00:00Alors, on a appris quelque chose d'hier, j'ai bien sûr que ce n'est pas repris ce matin
00:03et vraiment ça m'agace.
00:04On a appris une chose hier, 2h15 d'audition, et elle n'a dit qu'une chose d'intéressante,
00:11c'est les consignes que j'avais données à mon administration n'ont pas été respectées.
00:16Frasse clé, c'était quoi les consignes ? Que soit remontée le signalement à la justice.
00:22Les signalements n'ont pas été remontés à la justice.
00:26Bon, c'est quand même ennuyeux puisque son administration a désobéi.
00:29Et qu'est-ce qu'elle a dit ? Comment elle a qualifié ça ?
00:32Elle a dit c'est fâcheux. Mais vous vous rendez compte ? Vous allez l'entendre.
00:36C'est fâcheux. C'est fâcheux si je renverse mon café.
00:40Mais c'est fâcheux que des gosses ont été abusés.
00:44C'est fâcheux. C'est le mot qu'elle a dit, Mme Hidalgo.
00:48Et personne ne reprend ce mot ce matin, c'est fâcheux.
00:51Moi, ça me choque. Écoutez, Mme Hidalgo.
00:54Lorsque j'ai découvert, en préparant cette audition,
00:57qu'à partir de 2021, la direction des affaires juridiques de la ville
01:03et avec, je crois, la direction des affaires scolaires
01:08avaient décidé de ne faire des signalements
01:11que lorsqu'il n'y avait pas d'enquête judiciaire en cours.
01:15C'est-à-dire, la direction des affaires juridiques
01:18avait considéré, sans validation politique,
01:22sans validation ni par moi-même, ni par mon cabinet,
01:26ni par une quelconque autorité politique de la ville,
01:30que lorsque les enquêtes judiciaires étaient en cours,
01:36le signalement au titre de l'article 40 était redondant.
01:40C'était leur... Ils ont modifié la doctrine sans validation politique.
01:46Mais donc, en fait, c'est une administration, comment dire, en roue libre,
01:51qui ne vous informe pas d'un changement de doctrine,
01:55encore une fois, extrêmement grave.
01:57Mon administration n'a pas suivi ma consigne.
01:59Mais pourquoi ?
02:00C'est plus que fâcheux.
02:03La désinvolture de ces gens-là.
02:05Mais elle est responsable, enfin.
02:08C'est son administration.
02:09Et quand vous écoutez les 2h15, elle n'y est pour rien.
02:13C'est ça.
02:14Il y a un moment, la responsabilité même pénale se pose de Mme Hidalgo.
02:18Pardonnez-moi de le dire comme ça.
02:19Elle est visée par des plantes.
02:20Mais j'attends.
02:21Elle s'est plus que fâcheux.
02:23Mais elle sert à quoi si elle est maire de Paris ?
02:26Son administration...
02:27Déjà, c'est sa version.
02:28Il faudrait vraiment vérifier si ce qu'elle dit est exact.
02:30Et elle dit, c'est plus que fâcheux.
02:32Je vous le répète, si je fais tomber mon portable,
02:34c'est plus que c'est fâcheux.
02:35Mais des gosses qui ont été violés,
02:38en fait, ce n'est pas plus que fâcheux.
02:40Et elle a aussi parlé d'échecs collectifs.
02:42Et en fait, je trouve que c'est très intéressant
02:44parce que quand ce sont des échecs,
02:45ils sont forcément collectifs.
02:46En revanche, les réussites,
02:47elles sont forcément de son propre chef.
02:49Non, mais ça dit beaucoup de choses
02:50parce que c'est ce qu'on retrouve dans beaucoup d'administrations.
02:52Quand ils réussissent quelque chose,
02:54les responsables d'administration disent toujours
02:55voilà, j'ai réussi, j'ai agi, etc.
02:57En revanche, quand c'est un échec,
02:59là, c'est à tout le monde qui est concerné.
03:01Non, elle a une part de responsabilité immense
03:03parce que c'était la chef de la mairie de Paris.
03:05C'était à elle que devait revenir.
03:07Cette petite phrase, moi, je la trouve terrible,
03:08cette petite phrase.
03:09Et puis, voilà, tu es patron,
03:12tu assumes ta responsabilité.
03:13Il y a quelque chose de très trouble dans cette affaire
03:15parce que la sénatrice que nous avons...
03:16Et ça continue, Baridil.
03:17Oui, en plus ça continue.
03:18Mais elle dit que ça concerne
03:20un tiers des écoles parisiennes.
03:22Quand quelque chose est aussi massif,
03:24il aurait dû avoir un branle-bas de combat.
03:26Comment se fait-il ?
03:28Moi, quand même, je ne suis pas complotiste,
03:30mais est-ce qu'on n'a pas essayé de protéger des gens ?
03:31Est-ce qu'il n'y a pas eu des consignes
03:33pour ne pas faire de vagues ?
03:34Il y a quelque chose qui demeure très court.
03:35Mais moi, j'attends la responsabilité pénale
03:38de Mme Hidalgo.
03:39Et j'attends qu'elle soit convoquée par la justice
03:42parce que ça me paraît extrêmement grave.
03:44Le code de la fonction publique prévoit
03:46à astreindre les fonctionnaires
03:47un devoir de loyauté.
03:48Donc, s'il y avait des mouvements de désobéissance,
03:51comme elle semble l'indiquer,
03:52c'était à elle de les convoquer,
03:54de mettre en œuvre des sanctions le cas échéant,
03:56ce qu'elle n'a manifestement pas fait.
03:57Écoutez Inès de Ragnel,
03:58que vous avez vu dans cet échange
04:00qui représente l'opposition municipale.
04:04Et vous allez l'écouter.
04:05Elle était hier sur l'antenne d'Europe 1.
04:07Inès de Ragnel.
04:08Aujourd'hui, ils ne veulent rien avouer.
04:10Il y a vraiment un discours
04:11qui est en train d'en plus d'évoluer
04:13de la part de ces personnes-là
04:14qui ont été compétentes pendant dix années.
04:16Aujourd'hui, Emmanuel Grégoire
04:18n'est plus capable de dire
04:20qu'il y a eu une crise dans le périscolaire.
04:21Il ne l'a pas dit en mission
04:23qu'on a effectuée la semaine dernière.
04:26Alors, il nous a dit qu'il y a eu zéro défaillance.
04:28Non, mais c'est hallucinant.
04:30C'est-à-dire, qui peut croire
04:31qu'il y a eu zéro défaillance
04:33sur les dix dernières années ?
04:34Il n'y a pas eu de crise,
04:35pas de défaillance.
04:36Et la vérité, c'est que selon lui,
04:38s'il y a eu une multiplication de cas
04:39ces derniers mois,
04:40c'est parce que, grâce à leur travail exemplaire,
04:44la parole des enfants s'est libérée.
04:45Mais c'est indicible,
04:46c'est insupportable à entendre pour les parents.
04:49Insupportable.
04:49Et ce matin, sur l'antenne d'Europe 1,
04:51à 7h10, il y avait un témoignage absolument bouleversant.
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