00:00Et ce matin sur l'antenne d'Europe 1 à 7h10, il y avait un témoignage absolument bouleversant
00:04d'une mère qui racontait d'abord ce que sa fille a vécu
00:08et je vous propose d'écouter ce témoignage.
00:11À la sortie de l'école à 16h30, je pars récupérer ma fille comme d'habitude
00:15et à ce moment-là, elle me met sur le côté, elle me raconte les faits
00:20en me disant que l'animateur Michael l'avait touché à deux reprises.
00:29Je suis rentrée dans l'établissement et j'ai réagi comme une mère aurait pu réagir.
00:37Juste après ça, j'ai mis une claque.
00:40Ensuite, plusieurs animateurs sont venus pour séparer
00:44et à ce moment-là, je leur ai dit l'effet que ma fille m'a dit,
00:50qu'il avait touché ma fille à deux reprises aux fesses.
00:54Il y en a deux qui ont cru les dire de mon enfant
00:59et qui m'ont dit qu'ils étaient au courant depuis un moment.
01:02Ils m'ont même montré une photo et qu'ils ne pouvaient pas du coup signaler ça
01:07car il leur fallait des preuves plus importantes.
01:11Le scandale du périscolaire est invraisemblable.
01:13Et effectivement, que les informations, elles sont remontées les informations.
01:17Et bien sûr que ces gens n'ont rien fait.
01:20Gérard ?
01:20Oui, moi, depuis le début, depuis l'élection municipale,
01:25où on a si peu parlé, il y avait déjà des plaintes.
01:29Il y avait déjà... L'affaire était connue.
01:31Un certain nombre, je rappelle, il est d'ailleurs venu ici,
01:34le maire du 6e arrondissement, en 2015, avait alerté déjà,
01:38à M. Lecoq et d'autres élus.
01:42Donc, il y a eu, et moi, je m'interroge, je le mets sur la table là,
01:45je ne suis pas un complotiste,
01:47mais il y a véritablement une omerta suspecte
01:51à l'égard de ce que j'appellerais,
01:53faute de mieux pour l'instant, le lobby pédophile.
01:57Il y a dans notre pays, il y a dans notre école,
02:00il y a dans ce qui s'est passé à Paris,
02:03la présence d'un lobby.
02:04Pourquoi ce lobby ?
02:05Parce qu'on voit à la fois absolument l'absolue non-action
02:12des pouvoirs en place,
02:14mais aussi des pouvoirs de contrôle,
02:17c'est-à-dire des oppositions de l'époque.
02:19Là, je mets aussi en cause des oppositions.
02:21– L'opposition, elle est montée,
02:22quand même, Rachida Dati, Nes de Ragnel, elles sont montées.
02:25– Rachida Dati, je pense qu'elle l'a fait bien,
02:30mais c'était le service minimum.
02:30– Et puis M. Lecoq, en 2015, il était monté,
02:33moi je ne suis pas d'accord.
02:33– Oui, mais d'accord, vous n'êtes pas d'accord.
02:35Ceux-là ont été actifs, mais les autres, on ne les a pas entendus.
02:39– Les autres, c'était des chanfres.
02:39– Et je dirais, dernier élément de cet omerta pédophile,
02:43il y a la justice aujourd'hui.
02:45Quand vous voyez hier qu'un condamné, il a été condamné,
02:51et on dit, ah quand même, quelle chance,
02:54enfin il y en a un qui est condamné à de la prison.
02:56on s'aperçoit qu'il a eu effectivement 5 ans de prison,
02:59dont 4 ans avec sursis, et la cinquième année comment ?
03:03La cinquième année avec, effectivement, un bracelet.
03:08Est-ce que vous pensez qu'un homme qui a agressé,
03:11comme ça a été reconnu, il a été condamné ?
03:14– Et il n'est pas en prison, il est sous bracelet électronique.
03:15– C'est ça que je veux dire,
03:17c'est pas possible qu'il ne fera pas un jour de prison.
03:20– Mais bien sûr, il est sous bracelet électronique.
03:21– Et vous voyez qu'il n'y a pas un complot, il n'y a pas une omerta ?
03:24– C'est-à-dire qu'on est dans un pays
03:26où on a mis un ancien président de la République en prison,
03:30et un homme qui viole un enfant,
03:33ou qui a une agression sexuelle sur un enfant,
03:36il est sous bracelet électronique.
03:38Bon, évidemment, alors ces deux affaires n'ont rien à voir, bien sûr,
03:41mais il n'empêche, je fais le raccourci,
03:43et je ne suis pas le seul à faire le raccourci.
03:45– Il faut rajouter deux choses.
03:47– Écoutez le deuxième témoignage de cette dame,
03:49de cette mère qui regrette que les institutions n'ont pas bougé.
03:54Écoutez ce qu'elle dit.
03:56– J'ai reçu aucun soutien de la part de l'école.
04:00J'ai dû même déménager.
04:01En premier temps, j'ai dû changer d'établissement pour ma fille.
04:05La directrice de l'établissement,
04:08quand je lui ai dit que je ne ramènerais plus ma fille
04:10s'il continuait à exercer au sein de l'établissement,
04:15elle m'a dit qu'elle ferait appel aux autorités compétentes
04:17si je ne ramenais plus mon enfant, car l'école est obligatoire.
04:21Et elle m'avait même proposé de continuer à ramener ma fille à l'école
04:26et de la récupérer, du coup, pendant la cantine,
04:30au moment où il travaillait, et du coup, pendant le tempéré scolaire.
04:33Chose que j'ai bien évidemment refusée.
04:35Et j'ai dû faire entamer les démarches
04:38pour lui changer d'établissement.
04:40Et j'ai déménagé.
04:41– Ce témoignage est fou.
04:42On va vous mettre les services sociaux.
04:44Ce témoignage est complètement fou, je vous le dis.
04:46Alors, je marque juste un temps,
04:47parce qu'exceptionnellement, cette émission ne va pas aller jusqu'à 11h.
04:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
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