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00:01Bienvenue à vous si vous nous rejoignez à l'instant, à la une ce soir, ils ne se sentent pas
00:05considérés ni respectés.
00:06Nous ne parlons pas là des pêcheurs, on a largement parlé dans la première partie de l'émission, mais des
00:11policiers, des forces de l'ordre.
00:13Images très symboliques ce matin devant l'Assemblée nationale avec ces policiers portant un cercueil.
00:18Et rip la police pour expliquer qu'ils sont en danger par rapport à la délinquance dans le pays, mais
00:25aussi par rapport au traitement qu'ils auraient réservé sur leur traitement financier, sur la manière d'être considérés dans
00:31la société.
00:32Et puis autre image ce soir, nous l'avons vécu en direct avec notre journaliste Boris Karlamov tout à l
00:39'heure, avec des policiers, syndicalistes notamment, qui sont allés.
00:43C'est une action coup de poing, place Beauvau, Boris, nous avons vu notamment Grégory Joron, et je crois savoir,
00:50d'une sa police, je crois savoir que le ton est en train de monter très sérieusement.
00:56Oui absolument, puisqu'il n'y a eu aucun accord à l'issue de ce nouveau cycle de réunion entre
01:01les trois organisations syndicales et le ministre de l'Intérieur.
01:05Une journée de mobilisation chez les policiers. Tout avait commencé donc ce matin avec la manifestation du syndicat Unité à
01:12l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
01:15En fin de matinée, c'était au tour du syndicat Alliance Police de manifester entre les Champs-Elysées et l
01:19'Assemblée nationale.
01:21Et puis il y a donc eu cette information BFM TV sur ce nouveau cycle de réunion cet après-midi.
01:26A 15h, Alliance Police a été reçue par Laurent Nunez, puis le syndicat Unsaï, puis enfin en début de soirée,
01:33c'était au tour du syndicat Unité.
01:35Pour ces trois syndicats, les réunions ont duré moins d'une heure.
01:39Ici, derrière moi, à la place Beauvau, aucun accord sur les négociations, sur les nombreuses revendications qui sont toujours présentes
01:48aujourd'hui,
01:48notamment l'augmentation de la prime de risque qui n'a pas augmenté depuis 2019.
01:53Le temps de la réflexion est toujours en cours.
01:57Et puis il y a ces syndicats qui n'ont pas dit leur dernier mot, qui ont laissé planer la
02:01menace d'une nouvelle journée de mobilisation.
02:04La gronde sociale chez les policiers va se poursuivre s'ils ne sont pas entendus.
02:09Je prends par exemple la venue du pape en France dans quelques jours pour le syndicat Unité.
02:15Une mobilisation des policiers à l'occasion de cet événement.
02:18Tout est possible.
02:19Voilà ce qu'a répondu tout à l'heure Grégory Joron, le secrétaire général au micro de BFM TV.
02:24Et puis je vous dis cette réaction, Sonia, qui nous vient de l'entourage du ministre de l'Intérieur contacté
02:30par BFM TV,
02:32l'entourage de Laurent Nunez qui nous dit ce soir,
02:34le dialogue social se poursuit pour identifier des marges dans le contexte de l'élaboration du budget.
02:40Bref, vous l'aurez compris, la mobilisation des policiers, elle n'est pas terminée aujourd'hui.
02:45Elle va se poursuivre s'il n'y a pas d'avancée sur le budget dans les prochains jours ou
02:49dans les prochaines semaines.
02:50Quoi qu'il en soit, ces policiers, ces trois organisations syndicales, elles restent aujourd'hui déterminées à se faire entendre.
02:57Merci beaucoup Boris Karlamov.
02:59Boris qui nous donne beaucoup, beaucoup d'éléments ce soir.
03:01Il a suivi tout à l'heure l'action coup de poing à l'arrivée devant Place Beauvau.
03:05On a vu Grégory Joron d'UNSA Police, on a vu Linda Kebab et d'autres.
03:09Et là, une information selon laquelle il pourrait y avoir des actions qu'on appelle de débrayage en réalité,
03:15ou en tous les cas de non-présence sur des événements très forts.
03:19On va en parler notamment avec vous.
03:21Merci d'être là, Jean-Christophe Couvy.
03:23Vous êtes secrétaire national du syndicat de police Unité.
03:26Vous n'étiez pas avec vos collègues là récemment puisque vous êtes sur ce plateau.
03:30Vous étiez à la manifestation de ce matin également.
03:32Également, vous allez nous dire qu'est-ce qu'on peut attendre alors que là, manifestement, les discussions patinent.
03:38Marie-Hélène Toraval, merci d'être avec nous.
03:40Vous êtes la maire d'hiver droite de Romand-sur-Isère dans la Drôme.
03:43Bienvenue à vous.
03:44Nous sommes avec Victor Hérault, journaliste politique à Valeurs Actuelles.
03:46Bonsoir, Seigneur.
03:47Laurent Joffrin nous accompagne.
03:49Bonsoir.
03:49Directeur du Libre Journal, un journal sociodémocrate.
03:53Social-démocrate.
03:53Social-démocrate, pardonnez-moi.
03:55Laetitia Strauss-Bonnard, bonsoir.
03:57Bonsoir.
03:57Vous êtes essayiste et directrice de la rédaction de la revue Civilisation
04:01parce qu'on essaye aussi de comprendre les tenants et aboutissants de ces mouvements.
04:05On parle de différentes colères.
04:07Je ne veux pas dire le mot catégoriel, mais il y a plusieurs Frances, mais c'est une même France.
04:12Je le disais tout à l'heure, quand on a vu ces pêcheurs et ces CRS, même s'il y
04:16a eu de la tension,
04:16c'est une même France qui exprime aujourd'hui une forme de désespoir.
04:20Jusqu'où pour les policiers, Jean-Christophe Couvry,
04:22jusqu'à ne pas assurer en partie une journée aussi cruciale que la venue du pape en France ?
04:28En fait, on n'exclut rien.
04:30On a appris aujourd'hui par le ministère qu'en fait, le problème de la police, c'est l'injustice.
04:35L'injustice au milieu de son sein parce qu'on nous dit qu'on n'arrête pas de nous rabâcher,
04:39qu'il n'y a pas d'argent, qu'on est tous bien élevés,
04:42qu'il faut respecter un petit peu ce que les cadres nous disent,
04:45quelque part en disant qu'ils sont là pour nous dire qu'on fait ce qu'on peut avec ce
04:47qu'on a.
04:48Et puis on apprend au mois de juin, au détour d'une petite commission,
04:50qu'en fait, il y a une réforme des commissaires qui vont passer l'administrateur de l'État
04:55et qui vont prendre jusqu'à 1300 euros par mois, par mois, sur des échelons.
04:59Voilà, donc ça fait un SMIC.
05:00Alors merci pour ceux qui sont payés au SMIC.
05:03Et donc du coup, on se dit, mais la colère est partie de là.
05:05Et on se dit, en fait, on est dans une communauté de travail.
05:08Et dans la même communauté de travail, on a des catégories C de la fonction publique,
05:11donc des administratifs qui sont payés en dessous du SMIC.
05:14Et après, on a une hiérarchie qui, elle, va être augmentée largement
05:18et de façon indécente par rapport aux autres.
05:20Et donc, en fait, à un moment donné, on demande de l'équité.
05:22S'il y a de l'argent pour les uns, il y a de l'argent pour les autres.
05:24Et en fait, on nous répond non.
05:25Alors le techno, blabla, etc., ça suffit.
05:28Là, je vais dire, on a encore une fois laissé passer un été.
05:31Quand on nous dit qu'on n'a pas de temps, il faut qu'on planche,
05:33il faut encore un peu de temps pour qu'on aille chercher quelque chose,
05:36il y a eu deux mois.
05:37Alors effectivement, on a laissé la paix des braves,
05:39parce qu'au mois de juillet, après notre manifestation,
05:43on a été reçus à Beauvau.
05:44Puis après, il y a eu les incendies, la canicule.
05:46Enfin, c'était déplacé aussi vis-à-vis des Français, des pompiers, etc.,
05:49d'aller faire des manifestations.
05:51Et puis là, on a été reçus le 4 septembre.
05:53Et le 4 septembre, on nous a donné des mesurettes.
05:55Donc à partir d'aujourd'hui, de toute façon, ça avait même déjà commencé,
05:58on ne sortira dans les commissariats que sur Appel 17.
06:01Donc finis les initiatives, finis le zèle qu'on peut nous imposer
06:06dans la politique du chiffre.
06:08Et puis on verra ce que va faire le gouvernement dans les prochains jours.
06:12Effectivement, le pape qui va venir, il y a des risques aussi.
06:15Moi, j'ai rarement vu une colère sociale chez les policiers aussi déterminée.
06:20Et donc je peux vous dire, je ne crains pas,
06:22mais quelque part, oui, je pense qu'à mon avis,
06:25il n'y aura pas le même engagement peut-être des forces de police.
06:28Sur une journée, faut-il le rappeler, pour l'arrivée du pape leader
06:32parmi les leaders et qui nécessite une sécurité, c'est inextricable.
06:36Vous, vous dites, sur cette journée, on fait clairement peser nos revendications.
06:41Non, je n'ai pas dit le mot menace.
06:42Ce n'est pas nous qui demandons, c'est nos collègues sur le terrain
06:44qui en ont vraiment ras-le-bol, en fait, du peu de considération.
06:48Encore une fois, qu'est-ce que c'est que la considération ?
06:49C'est vous donner les moyens de réaliser vos missions,
06:53de remplir le frigo quand on vous fait revenir sur vos congés,
06:56quand on vous rappelle sur vos repos,
07:00quand vous ne voyez plus vos familles.
07:01Il y a entre 12 000 et 15 000 policiers blessés par an.
07:04Donc, ce n'est pas rien tout ça.
07:05Combien de commissaires sur les 15 000 ?
07:07Alors, je ne fais pas la lutte des classes,
07:08parce qu'on nous accuse de faire la lutte des classes.
07:10C'est juste qu'à un moment donné, il y a un peu de décence.
07:11Et quand on nous dit qu'il n'y a pas d'argent, il n'y a pas d'argent.
07:13Mais on ne donne pas certains...
07:14Vous tenez le même discours que les pêcheurs,
07:16vous donnez le même discours que beaucoup de Français étranglés,
07:19assommés par le prix à la pompe.
07:23Madame le maire, le mot de considération,
07:26vous qui êtes aux prises directes sur le terrain,
07:28et les policiers, même si certains les critiquent,
07:31les policiers, c'est quand même l'un des derniers cordons
07:33pour notre sécurité dans une société
07:35où on voit bien que ça tire de tous les côtés.
07:37Vous êtes inquiète sur une telle situation ?
07:39Je suis particulièrement inquiète,
07:40mais cette inquiétude, elle ne date pas d'aujourd'hui,
07:42parce que la problématique qui est liée aux moyens...
07:45Enfin, je suis maire depuis 12 ans,
07:47et cette problématique, je l'ai saisie déjà depuis 12 ans.
07:50C'est-à-dire que nous, en tant que maire,
07:52on travaille main dans la main
07:53entre la police municipale et la police nationale.
07:55On intervient ensemble.
07:57Et bien souvent, force est de constater
07:59que quelquefois, la police municipale
08:01est mieux équipée que la police nationale.
08:04Donc ça, c'est déjà un point.
08:06Le second point aussi,
08:08c'est que de ne pas prendre en considération...
08:10Je ne vais pas venir sur les salaires
08:11parce que ce n'est pas mon champ de compétences non plus,
08:14mais peut-être pas plus que les moyens,
08:15mais ce sont ceux que je vois.
08:17C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
08:19Parlons des véhicules.
08:21Un véhicule endommagé,
08:23je peux vous assurer que,
08:24vu comment ça se passe dans certains quartiers,
08:25ils sont régulièrement endommagés.
08:27Le temps, tant qu'il n'est pas dangereux,
08:29il continue à rouler.
08:31S'il devient dangereux,
08:32à partir de ce moment-là,
08:33il part dans le circuit,
08:35et donc un circuit administratif.
08:36Mais qui est une...
08:38Enfin, qui est une usine à gaz,
08:40on va se dire les choses,
08:41et on ne revoit pas de véhicules avant des mois.
08:43Comment voulez-vous qu'ils fassent leur travail sur le terrain ?
08:46Vous savez qu'aujourd'hui,
08:47par exemple,
08:48quand vous avez une intervention des pompiers,
08:49vous devez être sécurisé par la police,
08:52notamment la police nationale.
08:53On ne rentre pas dans certains endroits
08:55sans l'accompagnement de la police nationale.
08:57Donc moi, je veux dire,
08:58ça me fait froid dans le dos.
08:59Ça me fait froid dans le dos
09:01parce qu'il y a 12 ans,
09:02on manquait de moyens.
09:05En 12 ans,
09:06il y a eu une évolution sociétale
09:08qui fait qu'aujourd'hui,
09:09on aurait besoin d'encore plus de moyens,
09:11mais on n'est déjà pas au niveau zéro
09:12auquel on devrait être.
09:15Pardonnez-moi,
09:15nous sommes dans une situation
09:16où les caisses sont vides,
09:19les poches sont trouées,
09:21il y a une forme de désespérance
09:22qui s'exprime vraiment partout
09:24pour ne pas noircir le tableau.
09:25Mais quel est l'intérêt là
09:28à un pourrissement de la situation ?
09:30Est-ce que quelqu'un a une baguette magique ?
09:32Est-ce que...
09:32Oui, Laurent Joffrin ?
09:35Les politiciens ont raison
09:37de demander plus de moyens.
09:38C'est vrai que c'est un métier
09:39extrêmement dur, pénible, dangereux,
09:41à beaucoup d'égards.
09:42Il y a des blessés, etc.
09:44Mais il y a quand même
09:45deux points à prendre en compte.
09:46D'abord, il y a cette plainte universelle.
09:48On n'est pas considéré.
09:50Mais ce n'est pas vrai, ça.
09:52Comment ça, ce n'est pas vrai ?
09:53C'est vrai dans certains secteurs.
09:55C'est vrai dans certains partis extrêmes
09:58qui ont un discours anti-police.
10:00Mais la majorité des Français
10:02respectent la police.
10:03Et même quand on...
10:04Oui, vous avez raison.
10:05On dit, par exemple,
10:06oui, il y a certains quartiers
10:07où les gens n'aiment pas les policiers.
10:09Ce n'est pas tout à fait exact.
10:10Quand on va dans ces quartiers,
10:11quand on voit des reportages
10:12de gens qui y vont,
10:13la demande souvent qu'on entend,
10:15c'est quand est-ce qu'on va avoir
10:16un commissariat de police ?
10:18Ça veut dire que les gens
10:19respectent la police.
10:20Ils en ont besoin.
10:21Et donc, cette plainte vise
10:24un certain nombre de secteurs
10:25à tort ou à raison
10:26qui se plaignent.
10:27Deuxièmement,
10:28il y a des cas
10:29où les policiers
10:30ne sont pas respectables.
10:31Quand vous voyez
10:33l'affaire de Carcassonne,
10:35c'est la police municipale,
10:36ce n'est pas la police nationale.
10:38C'est horrible, cette histoire.
10:39Quand ils rentrent
10:40dans certaines zones,
10:42quand on recevait
10:43tous les objets sur la tête
10:44et davantage,
10:45c'est une forme de respect
10:46qui n'est pas très sympathique.
10:47la majorité de la population...
10:49Oui, mais les sondages le disent.
10:50Après, quand on rentre
10:51dans certains quartiers,
10:52il faut rentrer en nombre
10:52parce qu'effectivement,
10:53on n'est pas apprécié
10:55par une partie
10:55de la population des quartiers.
10:56Je l'ai dit.
10:57La deuxième chose
10:58que je veux dire,
10:58c'est que toutes ces revendications
11:02particulières sont légitimes.
11:04Mais alors,
11:04je me mets un peu
11:05à la place du gouvernement
11:06parce qu'il y a déjà
11:07un déficit qui fait 5% du PIB
11:09qui est énorme.
11:10S'ils cèdent aux policiers,
11:12qu'est-ce qu'il va dire
11:13aux infirmières ?
11:13Qu'est-ce qu'il va dire
11:15aux pêcheurs ?
11:16Qu'est-ce qu'il va dire aux agriculteurs ?
11:18Ça va être compliqué.
11:19Le problème,
11:19c'est que tous les corps de métier
11:21se sentent abandonnés
11:22ou privés de moyens.
11:23Ça, c'est certain.
11:24Et là,
11:24on se retrouve avec un gouvernement
11:25en bout de parcours
11:26qui doit régler le chèque
11:27pour tout le monde
11:28et qui n'a plus de chèque,
11:29qui n'a plus de trésorerie.
11:30Bon, ça, c'est certainement un problème.
11:31Mais ça ne veut pas dire
11:32que les demandes des policiers
11:33ne sont pas légitimes.
11:33D'ailleurs, vous l'avez dit,
11:34je suis d'accord avec vous.
11:35Je pense quand même,
11:36c'est vrai que les Français
11:37soutiennent la police.
11:38Vous l'avez dit
11:40sans les nommer,
11:41la France Insoumise,
11:41la polistus est un seul
11:43qui revient régulièrement.
11:45Quand on entend
11:45à cap dans certaines manifestations,
11:47c'est-à-dire
11:47tous les flics sont des salauds,
11:48pardonnez-moi l'expression,
11:49mais c'est la traduction littérale.
11:51Ça, c'est extrémiste.
11:52Il y a, cela dit,
11:53je le sens quand même,
11:56comment dire,
11:56une espèce de présomption,
11:58une suspicion
11:58qui plane sur la police
11:59de plus en plus.
12:00C'est-à-dire,
12:01comme vous le disiez,
12:02parce qu'on a trouvé...
12:03Une présomption de culpabilité.
12:04Une présomption de culpabilité.
12:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:07le policier,
12:07il est accusé
12:08avant même parfois
12:09qu'il y ait une...
12:09Il est accusé par qui ?
12:10Je ne parle pas de Carcassonne.
12:12Non, mais par exemple,
12:14il va y avoir une manifestation
12:15dans des gens...
12:16Par l'opinion, oui.
12:17Par certaines personnes, bien sûr.
12:17Il va y avoir une manifestation
12:18dans cinq jours,
12:20la France Insoumise d'ailleurs
12:21appelle à s'y rendre
12:22et y participera,
12:23qui vise la présomption
12:24légitime défense
12:25vis-à-vis du policier.
12:26En texte de loi
12:27qui vise à inverser
12:28la charge de la preuve
12:29pour la police.
12:30La France Insoumise
12:31comme d'autres,
12:31mais on peut en débattre.
12:32Mais ce que je veux dire,
12:32c'est que le slogan
12:33qui est avancé
12:34contre cette loi
12:34d'inversion
12:35de la charge de la preuve,
12:36c'est dire
12:37c'est un permis de tuer.
12:38Vous voyez le climat
12:39de suspicion,
12:40c'est-à-dire que la police
12:41aurait déjà
12:41un, envie de tuer
12:42et deux,
12:43serait permise par le gouvernement
12:45de pouvoir tirer
12:45à tout bout de champ
12:46sur qui elle veut.
12:46Chers amis, attendez, attendez.
12:48Recentrons le débat.
12:49Quand le pape va venir,
12:50qui va ?
12:51Qui sera sur le terrain ?
12:53Quand il va y avoir
12:54des manifestations...
12:55Vous croyez vraiment
12:55que vous allez vous mettre
12:56en semi-grève
12:57le jour du pape ?
12:59Nous, on n'a pas le droit
13:00de grève.
13:02Il y a un moyen de ne pas être là.
13:05Mais au-delà de ça, Sonia,
13:05il y a des épidémies des fois.
13:07Ça va au-delà de ça,
13:08c'est que le contrat social
13:09dans lequel nous vivons
13:10ne tient que grâce à la police
13:12puisque les citoyens
13:13ont accepté
13:14de remettre les armes
13:15au gouvernement
13:16en disant
13:16nous, on ne va pas se battre,
13:18on ne fera pas usage
13:19de la violence
13:19parce que le gouvernement,
13:21l'État,
13:22s'engage à ce que la police,
13:23son bras armé,
13:23la gendarmerie,
13:24puis l'armée en dernier recours,
13:26puisse nous défendre,
13:27c'est-à-dire puisse faire usage
13:28de la seule violence légitime
13:29dans ce pays,
13:30pas nous, la police.
13:32Si vous désarmez la police,
13:33si vous coupez les moyens,
13:34si vous faites en sorte
13:35que la police ne devienne pas efficace,
13:37il y a bon nombre de citoyens
13:37dans ce pays
13:38et c'est déjà le cas
13:38pour un certain nombre d'entre eux
13:39qui vont se dire
13:40écoutez, si la police
13:41ne vient plus dans mon quartier
13:42ou n'arrive plus
13:43à faire régner l'ordre,
13:44il va falloir que je le fasse moi-même.
13:45Et là, ça devient la vendetta.
13:46Il y a un problème central.
13:48Que vous soyez policier,
13:49que vous soyez pêcheur,
13:50que vous soyez infirmier,
13:51que vous soyez chauffeur VTC,
13:53le citoyen a l'impression
13:54de ne jamais recevoir de l'État
13:55autant qu'il n'a donné.
13:56Mais à partir de là,
13:58si ce problème-là,
14:00vous ne l'avez pas en tête,
14:01c'est fondamental.
14:02Qu'en pensez-vous,
14:02Laetitia Srosbonat ?
14:03Je suis tout à fait d'accord.
14:04J'ai dû écrire des choses
14:05dans cette veine.
14:07Vous avez dit que les caisses étaient vides.
14:09Les caisses ne sont pas vides
14:10parce qu'on manque d'impôts.
14:12Elles sont vides
14:13parce qu'on dépense beaucoup trop.
14:14Nous le savons très bien.
14:16La France vit au-dessus de ses moyens.
14:18L'État aujourd'hui est tellement vaste
14:21qu'il étouffe la société civile
14:23et qu'il étouffe aussi
14:24la liberté d'entreprendre,
14:27la liberté aussi
14:28de profiter du fruit de son salaire.
14:30Le problème,
14:31c'est qu'à partir du moment
14:32où il faut commencer
14:33à baisser les dépenses,
14:34personne n'est d'accord.
14:35Et je pense que là,
14:36il faut que nous grandissions
14:37un petit peu collectivement,
14:38que nous nous mettions d'accord ensemble.
14:40Alors, à 51 %,
14:42la majorité suffit,
14:43pour savoir là où on est d'accord
14:45de baisser les dépenses publiques.
14:48Beaucoup de gens sont tout à fait
14:50pour baisser les dépenses des autres.
14:51Quand il s'agit des leurs,
14:52de ce qui leur bénéficie,
14:54soudain, il n'y a plus personne,
14:55on pense toujours que l'assister,
14:57c'est l'autre.
14:57Il faut vraiment s'interroger,
14:59penser à l'inverse
15:00et se demander peut-être,
15:01penser dans l'autre sens,
15:02pardon,
15:03si soi-même, dans certains cas,
15:04on n'est pas plus assisté
15:06qu'on en a besoin.
15:08Et au fond,
15:09il y a bien des domaines
15:10où on n'a pas besoin d'aide de l'État,
15:12où on reçoit des contributions,
15:15des allocations
15:15qui ne nous sont pas forcément nécessaires.
15:18Et d'ailleurs,
15:19ce qui est assez étrange,
15:19c'est quand vous faites la différence
15:20entre ce que vous recevez
15:21et ce que vous donnez,
15:23parfois,
15:24cette différence est positive.
15:26Je suis d'accord.
15:27Alors, il vaudrait mieux
15:27simplement donner un peu moins
15:28et ne rien recevoir.
15:29Nous sommes d'accord.
15:30Mais ce qu'on peut se dire,
15:32on est d'accord,
15:33ce qui donne beaucoup,
15:34ce qui donne beaucoup de leur temps,
15:35ce qui donne beaucoup aussi
15:36en termes d'intégrité physique,
15:38ce sont les forces de l'ordre.
15:39Ce que je voulais dire tout à l'heure,
15:40si tout à l'heure,
15:41vous avez,
15:42dans quelques jours,
15:42un retour,
15:43appelé les gilets jaunes ou autres,
15:45qui va être en rempart,
15:46si je puis dire ?
15:47À qui on va encore dire
15:48voici la doctrine du maintien de l'ordre,
15:50c'est comme ça qu'il faut agir ?
15:52C'est Bibi,
15:52comme disait le Président,
15:53mais là, c'est Bibi.
15:54Ils iront parce qu'ils ont le sens
15:56quand même du devoir.
15:57Oui, ils ont le sens du devoir.
15:58Ils y vont quand même,
15:58et c'est ça qu'ils admirent,
15:59mais on s'est habitués.
16:00Mais ce sens du devoir,
16:01vous savez,
16:01justement,
16:02c'est ce que l'État
16:03compte beaucoup dessus,
16:05notamment,
16:05on a vu l'affaire Liana,
16:06etc.
16:07Moi, j'ai des collègues
16:07qui sont, par exemple,
16:09dans les services
16:10qui travaillent avec les mineurs
16:11et pareil,
16:12qui aimeraient des fois aussi
16:14pas faire grève,
16:15mais dire j'en ai ras-le-bol
16:15parce que j'ai 300 dossiers,
16:17je suis tout seul,
16:17et comment je peux faire ?
16:18Et en fait, derrière,
16:19vous vous dites,
16:19oui, mais là,
16:20en face de moi,
16:20il y a une victime,
16:21et donc je ne peux pas
16:21baisser les bras.
16:22Et là-dessus,
16:22l'État le sait,
16:23et ils savent que jamais
16:24on dira,
16:24tiens, on dépose tout,
16:25c'est fini, on arrête,
16:27débrouillez-vous,
16:27c'est le grand soir,
16:28il n'y a plus de police.
16:29Ils le savent,
16:29ils comptent là-dessus.
16:30Alors, on a notre responsabilité,
16:32et là-dessus,
16:32on n'ira jamais contre ça.
16:34Bien sûr,
16:34on est rentré dans la police,
16:35c'est pour défendre le citoyen,
16:37mais en même temps,
16:38on a besoin,
16:39encore une fois,
16:39de considération,
16:41et moi,
16:41quand j'entends,
16:42ça craque de partout,
16:43c'est vrai,
16:43mais à qui la faute ?
16:44Enfin, ça fait des années
16:45que c'est comme ça,
16:46ça fait des années
16:46qu'on va dans le mur,
16:47ça fait des années
16:47que tout le monde le demande,
16:49et à un moment donné,
16:50on a l'impression d'avoir
16:51un discours où on a des sourds
16:54en face de nous,
16:55on dit non,
16:55mais ne vous inquiétez pas,
16:56ils vont se calmer,
16:56on va leur donner une bricole,
16:58arrongée.
16:58Mais est-ce que j'ai vu,
16:59alors je vais faire
17:00un peu de démagogie,
17:01est-ce que des ministres,
17:02des députés,
17:02des sénateurs
17:03ont décidé de réduire
17:05leur train de vie,
17:06leur salaire,
17:07est-ce que leurs retraites,
17:08les poli-retraités,
17:10moi j'ai des anciens présidents
17:11de la République,
17:11ou alors même des ministres
17:13ou des députés
17:13qui ont plusieurs retraites,
17:15etc.,
17:15est-ce qu'ils refusent
17:16leur retraite,
17:16ils n'en prennent qu'une ?
17:17Enfin, je vais dire l'exemple
17:18qu'ils montrent aussi du haut,
17:19voilà,
17:19ben allons-y,
17:21j'attends,
17:22j'attends les bonnes âmes
17:23qui disent
17:23ben moi aussi
17:24j'aime saigner,
17:24moi aussi je vais amputer
17:26mes retraites
17:26pour n'en avoir qu'une,
17:27la plus basse
17:28parce que c'est
17:28l'effort collectif.
17:29Moi j'attends.
17:30Vous avez eu beaucoup
17:30de soutien aujourd'hui
17:32malgré tout,
17:32beaucoup de responsables
17:33politiques étaient sur place,
17:35alors il est vrai
17:35que c'est plutôt
17:36le bloc,
17:36on va dire,
17:37de droite,
17:38Éric Ciotti,
17:39Bruno Rotaillot,
17:40Laurent Wauquiez
17:40et d'autres,
17:41écoutons-les,
17:42justement aujourd'hui
17:43aux côtés
17:43des syndicats de police.
17:45Je suis venu dire
17:47et apporter
17:47mon total soutien
17:49à ceux qui nous protègent,
17:50à ceux qui sont
17:52les garants
17:53de nos libertés fondamentales
17:55pour leur dire
17:56qu'on a besoin d'eux
17:57et que notre devoir
17:59est de leur donner
18:00demain
18:01après l'alternance
18:02en 2027
18:03les moyens
18:05de travailler
18:05au service
18:06de toutes les frances.
18:08Aujourd'hui
18:09quand on a des policiers
18:09qui interviennent
18:10dans des conditions
18:11extrêmement difficiles
18:12c'est eux qui ensuite
18:13sont poursuivis en justice.
18:14La loi qu'on a fait passer
18:15est destinée à dire
18:16ben ceux qui nous protègent
18:18on les met pas
18:19sur le même pied
18:20que des délinquants
18:21des malfaiteurs
18:21des trafiquants de drogue.
18:22Moi je réviserai
18:23la constitution
18:24justement pour y mettre
18:25une charte de l'ordre républicain
18:27pour faire en sorte
18:28par exemple
18:28qu'il y ait des paix minimales
18:30automatiques
18:31que devront prononcer
18:32les magistrats
18:32quand on touchera
18:34un uniforme.
18:35Et ça c'est aussi
18:37le jeu de la campagne
18:38résidentielle.
18:39parce que la question
18:40c'est de l'argent
18:41qui demande les policiers
18:42pour l'instant.
18:43La manifestation
18:44c'est pour avoir
18:45de meilleurs salaires
18:46de meilleures conditions de travail
18:47et plus de moyens.
18:48Je suis désolé.
18:48Et là ils dérivent
18:50en disant
18:50on va faire changer
18:51la loi
18:52etc.
18:53C'est une manière
18:54de ne pas payer ça.
18:54Quand on fait du syndicalisme
18:55on ne fait pas de politique
18:56et en fait quand on fait
18:57des manifestations
18:57le politique s'en sert aussi
18:59comme estrade
19:00moi je suis désolé
19:01ça ne sera pas
19:01dans notre syndicat.
19:02Il y a un temps
19:02de la manifestation
19:03et il y a un temps
19:04après la négociation politique
19:06on ne donne pas
19:06des strapontins
19:07à des hommes politiques.
19:07Enfin mais ça nous interroge
19:09tout ce qui est en train
19:09de se passer.
19:10Vous avez depuis
19:12quelques jours
19:13une colère
19:13depuis même plus que ça
19:15une colère sourde
19:16qui s'exprime
19:17sur les prix des carburants
19:18Marie-Hélène Torabal
19:19vous avez quand même
19:20des policiers
19:21en nombre
19:22des policiers
19:22ce qui nous protège
19:23ce qu'il y a sur la sécurité
19:24quand il y a des grands événements
19:26sur la sécurité du quotidien
19:27sur tout ça
19:28qui sont dans la rue
19:29qu'est-ce que ça dit
19:30de notre pays ?
19:31Nous sommes à 7 mois
19:32de l'élection présidentielle
19:33est-ce que tout va se jouer
19:34dans la rue
19:35ou dans les urnes
19:35selon vous ?
19:36Eh bien je pense que
19:37ça aurait pu se jouer
19:38déjà depuis plusieurs fois
19:40dans les urnes
19:40mais finalement
19:41il n'y a pas de réponse
19:42politique non plus
19:43à la situation
19:44dans laquelle
19:45sont nos concitoyens
19:47la colère
19:48elle s'est exprimée
19:49mais elle existe
19:50depuis longtemps
19:52et elle couvait
19:53donc elle est sortie
19:55déjà en 2018
19:56avec les Gilets jaunes
19:57donc je ne fais pas
19:58de comparaison
19:58peut-être que ce sera
19:59différent
20:00mais à un moment donné
20:02il y a un élément
20:03qui est déclencheur
20:04je ne pense pas
20:05que ce soit nécessairement
20:06on ne va pas te mettre
20:06tout sur les élections
20:10je pense que là
20:12on est arrivé au bout
20:14et ça on l'entend
20:15de pouvoir supporter
20:16la capacité à encaisser
20:18il n'y en a plus
20:19Vous êtes tous d'accord sur ça ?
20:20Non moi je ne suis pas d'accord
20:22Ça nous aurait étonné
20:25C'est facile à dire
20:26parce que je ne suis pas policier
20:27je ne suis pas sur le terrain
20:28etc.
20:30Mais enfin
20:30des manifestations de policiers
20:31il y en a tout le temps
20:33j'en ai connu
20:34mais si
20:34il y en a eu
20:35pas tout le temps
20:36mais il y en a eu souvent
20:37il y a eu des manifestations
20:38même beaucoup plus virulentes
20:39que celles-là
20:41du temps où
20:42Banaté était ministre
20:44de la justice
20:44il y avait une manifestation
20:45énorme
20:46sous ses fenêtres
20:47qui était quasiment
20:48factueuse
20:49qui était vraiment
20:50très violente
20:50donc des mouvements
20:52de policiers
20:53d'ailleurs ils ont le droit
20:54les policiers ont le droit
20:55de manifester
20:56fort heureusement
20:56ils ont le droit
20:57de manifester leur mécontentement
20:59et de présenter
20:59des revendications
21:00et ce qui se dit là
21:02en ce moment
21:03c'est que
21:03c'est une question
21:04de moyens financiers
21:05encore une fois
21:05les moyens financiers
21:06qui soient accrus
21:08ce sont des policiers
21:09et des citoyens
21:09et des français
21:10comme les autres
21:10ce sont les mêmes
21:11qui pour certains
21:12sont étranglés aussi
21:13par les prix des carburants
21:14ce sont les mêmes
21:15aussi
21:15les mêmes policiers
21:16les mêmes français
21:17si je puis dire
21:18mais vous parliez en général
21:19quand même
21:20oui
21:20nous sommes d'accord
21:21est-ce que
21:21on parle souvent
21:22de conjonction des luttes
21:23est-ce que vous pensez
21:24que c'est totalement
21:26exagéré de le dire
21:27ou est-ce que vous pensez
21:28les carburants
21:28il y a quand même
21:29un léger problème
21:30encore une fois
21:31les gens ont raison
21:32de manifester leur colère
21:33surtout ceux qui sont obligés
21:34de rouler beaucoup
21:36professionnels
21:36tout ça
21:36il faut faire un effort
21:37pour eux
21:37bien sûr
21:38mais enfin
21:39c'est un mouvement social
21:40contre la guerre d'Iran
21:41en fait
21:42non mais
21:42ah bah oui
21:43non
21:43vous n'avez pas le nom
21:45les gilets jaunes
21:46c'est peut-être
21:46rappeler
21:48avant la guerre d'Iran
21:49les prix étaient
21:49beaucoup plus bas
21:50on a eu droit
21:51à l'Ukraine
21:51c'est vrai
21:53ce qui me frappe
21:54c'est que
21:56les gilets jaunes
21:57c'est quand le gouvernement
21:58augmentait les stocks
21:59les français sont en colère
22:00mais ils sont aussi très résignés
22:01il faut se méfier
22:01de la résignation
22:03on pourrait être
22:03beaucoup plus en colère
22:04quand on réfléchit
22:05en fait à tout
22:06à tout ce qu'on gaspille
22:08et finalement
22:08à tout se gâchit
22:09parce que la France
22:10c'est quand même
22:10un pays extraordinaire
22:11et on en est là
22:12aujourd'hui
22:12à cause
22:13je me répète un petit peu
22:14à cause d'un état
22:15qui embrasse trop
22:16et qui ne sait pas étreindre
22:17quand vous voulez tout faire
22:18vous faites tout mal
22:18et vous êtes impuissant
22:20vous voulez tout financer
22:21vous voulez protéger
22:22tout et tout le monde
22:23et à la fin
22:23vous ne pouvez pas
22:24remplir vos missions principales
22:26qui sont les missions régaliennes
22:27en premier lieu
22:28celle de la police
22:29mais la dépense principale
22:30de l'état
22:31c'est les salaires
22:33on peut le savoir ça
22:34la colère
22:34quand on dit
22:35on dépense trop
22:35c'est les salaires
22:36surtout c'est que
22:38les français ont été
22:39très anesthésiés
22:40et je pense qu'aujourd'hui
22:41ils sont en train
22:41de se réveiller
22:41on nous donnait rendez-vous
22:42dans quelques jours
22:43et rendez-vous dans quelques jours
22:44y compris pour la venue du pape
22:46ah ben ça vous verrez
22:47il y a des miracles des fois
22:49donc il va à l'ourde
22:50alors qu'est-ce que
22:51il y aura des miracles
22:52on attend
22:53en tous les cas
22:53cette chise des carburants
22:55a été un véritable révélateur
22:56vous serez d'accord
22:57le révélateur d'une France
22:58qui se lève tôt
23:00qui travaille
23:00mais qui pour certains
23:01n'a plus les moyens
23:02de travailler
23:03on a coûté
23:03des chauffeurs VTC
23:04des pêcheurs et d'autres
23:05des infirmiers
23:06des médecins
23:06qui se déplacent
23:07et qui vous disent
23:08ça coûte plus cher
23:09de travailler
23:09que de ne pas travailler
23:11ça coûte plus cher
23:11c'est plus cher
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