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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00On va revenir sur l'un des grands sujets de préoccupation.
00:05Qui va devoir mettre la main à la poche ?
00:06A priori, ce sont notamment les retraités.
00:10La piste se précise.
00:11Le Premier ministre veut boucler le budget, les choses s'accélèrent.
00:14Il veut lancer une concertation des groupes politiques sur la question.
00:17À la clé, 6 milliards d'euros d'économies.
00:19Je vous propose d'écouter la réaction d'Olivier Fort tout à l'heure sur BFM TV.
00:23Au-dessus de 4 000 euros, je pense qu'il y a des marges à trouver.
00:27Mais pour le reste, je considère qu'on est en train d'expliquer aux gens
00:32qu'ils vont devoir se faire racketter,
00:35faire contribuer un retraité qui gagne 1 500 ou 2 000 euros.
00:39Et donc, quand on considère que désormais,
00:41on ne pourrait pas continuer à financer nos retraites,
00:44parce que le délai sur les retraites va revenir inévitablement.
00:47Mais moi, je considère qu'il y a là une forme, même y compris d'indécence.
00:51C'est du racket, dit Olivier Fort, de demander aux retraités de contribuer.
00:56Est-ce que vous êtes sur la même ligne ?
00:58Alors, on ne peut pas parler des retraités en général.
01:00Vous voulez que je vous parle des retraites des femmes ?
01:03Les retraités, ça ne veut rien dire.
01:05C'est des niveaux de...
01:06Lui, il dit qu'au-dessous de 4 000 euros, c'est du racket.
01:09Il donne cette échelle-là.
01:10On ne sait pas si ça parle de brutismec.
01:13Franchement, je n'attends pas grand-chose du débat budgétaire de cette année.
01:16C'est un débat budgétaire qui va être totalement dominé
01:19par les propositions des uns et des autres sur l'élection présidentielle.
01:22qui va être dans la surenchère de plus de dépenses, plus de recettes pour les uns
01:31et moins de dépenses, moins de recettes pour les autres.
01:34Donc, ce n'est pas un débat dans le budget, j'espère qu'il aura lieu à l'élection présidentielle,
01:39qui va nous permettre d'affronter quelques sujets qui sont quand même majeurs,
01:42qui sont celui à la fois du financement de la protection sociale,
01:46bien entendu, du financement des retraites.
01:48Et je pense que tous ceux qui vous racontent qu'il n'y a pas de sujet,
01:50que tout ça, c'est du fantasme de libéraux, mentent aux Français,
01:57et le savent, et le savent en plus.
01:59Donc, ces débats-là, on les aura à l'élection présidentielle.
02:02Je n'attends pas grand-chose de bien du débat budgétaire
02:06pour préparer l'avenir dans un pays qui n'y a jamais autant qu'aujourd'hui
02:10eu besoin de préparer l'avenir sur ce qui sont ses fondamentaux.
02:13Sauf qu'il y a urgence, non, à trouver des économies.
02:16Là, ce serait une manne de 6 milliards d'euros.
02:18Et dans le détail, il explique, voilà, on va devoir faire des efforts.
02:23Les retraités vont devoir faire des efforts.
02:24C'est soit l'abattement fiscal de 10%, soit l'indexation des retraites.
02:29Il n'y aura pas les deux.
02:30Il n'y a plus de gras.
02:31Enfin, je pense que là, le gouvernement pose bien les termes du débat.
02:34Tout le monde doit faire des efforts.
02:36Les actifs, donc ceux qui travaillent, et aussi les inactifs.
02:41Et donc là, il y a deux solutions qui sont proposées
02:43qui n'ont pas du tout la même signification d'un point de vue social.
02:46Le gel des pensions, ça, ça concerne tout le monde,
02:49y compris les petites retraites, donc les retraités modestes.
02:52Donc peut-être qu'ils décideront d'exclure les retraités modestes,
02:54ce qui fera une mesure peut-être plus juste d'un point de vue social.
02:57En revanche, l'abattement de 10% sur l'impôt sur le revenu pour les retraités,
03:02ça, il va bénéficier simplement aux retraités les plus riches
03:04parce qu'il n'y a que les retraités les plus riches
03:07qui payent l'impôt sur le revenu.
03:09Donc ça, c'est une mesure plus redistributive.
03:11Honnêtement, qui peut comprendre encore aujourd'hui
03:13que des gens qui soient des retraités
03:14touchent un abattement de 10% pour frais professionnels ?
03:18Ça n'a juste aucun sens.
03:20Et donc c'est quelque chose qui aurait dû être corrigé depuis très longtemps.
03:22Si ça permet de faire des économies
03:25et donc les efforts nécessaires de redistribution,
03:27tout le monde doit contribuer, les retraités comme les actifs.
03:29Yann Carayon, là-dessus, sur cette question,
03:32notamment de retirer cet abattement fiscal de 10%
03:35qui, selon Gaspard Gondierne, sert à grand-chose.
03:38Est-ce que finalement, ce n'est pas logique ?
03:40Je ne suis pas aussi catégorique
03:41parce que cet abattement, il profite à qui ?
03:42Aux retraités qui n'ont pas suffisamment de moyens
03:45parce que leur retraite, souvent, elle est misérable
03:47de vivre avec juste cette retraite.
03:48Et donc ils sont obligés de cumuler avec un emploi.
03:52Il ne faut pas croire que les gens qui continuent à travailler
03:54à un moment de la retraite,
03:55ils font ça parce qu'ils ont 10 000 euros de retraite par mois.
03:57Ce n'est pas vrai.
03:58Ils font ça parce que juste,
03:59ils n'ont pas les moyens de vivre 10 000 euros.
04:00La question des petites retraites,
04:02c'est quand même une question qui est fondamentale.
04:03Ça cumule tous les retraités, excusez-moi.
04:05L'abattement de la retraite.
04:08Oui, non, les petits retraités ne payent pas d'impôts sur le revenu.
04:10Ça dépend, Gaspard.
04:12Très peu.
04:13Une retraitée qui a élevé des enfants,
04:16qui est seule et qui a 2100 euros de retraite,
04:18elle paye des impôts.
04:19Elle paye des impôts.
04:21Est-ce qu'on pense que c'est une grosse retraite ?
04:23On est proche de la médiane de la rémunération en France.
04:25De toute façon, ce n'est pas beaucoup d'argent,
04:28mais en réalité, la plupart des Français gagnent ça aujourd'hui.
04:32Il y a un truc qui, philosophiquement, me gêne.
04:35Évidemment, je ne suis pas favorable
04:36parce qu'on demande des efforts aux gens qui gagnent très peu d'argent.
04:38Mais ce qui me choque et ce qui me gêne
04:40d'un point de vue du contrat social,
04:42c'est que les actifs gagnent moins bien
04:45que les inactifs et les retraités.
04:46Je pense qu'on ne peut pas construire une société
04:48dans laquelle les retraités gagnent mieux leur vie
04:51que les gens qui travaillent.
04:52Ce n'est pas possible.
04:53Sur cette philosophie, donc,
04:54dans ce contexte-là,
04:56d'une aide transgénérationnelle,
04:57Stanislas Rigo,
04:58que les retraités soient mises à contribuer.
05:00Je vais surprendre pas mal de gens en plateau,
05:01mais je suis plutôt d'accord
05:02avec la fin du propos de M. Glanzer
05:03et avec le propos de Mme Rossignol
05:05sur c'était l'attente du budget.
05:06Moi non plus,
05:07j'attends honnêtement pas beaucoup de choses
05:08de ce budget.
05:09Je crois qu'il sera en plus
05:10accessoirement médiatiquement pollué
05:12par la campagne.
05:12Enfin, pollué.
05:13Pour de bonnes raisons, d'ailleurs,
05:14au demeurant, je pense,
05:15parce qu'il y aura un grand débat de fond.
05:16Et quoi qu'il arrive,
05:18après le 2 mai prochain,
05:19quand nous aurons un nouveau président
05:20de la République,
05:20l'Assemblée sera de nouveau dissoute
05:22et on repartira en élection.
05:23Sauf qu'il est question
05:24de faire des choix maintenant
05:25sur la question des retraités.
05:26Je crois que là,
05:27je vois le bandeau BFM,
05:28enfin, qui était là à l'instant,
05:29pardon, mais sur la mesure choc,
05:30excusez-moi,
05:31sur les 6 milliards d'économie
05:33qu'on pourrait faire là-dessus.
05:34Moi, je crois que si on veut d'abord
05:36baisser les impôts,
05:37il faut d'abord baisser les recettes,
05:38les dépenses, pardon.
05:39Et il y a beaucoup de dépenses
05:41dans cet État
05:42qui sont absolument lunaires, inutiles.
05:44On a parlé,
05:45j'entendais Guillaume Carillon
05:46qui est toujours sur le plateau,
05:47mais il parlait de ça tout à l'heure,
05:48mais il y a évidemment
05:48le sujet des agences,
05:49il y a le sujet de la politique de la ville,
05:51il y a le sujet du service public audiovisuel.
05:53Bref, il y a des choses
05:53sur lesquelles on peut faire des économies.
05:55Sauf qu'on vous répondra
05:57que ça ne permet pas d'en faire suffisamment.
06:00Je pense cumuler, malheureusement.
06:02On peut en discuter quand même en plus.
06:04Quand j'entends parler de 6 milliards d'euros
06:05et que c'est une mesure choc,
06:06pardon, je vous prends quelques chiffres,
06:08mais l'audiovisuel public,
06:09c'est à peu près 2 milliards d'euros.
06:114 milliards d'euros par mois,
06:12si on prend la suppression
06:14de la politique de la ville,
06:14c'est 7,9 milliards d'euros.
06:16On voyait que toutes ces économies,
06:18elles existent, on peut les faire.
06:19Laurent, c'est des choix de société.
06:20Et ensuite, je vous donne le micro, Jean-Pierre.
06:21Il y a toujours ces objets
06:23que l'extrême droite brandit.
06:25L'audiovisuel public,
06:26on pourrait peut-être parler
06:27d'audiovisuel public,
06:28c'est le financement en partie du cinéma.
06:31C'est les chambres d'hôtel
06:32de Delphine Ernaut à Cannes
06:33pendant le festival ?
06:34Oui, oui, oui.
06:34Les gens sont contents
06:35de financer les chambres d'hôtel.
06:36Si vous voulez qu'on parle
06:37des chambres d'hôtel
06:37des uns et des autres,
06:38si vous voulez...
06:39Ou des dirigeants
06:40qui sont condamnés par la justice
06:41pour avoir des tournées
06:42des fêtes publiques.
06:42Non, non, non.
06:43Je voudrais juste finir.
06:44C'est quoi les services publics ?
06:45C'est des enquêtes,
06:47des podcasts,
06:49de la création,
06:50de la culture,
06:52de l'histoire.
06:52Alors, moi,
06:53je viens avec beaucoup de respect
06:54sur les chaînes d'info,
06:57mais je sais que les chaînes d'info
06:58n'offrent pas
06:59la même création audiovisuelle
07:02qu'offre le service public.
07:04Donc, qui va faire
07:05à la place de France Télévisions
07:07ou de Radio France
07:09les émissions,
07:10les enquêtes ?
07:11Et en fait, tout ça,
07:12la raison pour laquelle
07:13vous détestez le service public,
07:15c'est parce qu'il y a encore
07:16là des vrais enquêteurs,
07:17des vraies enquêtes de société.
07:19Je pense pas.
07:20Il y en a aussi sur BHTV,
07:21je vous rassure.
07:22Mais bien sûr.
07:23En plus grande quantité,
07:25Mediapart,
07:26Mediapart,
07:26vous pouvez rien y faire.
07:27Vous pouvez rien y faire.
07:29Et puis, je finis.
07:30Et le service public audiovisuel,
07:31c'est le pluralisme
07:33et la diversité.
07:34Le pluralisme,
07:35on doit faire France Inter en ce moment.
07:36On a besoin du pluralisme
07:37et de la diversité
07:38pour avoir une information
07:40de qualité,
07:41pour faire le pendant
07:41et le contrepoids
07:43aux réseaux sociaux
07:43et à l'intoxication
07:45par les fake news.
07:46Je voulais juste réagir
07:47sur le budget.
07:48Évidemment,
07:48depuis que le président de la République
07:50a fait la dissolution,
07:51la situation est très complexe
07:52et on en vient de ne plus souhaiter
07:53le meilleur budget,
07:54mais le moins pire.
07:55Donc déjà,
07:55j'espère qu'on aura un budget
07:56qui permettra à la France
07:57de continuer
07:58de fonctionner normalement.
07:59Grâce au RN ?
08:01Vous avez vu
08:01qu'il vous tente la main ?
08:02Le Rassemblement national
08:03est à l'Assemblée nationale.
08:04Il a été choisi par les gens.
08:05Nous, on est des démocrates.
08:06On respecte le choix des Français.
08:08Après, pardon de dire,
08:08je suis aussi d'accord
08:09avec beaucoup de ce qui a été dit,
08:10quel est le risque
08:11dans la société française aujourd'hui ?
08:12C'est celui
08:13d'une fracture générationnelle.
08:14Vous voyez bien,
08:15on est en train d'opposer
08:15des retraités
08:16qui, soi-disant,
08:17seraient des assistés
08:17et des jeunes
08:18qui ne voudraient pas
08:18faire plus d'efforts.
08:19En réalité,
08:20chaque année,
08:21ça fait une dizaine d'années
08:22qu'à la rentrée,
08:29pour laquelle, nous,
08:30on a essayé,
08:31ça n'a échappé à personne,
08:32de faire adopter
08:32une réforme des retraites
08:33qui était sans doute imparfaite
08:34et qu'on aurait dû faire autrement.
08:36Mais avec Gabriel Attal,
08:37aujourd'hui,
08:37nous, on propose
08:37de transformer complètement
08:38le système,
08:39pas juste bouger des critères
08:4060, 62, 67, 70,
08:43mais de dire,
08:43il faut qu'on change le système.
08:44Il faut un système universel,
08:46un seul régime de retraite
08:47plus libre,
08:47pas d'âge légal de départ,
08:49mais une durée de cotisation,
08:50un euro acquis,
08:51un euro cotisé
08:52et puis un pilier de capitalisation.
08:54Effectivement,
08:55on ne pourra pas, hélas,
08:56parler de ça
08:57dans le débat budgétaire.
08:58Mais le thème et le risque,
08:59et je pense que tout le monde
09:00partage ici,
09:00c'est celui d'une fracture
09:02générationnelle
09:03où, finalement,
09:03chacun sait que ce sont
09:04les actifs qui paient
09:07les retraites des retraités
09:08aujourd'hui.
09:08Donc, il ne faut pas
09:09qu'on aille dans cette
09:10fracture générationnelle
09:11et j'espère qu'on pourra
09:12débattre de ça
09:13de manière apaisée.
09:13Et le risque de l'injustice sociale
09:15qui consiste à dire
09:16que ce sont les retraités
09:17qui doivent mettre la main
09:17à la poche
09:18et en même temps dire
09:19qu'en ce qui concerne
09:20la contribution exceptionnelle
09:21sur les super profits,
09:22elle va être diminuée.
09:23Et donc,
09:23les Français sont absolument
09:25convaincus que l'impôt
09:26est injuste,
09:27que les ultra-riches
09:28en payent proportionnellement
09:30beaucoup moins qu'eux.
09:31Donc, moi,
09:31je veux bien qu'on discute
09:32de la contribution
09:34des retraités,
09:35des salariés,
09:36mais je veux qu'on me dise
09:37comment la contribution
09:38des riches,
09:39des ultra-riches,
09:40va être aussi importante
09:40– Il y a une question
09:41d'injustice fiscale
09:43qui se pose.
09:43– Oui, moi,
09:43je voulais juste rappeler
09:44que je trouve qu'il y a un sujet
09:45qui est totalement occulté
09:46dans ce débat
09:47et qui, me semble-t-il,
09:48est quand même important
09:49de mentionner.
09:50pourquoi est-ce qu'il faut
09:50faire 30 milliards d'euros
09:51d'économies tout de suite
09:52du point de vue du gouvernement ?
09:53– C'est le chiffre donné
09:54par Roland-Lex.
09:54– Pourquoi est-ce qu'on n'attend pas
09:55finalement ?
09:55Pourquoi est-ce qu'on ne dit pas ?
09:56Dans pas si longtemps,
09:57il y a une élection présidentielle,
09:58les électeurs vont trancher,
10:00il y aura une élection présidentielle
10:01et puis les législatives,
10:01laissons la nouvelle majorité,
10:03le nouveau président,
10:04dessiner le programme
10:05une fois qu'ils auront reçu
10:06l'assentiment du peuple.
10:07Pourquoi est-ce qu'il y a urgence ?
10:08Il y a urgence parce que
10:09quand on est un pays
10:10qui a 3 500 milliards de dettes,
10:11parce qu'on a un service
10:12de la dette de 65 milliards,
10:13qu'on doit emprunter
10:14300 milliards d'euros cette année,
10:15on a besoin de se tourner
10:17vers les marchés financiers
10:18en permanence.
10:19Et ces marchés financiers,
10:20ils vous surveillent,
10:22ils vous sanctionnent
10:22et ils vous sanctionnent
10:23en augmentant les taux.
10:25Et ça, ça se passe maintenant
10:26et ça n'attend pas
10:27l'élection présidentielle.
10:29Et ça veut dire
10:30quelque chose de fondamental.
10:32Si vos taux augmentent,
10:33je vous donne simplement
10:34un chiffre, Julie,
10:35si vos taux augmentent de 1%,
10:36ça vous coûte dès la première année
10:38entre 3 et 4 milliards d'euros
10:40de plus.
10:40Donc vous allez essayer
10:42de chercher 5 milliards d'euros
10:43d'économies sur les retraites.
10:45Si vous envoyez un mauvais signal
10:46au marché, instantanément,
10:48vous perdez 3 à 4 à 5 milliards d'euros.
10:51Et donc, il y a cette pression
10:53qui existe aujourd'hui
10:54et qui explique aussi
10:55qu'il y a une forme d'urgence.
10:56Alors on peut se dire,
10:58on peut contester le fait
10:59que les marchés financiers existent
11:00et qu'ils exercent cette pression
11:02et qu'ils ont ce poids.
11:03Mais quand on est à ce niveau
11:04d'endettement,
11:05quand on en a ce besoin,
11:06on ne peut pas ignorer cette pression.
11:08Pour autant, les appels
11:10à la censure se multiplient.
11:12Écoutez Olivier Faure
11:12sur notre antenne tout à l'heure.
11:14Je veux voir la copie.
11:16Mais de ce que vous voyez.
11:17Je dis simplement
11:18que pour l'instant,
11:19les signaux ne sont pas les bons
11:20et que si ces signaux
11:22se prolongent
11:23et même se durcissent,
11:24alors effectivement,
11:25je n'aurai aucune hésitation
11:27à faire le choix
11:29de la censure.
11:29Pour les pistes que je vois,
11:30pour l'instant,
11:31ce n'est pas dans le bon sens.
11:32C'est une évidence.
11:32En l'état,
11:33je vous dis que pour l'instant,
11:34je n'ai pas la copie complète.
11:35Je veux l'avoir.
11:36Je veux savoir
11:37ce qui sera fait
11:38sur la contribution
11:39des grandes fortunes.
11:40Et si la copie est conforme
11:41aux pistes ?
11:42Si la copie est conforme aux pistes,
11:43à la fin,
11:44effectivement,
11:44je s'insurerai.
11:45Donc lui,
11:46il censure ?
11:47Je ne sais pas
11:48au nom de qui il parle.
11:49Il parle en tant qu'Olivier Faure,
11:51candidat à la primaire des socialistes,
11:53en tant que premier
11:53secrétaire du Parti socialiste
11:54ou en tant que député.
11:56Je ne suis pas du tout sûr
12:00que la majorité
12:02des députés
12:03au sein du groupe socialiste
12:04soient favorables
12:04à la censure.
12:05Évidemment,
12:05tout le monde va regarder
12:06le texte de très près
12:07et le ressort signal
12:08qu'il est sénatrice,
12:09le regardera aussi
12:09quand il passera au Sénat
12:10et chacun cherchera
12:12à améliorer ce texte.
12:13Mais honnêtement,
12:13ce serait une catastrophe
12:15qu'il y ait une censure
12:16du gouvernement,
12:18une nouvelle période
12:18d'instabilité gouvernementale
12:19et politique.
12:20On a payé le prix cher,
12:22très très cher.
12:23Quand je dis nous,
12:23c'est tous les Français,
12:25chefs d'entreprise,
12:26entrepreneurs,
12:27salariés,
12:28travailleurs pauvres,
12:28associations de cette institution,
12:29instabilité,
12:30on ne peut pas se payer
12:31le luxe de six mois
12:32d'instabilité,
12:33d'autant plus
12:34qu'on a une élection présidentielle
12:36qui est faite
12:36et qui est là
12:37pour trancher
12:38les grandes options.
12:40Alors,
12:40quelle est la voie de passage
12:41selon vous ?
12:42Si le PS s'ensure,
12:43si la France en France
12:44s'ensure ?
12:46Si le budget,
12:47on va dire,
12:48dans la ligne des précédents,
12:49sans provocation inutile,
12:51avec les économies nécessaires
12:52qui doivent être faites
12:53pour éviter
12:54que notre service de la dette
12:55explose encore,
12:56je pense que chacun,
12:56il n'y aura pas de vote
12:57pour massif,
12:58mais il laissera sans doute
12:59passer le budget
12:59pourquoi ?
13:00Parce qu'en plus,
13:00ce budget,
13:01il est construit
13:01pour être réversible.
13:03Il y aura une élection
13:04présidentielle
13:05en avril et en mai.
13:06Il y aura sans doute
13:07des élections législatives
13:07en juin.
13:08La première chose
13:09que fera l'Assemblée nationale
13:10quand elle s'enlira
13:11au mois de juillet
13:11avec le gouvernement,
13:12c'est de proposer
13:13un projet de loi
13:16finance rectificatif
13:16qui permettra
13:17de revenir
13:19positivement
13:19ou négativement
13:20sur chacun des trucs d'eau.
13:20C'est pour ça que Marine Le Pen
13:22dit que je préfère
13:23un budget imparfait
13:24qu'une loi spéciale
13:25parce qu'elle se dit
13:25que sinon ça va la brider
13:27dans ces siècles et élus.
13:27Nous n'amusons pas
13:27à nous faire peur collectivement
13:29parce que ça fait
13:29beaucoup de mal
13:30à l'économie.
13:31Je pense qu'il n'y aura
13:33pas de censure votée.
13:35Marine Le Pen
13:35a laissé entendre
13:36qu'il ne voterait pas
13:37la censure.
13:38Il se peut qu'il y ait
13:39un accord RN
13:41avec le gouvernement
13:42tel qu'il y a eu
13:43par le passé
13:44sur cette question
13:46du budget
13:47pour éviter
13:47des paramètres.
13:49Ce n'est pas un accord idéologique,
13:50c'est un compromis
13:51parce que les Françaises
13:52et les Français
13:52ont élu
13:53cette Assemblée nationale.
13:54Je n'ai pas la majorité,
13:55vous n'avez pas la majorité,
13:56personne n'a la majorité
13:57tout seul.
13:58C'est ce que je vous disais
13:59tout à l'heure,
13:59on n'en vient à souhaiter
14:00pas le meilleur budget
14:01mais le moins pire
14:02des budgets.
14:03Je représente
14:04une famille politique
14:05qui a accepté
14:06dans le dernier projet
14:06de loi de financement
14:07de la sécurité sociale
14:08de renoncer
14:09à la réforme des retraites
14:11justement pour montrer
14:13ce sens du compromis.
14:14Ça allait à l'encontre
14:15des convictions
14:15d'une bonne partie
14:16des parlementaires
14:17du mouvement que je représente
14:18mais nous l'avons fait
14:19parce qu'il fallait
14:20donner un budget au pays.
14:21Et donc effectivement
14:22comme ça a été dit,
14:23il y aura un projet
14:24de loi rectificatif
14:25l'année prochaine,
14:25là il faut,
14:26vu la situation budgétaire
14:28et économique,
14:28que nous votions un budget
14:29et donc ceux qui disent
14:31qu'on va censurer
14:31automatiquement
14:32comme le fait
14:32la France insoumise
14:33ou a fortiori vous disent
14:35qu'on peut geler une dette
14:36et ne pas la rembourser,
14:38ils mentent aux Françaises
14:39et aux Français.
14:39Donc là il s'agit
14:40de faire preuve
14:40de responsabilité
14:42et je vous le dis
14:42en toute modestie,
14:44personne n'a de majorité
14:45donc soit on se parle
14:46et on répond au mandat
14:47que les Français
14:47nous ont donné
14:48soit on envoie encore plus
14:49le pays dans la catastrophe.
14:50Vous avez raison d'être modeste
14:51parce que vous représentez
14:52surtout une famille politique
14:53qui a accentué la dette
14:54de 2500 milliards,
14:55là on est à 3500 milliards,
14:57la charge de la dette,
14:58c'est-à-dire ce qu'on a dit
14:58tout à l'heure,
14:59du fait de la remontée
15:00des taux d'intérêt
15:00qu'on doit rembourser
15:01du fait de la mauvaise gestion
15:03du fait de vos mauvais choix
15:04budgétaires,
15:04c'est quasiment 70 milliards,
15:06un peu plus de 65 milliards,
15:07le déficit public
15:08à plus de 5% du PIB,
15:10le déficit commercial record,
15:12il n'y a pas un critère
15:13sur lequel vous êtes dans le vert.
15:14Tout est dans le rouge.
15:16Soyez modeste,
15:17soyez très humble,
15:18vous devez ça aux Français
15:19et maintenant il est temps
15:19de rendre des comptes.
15:20Merci Monsieur le Président.
15:25Et il y a un contexte
15:26international également,
15:27le mot de la fin pour l'enquête,
15:28vous avez 5 secondes.
15:30Messieurs,
15:30je voudrais dire un mot,
15:32il est vrai ce que vous dites
15:33sur l'augmentation de la dette,
15:35mais par ailleurs,
15:35elle est liée aussi
15:36à nombreuses exonérations fiscales
15:38et au cadeau fait par le macronisme
15:40aux plus riches.
15:42Et vous avez soutenu
15:43cette politique-là,
15:43n'en venez pas aujourd'hui,
15:44on aura l'occasion.
15:45Et enfin,
15:46on va reparler.
15:48Merci beaucoup,
15:49merci à tous les 6.
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