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Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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00:01Europe 1
00:02Eliott Deval et vous
00:03Il est 11h32 sur Europe 1, vous écoutez Eliott Deval et vous jusqu'à 13h en direct
00:08toujours en compagnie de Sébastien Ligny et Alexandre Devecchio, éditorialiste aux côtés d'Eliott Deval ce samedi
00:13Axel Ronde est aussi en studio avec nous, porte-parole du syndicat de police CFTC
00:17et je vous rappelle que si vous souhaitez réagir en direct à l'émission
00:20vous pouvez le faire par téléphone ou via WhatsApp, c'est au 01 80 20 39 21
00:25Et on va parler de Carcassonne, Jordan Bardella a jugé vendredi
00:29ignobles les propos racistes et sexistes tenus par un policier municipal de Carcassonne
00:34c'est vrai que la classe médiatique a mis ce sujet au cœur de l'actualité cette semaine
00:41on va écouter Jordan Bardella parce qu'il annonce aussi quelque chose d'important
00:46c'est la question de la responsabilité, est-ce que le RN est responsable des propos insupportables
00:53tenus par un de ses adhérents ? Écoutez Jordan Bardella
00:55Nous ne sommes pas responsables des propos absolument ignobles qui sont tenus
01:00par un policier municipal de Carcassonne qui a été embauché par la précédente municipalité
01:05et par le maire Les Républicains
01:07Je me permets de vous rappeler pour être extrêmement précis
01:09que cette vidéo a manifestement attiré l'attention de l'ancienne municipalité
01:16et de l'administration en novembre 2025 et que cette personne-là n'a pas été suspendue
01:21par l'ancien maire Les Républicains. Donc à partir du moment où nous avons eu connaissance
01:25de ces propos, le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, a immédiatement suspendu
01:30cet agent dans l'attente de l'enquête administrative et de l'enquête pénale
01:33qu'il y aura très certainement derrière. Ce type de propos est non seulement indigne
01:37mais rend son auteur et ses auteurs, s'il y en a d'autres, indigne de porter l'uniforme
01:42de la police municipale.
01:43Et ce qui est intéressant, je me tourne vers Axel Ronde avant d'aller sur le terrain politique
01:48puisque vous entendrez Alain Duhamel hier apporter son analyse sur le sujet.
01:54C'est que les déclarations insupportables d'un homme ou peut-être plusieurs
01:59parce qu'il y a quatre suspensions du côté de la police municipale
02:03viendraient jeter le discrédit à Axel Ronde sur l'ensemble des policiers
02:07qu'ils soient nationaux ou municipaux.
02:09Oui, on voit tout de suite l'orientation politique qu'on essaye de mettre en place
02:14sur les fonctionnaires de police, quels qu'ils soient.
02:16Ce n'est pas parce que vous avez un ou voire quatre abrutis
02:19qui ont tenu ce genre de propos que c'est l'ensemble des polices qui est concerné.
02:25Non, je peux vous dire que ces personnes-là dans la police nationale
02:28ne font pas très long feu.
02:30On n'en a d'ailleurs quasiment plus de ces genres de propos tenus.
02:34Je rappelle que la police nationale a le label diversité depuis de très très nombreuses années
02:39dans cette administration.
02:41On est extrêmement transparent.
02:44Je ne comprends pas comment on peut encore une fois jeter l'opprobre sur l'ensemble des policiers.
02:51La police nationale fait le job difficilement, comme je vous ai dit tout à l'heure.
02:54Mais en tous les cas, je vois bien qu'il y a une instrumentalisation encore une fois
02:59parce que vous avez des personnes qui sont anti-police dans ce pays.
03:02Et ça, c'est scandaleux.
03:04Alors, personne n'est dupe sur l'instrumentalisation anti-police
03:07et personne n'est dupe sur l'instrumentalisation anti-RN.
03:11Écoutez Alain Duhamel hier sur l'affaire Carcassonne.
03:16Je trouve consternant, mais pas du tout étonnant,
03:19qu'il y ait des gens qui pensent ce qu'on dit, ces deux individus.
03:25Je trouve que c'est absurde, je trouve que c'est dangereux.
03:28Mais je sais très bien qu'il y a beaucoup de gens qui pensent de cette manière
03:32et qui réagissent de cette manière.
03:33Donc, je suis, si j'ose dire, navré, choqué, mais pas du tout étonné.
03:38Bon, alors ensuite, évidemment, ça pose un problème au Rassemblement National.
03:42Vous savez, si vous vous rappelez l'histoire du Rassemblement National,
03:46les thèmes qu'il a développés pendant des années et des années,
03:49les formules qu'il a employées, le type de propagande qu'il a menée,
03:53si vous vous rappelez tout ça, il ne faut pas être tellement étonné
03:57qu'il y ait des vases communicants entre ce qu'on dit,
04:00ces deux individus et le Rassemblement National.
04:03Si je comporte bien Alain Duhamel, pour qui j'ai le plus grand respect,
04:06il fait un trait d'union entre la politique et l'histoire du Rassemblement National
04:11et les propos qui ont été condamnés par le Rassemblement National de ce policier.
04:18Donc, on parle de machine politique,
04:20on peut aussi parler de machine médiatique, Alexandre Devecchio ?
04:22– Oui, tout à fait, en vérité, ce genre de propos,
04:27ils existent dans la société, ils sont, à mon avis, minoritaires en France,
04:30mais on peut en trouver dans n'importe quel parti, en vérité, si vous cherchez bien.
04:34Et il y a des partis où il y a des propos racistes, antisémites,
04:38et où la direction soutient ces propos, voire les encourage.
04:42Ce n'est pas le cas du Rassemblement National,
04:44puisqu'ils ont immédiatement été exclus.
04:47Donc là, il y a une forme de mauvaise foi de vouloir toujours ramener
04:51le Rassemblement National à Jean-Marie Le Pen, à son passé,
04:57et à faire l'amalgame.
04:59En réalité, moi, j'ai même entendu que c'était de la responsabilité du maire,
05:03alors qu'en réalité, ces policiers municipaux avaient été recrutés
05:07avant que le maire n'arrive à la mairie de Carcassonne.
05:11Donc, on voit bien comment c'est instrumentalisé,
05:14et très franchement, moi, je crois qu'on en fait trop sur cette affaire.
05:18Bien sûr, les propos racistes sont condamnables,
05:20le Rassemblement National a réagi tout de suite,
05:23l'affaire devrait être close, il y a une disproportion délirante.
05:27Je crois qu'on a d'autres problèmes.
05:28On en fait plus là-dessus que sur Étienne,
05:32qui a été tué gratuitement par un sans-papier.
05:37Une semaine de politique et de réaction politique et de bruit médiatique
05:43sur une affaire qui, normalement, si ça ne concernait pas le RN,
05:47on va se dire franchement, en 24 heures, médiatiquement, c'était terminé.
05:50La vidéo des propos de ce policier sort,
05:53on annonce qu'il est suspendu immédiatement,
05:55et on n'en parle plus.
05:56On en fait une semaine de polémique
05:58parce que ça touche de près ou de loin le Rassemblement National,
06:00et que vous avez un monde médiatique
06:02qui rentre dans un conflit ouvert avec le RN en période électorale
06:07parce que Marine Le Pen est aux portes du pouvoir.
06:09Et moi, je vais vous dire quelque chose,
06:11je vais vous dire une anecdote,
06:12parce que les journalistes qui suivent le RN,
06:14les journalistes qui suivent le RN,
06:16de gauche, mais pas forcément de gauche d'ailleurs,
06:17je ne fais pas de catégorie.
06:18Quand ils arrivent à un meeting du RN,
06:20la première chose qu'ils font,
06:21ce n'est pas d'aller voir les députés du RN
06:23ou d'essayer de savoir ce que Marine Le Pen va prononcer comme discours.
06:26La première chose qu'ils font,
06:27c'est de faire le tour de tous les militants
06:30et d'essayer de trouver le pseudo-nazi
06:34ou la petite phrase de trop,
06:36celui qui aurait un mini polémique dans sa bouche.
06:41Et ensuite, ils tentent de tirer les verres du nez
06:43du moindre militant qui parfois, pardon,
06:45ne sait pas vraiment à qui il parle
06:46ou qui peut avoir un petit peu peur d'un journaliste.
06:49Et il suffit qu'un militant lambda
06:51ou un sympathisant lambda
06:53dise une phrase un petit peu déplacée
06:54et hop, c'est parti,
06:56le journaliste a son papier.
06:58C'est ce qu'ils font à chaque meeting du RN
07:00et pardon, je ne suis pas certain
07:02qu'ils fassent exactement la même chose
07:03dans tous les autres meetings des autres candidats.
07:05Bien sûr que non, c'est pour ça que je vous dis
07:06que ce genre de propos, on peut en trouver partout,
07:08mais je vais vous dire, ça ne fait que commencer.
07:10Moi, ce que je note, c'est que bizarrement,
07:12c'est la rentrée, c'est la rentrée politique.
07:14On est à cinq mois de l'élection présidentielle
07:17et en fait, ça va être comme ça tout le temps.
07:19De la moindre faiblesse,
07:21ils vont l'exploiter.
07:22Je ne sais pas si ça va fonctionner.
07:24Ça a longtemps fonctionné.
07:24J'espère qu'aujourd'hui, ce sera contre-productif
07:27et j'aimerais bien que les journalistes
07:29aillent s'intéresser par exemple à certains propos
07:31qui sont tenus dans certaines banlieues
07:33sur les juifs, sur les blancs, sur les femmes.
07:37Ça, on l'entend jamais.
07:40Et par exemple, dans les meetings de LFI,
07:43effectivement, deux poids, deux mesures,
07:45on filme Jean-Luc Mélenchon
07:46qui parfois dit lui-même des propos plus que limite,
07:51mais on ne va pas voir les militants pour les piéger.
07:55Christophe est en direct avec nous.
07:58Bonjour Christophe.
07:59Bonjour.
08:00Et c'est un commissaire de police qui nous appelle.
08:03Oui, tout à fait.
08:05Moi, je dirais à l'Est ou à l'Ouest,
08:07rien de nouveau.
08:09Effectivement, ce sujet a été hyper médiatisé
08:12et bien trop médiatisé.
08:13Ce qui fait que d'un côté,
08:15la police et la justice ne vont pas être en mesure
08:17de travailler sereinement sur ce dossier
08:19qui est simple, on a de la bêtise humaine
08:21qui a dépassé les limites
08:22et qui est arrivé dans le pénal.
08:24Les réactions, que ce soit à temps
08:26de la mairie, de la justice ou de la police derrière,
08:28ont été fermes.
08:29Il a été de suite suspendu.
08:32La vidéo a été placée sous scellée.
08:35Alors que maintenant,
08:36si qui que ce soit devait en parler
08:37ou sortir vraiment des phrases,
08:39on serait dans l'atteinte au secret de l'enquête.
08:41Et puis, il aurait été aussi opportun
08:45d'aller regarder derrière la porte
08:47de l'ensemble de la classe politique
08:49mais là, sans faire de politique politicienne,
08:52ça touche le RN.
08:52Donc, à partir de là, c'est très touchy,
08:54comme on dit.
08:55Et c'est haro sur le RN.
08:59Lorsque, pour un mouvement dissous
09:01qui était quand même présent
09:03aux universités d'été,
09:05de partie de gauche,
09:06avec un certain Raphaël Arnaud,
09:08présent, on n'en a pas fait autant.
09:10Alors que les propos étaient tout aussi abjects
09:12et les actes derrière
09:14l'ont été tout autant à l'extrême gauche
09:15qu'à l'extrême droite.
09:16On n'en a pas fait autant.
09:17Donc, moi, ce que j'appelle,
09:19ce qui serait bien pour l'ensemble
09:21de l'institution policière et judiciaire derrière,
09:24c'est qu'on puisse travailler en toute sérénité.
09:26Et après, j'aimerais rappeler
09:28que les policiers,
09:29qu'ils soient policiers nationaux,
09:31municipaux,
09:31ne sont pas recrutés sur Mars.
09:33On va les chercher en France.
09:35Et donc, on a ce qu'on a
09:36dans le panel de la société française.
09:38Avec ce qu'on a de bien,
09:39de très bien pour l'énorme majorité.
09:42Et effectivement,
09:42on a des gens avec qui on doit faire le ménage.
09:45Et le ménage se fait.
09:46Les policiers,
09:47que ce soit municipaux ou nationaux,
09:49sont les professions
09:50qui bénéficient
09:51de la violence étatique
09:53et de la violence légitime.
09:56Et ce sont les professions
09:57les plus condamnées.
09:58Alors, ce ne sont pas
09:59les professions les plus condamnées
10:00parce que ce sont les plus condamnables.
10:02Ce sont les condamnées
10:02parce que ce sont les plus condamnées
10:04parce que ce sont les professions
10:05les plus observées,
10:07les plus surveillées.
10:08et avec des choses
10:10qui fonctionnent derrière.
10:11Donc, de grâce,
10:12pour vous, les journalistes,
10:16arrêtons de monter en épingle
10:17des dossiers qui n'ont pas du tout...
10:18Eh bien, vous avez raison, Christophe.
10:20Vous savez quoi ?
10:20Je vais arrêter d'en parler
10:21parce que c'est...
10:22Non, mais vous avez tout dit.
10:24C'est-à-dire que je pense
10:25qu'une fois que la vidéo sort,
10:28il faut évidemment la traiter,
10:30comprendre ce qu'il s'est passé,
10:32apporter les toutes dernières informations.
10:34Mais personne n'est dupe
10:36des amalgames qui sont faits,
10:40c'est-à-dire de faire d'un cas
10:41une généralité
10:42pour stigmatiser
10:43la fonction des policiers municipaux
10:47et des policiers nationaux
10:48et des policiers de manière générale.
10:50Et puis, personne n'est dupe également
10:52des éditorialistes
10:54qui sont en campagne
10:55à sept mois de la présidentielle
10:57et qui font de l'arrivée potentielle
11:00du Rassemblement national
11:02ou d'autres parties d'ailleurs
11:05un sujet existentiel
11:07et qu'ils sont aujourd'hui,
11:09qu'ils se sont habités
11:10par un projet,
11:13et bien que ce choix-là
11:16ne soit pas le choix des Français.
11:19Donc, c'est pour ça qu'aussi
11:20j'en parlais encore aujourd'hui.
11:22Mais vous savez quoi, Christophe ?
11:24Vous avez entièrement raison.
11:25Il y a des sujets bien plus importants
11:26qui concernent la police,
11:28qui concernent la justice,
11:29qui concernent la France.
11:30Et on va parler dans quelques instants
11:32parce qu'on va revenir sur l'actualité
11:33à Isilie Molino,
11:34avec cet individu
11:35qui a attaqué une femme francine,
11:38cette femme innocente
11:39qui attendait tranquillement
11:40son tram mercredi,
11:42attaquée au couteau,
11:43poignardée,
11:43elle a failli mourir.
11:45Et son bourreau
11:46a été, écoutez bien,
11:48interpellé
11:48à 27 reprises.
11:51Tchadien,
11:51qui n'avait rien à faire
11:52sur notre sol,
11:54qui était en attente
11:55d'une demande de titre de séjour,
11:56et a été condamné
11:58à 27 reprises.
11:59Ça grésille un peu
12:00dans le studio d'Europe 1.
12:01Je vous présente mes excuses,
12:02mais je le dis aux amis,
12:03faites attention
12:04avec vos téléphones.
12:05Je vais faire comme au lycée,
12:07interdiction du téléphone.
12:1011h44,
12:11on en parle dans un instant.
12:11Reste avec nous
12:12sur Europe 1,
12:13émission interactive.
12:14Elliot de Valais-Vous,
12:14on vous encourage
12:15à nous contacter
12:16par téléphone,
12:17sur WhatsApp
12:17ou en direct
12:18au 01 80 20 39 21.
12:21A tout de suite.
12:21Sous-titrage Société Radio-Canada
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