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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur les difficultés de Marine Tondelier à connaître les faits marquants des mandats des différents présidents de la Ve République.

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Transcription
00:00qu'il faut saluer. Alors, dans l'actualité,
00:02avant de parler d'Anne Hidalgo, une dernière chose,
00:03c'est Marine Tondelier. Elle est revenue sur l'affaire
00:05Pompidou. Je trouve qu'elle s'en taire.
00:08Personnellement, je trouve qu'elle s'en taire
00:10parce que, bon, elle est revenue sur l'affaire
00:11Pompidou et c'est la Boulosphère qui est responsable.
00:14C'est une d'abord.
00:15C'est la Boulosphère.
00:17Bon, ça c'est pas, c'est sur LCI d'ailleurs, mais c'est la Boulosphère
00:19qui est responsable de cela,
00:22de l'inculture.
00:24Elle connaît rien à rien, Madame
00:26Tondelier, en matière de Vème République.
00:28j'y peux rien. Elle connaît rien.
00:31Elle a sûrement d'autres champs
00:32de compétences.
00:34Sûrement, mais elle connaît rien à rien.
00:36Donc, c'est quand même ennuyeux.
00:37Donc, écoutez Marine Tondelier
00:39qui, ce matin,
00:41a creusé encore sa tombe d'inculture.
00:45Écoutez,
00:46c'était une émission d'1h15 que j'invite tout le monde à regarder
00:48qui était très intéressante, où on demandait de la spontanéité.
00:51C'était pas un état d'esprit
00:52QCM historique, voilà. Et donc, évidemment,
00:54comme ça se passe aujourd'hui, une séquence
00:56est extraite sur un réseau social
00:58qui ne veut pas du bien à l'écologie et qui veut plutôt du bien
01:00à l'extrême droite. Et l'algorithme a favorisé
01:02la diffusion. Repris ensuite par la
01:04Boulosphère, CNews, JDD,
01:06Paris Match, comme d'habitude. Puis,
01:07quand on dit Twitter, vous n'avez qu'à pas y aller,
01:09en fait, ça a pris sur le réel. Et ça se retrouve ce matin
01:12sur France Inter. Monsieur Duhamel,
01:14demandez à Jean-Luc Mélenchon, qui est né
01:16en 1951, en un mot de résumé
01:18le mandat d'Elbert Lebrun.
01:20Demandez à M. Retailleau, qui est né en 1948,
01:23résumer en un mot le mandat
01:24de Vincent Ruel, c'est-à-dire des présidents qui sont aussi nés
01:2610 ans avant leur naissance.
01:27C'est un niveau de bêtise qui est
01:30armoigné. Là, ce n'est pas de la culture, c'est de la bêtise.
01:32Parce que, quand même, d'abord,
01:33l'environnement et Pompidou, ce n'est pas deux notions
01:35qui étaient complètement séparées. Puis ensuite, la France d'aujourd'hui
01:38a été largement façonnée
01:39par les années gaulo-pompidoliennes.
01:42Ce n'est pas comme si on lui parlait
01:43d'un président de la Troisième République.
01:46C'est notre présent, en fait. Ce passé
01:47qu'on lui présente et qu'elle ignore, c'est notre présent.
01:50À ce niveau-là, ce n'est pas possible.
01:51Écoutez, là, pareil, dans les années 80, ça, c'était impossible.
01:54Ce niveau d'inculture
01:56d'une personnalité politique, quand même, de premier plan,
01:58elle dirige un parti, c'était impossible.
02:00– Pardon, Éric, c'est une femme
02:03politique de son temps, même une femme politique de gauche.
02:06– Ah non, ils ne sont pas tous comme ça, pardonnez-moi.
02:07François-Xavier Benhamy, il n'est pas comme ça.
02:09Sarah Knafou n'est pas comme ça.
02:11– Ah ben non. – Laissez-moi terminer.
02:13– Oui, mais oui. – Laissez-moi terminer.
02:14C'est-à-dire, je m'explique, dans la rhétorique,
02:17c'est-à-dire qu'elle n'y connaît rien,
02:20elle sèche complètement
02:21sur les présidents de la Vème.
02:24Ensuite, alors déjà,
02:25elle n'a même pas l'humilité de s'excuser
02:27de ne pas connaître l'histoire de la Vème.
02:29Et finalement, elle retourne
02:31la situation dans une inversion accusatoire.
02:34Ce n'est plus elle qui n'a même pas
02:35l'humilité de s'excuser de ne pas connaître
02:37les présidents de la Vème République.
02:39C'est de la faute de la bolosphère
02:41d'Elon Musk qui alimente
02:43les algorithmes, etc. On est vraiment, si vous voulez,
02:45dans la caricature aujourd'hui de ce que sont
02:47les gens de gauche, c'est-à-dire dogmatiques, sectaires
02:49et imbibés de la victimisation.
02:52Si vous me permettez,
02:53ils ne sont pas tous comme ça.
02:54Non, je n'ai pas dit ça, Pascal.
02:55Et là, je vais faire juste une petite parenthèse
02:57qui va encore vous étonner.
02:59Hier, j'ai écouté François Hollande.
03:01On n'est pas au même niveau.
03:03Oui, mais Hollande n'est pas Paris-Tondelier.
03:04Il se trouve que je l'ai écouté.
03:06On n'est pas au même niveau.
03:07On pense ce qu'on veut de François Hollande.
03:10Certaines parties de cette gauche dont fait partie Marine Tondelier.
03:12Je suis d'accord avec vous.
03:13On pense ce qu'on veut de François Hollande.
03:15Mais si j'étais de ce camp-là,
03:17et pourquoi pas,
03:19je voterais François Hollande.
03:21Parce que c'est le meilleur.
03:22Ce que j'ai entendu hier,
03:25bien interrogé d'ailleurs,
03:27vive la concurrence,
03:28je le dis sans arrêt, vive la concurrence,
03:29quand la concurrence est très bien.
03:31C'est vraiment...
03:32Effectivement, tu te dis,
03:33il y avait un certain niveau.
03:35Après, on ne peut pas être d'accord,
03:36c'est comme François Mitterrand.
03:37François Mitterrand,
03:38on peut regretter beaucoup de choses,
03:40mais on est à un certain niveau.
03:42De culture,
03:46de personnalité,
03:48d'expérience,
03:49on n'est pas avec Marine Tondelier.
03:52Chez Jean-Luc Mélenchon aussi,
03:53il y a un très haut niveau d'érudition,
03:55une manière à la langue française.
03:56Oui, mais la différence,
03:57c'est que, je veux dire,
03:58vous avez quelqu'un qui est dans une colère,
03:59une rancœur et un ressentiment,
04:01et qui manifestement a des choses
04:03qu'il n'a pas réglées,
04:05j'ai envie de dire.
04:05Il y a quelque chose de plus agréable
04:08quand vous écoutez François Hollande,
04:10et notamment ce rapport,
04:11quand il dit
04:12« Ma vie politique est dernier mois,
04:15je n'ambitionne pas
04:16d'être président de la République,
04:18ce que je veux,
04:19c'est d'être utile à mon pays,
04:20et que l'élection qui arrive,
04:23je peux peut-être... »
04:24On n'est pas obligé de le croire à 100%.
04:27Je ne vous dis pas...
04:28Oui, on n'est pas obligé de le croire,
04:31mais quand tu as passé 70 ans,
04:34parfois, tu as laissé tomber
04:36certaines vanités de la vie,
04:37et tu es peut-être enclin
04:39à quelque chose qui peut te dépasser toi-même.
04:42Il met tout en œuvre pour être candidat,
04:43et il le sera sûrement.
04:44Il n'est pas encore plus au Parlement
04:44grâce à Jean-Luc Mélenchon.
04:45Jean, je ne dis pas...
04:47Tout ça...
04:49Je fais juste le parenthèse,
04:50parce que...
04:52Je comprends ce que vous voulez dire
04:53entre ceux qui ont un surmoi
04:54et ces adolescents d'artiste.
04:55C'est tout.
04:56J'ai écouté hier.
04:57Je t'assure, en fait, ça fait du mien
04:58parce que c'est un discours politique.
05:00C'est tout ce que je veux dire.
05:01Et c'est le plus habile.
05:03Gérard Carréau.
05:03Il a d'ailleurs...
05:04Il est en train de gagner...
05:06Enfin, je ne dis pas
05:06qu'il va être président de la République,
05:08mais il est en train de gagner
05:10la première étape.
05:10La première étape, c'est quoi ?
05:12De représenter la gauche
05:14face à Mélenchon à l'élection.
05:16Et pour ça, il y avait quand même
05:18un gros os devant lui
05:19qui était le candidat potentiel des médias, etc.
05:24qui était Glucksmann.
05:25Vous entérez déjà Glucksmann ?
05:27Il a réussi, il a pratiquement
05:28à piéger Glucksmann
05:30puisque Glucksmann va être
05:32dans une primaire
05:33qu'il ne gagnera pas.
05:35Je parle de Glucksmann.
05:36Que gagnera probablement
05:37le premier secrétaire du parti
05:39qui fera ce qu'il faut,
05:41comme on dit.
05:42Et on sait comment ça se passe
05:43dans les congrès socialistes
05:44pour que ça passe.
05:46Et après, il ne restera plus
05:47que lui et Hollande.
05:48Et Hollande est le plus malin.
05:50Moi, j'ai vu Hollande,
05:51vous savez,
05:52j'ai gardé dans ma tête
05:54Hollande à la candidature
05:56présidentielle la dernière fois.
05:58Quand Strauss-Kahn s'était noyé,
06:00si j'ose dire, à New York.
06:02Hollande était à 2%.
06:04On avait dîné,
06:05Catherine Ney, Michel Cotta,
06:06et moi,
06:07on avait déjeuné avec lui.
06:10Et Hollande,
06:11on était un peu goguenards,
06:13on lui a dit quand même,
06:14les sondages,
06:14il était candidat depuis déjà.
06:16Il nous a dit,
06:17mais moi, de toute façon,
06:18je prends mon temps,
06:19j'aurais...
06:20Et la réussite,
06:22il l'a eue.
06:22Il est parti à 2%.
06:23Il y a eu un contre-circonstances particulières
06:25quand même.
06:25Oui, mais il y a toujours
06:28des circonstances particulières.
06:29Oui, parce qu'elle-là
06:30était très particulière.
06:30Macron a bénéficié
06:31de quelques circonstances particulières.
06:33Pareil.
06:34Bon, il y a toujours
06:34des circonstances particulières.
06:35En tout cas,
06:37son premier quenad
06:38n'était pas une réussite.
06:39Et c'est pour ça que, d'ailleurs,
06:40il n'a pas pu se représenter
06:42et qu'Emmanuel Macron
06:44est arrivé.
06:45Mais c'est intéressant
06:46d'entendre aussi
06:46comment il fait évoluer
06:48son discours.
06:49Quand on parle
06:49sur la retraite
06:50sur l'immigration,
06:51on a parfois l'impression
06:51qu'il est plus à droite
06:52qu'Atal ou Philippe.
06:53Mais vous avez parfaitement raison.
06:55Et c'est pour ça
06:56que c'est assez intéressant
06:56de l'écouter.
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