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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:01Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:05Toujours avec Joseph Massé-Scaron, Jean-Michel Salvatore, le député RN Julien Audoul.
00:10Est-ce que vous allez censurer le budget ?
00:12C'est une bonne question, à laquelle je n'ai pas encore la réponse,
00:15puisque nous attendons de voir le budget du gouvernement.
00:17Oui, mais vous avez quand même quelques indications.
00:19Hier, par exemple, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou,
00:23qui était l'invité du grand rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos,
00:27sur la désindexation des retraites ou la suppression de l'abattement fiscal
00:33de 10% pour frais professionnels.
00:35En gros, quand on lui pose la question de savoir si vous êtes pour l'un ou pour l'autre,
00:38il est tenté de dire, pourquoi pas les deux ?
00:40Ah non, mais les premiers signaux que nous entendons sont détestables.
00:44Et les économies de 6 milliards d'euros avancées par M. Amiel.
00:49Et nous inquiète, puisque ce ne sont pas aux retraités
00:52à payer les mauvais choix du gouvernement et les 10 années de macronisme.
00:56Je pense que tout le monde a compris que M. Macron, M. Lecornu
01:01et sa joyeuse équipe n'étaient en rien des Mozart de la finance,
01:04qu'ils avaient cramé la caisse.
01:06Et ils veulent faire compenser, finalement, leur incompétence.
01:09Ils veulent, finalement, infliger aux retraités une punition supplémentaire
01:14parce qu'ils n'ont pas fait les choix nécessaires.
01:16Les choix nécessaires, c'est évidemment de mettre bon ordre dans la dépense publique,
01:19c'est de rétablir de l'ordre, notamment dans ce budget de l'État qui est faramineux.
01:25Le train de vie de l'État, aujourd'hui, mérite d'être revu de fond en comble.
01:30Le coût de l'immigration, qui nous coûte un pognon de dingue depuis des années,
01:33la fraude sociale, les contributions de l'Union Européenne,
01:35on est un État extrêmement riche, dont les Français ne voient plus les bénéfices de cette richesse.
01:40Donc il faut d'abord que l'État fasse ces efforts-là,
01:43avant d'infliger des punitions aux autres.
01:45Et il faut que l'État montre qu'il fait des efforts,
01:48c'est en substance ce que disait ce matin sur Europe 1,
01:51Benoît Perrin, le directeur de Contribuables associés.
01:54On avait déjà, pour ce budget 2027, une marche qui était assez haute
01:57pour atteindre les 5% de déficit.
01:59Et là, maintenant, la marche est encore plus haute.
02:01Et c'est vrai que je pense que ce qu'attendent les Français en grande partie,
02:05ils sont bien conscients qu'il y a des efforts à faire.
02:07Mais ces efforts, je crois, seront acceptés à partir du moment
02:10où des dépenses assez importantes sont justement combattues.
02:15Typiquement, les frais de fonctionnement de l'État,
02:16typiquement la lutte contre la fraude.
02:18Je dis juste qu'avant de demander des efforts aux gens,
02:21il faut, je crois, que l'État lui-même montre qu'il fait des efforts.
02:24Mais après, on a des informations contradictoires.
02:26Par exemple, vous vous dites que l'argent lié à l'immigration
02:29peut dégager 40 milliards.
02:31D'autres études montrent que c'est plutôt 6 milliards.
02:35Donc, les Français ne comprennent pas.
02:37Ils ne vont pas non plus prendre le temps.
02:39Vous savez très bien, puisque vous êtes sur le terrain,
02:43comment fonctionnent les Français.
02:44Ils vont faire 20, 30, 40 euros de plein
02:47parce qu'ils n'ont pas plus.
02:49Ils se serrent la ceinture.
02:50Ils essayent de faire vivre une famille.
02:52Ils essayent de bosser et ne pas se faire virer.
02:54Donc, en plus, si on leur dit,
02:55tiens, va voir dans les propositions et qui a raison, qui a tort,
02:57c'est compliqué.
02:58Il y a un manque de clarté,
03:00à la fois sur le budget et sur les économies qu'on peut faire.
03:02Les Français ont très bien compris
03:04que l'État gaspillait énormément.
03:06Ils ont très bien compris
03:07qu'ils payaient des impôts
03:09pour entretenir la fraude.
03:11Ils payaient des impôts
03:12pour entretenir une immigration de peuplement.
03:15La fraude fiscale, quand même,
03:16ils ont dégagé pas mal d'économies.
03:17La fraude sociale.
03:19Il y a beaucoup d'argent à récupérer.
03:21C'est au bas mot, 50 milliards d'euros par an
03:24à récupérer avec cette fraude sociale,
03:25selon les derniers rapports parlementaires.
03:27Et là, c'est les fausses cartes vitales.
03:29Exactement, exactement.
03:30Les abus divers et variés.
03:32Et aujourd'hui,
03:34le véritable souci,
03:36c'est que les Français
03:37ne savent plus pour qui et pourquoi ils payent.
03:40Ils payent tous les jours.
03:41Ils mettent de l'argent dans le pot.
03:44Le panier est percé.
03:46Et il faut évidemment que l'État
03:48mette bon ordre dans ses dépenses,
03:50dans son budget,
03:51et arrête de dépenser
03:52à tort et à travers l'argent des Français.
03:54Jean-Michel Salvatore.
03:55Pour 2027, il faut en gros trouver 30 milliards d'économies.
04:00Vous, quelles sont les idées que vous avez,
04:02les idées opérationnelles
04:03qui peuvent rapporter rapidement,
04:05qui peuvent permettre de faire ces économies rapidement ?
04:07Parce que dans tout ce que vous proposez,
04:09il y a des choses qui peuvent effectivement
04:11permettre de faire des économies,
04:12mais ça sera forcément très long.
04:13Par exemple, supprimer les agences de l'État
04:16qui ne servent à rien,
04:17évidemment que ça peut permettre de faire des économies,
04:19mais pas immédiatement.
04:20De même sur l'immigration,
04:21de même sur la fraude sociale.
04:22Donc vous, qu'est-ce que vous proposez
04:24de rapidement opérationnel
04:25pour faire des économies
04:27et pour trouver ces 30 milliards ?
04:28Je rappelle que dans votre contre-budget,
04:30le chiffre avancé est celui de 36 milliards d'euros.
04:33Une mesure concrète et rapide
04:36et qui va parler, je pense, à plein de gens.
04:39Nous souhaitons conditionner
04:41le versement des prestations sociales non contributives
04:45aux étrangers qui ont cotisé pendant 5 ans.
04:48C'est une mesure de justice sociale,
04:50c'est-à-dire que les étrangers qui en France
04:51ne travaillent pas,
04:53qui sont au crochet finalement
04:55de l'État-providence,
04:57ces étrangers ne bénéficieraient plus
05:00des prestations sociales non contribuées.
05:01Il suffit d'une loi pour le faire, ça ?
05:02Évidemment, il faut encore une fois que...
05:05Vous savez, le projet de redressement national
05:07de Marine Le Pen, Jordan Bardella,
05:09c'est un tout.
05:10Ça passe effectivement par un contrôle de l'immigration,
05:13ça passe par un contrôle de nos comptes publics,
05:16ça passe par un rétablissement aussi
05:18d'une clarté budgétaire,
05:20d'une vision budgétaire que nous n'avons plus
05:22depuis 10 ans finalement.
05:23Qu'est-ce qu'on fait de l'argent public ?
05:25Quels sont les grands choix stratégiques ?
05:26La relance de la croissance,
05:28le logement, peut-être qu'on y reviendra,
05:30qui est l'un des axes majeurs
05:32de ce début de campagne de Marine Le Pen.
05:35Donc, il y a des marges de manœuvre.
05:37Mais c'est vrai qu'on a été habitués
05:38depuis très longtemps
05:38au discours de l'impuissance.
05:40On ne peut rien faire,
05:41c'est trop difficile,
05:42l'Union Européenne nous interdit,
05:44ça ne pourra pas se faire, etc.
05:46On peut le faire.
05:47Oui, vous le faites,
05:48mais après,
05:48à entendre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
05:50c'est à coup de référendum
05:52ou de réformes constitutionnelles.
05:54C'est-à-dire qu'il faut sortir
05:55la grande artérie à chaque fois
05:56pour pouvoir arriver à ses fins.
05:58Il faut sortir la démocratie, tout simplement.
05:59Oui, non mais...
06:00Il faut renouer avec une vision
06:03et un état d'esprit gaulien.
06:04Dans le cas précis que vous venez de citer,
06:06est-ce qu'évidemment la seule solution
06:07c'est le référendum ?
06:08Nous sommes d'accord.
06:09Parce que sinon ce sera pris
06:10comme une mesure discriminatoire.
06:11Oui, non mais le référendum
06:13fait partie des outils indispensables
06:15pour renouer ce lien démocratique
06:17entre la chose publique
06:19et nos compatriotes.
06:20Voilà, donc ça...
06:20Je comprends très bien.
06:21effectivement,
06:22sur les grands choix,
06:23sur le cas que vous venez précisément...
06:25Il ne faudra pas en abuser
06:26parce qu'on ne sera plus
06:26dans une démocratie représentative
06:29comme...
06:29Enfin, je veux dire,
06:30on n'est pas dans le canton d'Apenzel
06:31où on vôte encore à Malé.
06:32Je pense que
06:33trop de référendum
06:34n'est jamais un problème.
06:36Il y aura à la fois
06:37des référendums classiques
06:40où c'est la présidente de la République
06:42qui posera une question
06:43sur un texte de loi
06:44aux Français
06:45et puis nous souhaitons
06:46instaurer le référendum
06:47d'initiative citoyenne
06:48parce qu'à partir
06:49d'un certain nombre de signatures,
06:50500 000
06:51où il faudra déterminer le seuil,
06:53les Français pourront déclencher
06:55eux-mêmes
06:56un référendum
06:57sur le sujet de leur choix.
06:58Donc dans le cas
06:58que vous venez de citer
06:59en réponse
07:00à Jean-Michel Salvatore,
07:01ce sera...
07:02ce passera par référendum ?
07:03Tout à fait.
07:04D'accord.
07:05Nous souhaitons effectivement
07:06que sur les sujets
07:07qui concernent l'immigration,
07:09la reprise en main
07:11du contrôle de l'immigration,
07:13la priorité nationale,
07:14le code de la nationalité,
07:16qu'est-ce que c'est
07:17qu'être étranger,
07:18qu'est-ce que c'est
07:18qu'être français,
07:19quels sont les droits
07:20et les devoirs
07:21que les Français
07:21puissent enfin s'exprimer.
07:23C'est un sujet central.
07:24Marine Le Pen
07:24a fait sa rentrée
07:25sur le logement,
07:26vous l'avez dit.
07:27Je crois me souvenir
07:27dans son discours
07:28qu'elle disait
07:28que 11% seulement
07:29des logements sociaux
07:30étaient attribués
07:31à des personnes
07:32de nationalité française.
07:34Comment est-ce que
07:35vous avez vécu
07:37le jour d'après,
07:38c'est-à-dire aujourd'hui,
07:39lorsque d'abord
07:41la priorité pour les Français
07:43dans le narratif
07:44a été transformée
07:44en préférence nationale
07:46ou en priorité nationale ?
07:48Les mots ont un sens,
07:48Julien.
07:49Tout à fait.
07:49Effectivement.
07:51Préférence nationale,
07:51c'était avant.
07:52C'était la gauche.
07:54La préférence nationale,
07:55c'est le front populaire.
07:56C'est Marx d'Ormois,
07:58ministre socialiste
07:59de l'Intérieur
08:00en 1937,
08:01qui, pour protéger
08:03le marché de l'emploi,
08:04a souhaité l'interdire
08:06aux étrangers.
08:07C'est Salangro,
08:09c'est la loi aériaux.
08:12Plus près de nous,
08:14pardon d'avoir un peu de mémoire,
08:15c'était théorisé
08:16par Jean-Yves Le Gallou.
08:17Comme vous savez,
08:18il avait même fait un livre
08:18sur la préférence nationale.
08:19Voilà.
08:20Sur ce sujet.
08:20Et Jean-Marie Le Pen.
08:21Bien évidemment,
08:22bien sûr,
08:22à partir du travail de Jean-Marie Le Pen.
08:26Et en fait,
08:27depuis à peu près 2000,
08:30je ne veux pas dire de bêtises,
08:312020,
08:322021,
08:32en effet,
08:33on voit qu'il y a une différence
08:35entre aujourd'hui,
08:36les mots priorité nationale
08:38ont pris la place
08:38de préférence nationale.
08:39Alors concrètement,
08:40quelle est la différence ?
08:41Si vous avez changé,
08:42c'est qu'il y a une différence.
08:43Quelle est la différence pour vous
08:43entre préférence nationale
08:44et priorité nationale ?
08:46C'est juste une différence
08:47sémantique.
08:48On a remarqué,
08:49merci monsieur Le Pen.
08:50Mais pourquoi ce changement
08:53de mots ?
08:55Pourquoi ?
08:55La priorité nationale,
08:57ça ne veut pas dire
08:58qu'on exclue les étrangers.
08:59C'est qu'on considère
09:00que les Français,
09:01dans leur propre pays,
09:02doivent être les premiers servis.
09:03Si on prend l'exemple
09:04du logement social,
09:06effectivement,
09:06où il y a une surgrante
09:07préoccupation des étrangers...
09:08Le mot préférence
09:09a exactement le même sens.
09:10Oui, non mais très bien.
09:11Et je suis pas des taquins.
09:12La question,
09:13c'est pourquoi
09:13est-ce qu'on a pris priorité ?
09:15Mais parce que
09:15la priorité,
09:17ça veut bien dire
09:17ce que ça veut dire.
09:18Ça veut dire que
09:18à dossier égal,
09:20celui qui sera priorisé
09:21sera le citoyen français.
09:23Nous souhaitons renouer
09:24avec une fierté française.
09:25La fierté française,
09:26la fierté d'être français,
09:27ça passe aussi
09:28par des privilèges
09:29d'être français.
09:29Aujourd'hui,
09:30il n'y a plus de privilèges
09:30d'être français.
09:31On se fait agresser,
09:32on se fait insulter,
09:33on se fait conspuer,
09:35on a visiblement
09:37beaucoup moins de droits
09:37que les étrangers
09:38dans bon nombre de domaines.
09:40Donc aujourd'hui,
09:40nous souhaitons
09:41que pour le logement notamment,
09:42et le logement social
09:43qui est une aide sociale,
09:44les français soient
09:45les premiers servis.
09:46Donc c'est pour ça
09:47qu'on n'exclut pas,
09:48comme ça a pu être dit
09:48de manière assez bête
09:49et méchante
09:50par les camarades de gauche,
09:52si je puis dire,
09:53on n'exclut pas les étrangers.
09:55C'est juste qu'on priorise
09:56les français.
09:57C'est simple.
09:59Joseph Massesca.
10:00Il y a aussi un point,
10:02pardon,
10:02je reviens sur les mots,
10:04puisque les mots
10:04quand même de l'importance,
10:05parce que le seul élément
10:07qui est vraiment différent
10:08avec la préférence nationale,
10:09c'est que lorsque
10:09il était question
10:10de préférence nationale,
10:11y compris employée
10:12par le Front National
10:13de l'époque,
10:14il était question aussi
10:15de préférence nationale
10:16par rapport au commerce extérieur
10:17et par rapport
10:19à l'économie française.
10:20Et ça, apparemment,
10:20ça a disparu.
10:21Merci beaucoup,
10:22Julien Audoul.
10:23Merci.
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