00:00Tout le monde s'interroge sur le retour des Gilets jaunes.
00:01Vous qui êtes partout en France, notamment pour les dédicaces de votre livre,
00:05qu'est-ce que vous sentez ?
00:07Est-ce que c'est un fantasme ce retour des Gilets jaunes
00:09ou est-ce qu'il y a quelque chose qui couvre ?
00:10Non, vous savez, en matière de météo sociale, il faut être très prudent.
00:15En matière de météo, je peux vous donner quelques éléments,
00:17mais en matière de météo sociale, c'est vraiment la prudence qui commande.
00:21Mais ce que je ressens, c'est qu'une partie des Français attend l'élection présidentielle.
00:26Mais c'est long l'élection présidentielle.
00:28C'est ce que vous avez dit tout à l'heure.
00:30– 215 jours.
00:30– 215 jours.
00:32Donc, s'ils ont le sentiment que rien ne se produit d'ici l'élection présidentielle,
00:36sans doute qu'il y aura des mouvements.
00:38C'est la responsabilité d'ailleurs des syndicats d'encadrer ces mouvements s'ils doivent exister.
00:43Mais aussi la responsabilité des politiques.
00:45J'entends que certains appellent à faire des manifestations au décort.
00:49– Vous pourriez le faire ?
00:50– Non, parce que le rôle des responsables politiques, des partis politiques,
00:55et a fortiori pour moi qui ai été au sommet de l'État,
01:00c'est de faire que des propositions soient émises,
01:02et que dans le débat parlementaire, il y aura un débat pour le budget,
01:07les solutions possibles, crédibles, puissent être avancées.
01:09– Rien ne vous interdit d'aller manifester ?
01:11– Non mais aujourd'hui, chacun doit être dans son rôle.
01:14Mon rôle n'est pas d'aller manifester, ce serait quand même un curieux…
01:18– Ça pourrait être un signe de soutien.
01:20– Non mais je ne suis pas dans cette démarche, on peut soutenir,
01:24mais ce qu'il faut c'est de trouver des réponses,
01:27ce n'est pas de créer des difficultés.
01:28Vous parlez d'une crise possible, mais il y a deux crises possibles,
01:32d'ici l'élection présidentielle.
01:34Il y a une crise sociale si à un moment, aucune réponse sérieuse n'est apportée
01:40ou aucune compréhension de ce que vivent les Français.
01:42Ça c'est possible.
01:44Même si aujourd'hui, les mouvements sociaux ne sont pas forcément organisés
01:48comme ils l'étaient auparavant.
01:50Mais il y a une deuxième crise qui peut s'ajouter à la première,
01:53c'est la crise financière.
01:54Puisqu'au même temps que les prix, hélas, des carburants et du pétrole augmentent,
02:00il y a les taux d'intérêt qui également augmentent.
02:04Et particulièrement…
02:05– Pour nous.
02:06– Pour nous.
02:06– Sous-titrage Société Radio-Canada
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