00:00– Parce que qu'est-ce que cherche Poutine ? Je connais bien son méthode.
00:03– Vous l'avez pratiqué ?
00:04– Je l'ai pratiqué. Je l'ai pratiqué dans des négociations
00:07et je l'ai pratiqué, là, dans des moments déjà très intenses.
00:10Il ne comprend que le rapport de force.
00:13Si vous êtes faible, il avance.
00:15Si vous mettez un coup d'arrêt, il prend son temps et attend.
00:20Là, qu'est-ce qu'il essaye de faire ?
00:22Nous sommes à la veille d'élections qui ne vont pas avoir lieu simplement en France,
00:25mais en Pologne, en Espagne, en Italie.
00:28Qu'est-ce qu'il essaye de faire ?
00:29de dire qu'il y a un risque de guerre.
00:31Tout ça, c'est des risques de guerre.
00:33Pour que la population européenne se dise,
00:36mais finalement, pourquoi continue-t-on à aider l'Ukraine ?
00:41Pourquoi ne lâche-t-on pas ce bout d'Ukraine à Vladimir Poutine ?
00:45C'est ça qu'il essaye de faire.
00:46Et donc, il essaye de peser sur nos choix en nous faisant peur,
00:50et ça peut fonctionner, et en nous intimidant, ça peut également marcher,
00:55et enfin, en nous testant.
00:57Et donc, ça, c'est un test qui fait tout le jour.
00:58– Oui, mais vous dites, il ne comprend que le rapport de force,
01:01il ne comprend que la force.
01:02On va essayer d'être concret.
01:05Si, là, c'est la Lituanie, la Finlande, etc.,
01:08si la France est visée, qu'est-ce que ça veut dire d'être dans le rapport de force,
01:10et qu'est-ce que ça veut dire de répondre très concrètement à une provocation ?
01:14– Ça veut dire que s'il avançait territorialement, pour l'instant, il ne l'a pas fait,
01:19il faut qu'il sache qu'il aura une réponse commune des Européens,
01:25des Européens seuls, d'ailleurs,
01:27et que s'il viole notre ciel, ce qu'il fait régulièrement,
01:31nous pouvons aussi le faire.
01:34S'il venait à déstabiliser ou à inquiéter tel ou tel pays,
01:39nous aurions aussi la capacité, par nos moyens, de le faire.
01:43Je ne dis pas qu'il faut rentrer dans une escala,
01:45mais il faut montrer que nous pouvons utiliser,
01:47non pas les mêmes moyens que lui, mais des moyens de force,
01:50et notamment tout ce qui est sanctions économiques, qui doivent demeurer.
01:53– Mais vous disiez tout à l'heure que la France et l'Europe étaient spectatrices.
01:58– Elle ne l'a pas été, heureusement, l'Europe par rapport à l'Ukraine.
02:02La France n'a pas été le premier contributeur, loin de là.
02:05Beaucoup de Français pensent qu'on dépense beaucoup sur le fait.
02:07– On parlera du coup de cette guerre.
02:07– Nous sommes les moins dépensiers de ce point de vue.
02:10Mais l'Europe a réagi, et elle a plutôt bien réagi.
02:14– Sous-titrage Société Radio-Canada
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