00:00Il y a 60% de taxes sur les carburants et donc nous demandons, et si j'avais été chef
00:04du gouvernement, j'aurais à la place de M. Lecornu baissé la fiscalité sur l'essence.
00:09Très simplement, la TVA de 20% à 5,5% plus l'annulation des hausses de fiscalité qui ont
00:17été engagées par Edouard Philippe en 2018 permettrait, sur un plein de 40 litres, de rendre 20 euros à nos
00:24compétences.
00:24– Regardez ce panneau de station-service et bientôt le seuil, ça on peut le dire, délirant, des 3 euros
00:33franchis à Strasbourg.
00:34D'ailleurs, la barre des 2,99 euros est déjà dépassée. Vous prenez cette baisse de la TVA à 5
00:39,5% qui réduirait le prix à la pompe de 12, 15, 15 euros.
00:42– Sur un plein de 40 litres, vous redonnez immédiatement 20 euros à la pompe.
00:46– Alors, trois arguments. Est-ce que ce soir, vraiment pour les téléspectateurs qui nous regardent, la clarté de votre
00:50proposition, vous pouvez répondre à ces arguments ?
00:53– Un, c'est une baisse généralisée qui est socialement contestable, car elle concerne tout le monde.
00:58– Deux, c'est une baisse qui est coûteuse et nécessiterait sans doute des coupes budgétaires.
01:02– Trois, êtes-vous sûr que cette baisse se répercuterait immédiatement sur les prix ?
01:07Elle pourrait être compensée peut-être par la hausse des marges des raffineurs.
01:13– Moi, j'essaie d'être modeste là encore et je regarde ce qu'ont fait tous les pays européens.
01:19Tous nos partenaires européens ont baissé la fiscalité sur les carburants.
01:24La première mesure, pas la dixième, la première mesure qui a été mise en place par une très grande partie
01:31de nos partenaires européens,
01:33de l'Espagne à la Pologne en passant par l'Allemagne, a été de baisser les taxes sur les carburants
01:38pour immédiatement soulager le plein de carburants de nos compatriotes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler
01:43et dont je rappelle que 22% des automobilistes français engloutissent en ce moment même quasiment un mois de salaire,
01:50un mois de revenu dans l'essence et sont aujourd'hui contraints de limiter leur déplacement,
01:56de ne plus pouvoir aller travailler, de ne plus pouvoir aller voir leur famille le week-end.
01:59Donc, je dis une chose, si on arrive à 3 euros le plein dans quelques jours, ce que je ne
02:05souhaite pas mais ce que je redoute
02:07et qu'on ne baisse pas la fiscalité, alors c'est l'économie française qu'on va mettre à l
02:10'arrêt.
02:10Donc, le choix qu'on doit, il faut poser la réflexion de manière suivante.
02:16Ce n'est pas soit on baisse la TVA, soit on ne fait rien.
02:19C'est soit on baisse la fiscalité, soit l'économie française va être à l'arrêt dans quelques jours
02:25parce qu'à 3 euros le litre, madame, il y a des millions de Français qui ne pourront plus mettre
02:29de carburant dans leur voiture
02:30et qui ne pourront plus se rendre au travail.
02:32Ensuite, et je vais répondre à l'ensemble de vos arguments, vous m'interrogez sur le coût de cette mesure.
02:37Le coût de cette mesure, nous l'avons chiffré, c'est entre 12 et 15 milliards d'euros par an.
02:42On essaie d'être large, entre 12 et 15 milliards d'euros par an.
02:45Donc, je le dis, baisse de la TVA à 5,5 et annulation des hausses de fiscalité qui ont été
02:50mises en place par Édouard Philippe en 2018.
02:53Si on est très précis, une baisse de fiscalité, ça comporte deux colonnes dans le tableau.
02:58La première colonne, c'est la dépense que l'on supprime pour la financer.
03:01Et de l'autre, c'est ce que vous rendez concrètement aux Français.
03:03Ce que vous rendez concrètement aux Français, je l'ai dit, c'est 20 euros sur un plein de 40
03:07litres.
03:08Et les dépenses que vous supprimez, 12 à 15 milliards d'euros, c'est 1%, pas 10, pas 20, 1
03:16% de la totalité de la dépense publique.
03:19C'est-à-dire sur ce que dépensent les fâches à l'année.
03:22Mais c'est une facture qui pèse sur les finances publiques, donc sur nous.
03:24C'est l'argent qui manquera pour nos hôpitaux, c'est l'argent qui manquera pour nos écoles.
03:28La question, c'est immédiatement, très concrètement, rapidement, comment vous compensez ?
03:32Mais nous n'avons plus le choix.
03:33D'abord, les économies, je vous en ai donné tout à l'heure.
03:36Faites-moi grâce de cela, je vous ai cité un certain nombre d'économies.
03:39Donc, nous avons un puits de 125 milliards d'euros d'économies que nous souhaitons faire.
03:44Je l'ai dit, le coût de l'immigration, la contribution au budget de l'Union européenne qu'on souhaite
03:47réduire,
03:49les subventions au panneau solaire chinois, c'est 8 milliards,
03:51les agences, les opérateurs publics, la lutte contre la fraude, le train de vie de l'État,
03:55donc des pistes d'économie.
03:57J'en ai cité quelques-unes, nous en avons et nous les présenterons dans le tout petit détail,
04:03dans quelques jours avec Marine Le Pen.
04:04Mais ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas soit 12 ou 15 milliards,
04:09soit rien du tout.
04:10C'est soit 12 à 15 milliards d'euros, soit les dizaines de milliards d'euros que l'économie française
04:16va perdre,
04:17quand dans quelques jours, plus personne ne pourra mettre de carburant dans la voiture.
04:21Et si plus personne ne peut mettre de carburant dans sa voiture parce que l'essence est trop chère,
04:25ce n'est pas 12 milliards d'euros qu'on va perdre, c'est des dizaines et des dizaines de
04:29milliards d'euros.
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