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  • il y a 10 minutes
Le dépôt des candidatures pour la primaire PS-Place publique s'est terminé le mercredi 16 septembre à minuit. Quatre socialistes affirment avoir obtenu les parrainages nécessaires pour participer à la primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, ce qui porterait à six le nombre de concurrents, avec les chefs de deux autres partis de gauche, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel.

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Transcription
00:00Le dépôt des candidatures pour la primaire de la gauche, ça y est, il est clos.
00:03Le vote aura lieu les deux premiers week-ends d'octobre
00:06et il y a une ligne de fracture qui apparaît entre les candidats.
00:09En fait, c'est pour ou contre LFI et Jean-Luc Mélenchon.
00:12Oui, Jean-Luc Mélenchon n'est pas candidat, évidemment, dans cette primaire,
00:15mais il en est un acteur absolument principal.
00:17D'un côté, Olivier Faure, l'autre, notamment Raphaël Glucksmann.
00:22C'est un petit peu ce qui incarne ce duel sur cette position et cette différence de ligne.
00:26Olivier Faure, il reste un peu flou, il ne dit pas non à un accord,
00:29il me l'a dit d'ailleurs il y a quelques jours, il n'a pas voulu trancher
00:31quand je lui ai demandé s'il pourrait y avoir des ministres de la France insoumise dans son gouvernement.
00:35C'est un flou qui est savamment entretenu parce que c'est une vision finalement socialiste à l'ancienne
00:39qui n'est peut-être pas fausse, qui est de se dire que pour que la gauche l'emporte,
00:42elle devrait être unie, totalement unie.
00:44Les mots à l'égard de Jean-Luc Mélenchon ne sont d'ailleurs plus aussi durs qu'il y a
00:47quelques semaines, quelques mois.
00:48Écoutez-le.
00:50Les électeurs de gauche ne sont pas irréconciliables.
00:52C'est un concurrent et je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon puisse gagner une élection présidentielle,
00:58mais je ne le considère pas comme un ennemi.
01:02Donc cette conception est à l'ancienne, elle peut être peut-être cynique,
01:05mais électoralement elle n'est peut-être pas perdante.
01:08Et quelle est la position de Raphaël Glucksmann ?
01:09Il l'a dit publiquement, lui s'il remporte la primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec
01:13Jean-Luc Mélenchon.
01:14C'est une différence fondamentale, notamment avec Olivier Faure,
01:16parce qu'il considère que Jean-Luc Mélenchon fait, je cite, le jeu des dictateurs
01:20et qu'il fracture la société en jouant sur un vote communautaire.
01:23Alors c'est très bien, c'est une position de principe, mais il y a une limite politique, la réalité.
01:27C'est avec qui il gouverne Raphaël Glucksmann demain à l'Assemblée nationale s'il est élu.
01:31Il se met donc de côté les Insoumis qui sont le premier groupe de gauche.
01:34Ça semble compliqué, on voit que ça divise dans la primaire,
01:37mais plus largement parce que cette position de Raphaël Glucksmann,
01:40elle est partagée aussi par François Hollande qui lui n'est pas candidat,
01:43mais a une position très dure à l'égard de Jean-Luc Mélenchon.
01:45Il nous l'a dit hier soir, écoutez-le.
01:46Le président de la République, il doit diriger le pays avec un gouvernement et une majorité.
01:52On ne peut pas être avec des positions incompatibles les uns avec les autres.
01:56Elle est fille dans une position incompatible avec ce que je propose.
01:59Que les choses soient claires, c'est incompatible.
02:02Vous le voyez, une position incompatible, dit l'ancien président de la République.
02:06La France Insoumise plus que jamais structurante dans ce débat,
02:09dans la primaire et plus largement à gauche.
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