- il y a 5 minutes
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1, le journal de 20h. Avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir à tous, je suis ravi de vous retrouver en ce lundi soir pour votre journal de 20h.
00:10Une demi-heure d'informations et vos rendez-vous quotidiens avec les signatures d'Europe 1.
00:16Aujourd'hui, Vincent Trémolet de Villers, directeur délégué de la rédaction du Figaro,
00:21décrypte la grève en cours à Radio France contre l'arrivée à l'antenne de France Inter du journaliste Charles
00:25Sapin.
00:26C'est aussi le sujet de l'édito de Laurent Tessier qui voit une scène de vie classique dans un
00:30monde qu'il surnomme Bobolande.
00:32Et retour dans l'édito international sur les résultats très serrés des élections législatives en Suède,
00:37les sociodémocrates et le bloc de droite au coude à coude.
00:40Tout d'abord, c'est votre journal et elle a eu un premier jour d'audition dans le cadre de
00:44la commission d'enquête parlementaire
00:46sur les violences dans le périscolaire parisien.
00:48Avant Anne Hidalgo demain et son successeur Emmanuel Grégoire mercredi,
00:51c'est l'ancien ministre de l'éducation Vincent Péillon, socialiste lui aussi,
00:55qui était interrogé tout à l'heure, compte rendu, dès le début de ce journal.
00:59Huit ans après les attentats de Trèbes et Carcassonne,
01:02la compagne et un ami du terroriste rejugés dès aujourd'hui en appel.
01:05Le parquet avait contesté le verdict de première instance jugé trop clément,
01:09récit d'audience dans les prochaines minutes.
01:11Dans ce journal également, la dissuasion nucléaire avancée,
01:15projet d'Emmanuel Macron approuvé aujourd'hui par un dixième pays, la Finlande.
01:19Et puis reportage européen dans l'atelier de l'association SOS Calvaire,
01:23chargée de fabriquer la croix installée derrière le pape,
01:26lors de sa veillée au Stade de France.
01:28Europe 1
01:31Début aujourd'hui des travaux de la commission d'enquête parlementaire
01:35sur les violences dans le périscolaire parisien.
01:37Première journée d'audition au Sénat,
01:39marquée par le témoignage de Vincent Péillon,
01:41ministre de l'éducation nationale au début du quinquennat Hollande.
01:44C'est lui qui avait mené la réforme des rythmes scolaires en 2013.
01:47Cette même réforme qui a poussé la mairie socialiste de la capitale
01:51à recruter davantage d'animateurs,
01:52quitte à revoir les critères à la baisse.
01:54Alexandre Chauveau.
01:55Oui, Vincent Péillon a défendu sa réforme tout en reconnaissant ses limites,
01:59car en modifiant les rythmes scolaires.
02:00L'ancien ministre de l'éducation nationale a considérablement augmenté
02:04la part du périscolaire à l'école
02:05et contraint les collectivités à recruter davantage d'animateurs.
02:08Une filière sans véritable statut ni formation,
02:11hormis le BAFA, est mal rémunérée,
02:13d'où la difficulté pour les collectivités
02:15de recruter du personnel qualifié, concède Vincent Péillon.
02:18On a plutôt baissé, je le reconnais,
02:20à la demande, je le redis, les niveaux d'exigence, vous l'avez vu,
02:23à la fois sur le nombre, le taux d'encadrement
02:28et les diplômes qui permettaient d'encadrer des accueils collectifs
02:32pour amorcer cette réforme.
02:34L'ancien ministre de François Hollande appelle ainsi
02:37à mieux former ses animateurs,
02:38alors que des failles manifestes ont eu lieu
02:40dans le recrutement ces dernières années,
02:42notamment à Paris.
02:43Demain, c'est Anne Hidalgo qui sera auditionnée par les sénateurs,
02:46l'occasion de mettre en lumière l'éventuelle responsabilité politique
02:49de l'ancienne maire de la capitale,
02:51visée par quatre plaintes de familles de victimes
02:53pour non-assistance à personnes en danger,
02:55mais aussi mise en danger de la vie d'autrui
02:57et non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs.
03:00Alexandre Chauveau du service politique d'Europe 1
03:03et l'actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
03:05sera quant à lui auditionné mercredi
03:07par cette commission d'enquête parlementaire
03:09présidée par la sénatrice LR Agnès Evren.
03:11Jean-Luc Mélenchon furieux face à la possible annulation
03:14des résultats des dernières élections municipales
03:17dans deux villes remportées par LFI.
03:19Devant la justice, la rapporteure publique
03:21préconise aujourd'hui de rejouer les scrutins
03:23à Voix-en-Velin et à Vénitieux dans le Rhône
03:25en cause des irrégularités constatées sur d'autres listes
03:29au moment du vote.
03:30Le leader insoumis dénonce des manipulations politiques.
03:32Le tribunal administratif de Lyon rendra sa décision prochainement.
03:36Huit ans après le sacrifice héroïque du colonel Arnaud Beltrame,
03:40le procès en appel des attentats terroristes de Trèbes et Carcassonne
03:43qui ont fait quatre morts s'est ouvert aujourd'hui
03:46devant la cour d'assises spéciales de Paris.
03:48Deux personnes sur le banc des accusés,
03:49la compagne et un ami de l'assaillant
03:51tué le jour de l'attaque.
03:53Jean-Baptiste Marty, vous avez assisté
03:54à la première journée d'audience pour Europe 1.
03:56Un troisième homme devait être jugé,
03:58mais coup de théâtre, il ne s'est pas présenté.
04:00Devant la cour, une chaise vide.
04:02Bagdad Haddaoui, l'un des accusés, est absent.
04:05Le ministère public explique qu'il a fait l'objet d'une OQTF
04:07et a été expulsé du territoire français en octobre 2024 vers le Maroc.
04:12Il ne sera donc pas jugé lors de ce procès.
04:14En revanche, Marine Péquignot, l'ancienne petite amie du terroriste islamiste,
04:18est bien présente.
04:19La présidente retrace son parcours.
04:21Elle se radicalise dès l'âge de 14 ans.
04:23Fiché S, elle avait à l'époque comme projet de se rendre en Syrie
04:26et de se marier religieusement avec un combattant du groupe terroriste HTS.
04:30Les parties civiles attendent beaucoup un de cette jeune femme qui comparaît libre,
04:34comme l'explique maître Mathieu Monfort, avocat de la veuve d'Ardo Beltrame.
04:37Pour ma cliente, les enjeux sont limités à la reconnaissance de la responsabilité de chacun,
04:42à la question de la connaissance du projet terroriste.
04:45On est dans un souci de savoir ce qui s'est passé
04:48et connaître la position des uns et des autres à ce procès.
04:50Condamnée à 5 ans de prison, dont 3 ans ferme en première instance
04:53alors qu'elle encourait une peine de 30 ans,
04:55Marine Péquignot continue de nier en bloc la connaissance du projet terroriste de son ex-compagnon.
05:00Jean-Baptiste Marti à la cour d'assises spéciale de Paris pour Europe 1.
05:04Ce procès en appel des attentats de Trèbes et Carcassonne doit se poursuivre jusqu'au 9 octobre.
05:09Dans le même temps, un ancien djihadiste français est jugé depuis ce matin
05:13pour avoir participé à deux exécutions publiques dans les rangs de Daesh en Syrie en 2015.
05:17Au premier jour d'audience, Ottoman Garrido reconnaît partiellement les faits
05:21mais il souligne qu'il a pris ses distances avec l'idéologie islamiste
05:24depuis son arrestation en Turquie en 2020.
05:26L'accusé en cours, la prison à perpétuité,
05:29les débats doivent se poursuivre jusqu'au 21 septembre.
05:32La Russie et l'Ukraine se sont engagés à ne plus frapper
05:34les infrastructures énergétiques adverses.
05:37C'est ce qu'affirme Donald Trump aujourd'hui.
05:39Selon le président américain, la hausse des prix des carburants dans le monde
05:42est principalement causée par ces bombardements dans l'Est de l'Europe
05:45et non par la guerre au Moyen-Orient.
05:47D'ailleurs, sur le dossier iranien, Donald Trump se dit ce soir ouvert à la discussion.
05:51La guerre en Ukraine qui met l'Europe sous haute tension
05:54et face aux risques d'attaques russes sur son territoire,
05:57la Finlande annonce aujourd'hui sa volonté de rejoindre la dissuasion nucléaire avancée.
06:01Cette initiative portée par Emmanuel Macron depuis mars dernier,
06:05plébiscitée désormais par dix pays du vieux continent.
06:07Qu'est-ce que ce choix implique concrètement pour Helsinki et pour la France ?
06:11William Molinier.
06:12Cela ne veut pas dire que la France va installer dès demain des ogives nucléaires.
06:17En revanche, l'armée finlandaise pourra désormais participer à des exercices français
06:22liés à la dissuasion des exercices de haut niveau stratégique.
06:27Et en cas de crise majeure, des rafales français équipés de charges nucléaires
06:31pourront être temporairement déployés dans des bases finlandaises.
06:35L'objectif est de disperser les forces aériennes stratégiques à travers l'Europe
06:39pour compliquer les calculs d'un adversaire potentiel avec une cible évidente en toile de fond, la Russie.
06:45Il ne s'agit pas pour autant de partager la bombe nucléaire tricolore avec les alliés européens.
06:50La décision ultime de son utilisation restera exclusivement entre les mains du président de la République.
06:57Cette initiative est aussi un moyen pour la France d'apporter un complément au parapluie nucléaire américain de l'OTAN
07:04dans un contexte où les chancelleries européennes s'interrogent de plus en plus sur la pérennité de l'engagement américain.
07:10Les explications de William Molinier pour Europe 1.
07:13Et ce soir, l'Estonie annonce être en discussion avec la France
07:17pour intégrer à son tour la dissuasion nucléaire avancée.
07:20Une bonne nouvelle pour le secteur du tourisme.
07:22Les réservations pour des séjours l'hiver prochain sont jugées à ce stade encourageantes
07:27par le syndicat des entreprises de Tour Operating.
07:30Plus 8% pour la France par rapport à la même période l'année dernière.
07:33L'hexagone qui s'en est bien sorti cet été malgré les incertitudes géopolitiques
07:37avec une hausse du nombre de clients de 5% entre le 1er juillet et la fin août.
07:42Le tourisme en France favorisé également par un événement unique dans les prochains jours.
07:46La visite du pape à la fin du mois de septembre.
07:48Léon XIV sera dans la capitale dès le vendredi 25.
07:52Date d'une veillée au stade de France en présence de 80 000 jeunes catholiques.
07:56Pour l'occasion, une croix de plusieurs mètres de long sera installée derrière le souverain pontife.
08:01Sa fabrication est confiée à l'association SOS Calvaire.
08:05Caroline Baudry s'est rendue dans l'atelier situé près d'Angers pour Europe 1.
08:09Là, je viens de réaliser un cassage d'arête.
08:11Ça va donner du volume à la pièce.
08:13Cette poutre qui deviendra croix fait 5 mètres de long.
08:15Elle est en chaîne massif dans un nuage de poussière de bois.
08:19Louis-Joseph Marchal, chef charpentier, travaille avec ses mains et son cœur.
08:23Il va passer à la télé, il y aura le pape devant, elle sera bénie par le pape.
08:25C'est de la joie parce que personnellement, moi je suis catholique.
08:28C'est quelque chose qui me touche profondément.
08:31Beaucoup de fierté aussi de pouvoir représenter l'association.
08:33Louis Guéry en est le directeur général dans la salle attenante qu'il appelle l'hôpital des sculptures parfois délabrées
08:39du Christ venu de toute la France.
08:41Jonche le sol, l'une d'elles, 200 kilos de fonte entièrement rénovée dans un blanc immaculé, sera clouée sur
08:47la croix.
08:47En fait, c'est une dame qui nous a appelé il y a 3 ans pour nous dire que je
08:51suis en train de déménager la maison de mes parents.
08:53J'ai trouvé ça, je ne sais pas très bien quoi en faire et je me dis que c'est
08:55dommage de jeter Jésus à la poubelle.
08:57Donc ce Christ qui était dans un grenier pendant 50 ans va retrouver une place de choix au stade de
09:02France auprès du pape.
09:04Pour rejoindre l'île de France, la croix voyagera sur le toit du camion de l'association.
09:08Après la veillée avec le pape, elle sera rapportée ici et exposée dans la région.
09:12Le lion d'Angers, Caroline Baudry, Europe 1.
09:1817 ans après sa séparation tonitruante au festival Rock en Seine, le groupe Oasis va faire son grand retour à
09:25Paris.
09:25au stade de France pour deux concerts les 23 et 24 juillet 2027.
09:31Si vous souhaitez prendre votre billet, vous avez jusqu'à jeudi 17h pour vous inscrire évidemment.
09:37Ça doit être complet je pense, non ?
09:38Alors pour l'instant la billetterie est lancée, vous avez peut-être une chance.
09:42Ne désespérez pas tout de suite Marlène Duray.
09:45En tout cas, la météo parce que c'est de ça dont vous venez nous parler quand même ce soir.
09:49C'est vrai, mais ne désespérons pas.
09:51Ne désespérons pas et l'été ne désespère pas puisqu'il n'a pas tout à fait dit son dernier
09:56mot.
09:56Voilà et pour ceux qui aiment l'été, il ne désespère pas puisqu'il fera encore bien chaud demain.
10:01De forte chaleur même et puis du soleil généreux sur une très grande partie du pays.
10:06Alors il y a quelques départements qui seront un peu privés de soleil quand même, il faut le dire.
10:10Ceux qui bordent la Manche entre la Bretagne et le Cotentin dans le Nord-Pas-de-Calais
10:14puisqu'on va se réveiller quand même sous la grisaille ou les brouillards.
10:16Et puis il y a une sorte de front qui viendra là, qui va ramener beaucoup de nuages demain après
10:21-midi,
10:21quelques pluies possibles le long des côtes de la Manche.
10:23Et puis il y a aussi le vent qui va ramener un peu d'humidité sur le littoral aquitain
10:29à partir du bassin d'Arcachon, au sud du bassin d'Arcachon jusqu'au Pays Basque.
10:33Et donc nous aurons droit à un ciel assez chargé.
10:35Mais partout ailleurs, c'est le soleil qui domine, parfois un peu voilé au nord de la Seine.
10:40Et les températures qui seront au rendez-vous, en tout cas si vous aimez les températures estivales,
10:46prévoyez sous le soleil 26 à 33 degrés sur la moitié nord,
10:4930 à 33 dans le sud, jusqu'à 35-36 côté sud-ouest, notamment dans le midi toulousain.
10:55Et sous les nuages, prévoyez moins, 20 à 26 de la Pointe-Bretonne à la Flandre
11:00et autour de 25 sur le littoral sud aquitain.
11:03Mercredi, c'est la chute des températures.
11:05On va perdre souvent 7 à 10 degrés, mais on va retrouver des moyennes de saison.
11:09La chaleur ira se réfugier en Provence-Alpecôte d'Azur et en Corse, avec 27 à 31 degrés.
11:14Nous aurons un petit front qui va traverser le pays.
11:17Et puis, les températures vont rester de saison jusqu'à vendredi inclus.
11:21Et à partir du week-end prochain, les températures vont à nouveau remonter.
11:24Merci beaucoup Marlène Duray.
11:26Restez avec nous sur Europe 1.
11:28Votre journal de 20h se poursuit dans un instant avec l'édito politique de Vincent Trémollet de Villers.
11:33Le directeur délégué de la rédaction du Figaro revient sur ce mouvement de grève assez invraisemblable à Radio France
11:40contre l'arrivée à l'antenne de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles.
11:45A tout de suite.
11:55Merci d'écouter Europe 1 ce lundi soir.
11:58Place maintenant à vos signatures.
11:59Europe 1, celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
12:04Le directeur délégué de la rédaction du Figaro, Vincent Trémollet de Villers,
12:08revient aujourd'hui sur le mouvement de grève absolument invraisemblable
12:11qui est en cours depuis hier à Radio France.
12:14Mobilisation contre la présence à l'antenne de Charles Sapin,
12:17ancien journaliste au Figaro, au Point, désormais numéro 2 de Valeurs Actuelles,
12:21est titulaire d'un édito de 2 minutes 30 le dimanche matin sur France Inter.
12:25Et Vincent, cette grève est soutenue dans une tribune par 300 artistes.
12:30Europe 1, le journal de 20h.
12:33L'événement Dimitri sait que la bêtise est désormais un fait politique.
12:37Michel Desmurgets a écrit La Fabrique du Crétin Digital.
12:40Il est temps de rédiger la suite, La Fabrique du Crétin, politique et médiatique.
12:44Nous sommes face à des gens qui ne réfléchissent plus.
12:48Ils n'ont plus que des impulsions épidermiques.
12:50Ils vivent sur une sorte de playlist d'indignation.
12:53Aucun des grévistes de France Interne ni des pestitionnaires ne sait qui est Charles Sapin.
12:57Aucun d'entre eux n'a jamais lu un de ses articles, ses livres,
13:00parce que oui, c'est un essayiste de talent.
13:01Il est simplement coupable d'être directeur adjoint à Valeurs Actuelles.
13:05Alors il se trouve que j'ai travaillé plusieurs années avec Charles Sapin en Figaro.
13:08C'est un esprit vif, profond, alerte, nuancé, qui n'a qu'une passion, le journalisme.
13:13Le voir transformé en diable médiatique a quelque chose de proprement sidérant.
13:18C'est la preuve d'un dérèglement mental tout à fait préoccupant.
13:21Si Charles Sapin est aujourd'hui considéré comme un danger pour la démocratie,
13:25demain ce sera la courageuse Sophia Aram.
13:28Et après-demain, pourquoi pas Alain Duhamel ou Patrick Cohen ?
13:31Tout cela n'a plus aucun lien avec la réalité.
13:34Nous sommes dans une hallucination collective comme seul le fanatisme idéologique est capable d'en créer.
13:40Il n'y a pas que les syndicats de Radio France, Vincent, qui s'en prennent à Charles Sapin.
13:43Il y a aussi de grandes figures de la littérature, du cinéma, du théâtre.
13:47Et c'est sans doute ce qui est le plus sidérant et pour dire les choses, le plus triste.
13:51Patrice Lecomte, qui signe cette pétition, est notamment le réalisateur de l'inoubliable film Ridicule.
13:57Il sait donc ce qu'est l'esprit de cour et le conformisme moutonnier soumis aux puissances du moment.
14:03Comment peut-il participer à cette affaire alors qu'il a dénoncé cet état d'esprit dans ses films ?
14:09Et Denis Podalides, l'un de nos plus fins connaisseurs et interprètes de Molière.
14:13Comment ne voit-il pas qu'en donnant sa signature contre Charles Sapin, il est à la fois tartuffe et
14:17imprécieux ridicule ?
14:19Il est impossible que leur participation à cette pétition soit le fruit d'une conviction profonde.
14:24Il est à craindre que ce soit un calcul, une prudence, disons le mot, une lâcheté, pour continuer à avoir
14:30la carte dans le monde de la culture.
14:32La carte, vous savez, c'est ce sésame qui vous ouvre à la fois Radio France, Télérama et Le Monde.
14:36Et aujourd'hui, ceux qui peuvent vous retirer la carte, ce n'est plus la gauche intellectuelle des années Mitterrand,
14:41mais c'est la France insoumise.
14:42Jean-Luc Mélenchon a fait trois tweets contre Charles Sapin.
14:45Il a lancé les hostilités avec la direction de Radio France et ce sont ses troupes qui, maintenant, celles qui
14:51peuplent la radio publique, mènent la bataille.
14:53Ça va durer jusqu'au second tour de la présidentielle et même après, si le patron des insoumis n'est
14:57pas élu.
14:58Alors Jean-Luc Mélenchon se présente pourtant comme persécuté par les médias.
15:01Oui, à la fête de l'Humanité, samedi, Jean-Luc Mélenchon a commencé son discours en faisant applaudir, je le
15:06cite,
15:06les résistants qui s'expriment dans l'audiovisuel public et privé contre l'infiltration de l'extrême droite.
15:11Il a ensuite fait huer sans les nommer Charles Sapin, Eugénie Basté et Guillaume Erner, le patron de la matinale
15:16de France Culture,
15:17avant de faire ovationner Adèle Haenel.
15:20Une semaine plus tôt, elle et fils en est pris frontalement à BFM, tandis que les syndicats mettaient en accusation
15:24Sonia Mabrouk.
15:25Il est malin Mélenchon, il pointe le doigt sur les quelques éditorialistes centristes de l'audiovisuel public et privé
15:30pour faire oublier les soutiens décisifs qu'il a dans le personnel médiatique.
15:34Un Charles Sapin ne doit pas cacher la forêt de journalistes radicalement de gauche
15:39qui prétendent faire la loi à Radio France, à France Télé et dans beaucoup d'autres rédactions.
15:44Leur dialectique est très simple, ils sont l'information et tout ce qui n'est pas eux a sombré dans
15:49l'opinion.
15:50En cette rentrée, à force de paressé et de grandiloquence, ils ont surtout sombré dans le ridicule.
15:59Vincent Trémolet de Villers, l'édito politique avec nos amis du Figaro tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
16:06Cette grève à Radio France contre le pluralisme, c'est aussi le sujet de votre édito Laurent Tessier.
16:11Laurent, à vos yeux, ce mouvement social et la tribune des 300 artistes qui l'accompagnent,
16:16c'est typique d'un monde à part déconnecté d'une autre et qu'on appelle Bobolande.
16:21Mesdames, Messieurs, 300 personnalités se soulèvent et protestent dans une tribune
16:25contre la présence d'un seul homme sur l'antenne de France Inter le dimanche à 7h40
16:29et pour seulement 2 minutes 30, Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles.
16:35Josiane Balasco, Julie Gaillet, Bruno Solo, Lio, Lilian Thuram, Corine Maciero, Yann-Arthus-Bertrand,
16:41Patrice Lecomte sont contre, bienvenue à Bobolande.
16:46À Bobolande, la liberté d'expression est à géométrie variable.
16:49Vous n'avez pas le même avis, vous n'êtes pas le bienvenu et même, je n'irai pas chez
16:53vous.
16:53Un peu comme l'acteur Bruno Solo pour Europe 1 et CNews, le mépris pour vous qui nous écoutez,
16:57il était sur le Figaro TV l'an dernier.
16:59Est-ce que ça vous arrive de boycotter certains médias, comme par exemple Europe 1 qui a parti en groupe
17:03Bolloré ?
17:04Oui, je ne vais pas vous mentir, ça ne concerne que moi.
17:07Je n'ai pas nécessairement envie de me retrouver avec des gens pour lesquels je n'ai pas nécessairement de
17:11sympathie.
17:12À Bobolande, on adore être dans le déni.
17:14Lilian Thuram, que j'ai adoré lorsqu'il était défenseur de l'équipe de France de football,
17:17qui nous a fait rêver en 1998, mais sur le terrain des idées, il vit dans le déni du racisme
17:22anti-blanc.
17:22Par exemple, en France, il y a beaucoup de gens qui vont dire oui, oui, quand même, il y a
17:27quand même du racisme anti-blanc.
17:29Mais en fait, c'est parce que ces gens-là voudraient se rassurer.
17:33Ils ne veulent pas être confrontés à leur propre racisme.
17:36À Bobolande, on sait se mobiliser, lancer des grandes tribunes d'artistes, de sportifs, d'intellectuels,
17:41contre le même parti, le RN.
17:43À Bobolande, on adore prendre la parole lors de cérémonies pour se faire applaudir par son milieu, l'entre-soi.
17:48On adore prendre une voix grave et de préférence sur le service public avec notre argent,
17:51comme lors de la cérémonie des Molières.
17:53En mai, sur France 2, l'actrice Josiane Balasco était montée sur scène.
17:56C'est une tribune comme une autre et maintenant, on ne sait pas où on va,
18:00mais les tribunes, il n'y en aura peut-être pas forcément beaucoup.
18:02En clair, si certains arrivent au pouvoir, on n'aura plus de tribunes.
18:05Mais où sont tous ces artistes, ces personnalités pour soutenir, par exemple, la famille d'Étienne,
18:1031 ans tabassé à mort par un OQTF soudanais, ne sont pas là.
18:13La petite caste de personnalités du service public,
18:15mais ils se mobilisent contre le journaliste Charles Sapin.
18:18Écoutez, c'est élu CGT du Conseil d'administration de Radio France.
18:21Ce n'est pas nous qui sommes seuls.
18:23Ce n'est pas nous qui serions un ramassis de gauchistes qui réagissent comme d'habitude à ce qui se
18:27passe.
18:28Ils ont contre eux un large front de gens qui sont choqués par cette décision.
18:31Large front, je m'attendais à une foule immense hier devant la maison de la radio.
18:37Il y avait un peu de musique, un petit concert que vous entendez, quelques dizaines de personnes.
18:42La pétition n'est même pas à 8000 signatures,
18:44mais voilà aujourd'hui, des salariés de France Inter font grève contre le pluralisme sur leur antenne en quelque sorte.
18:49Nous ne sommes que le lundi 14 septembre, ce n'est que le début de la bataille culturelle.
18:53Europe 1, le journal de 20h.
18:56Maël Sani.
18:56L'édito de Laurent Tessier tous les matins à 6h15 et 7h20 sur Europe 1.
19:02Direction la Suède à présent dans l'édito international de Vincent Hervouet.
19:06Le royaume scandinave où le suspense est total.
19:09Au lendemain des élections législatives, le bloc social-démocrate et l'alliance de la droite et des nationalistes
19:15font pratiquement jeu égal, se disant prêts à gouverner, Vincent.
19:19Oui, les Suédois se sont couchés en pensant que les sociaux-démocrates,
19:22le vieux parti qui a régné sur le pays pendant près d'un siècle,
19:25étaient revenus au pouvoir dans leurs meubles puisqu'ils ont régné sans interruption.
19:30La Suède, c'est la vitrine de la social-démocratie, sa terre promise.
19:35Et sa chef, Magdalena Andresson, l'incarnation du bien,
19:40elle a déjà été la première première ministre femme du royaume,
19:44mais elle n'a gouverné que quelques mois.
19:47Et au fil de la nuit, l'avance du parti a fondu comme neige au soleil.
19:51Au réveil, le parti est en tête avec 28% des voix,
19:54mais il fait le plus mauvais score de son histoire
19:57et les Suédois découvrent que rien n'est réglé.
19:59En théorie, la gauche rassemble 175 sièges contre 174 à droite.
20:06La proportionnelle intégrale favorisant l'émiettement des voix
20:08et la prolifération des partis, le pouvoir reviendra en fait
20:11à ceux qui seront le mieux négociés avec les centristes
20:15et ça peut prendre des semaines.
20:17Alors, la droite ultra, le parti des démocrates de Suède,
20:20lui aussi est en recul, hein ?
20:21Eh bien, c'est la première fois depuis 15 ans.
20:23Il était arrivé en tête à droite en 2022 avec 20,5% des voix.
20:28Il en a perdu quelques pourcentages et ça fait toute la différence.
20:32Il est coiffé au poteau par le parti des modérés.
20:34C'est son nom, ce sont les conservateurs.
20:37Il y a quatre ans, avec les libéraux et les chrétiens démocrates,
20:40la droite traditionnelle avait scellé un accord avec les ultras,
20:44les démocrates de Suède jadis pestiférés.
20:47L'accord a été respecté à la lettre.
20:50Pendant quatre ans, l'équipe au pouvoir a verrouillé la politique migratoire.
20:54C'est aujourd'hui l'une des plus restrictives d'Europe pour les réfugiés.
20:57Le nombre des demandes d'asile s'est effondré.
21:01Il n'y en a jamais eu aussi peu depuis 40 ans.
21:03Ensuite, la politique pénale a été revue de fond en comble.
21:07La responsabilité pénale a baissé à l'âge de 13 ans.
21:10La loi Vaudel impose une conduite irréprochable pour conserver un titre de séjour.
21:16Alors ça ne fait pas de tous les étrangers de bon père de famille,
21:18mais c'est une arme efficace pour décimer les gangs de banlieue.
21:22Et le résultat est là.
21:23Il y avait une fusillade par jour en Suède il y a quatre ans.
21:26Il n'y en a plus qu'une par semaine.
21:28Bon et si ça marchait si bien, pourquoi cette union des droites a-t-elle été battue hier ?
21:31Eh bien on peut dire que les victimes de son succès.
21:34Il y a quatre ans, l'insécurité et l'immigration créaient une situation d'urgence.
21:38Aujourd'hui, la crise semble résorber.
21:40Et la tension est ailleurs.
21:41Le coût de la ville, le taux de chômage,
21:43la qualité des services publics dans la santé, l'éducation.
21:46Une partie des Suédois qui avait voté à droite toutes est revenue à la maison,
21:50c'est-à-dire au parti social-démocrate qui prétend être le garant de l'état-providence.
21:55Et le mouvement s'est fait d'autant plus facilement
21:58que ce parti n'a pas l'intention de remettre en cause
22:02les mesures efficaces prises par la droite depuis quatre ans.
22:05Cette gauche suédoise avait été la première d'ailleurs à se durcir la politique migratoire
22:10après avoir laissé entrer 240 000 demandeurs d'asile en 2015
22:14et avoir mesuré son erreur.
22:17Ça n'explique pas pour autant l'échec des démocrates de Suède, Vincent.
22:20Ils sont sans doute allés trop loin trop vite.
22:22En début d'année, des lycéens arrivés mineurs avec leurs familles réfugiées
22:26se sont vus retirer leur titre de séjour au prétexte qu'ils étaient désormais majeurs.
22:32Ces histoires individuelles montées en épingle par les médias ont retourné l'opinion.
22:36Et puis, les démocrates de Suède n'allaient pas se contenter de rester quatre ans de plus
22:40à faire de la figuration.
22:42Ils réclamaient une douzaine de ministères, dont celui de l'immigration.
22:46Ils ont ainsi offert à la gauche le thème de campagne qu'elles préfèrent.
22:51Barrer la route aux ultras.
22:53Refuser aux populistes qui puent des pieds leur brevet d'honorabilité.
22:58Une obscure affaire de lien avec les milieux pro-russes
23:01a permis enfin de relancer la machine à diaboliser de ça tout en fin de campagne.
23:07L'éditeur international de Vincent Hervouet tous les matins à 7h40 sur Europe 1.
23:12Très belle soirée à l'écoute de votre radio.
23:14Dans un instant, c'est le journal permanent suivi de La France Bouge avec Elisabeth Assayag.
Commentaires