on passe
50:11à la phase
50:12dernière,
50:13c'est la phase
50:14administrative,
50:16c'est la liquidation
50:17de tous les bails,
50:19tous les paiements
50:21des experts,
50:23etc.
50:23Voilà un peu
50:24comment ça se déchire.
50:25Alors,
50:25ce processus
50:26est évalué
50:28approximativement
50:29à un an.
50:31D'accord.
50:33Et Nasser Burita...
50:33Voilà à peu près
50:34certaines expériences.
50:37Ok.
50:37Nasser Burita,
50:38justement,
50:39pour rebondir
50:39sur ce que vous êtes
50:40en train de dire,
50:41Nasser Burita
50:41a assuré
50:42que le Maroc
50:43accordera le temps
50:43nécessaire,
50:44justement,
50:44vous étiez en train
50:45de parler de temporalité
50:46et fournira
50:47les moyens logistiques
50:48pour organiser
50:49le départ
50:49de la mission.
50:50Comment cet engagement
50:52va-t-il se traduire
50:54sur le terrain ?
50:55Très rapidement.
50:58Vous savez,
50:59le Maroc,
51:00il a une tradition
51:01des opérations
51:02de maintien de paix,
51:04etc.
51:05Nous avons un système
51:07très rodé.
51:08C'est une opération,
51:09évidemment,
51:10civile ou militaire,
51:11si vous voulez,
51:12mais qui a quand même
51:15dans un ordre,
51:17dans des priorités
51:19et l'expertise marocaine
51:22à mon avis
51:23ne poserait pas
51:24de problème.
51:25Comme l'a dit
51:26le ministre,
51:29le temps
51:30est laissé
51:31à l'initiative
51:32évidemment
51:33de la mission
51:34en usine.
51:35Le Maroc
51:36accordera
51:36la sécurité,
51:39la logistique,
51:40c'est possible,
51:41et de répondre
51:41à toute demande
51:42de facilitation
51:43qui serait
51:44demandée
51:46par l'équipe
51:47de liquidation.
51:50Le Royaume
51:52estime
51:52que la Minurso
51:53est un mécanisme
51:54hérité
51:55d'un autre contexte
51:56et que son mandat
51:58ne correspond plus
51:59aux réalités
51:59actuelles,
52:00qu'elle est dépassée,
52:01qu'elle était dépassée.
52:02Sur quels éléments
52:04repose
52:05cette lecture ?
52:09D'abord,
52:11c'est un fait.
52:12L'obsolescence
52:13de cette
52:15entité
52:16a été
52:16dénoncée
52:17depuis 2003
52:18où on ne parle
52:19plus
52:20du R
52:21comme on dit.
52:23Et donc,
52:23on est passé
52:24à autre chose.
52:25L'autonomie
52:26était
52:28encouragée
52:29et avalisée
52:30par
52:31près de
52:32135
52:33pays
52:34et donc
52:36ce R
52:37là
52:38devait
52:38disparaître.
52:40Bon,
52:41ça n'a pas
52:42été fait
52:42aujourd'hui.
52:43Ce n'est pas
52:44le R
52:44qui a disparu.
52:46C'est toute
52:47la structure
52:47dans ses symboles,
52:49dans ses missions
52:51et dans
52:51son appellation.
52:54Et donc,
52:55c'est
52:56tout
52:58bénéfice.
53:00On ne
53:01s'y attendait
53:02pas,
53:02mais le Maroc
53:03avait l'information,
53:04il avait
53:05tous les éléments
53:06de jugement
53:07pour anticiper
53:08et la lettre
53:09du cabinet
53:09royal est venue
53:11pour
53:12évidemment
53:13expliciter
53:14l'attitude
53:17de notre
53:18pays
53:18concernant
53:19l'anachronisme
53:22de cette
53:23entité
53:24et de sa
53:25mission.
53:26Et le départ
53:27de la
53:27mine
53:28Urso
53:28ne remet
53:29pas en cause
53:30l'attachement
53:31du royaume
53:32du Maroc
53:33au
53:34cessez-le-feu.
53:35Comment
53:35Rabat
53:36entend
53:36préserver
53:37cet engagement
53:38après le
53:39retrait
53:39des observateurs ?
53:45La lettre
53:46du cabinet
53:46royal est
53:47claire,
53:48il insiste
53:48sur le
53:49cessez-le-feu.
53:50Le Maroc
53:51n'a jamais,
53:53depuis 35 ans,
53:55n'a jamais
53:58observé
54:00le
54:02cessez-le-feu.
54:03Bien
54:03au contraire,
54:04c'est la partie
54:05adverse,
54:06c'est les séparatistes
54:07qui ont toujours
54:08enfreint
54:09cette disposition.
54:11Si le cabinet
54:12royal insiste
54:13sur ça,
54:13c'est parce que
54:14l'opération
54:15de repli
54:16jusqu'au départ
54:18final,
54:19jusqu'à la clôture
54:20du dossier
54:20de la
54:21mine
54:21Urso
54:21doit être
54:22faite
54:22dans le
54:23cessez-le-feu
54:24et toute
54:24une observation
54:25entraînera
54:26la responsabilité
54:28de l'auteur.
54:30Néanmoins,
54:32pour notre
54:32pays,
54:33le cessez-le-feu
54:34est là,
54:35mais la
54:36légitime
54:36défense
54:37demeure
54:38un facteur
54:39important
54:40en cas
54:41d'une observation.
54:42Voilà un peu
54:43le schéma,
54:44mais nous restons
54:45fidèles
54:45à nos engagements
54:47pour que
54:47cette opération
54:48de liquidation
54:51d'un système
54:53international
54:55doit être
54:56faite
54:56dans les normes
54:57de sécurité
54:57et le Maroc
54:58a le savoir-faire
54:59pour
55:01accompagner
55:02cette liquidation
55:04ou cette
55:04transition.
55:06Le Maroc
55:07entend
55:07aussi
55:08poursuivre
55:09sa dynamique
55:10diplomatique
55:11au niveau
55:11bilatéral
55:12et régional
55:13en défendant
55:14le plan
55:14d'autonomie
55:15sous souveraineté
55:16marocaine.
55:17Quelles sont
55:17les prochaines
55:18étapes pour
55:19Rabat
55:20et quelles
55:20conditions
55:21posent-ils
55:22à une reprise
55:24des discussions ?
55:26Et ce sera
55:26ma dernière question.
55:28c'est une
55:29excellente question.
55:31Nous sommes
55:32dans une phase
55:34finale
55:35mais qui
55:37nécessite
55:38l'engagement
55:39pluriel.
55:40Je pense
55:40que nous avons
55:41besoin
55:41aujourd'hui
55:42d'une diplomatie
55:44plurielle.
55:45L'État
55:45au niveau
55:48plus haut,
55:49le ministère
55:52concerné,
55:53il nous faut
55:53aussi quand même
55:54que la diplomatie
55:58parlementaire
56:00fonctionne
56:01très bien
56:01dans cette période
56:02de transition
56:03si j'ose parler
56:04ainsi.
56:05Nous avons
56:06besoin
56:06d'une diplomatie
56:09institutionnelle.
56:10Les think-think,
56:11la société civile,
56:13c'est un combat
56:14diplomatique
56:15pluriel
56:16qui doit
56:17engager
56:17tout le monde
56:18évidemment
56:19dans un cadre
56:21d'un front
56:22intérieur
56:23renforcé
56:24et ça
56:25c'est un élément
56:25essentiel
56:26pour que
56:27cette opération
56:28se déroule
56:29dans de bonnes
56:30conditions
56:30et pour que
56:31le Maroc
56:32soit
56:33à la hauteur
56:35des attentes
56:36des Nations Unies
56:37et il a
56:38le savoir-faire
56:39pour bien
56:41le réussir.
56:42Merci beaucoup
56:43Hassan Saoud.
56:44Je rappelle
56:45que vous êtes
56:45expert
56:46en sécurité
56:46et stratégie.
56:48Merci beaucoup
56:49de nous avoir
56:50éclairés
56:50sur
56:51ce sujet
56:53d'actualité.
56:54Merci beaucoup.
56:57C'est moi
56:58que vous remercie
56:59madame.
57:01Voilà,
57:01le carrefour
57:02du soir
57:02ça continue
57:03dans un instant.
57:04Restez avec nous,
57:05on revient tout de suite.
57:06à la fin.
57:06Sous-titrage