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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mercredi, Pascal Praud revient sur l'audition d'Anne Hidalgo devant la Commission d'enquête sur le scandale du périscolaire.

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Transcription
00:00Alors, on a appris quelque chose d'hier, j'ai bien sûr que ce n'est pas repris ce matin
00:03et vraiment ça m'agace.
00:04On a appris une chose hier, 2h15 d'audition, et elle n'a dit qu'une chose d'intéressante,
00:11c'est les consignes que j'avais données à mon administration n'ont pas été respectées.
00:16Frasse clé, c'était quoi les consignes ? Que soit remontée le signalement à la justice.
00:22Les signalements n'ont pas été remontés à la justice.
00:26Bon, c'est quand même ennuyeux puisque son administration a désobéi.
00:29Et qu'est-ce qu'elle a dit ? Comment elle a qualifié ça ?
00:32Elle a dit c'est fâcheux. Mais vous vous rendez compte ? Vous allez l'entendre.
00:36C'est fâcheux. C'est fâcheux si je renverse mon café.
00:40Mais c'est fâcheux que des gosses ont été abusés.
00:44C'est fâcheux. C'est le mot qu'elle a dit, Mme Hidalgo.
00:48Et personne ne reprend ce mot ce matin, c'est fâcheux.
00:51Moi, ça me choque. Écoutez, Mme Hidalgo.
00:54Lorsque j'ai découvert, en préparant cette audition,
00:57qu'à partir de 2021, la direction des affaires juridiques de la ville
01:03et avec, je crois, la direction des affaires scolaires
01:08avaient décidé de ne faire des signalements
01:11que lorsqu'il n'y avait pas d'enquête judiciaire en cours.
01:15C'est-à-dire, la direction des affaires juridiques
01:18avait considéré, sans validation politique,
01:22sans validation ni par moi-même, ni par mon cabinet,
01:26ni par une quelconque autorité politique de la ville,
01:30que lorsque les enquêtes judiciaires étaient en cours,
01:36le signalement au titre de l'article 40 était redondant.
01:40C'était leur... Ils ont modifié la doctrine sans validation politique.
01:46Mais donc, en fait, c'est une administration, comment dire, en roue libre,
01:51qui ne vous informe pas d'un changement de doctrine,
01:55encore une fois, extrêmement grave.
01:57Mon administration n'a pas suivi ma consigne.
01:59Mais pourquoi ?
02:00C'est plus que fâcheux.
02:03La désinvolture de ces gens-là.
02:05Mais elle est responsable, enfin.
02:08C'est son administration.
02:09Et quand vous écoutez les 2h15, elle n'y est pour rien.
02:13C'est ça.
02:14Il y a un moment, la responsabilité même pénale se pose de Mme Hidalgo.
02:18Pardonnez-moi de le dire comme ça.
02:19Elle est visée par des plantes.
02:20Mais j'attends.
02:21Elle s'est plus que fâcheux.
02:23Mais elle sert à quoi si elle est maire de Paris ?
02:26Son administration...
02:27Déjà, c'est sa version.
02:28Il faudrait vraiment vérifier si ce qu'elle dit est exact.
02:30Et elle dit, c'est plus que fâcheux.
02:32Je vous le répète, si je fais tomber mon portable,
02:34c'est plus que c'est fâcheux.
02:35Mais des gosses qui ont été violés,
02:38en fait, ce n'est pas plus que fâcheux.
02:40Et elle a aussi parlé d'échecs collectifs.
02:42Et en fait, je trouve que c'est très intéressant
02:44parce que quand ce sont des échecs,
02:45ils sont forcément collectifs.
02:46En revanche, les réussites,
02:47elles sont forcément de son propre chef.
02:49Non, mais ça dit beaucoup de choses
02:50parce que c'est ce qu'on retrouve dans beaucoup d'administrations.
02:52Quand ils réussissent quelque chose,
02:54les responsables d'administration disent toujours
02:55voilà, j'ai réussi, j'ai agi, etc.
02:57En revanche, quand c'est un échec,
02:59là, c'est à tout le monde qui est concerné.
03:01Non, elle a une part de responsabilité immense
03:03parce que c'était la chef de la mairie de Paris.
03:05C'était à elle que devait revenir.
03:07Cette petite phrase, moi, je la trouve terrible,
03:08cette petite phrase.
03:09Et puis, voilà, tu es patron,
03:12tu assumes ta responsabilité.
03:13Il y a quelque chose de très trouble dans cette affaire
03:15parce que la sénatrice que nous avons...
03:16Et ça continue, Baridil.
03:17Oui, en plus ça continue.
03:18Mais elle dit que ça concerne
03:20un tiers des écoles parisiennes.
03:22Quand quelque chose est aussi massif,
03:24il aurait dû avoir un branle-bas de combat.
03:26Comment se fait-il ?
03:28Moi, quand même, je ne suis pas complotiste,
03:30mais est-ce qu'on n'a pas essayé de protéger des gens ?
03:31Est-ce qu'il n'y a pas eu des consignes
03:33pour ne pas faire de vagues ?
03:34Il y a quelque chose qui demeure très court.
03:35Mais moi, j'attends la responsabilité pénale
03:38de Mme Hidalgo.
03:39Et j'attends qu'elle soit convoquée par la justice
03:42parce que ça me paraît extrêmement grave.
03:44Le code de la fonction publique prévoit
03:46à astreindre les fonctionnaires
03:47un devoir de loyauté.
03:48Donc, s'il y avait des mouvements de désobéissance,
03:51comme elle semble l'indiquer,
03:52c'était à elle de les convoquer,
03:54de mettre en œuvre des sanctions le cas échéant,
03:56ce qu'elle n'a manifestement pas fait.
03:57Écoutez Inès de Ragnel,
03:58que vous avez vu dans cet échange
04:00qui représente l'opposition municipale.
04:04Et vous allez l'écouter.
04:05Elle était hier sur l'antenne d'Europe 1.
04:07Inès de Ragnel.
04:08Aujourd'hui, ils ne veulent rien avouer.
04:10Il y a vraiment un discours
04:11qui est en train d'en plus d'évoluer
04:13de la part de ces personnes-là
04:14qui ont été compétentes pendant dix années.
04:16Aujourd'hui, Emmanuel Grégoire
04:18n'est plus capable de dire
04:20qu'il y a eu une crise dans le périscolaire.
04:21Il ne l'a pas dit en mission
04:23qu'on a effectuée la semaine dernière.
04:26Alors, il nous a dit qu'il y a eu zéro défaillance.
04:28Non, mais c'est hallucinant.
04:30C'est-à-dire, qui peut croire
04:31qu'il y a eu zéro défaillance
04:33sur les dix dernières années ?
04:34Il n'y a pas eu de crise,
04:35pas de défaillance.
04:36Et la vérité, c'est que selon lui,
04:38s'il y a eu une multiplication de cas
04:39ces derniers mois,
04:40c'est parce que, grâce à leur travail exemplaire,
04:44la parole des enfants s'est libérée.
04:45Mais c'est indicible,
04:46c'est insupportable à entendre pour les parents.
04:49Insupportable.
04:49Et ce matin, sur l'antenne d'Europe 1,
04:51à 7h10, il y avait un témoignage absolument bouleversant.
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