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  • il y a 2 mois
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:06Toujours accompagné de Gilles Boutin et d'Ophélie Roch, qui signent, je vous le disais, les nouveaux masculinistes,
00:11c'est aux presse de la cité. Ça raconte quoi ?
00:14En fait, c'est justement sur les incels, c'est-à-dire ce qu'on appelle les célibataires involontaires,
00:19c'est-à-dire ces jeunes hommes qui ne savent plus trop parfois se positionner par rapport aux femmes,
00:24ils ne savent plus en fait s'ils ont le droit ou pas d'être macho, si c'est bien,
00:27si c'est pas bien,
00:28et notamment grâce ou à cause surtout des réseaux sociaux, notamment TikTok,
00:33je me suis rendu compte que des très petites classes, c'est-à-dire sixième, cinquième,
00:38commençaient à tenir des propos qui étaient quand même des propos inquiétants,
00:41c'est-à-dire des jeunes hommes qui disent, oui mais alors moi tu vois je suis un mal alpha,
00:45donc la femme je vais la soumettre, je vais la dompter.
00:48C'est la sixième ?
00:49Oui, parce qu'en fait, c'est TikTok. En fait, encore une fois, avant c'était les lycéens et puis
00:54ça...
00:54Ils répètent des modèles, c'est comme l'IA en fait.
00:56Ah oui, ils répètent des modèles.
00:58Et en fait, comme ils ne savent plus en fait comment se positionner,
01:02parce qu'ils ont l'impression... En fait, la vérité, c'est que beaucoup d'enfants sont complètement déconstruits,
01:05ils ne savent plus leur position.
01:07Mais déjà l'adolescence, c'est très compliqué, c'est le moment où tu te construis,
01:11c'est compliqué, c'est le moment probablement le plus difficile de la construction.
01:16On en parlera le 17 septembre lorsque ce livre sortira aux presses de la cité.
01:21Nous sommes avec la ministre Sabrina Roubache, pour ceux qui prennent en cours Orpin Soir,
01:26Gilles Boutin également, et Ophélie Roque, puisque vous avez la parole,
01:30vous vouliez questionner la ministre de l'Enseignement.
01:31Avant même de la questionner, j'aurais aimé avoir des parents d'élèves qui ressemblent à Sabrina,
01:36parce que honnêtement, je veux dire, dire, oui, oui, les parents ont quelque chose à faire
01:40dans l'éducation de leur enfant, merci, parce que ça semble presque rare maintenant entendre ça.
01:45Tu disais que c'était des consommateurs.
01:47Oui, complètement.
01:49C'est vrai que moi, sur le bilan d'Emmanuel Macron, je pense que je suis un peu mitigée,
01:54je n'ai pas grande sympathie pour le personnage, je pense en fait qu'il ne pouvait pas faire grand
01:58-chose non plus.
01:58Quand on voit le classement, en effet, PISA des pays de l'OCDE, l'Europe est quand même à la
02:02traîne.
02:02Et dans ce cas-là, il ne faut pas dire « je vais faire ».
02:04Alors, ça c'est l'autre question.
02:06C'est-à-dire qu'en effet, il s'est peut-être beaucoup avancé sur un sujet,
02:09mais ce n'est pas sur l'école seulement qu'il a fait ça,
02:12il a fait ça quand même sur beaucoup de sujets aussi.
02:15On ne peut pas reprocher les bonnes volontés.
02:17Vous savez, encore une fois, on s'engage en politique, pardon,
02:20on s'engage vraiment en politique, enfin moi en tout cas, mais le président pareil.
02:23Moi, vous savez, je l'ai connu en 2016, quand il lançait sa campagne,
02:26je n'avais jamais fait de politique de ma vie.
02:28Et c'est la première fois, justement, j'avais 39 ans,
02:32et je me disais « tiens, ça, ça me parle, et je vais y aller ».
02:34La réalité, c'est que qu'un président de la République ne puisse pas tout faire tout seul,
02:40c'est normal, parce que c'est oublié quand même, encore une fois,
02:43les forces d'opposition, mais qui sont phénoménales.
02:46Et la réalité, c'est que, encore une fois, si on n'embarque pas tout le monde,
02:50et si on ne dit pas la vérité,
02:52on en parlait avec Ophi Leroc et avec Gilles Boutin hors plateau,
02:56je disais, mais moi j'étais toujours frappée à l'école,
02:59où les enfants, il y avait des enfants qui n'avaient pas de bonne note,
03:01et où les parents venaient vous expliquer qu'ils étaient HPI.
03:03Et on disait avec Ophi, ben non, en fait, juste, ils ne travaillent pas, ils ne bossent pas.
03:06Enfin, être dys, être dys, quand on a un dys, la dyscalculie, la dysorthographie,
03:11le trouble de l'apprentissage logico-mathématique,
03:14parce que maintenant c'est comme ça qu'on dit,
03:16c'est un trouble, c'est quelque chose qui est accompagné par des orthophonies,
03:20c'est une maladie.
03:21Mais c'est quelque chose qui se surmonte.
03:22Et c'est quelque chose...
03:23Il ne faut pas dire n'importe quoi.
03:24Il ne faut pas raconter n'importe quoi aux élèves, aux professeurs pour se dédouaner.
03:30Non, ça, et puis il faut arrêter de raconter n'importe quoi aux enfants.
03:33Quand tu n'as pas travaillé et que tu as une mauvaise note,
03:35c'est parce que tu n'as pas travaillé et que tu as eu une mauvaise note.
03:37T'inquiète pas mon chéri, je vais aller dire que tu es HPI.
03:38Et non, et je parle de la frustration,
03:40et je parle de la frustration non pas des enfants,
03:42mais celle des parents,
03:43parce que ceux que tu as le plus de mal à frustrer,
03:45c'est bien les adultes.
03:46Un enfant se construit dans la frustration.
03:49Et encore une fois, je suis une maman hyper gâteau, hyper truc,
03:52mais c'est compliqué de dire non, mais il faut dire non.
03:54Oui, vous disiez que l'État ne peut pas tout,
03:56et vous signaliez la responsabilité des parents.
03:58Mais est-ce que ça veut dire qu'il faut étendre le domaine de l'éducation nationale ?
04:02C'est-à-dire que le temps soit davantage occupé par l'école ?
04:05Et pour ça qu'il y ait beaucoup plus de moyens.
04:06Alors, c'est un vrai sujet.
04:09Moi, par exemple, je connais bien la Corée du Sud.
04:12Je connais bien la Corée du Sud, j'y ai beaucoup d'amis.
04:14Parce que la Corée du Nord n'est peut-être pas un bon modèle.
04:15Non, voilà, non, mais...
04:17Ça s'appelle l'humour boutin.
04:23Mais est-ce que nous, la société française, on ressemble aux sociétés asiatiques ?
04:27On regarde le classement PISA, t'as Singapour en premier.
04:30Et puis t'as les pays asiatiques, trust quand même les premières places.
04:34Mais ce n'est pas du tout les mêmes modèles.
04:35Les enfants, quand ils finissent l'école à 17h, ils ont une heure pour se poser.
04:39De 18h à 23h, ils sont aux académies.
04:41Est-ce que la société française, est-ce que les parents, est-ce que les Français...
04:45Je disais hier encore, c'est un sujet de société.
04:48Ce n'est pas un sujet uniquement de niveau de l'école ou de salaire des professeurs qui est très
04:53important.
04:54Tout le monde est favorable.
04:55Mais même moi, le ministre de l'Éducation nationale disait,
04:57oui, bien sûr, il faut encore continuer à augmenter les profs.
05:00La réalité, c'est, quel effort sommes-nous prêts à consentir ?
05:04Jusqu'où sommes-nous prêts à demander des efforts à nos enfants ?
05:07Jusqu'où sommes-nous prêts à leur demander et à leur imposer de l'exigence ?
05:11C'est ça, les vraies questions.
05:13Ce n'est pas de savoir, vous savez, les moyens, ça se trouve.
05:15Les moyens, ça se trouve.
05:16On sait, on est la France.
05:18Même si on a des difficultés sur le budget et qu'on est dans un moment où on coupe,
05:24le ministère de l'Éducation nationale, on ne coupe pas de budget, il est en augmentation.
05:29La réalité, c'est que si c'était juste une histoire de budget, ça se saurait.
05:35Et vous pourrez mettre tous les moyens que vous voulez.
05:37S'il n'y a pas de volonté humaine derrière, vous ne ferez rien.
05:42C'est pour ça que je dis, il faut embarquer tout le monde.
05:45Encore une fois, quand les enfants ont des mauvaises notes, à mon époque, je ne le voyais pas, mais maintenant
05:50on le voit.
05:51Parce que moi, les profs, ils me le disent.
05:52Mais je le voyais aussi en tant que parent d'élève.
05:54On vient engueuler le professeur, on engueule plus son petit.
05:57Mais enfin, excuse-moi, ma fille, elle est une oreille, c'est elle que j'engueule.
06:00Et croyez-moi, elle a tenté deux, trois fois sa chance, en mode, oui, c'est injuste, j'ai été
06:05en gros discriminée parce que tu fais de la politique, la prochaine fois tu bosseras mieux.
06:09Et c'est ça la vérité.
06:11Et quand bien même c'était vrai, quand bien même c'était vrai, encore une fois, quand on est ado,
06:16on se construit aussi.
06:17Et la vie est parfois injuste.
06:19Et voilà.
06:20Et la frustration, ça s'apprend.
06:21Et la frustration, ça s'apprend.
06:22Ça va aller Caliméro, là ?
06:23Non, mais parce que ça, comme personne n'ose le dire, vous savez, moi je vois aussi, je vais vous
06:30dire, on peut faire aussi le pisa de la politique, on peut faire le pisa de la classe médiatique.
06:34Non, mais on peut...
06:36Non, mais voilà, donc la réalité, c'est que, vous savez, moi je l'ai vu avec Edouard Geffray, avec
06:43le ministre de l'éducation nationale, au moment de la conférence de presse, juste avant les examens,
06:48où il a dit, un truc normal, on va élever le niveau d'exigence en français.
06:52Alors, pour les lycéprons, on a dit qu'on le faisait l'année prochaine, et là, c'était tout de
06:55suite.
06:55Vous savez, la levée de bouclier, le nombre d'insultes, les tombeaux d'insultes qu'on a reçus en disant,
06:59vous êtes réac, vous êtes truc.
07:01C'est ça, le vrai sujet.
07:02Dès que tu dis que tu veux élever l'exigence, on dit que tu veux discriminer.
07:05Ben non, en fait.
07:06Non, je pense que ce qui lui a été reproché, en tout cas pour les professeurs, et notamment les professeurs
07:09de français, c'est quand il dit, on va relever le niveau, par exemple, d'exigence de français du bac
07:13de cette année.
07:14S'il y a quelque chose qui est presque, si vous voulez, de l'ordre de la chose un peu
07:18vicieuse,
07:19parce que les enfants qui, en fait, ont fait toute leur scolarité, avec parfois des professeurs qui ont lâché l
07:23'affaire, du jour au lendemain, vous les pénalisez.
07:25En fait, c'est ça, je pense, qui n'est pas passé, c'est de dire, oui, relevez, avec grand
07:28plaisir.
07:29Est-ce qu'on peut relever, en trois mois, un niveau, en fait, défaillant, en demandant finalement aux élèves de
07:36s'adapter à quelque chose in extremis ?
07:38C'est surtout ça, en fait, qui a eu du mal à passer, je pense.
07:40Alors, c'est très juste, mais je pense qu'il fallait quand même un point d'étape.
07:44Je pense que c'est bien, quand même, de mettre un jalon, et de dire...
07:47Vous savez, les politiques publiques, pourquoi c'est si compliqué à mettre en œuvre ?
07:52Pas seulement, à les objectiver, à faire des études d'impact.
07:57Vous savez, on est quand même un pays, moi je suis arrivé aux politiques de la ville en 2023,
08:00j'étais ministre de la ville et de la citoyenneté,
08:02et où je suis très favorable, parce qu'on finance des associations sur le soutien scolaire,
08:08notamment dans les quartiers, parce que ça marche, j'en ai fait partie, donc je sais que ça fonctionne.
08:12Mais quand j'ai mis le curseur sur confiance a priori, contrôle a posteriori, c'est de l'argent public,
08:20et je veux de l'impact.
08:22Un chef d'entreprise, il mène sa boîte sur de l'impact.
08:26Et ça, on ne le fait pas assez, on le fait de plus en plus.
08:29Et le président de la République, le premier, a dit, maintenant on va essayer d'objectiver,
08:32de regarder ce qu'on a fait.
08:33Quand il a dit, je veux interdire les réseaux sociaux, vous vous rappelez quand même des moqueries ?
08:37Quand le ministre de l'éducation nationale, encore une fois, pour ne pas le citer,
08:41Edouard Geffray dit, interdiction des téléphones portables au lycée.
08:45La première qui s'est rebellée, c'est la mienne.
08:48Ils ne sont pas différents.
08:49Tous les parents vont dire que le premier, c'est le mien qui s'est rebellé.
08:52Non, mais ce n'est pas ce que c'est, et c'est normal.
08:54Mais la réalité, c'est que j'ai fait ma rentrée,
08:56et je suis allée voir des établissements,
08:58j'ai visité, j'étais à Clermont-Ferrand pour ma rentrée,
09:01j'ai vu des lycéens qui se parlaient dans la cour.
09:05Et vous savez que je me suis dit,
09:06c'est bizarre, ils n'ont pas le téléphone,
09:07j'avais même oublié qu'on n'avait pas interdit le téléphone.
09:09Non, mais pour te dire que, en fait, c'est possible,
09:12mais il faut de la bonne volonté.

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