00:00Je ne suis pas dans une démarche où je supplie qu'on vienne m'appeler et que je sois demain
00:07accompagné jusqu'à l'Elysée.
00:09J'ai quand même eu une certaine lucide idée sur ce que j'avais fait.
00:14Mais si je suis là devant vous, ce n'est pas pour essayer de faire que mon destin s'accomplisse,
00:19il est accompli.
00:21J'ai plus de 70 ans, j'ai été président de la République, je peux profiter autant qu'il est
00:28possible du reste de ma vie.
00:30Pourquoi je suis là ? Parce que je considère que c'est l'élection la plus importante de ces 50
00:34dernières années en France.
00:36Pas simplement parce qu'il y a un risque d'extrême droite, parce que c'est le sort même de
00:40la France qui est en jeu.
00:41Mais vous, on a l'impression que c'est presque sacrificiel, il y a quand même l'envie de ça,
00:45l'envie possiblement d'y retourner.
00:47Mais non, ce n'est pas une affaire d'envie, je n'ai pas une envie d'être président, je
00:50l'ai été.
00:50Ce n'est pas une envie de retrouver les ors du pouvoir, je suis bien au-delà de ça.
00:54C'est de considérer que ma vie ne pourra pas être finalement accomplie si je ne suis pas devant les
01:04Français
01:05dans un exercice de vérité sur ce qu'est cette élection présidentielle.
01:09Parce qu'on va décider pour nous-mêmes, bien sûr, c'est par rapport au pouvoir d'achat, par rapport
01:13aux retraites,
01:14par rapport à la justice sociale, par rapport à l'éducation, à la jeunesse.
01:17Mais c'est plus que ça le vote de l'année prochaine, c'est de savoir si la France va
01:21exister ou pas.
01:22Ce n'est pas rien quand même.
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