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  • il y a 22 minutes
BFMTV propose un nouveau numéro de son rendez-vous événement "Face à BFM" présenté par Maxime Switek. François Hollande, ancien président de la République, est l'invité spécial de l'émission et fait face aux journalistes de la chaîne dans un contexte politique marqué par la préparation de l'élection présidentielle de 2027.

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Transcription
00:00Tout le monde s'interroge sur le retour des Gilets jaunes.
00:01Vous qui êtes partout en France, notamment pour les dédicaces de votre livre,
00:05qu'est-ce que vous sentez ?
00:07Est-ce que c'est un fantasme ce retour des Gilets jaunes
00:09ou est-ce qu'il y a quelque chose qui couvre ?
00:10Non, vous savez, en matière de météo sociale, il faut être très prudent.
00:15En matière de météo, je peux vous donner quelques éléments,
00:17mais en matière de météo sociale, c'est vraiment la prudence qui commande.
00:21Mais ce que je ressens, c'est qu'une partie des Français attend l'élection présidentielle.
00:26Mais c'est long l'élection présidentielle.
00:28C'est ce que vous avez dit tout à l'heure.
00:30– 215 jours.
00:30– 215 jours.
00:32Donc, s'ils ont le sentiment que rien ne se produit d'ici l'élection présidentielle,
00:36sans doute qu'il y aura des mouvements.
00:38C'est la responsabilité d'ailleurs des syndicats d'encadrer ces mouvements s'ils doivent exister.
00:43Mais aussi la responsabilité des politiques.
00:45J'entends que certains appellent à faire des manifestations au décort.
00:49– Vous pourriez le faire ?
00:50– Non, parce que le rôle des responsables politiques, des partis politiques,
00:55et a fortiori pour moi qui ai été au sommet de l'État,
01:00c'est de faire que des propositions soient émises,
01:02et que dans le débat parlementaire, il y aura un débat pour le budget,
01:07les solutions possibles, crédibles, puissent être avancées.
01:09– Rien ne vous interdit d'aller manifester ?
01:11– Non mais aujourd'hui, chacun doit être dans son rôle.
01:14Mon rôle n'est pas d'aller manifester, ce serait quand même un curieux…
01:18– Ça pourrait être un signe de soutien.
01:20– Non mais je ne suis pas dans cette démarche, on peut soutenir,
01:24mais ce qu'il faut c'est de trouver des réponses,
01:27ce n'est pas de créer des difficultés.
01:28Vous parlez d'une crise possible, mais il y a deux crises possibles,
01:32d'ici l'élection présidentielle.
01:34Il y a une crise sociale si à un moment, aucune réponse sérieuse n'est apportée
01:40ou aucune compréhension de ce que vivent les Français.
01:42Ça c'est possible.
01:44Même si aujourd'hui, les mouvements sociaux ne sont pas forcément organisés
01:48comme ils l'étaient auparavant.
01:50Mais il y a une deuxième crise qui peut s'ajouter à la première,
01:53c'est la crise financière.
01:54Puisqu'au même temps que les prix, hélas, des carburants et du pétrole augmentent,
02:00il y a les taux d'intérêt qui également augmentent.
02:04Et particulièrement…
02:05– Pour nous.
02:06– Pour nous.
02:06– Sous-titrage Société Radio-Canada
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