Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
BFMTV propose un nouveau numéro de son rendez-vous événement "Face à BFM" présenté par Maxime Switek. François Hollande, ancien président de la République, est l'invité spécial de l'émission et fait face aux journalistes de la chaîne dans un contexte politique marqué par la préparation de l'élection présidentielle de 2027.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00– Parce que qu'est-ce que cherche Poutine ? Je connais bien son méthode.
00:03– Vous l'avez pratiqué ?
00:04– Je l'ai pratiqué. Je l'ai pratiqué dans des négociations
00:07et je l'ai pratiqué, là, dans des moments déjà très intenses.
00:10Il ne comprend que le rapport de force.
00:13Si vous êtes faible, il avance.
00:15Si vous mettez un coup d'arrêt, il prend son temps et attend.
00:20Là, qu'est-ce qu'il essaye de faire ?
00:22Nous sommes à la veille d'élections qui ne vont pas avoir lieu simplement en France,
00:25mais en Pologne, en Espagne, en Italie.
00:28Qu'est-ce qu'il essaye de faire ?
00:29de dire qu'il y a un risque de guerre.
00:31Tout ça, c'est des risques de guerre.
00:33Pour que la population européenne se dise,
00:36mais finalement, pourquoi continue-t-on à aider l'Ukraine ?
00:41Pourquoi ne lâche-t-on pas ce bout d'Ukraine à Vladimir Poutine ?
00:45C'est ça qu'il essaye de faire.
00:46Et donc, il essaye de peser sur nos choix en nous faisant peur,
00:50et ça peut fonctionner, et en nous intimidant, ça peut également marcher,
00:55et enfin, en nous testant.
00:57Et donc, ça, c'est un test qui fait tout le jour.
00:58– Oui, mais vous dites, il ne comprend que le rapport de force,
01:01il ne comprend que la force.
01:02On va essayer d'être concret.
01:05Si, là, c'est la Lituanie, la Finlande, etc.,
01:08si la France est visée, qu'est-ce que ça veut dire d'être dans le rapport de force,
01:10et qu'est-ce que ça veut dire de répondre très concrètement à une provocation ?
01:14– Ça veut dire que s'il avançait territorialement, pour l'instant, il ne l'a pas fait,
01:19il faut qu'il sache qu'il aura une réponse commune des Européens,
01:25des Européens seuls, d'ailleurs,
01:27et que s'il viole notre ciel, ce qu'il fait régulièrement,
01:31nous pouvons aussi le faire.
01:34S'il venait à déstabiliser ou à inquiéter tel ou tel pays,
01:39nous aurions aussi la capacité, par nos moyens, de le faire.
01:43Je ne dis pas qu'il faut rentrer dans une escala,
01:45mais il faut montrer que nous pouvons utiliser,
01:47non pas les mêmes moyens que lui, mais des moyens de force,
01:50et notamment tout ce qui est sanctions économiques, qui doivent demeurer.
01:53– Mais vous disiez tout à l'heure que la France et l'Europe étaient spectatrices.
01:58– Elle ne l'a pas été, heureusement, l'Europe par rapport à l'Ukraine.
02:02La France n'a pas été le premier contributeur, loin de là.
02:05Beaucoup de Français pensent qu'on dépense beaucoup sur le fait.
02:07– On parlera du coup de cette guerre.
02:07– Nous sommes les moins dépensiers de ce point de vue.
02:10Mais l'Europe a réagi, et elle a plutôt bien réagi.
02:14– Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations