00:00Si l'infirmière libérale qui a besoin de son véhicule pour aller travailler ne peut plus s'y rendre,
00:05si l'artisan qui a besoin de son véhicule pour travailler,
00:10si le commerçant qui se rend au travail chaque matin ne peut plus s'y rendre,
00:14si les millions de salariés ou de fonctionnaires ne peuvent plus y aller parce que l'essence est beaucoup trop
00:18chère
00:18et qu'à 3 euros, on ne peut plus mettre de l'essence dans sa voiture,
00:22même 10, 15, 20 euros dans l'attente que peut-être un jour, dans les tout prochains temps, les prix
00:27des carburants diminuent.
00:28Donc ce que je veux dire par là, c'est que 100 euros pour 3 millions de Français, ça ne
00:35règle pas le problème.
00:37La logique d'échec est une logique inflationniste et contre-productive pour l'économie française.
00:41On est arrivé à ce qu'on appelle en économie la courbe de l'affaire.
00:45La courbe de l'affaire, ça veut dire trop d'impôts tue l'impôt.
00:47C'est-à-dire qu'à force de toujours ponctionner les Français qui bossent,
00:52à force de toujours ponctionner les gens qui travaillent,
00:55il y a de moins en moins d'impôts qui rentrent dans les caisses de l'État.
00:57Donc la France croule sous les taxes, la France croule sous les normes.
01:02Et donc notre priorité en matière économique, ça doit être de moins dépenser
01:06pour soulager la pression fiscale.
01:08C'est un archipel de colère en tout cas qui pourrait s'agréger entre des secteurs et des professions diverses.
01:13Que dites-vous à cette France justement du travail ?
01:15Est-ce que vous l'encouragez à manifester, à descendre dans la rue, à se rassembler ?
01:19Ou est-ce que vous lui donnez rendez-vous dans les urnes ?
01:21D'abord, je comprends la colère.
01:24Qui ne la comprend pas ?
01:26Tout le monde la comprend.
01:27Hier soir, je rentrais du Parlement européen.
01:32J'étais aujourd'hui ici pour préparer cette émission.
01:36Et j'ai deux personnes qui sont venues me voir,
01:40qui travaillent dans une entreprise de distribution,
01:42et qui m'ont dit « plus personne ne nous écoute ».
01:45On a tout essayé, plus personne ne nous écoute.
01:48Et ils ont aussi ajouté « vous êtes avec Marine Le Pen, notre dernier recours ».
01:52C'est-à-dire la seule force politique dont on a le sentiment qu'elle prend en considération
01:57et qui parmi ses dirigeants a au fond de son cœur ce que ressentent des millions de Français.
02:02Donc je ne sais pas ce que seront ces mouvements de colère.
02:05Vous les accompagnerez ?
02:06Mon rôle, ma responsabilité, ce n'est pas personnellement de descendre dans la rue.
02:13C'est d'offrir une lueur d'espoir et d'offrir un débouché politique,
02:18d'offrir des réponses concrètes, institutionnelles, démocratiques, économiques, sociales
02:22à la colère des Français.
02:23Et donc, nous avons conscience qu'avec Marine Le Pen, il y a tout à reconstruire.
02:29La France est un champ de ruines, madame.
02:31L'école est par terre.
02:32Les hôpitaux sont par terre.
02:33L'économie est par terre.
02:35Mais je vous parle de demain avant après-demain, parce que ça, ce sont des grands chantiers.
02:38C'est-à-dire que le 17 octobre, quand il y a un appel à la mobilisation,
02:41vous allez adopter peu ou prou la même stratégie que lors des Gilets jaunes.
02:45C'est une forme de soutien sans participation.
02:47Les Français sont libres.
02:49Je ne suis pas propriétaire des souhaits de manifester ou de ne pas manifester des Français.
02:54Donc, si nos concitoyens ont envie de s'exprimer dans ce droit sacré que leur permet la Constitution,
03:01c'est-à-dire celui de manifester, de s'exprimer, de pouvoir revendiquer une colère et des revendications de manière
03:07saine et pacifique,
03:08ils ont la liberté, le droit de le faire.
03:10Mais mon devoir à moi, qui est aujourd'hui président d'un parti politique et donné gagnant,
03:15dans tous les scénarios, dans tous les cas de figure de l'élection présidentielle avec Marine Le Pen,
03:19c'est d'offrir aux Français dans quelques mois la libération de l'économie française.
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