00:00La canicule ne s'applique pas de la même manière, n'a pas les mêmes conséquences selon la classe sociale
00:06à laquelle on appartient.
00:07La canicule est une violence de classe. On ne vit pas la canicule, on ne vit pas les grandes chaleurs
00:11de la même manière selon qu'on vit au dernier étage dans une chambre de bonne
00:15ou selon qu'on vit dans une villa qui est climatisée. Et donc, on a besoin de prendre un certain
00:20nombre de mesures.
00:21Premièrement, dans les périodes de grande chaleur et de manière immédiate, je suis favorable à la réquisition d'un certain
00:27nombre de lieux climatisés.
00:28J'étais choqué de voir que pendant l'épisode de canicule, on avait d'une part des gens qui crevaient
00:33de chaud chez eux
00:33et d'autre part un grand magasin, le BHV, en face de l'hôtel de ville d'ailleurs, qui était
00:37totalement vide parce qu'il ne marche pas
00:39et dans lequel on aurait très bien pu avoir une réquisition qui aurait permis à des gens de se mettre
00:44à l'abri.
00:45Et donc, vous croyez que le problème, c'est que les gens...
00:50C'est quand même le paradoxe de cette mérite, c'est une question, mais vraiment une question.
00:52Monsieur Bellamy, vous ne croyez pas que le sujet, c'est que les gens n'ont pas les moyens de
00:55le faire ?
00:55Le sujet, ce n'est pas l'interdiction, le sujet, c'est le moyen, mais pas du tout.
00:59Le maire de Paris, vous êtes dans son équipe, dit...
01:01Il n'est pas interdit, si vous regardez précisément ce qu'a dit le maire de Paris et le plan
01:05local d'Urbanisme,
01:06il n'est pas interdit de mettre une climatisation mobile chez soi, encore heureux.
01:10Et par ailleurs, la difficulté...
01:11Je le redis, la difficulté des gens est aujourd'hui une difficulté de pouvoir d'achat.
01:18Et ceux qui ont aujourd'hui, ceux qui souffrent le plus de la canicule,
01:21ce sont les ménages les plus modestes.
01:23Et par ailleurs...
01:24Merci.
01:24Merci.