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  • il y a 6 semaines
Vladimir Poutine et Donald Trump ont échangé par téléphone après la visite des émissaires américains. Lors de leur discussion, le président russe a assuré à son homologue américain que la Russie n'a pas de "visée agressive" à l'égard de l'Europe.

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Transcription
00:00C'est cet échange téléphonique qu'il y a eu entre Vladimir Poutine et Donald Trump, on l'a appris
00:05il y a quelques minutes,
00:06puisque le Kremlin, Patrick, c'est le Kremlin qui a communiqué pour l'instant en tous les cas,
00:11Vladimir Poutine a assuré à Donald Trump notamment que la Russie n'avait pas de visée agressive à l'écart
00:16de l'Europe.
00:17Oui, et du coup évidemment je me suis précipité sur les archives de décembre 2021, janvier 2022,
00:24et j'ai retrouvé les mots de Vladimir Poutine qui ne assurait pas explicitement que jamais il n'attaquerait l
00:30'Ukraine,
00:30mais il disait nous n'avons aucune visée.
00:32Il avait laissé, c'était en janvier 2022, donc vraiment quelques semaines avant l'invasion ou la tentative d'invasion
00:39de l'Ukraine,
00:40son représentant à l'Union Européenne qui avait dit jamais nous attaquerons l'Union Européenne.
00:45Vladimir Poutine n'a pas de projet agressif envers l'Europe, il est déjà dans l'agression hybride notamment,
00:50mais donc évidemment lorsque vous êtes au téléphone avec Donald Trump, il y a un storytelling, un récit à avoir.
00:57Ça c'est la première partie, pas de projet agressif.
00:59Et puis ce que dit le Kremlin par la voix de Yuri Uchakov, qui est le conseiller le plus proche
01:04du président,
01:06c'est que Poutine a présenté à Donald Trump une analyse objective et approfondie de ce qui s'était passé
01:12pendant l'opération militaire spéciale.
01:14On peut compter sur le caractère objectif et approfondi.
01:19Poutine a également estimé que la conversation avait été positive et Trump a clairement exprimé l'idée de la nécessité
01:26d'une fin rapide du conflit ukrainien.
01:28Tout le monde est d'accord sur la fin rapide, mais évidemment il y a un léger hiatus entre ce
01:33que Poutine veut,
01:34c'est-à-dire une rédition totale de l'Ukraine et ce que veulent les Ukrainiens en premier,
01:38c'est-à-dire des garanties de sécurité qui seraient proposées par les Européens et surtout les Américains.
01:45On attend non seulement les éléments de langage de la part de Trump,
01:50ça passera non pas par une agence d'État mais certainement par un message sur tous ou un mot de
01:55l'un de ses conseillers.
01:56Et puis parce que c'était prévu quand même, on attend le résultat ou le résumé d'un appel entre
02:02Donald Trump et cette fois Volodymyr Zelensky,
02:05puisqu'on le rappelle, on était quand même dans ces négociations qui n'avancent pas, dans une première ce week
02:09-end,
02:10avec le voyage des deux émissaires de Donald Trump, à la fois à Moscou, une huitième fois, et à Kiev,
02:17la toute première fois.
02:18Alors la Russie n'a pas de visée agressive contre l'Europe, nous dit Vladimir Poutine.
02:22C'est intéressant, ce message il tombe au moment où justement il y a eu une tension extrême entre l
02:27'Union Européenne et la Russie.
02:28Bruxelles qui pour la première fois, avec ce qui s'est passé en Allemagne, a accusé la Russie de tentative
02:34d'attaque, d'attentat sur un sol, sur le territoire européen.
02:37Attentat, le mot a été vraiment lancé et on l'a vraiment décortiqué avec vous Pauline.
02:42Il a fallu un mois pour arriver à vraiment quelque chose parce qu'il faut nommer ces éléments.
02:47Mais évidemment, toute diplomatie occidentale que vous êtes, vous savez que vous vous exposez à un certain nombre de sanctions.
02:54Elles sont en train d'arriver avec des fermetures de consulats de façon totalement miroir, comme on dit dans le
03:00vocabulaire diplomatique.
03:02La menace, elle est là, on le sait, les états-majors occidentaux le disent, ça passe par la désinformation, la
03:08déstabilisation, désormais, des attentats sur le sol européen.
03:12En attendant, la véritable menace qui est celle d'un appel à l'aide d'une population russophone dans un
03:19état balte, ancien état soviétique,
03:21qui nécessiterait une nouvelle opération militaire spéciale.
03:23Ce scénario, ça n'est absolument pas de la science-fiction, quoi qu'en dise Vladimir Poutine face à Donald
03:29Trump.
03:30Alors que les menaces, en tous les cas, la tension monte encore d'un camp puisqu'on a des annonces
03:34qui se multiplient.
03:35L'Allemagne qui annonce qu'elle va envoyer des missiles patriotes à l'Ukraine, qui emboîte le pas à Londres.
03:40De toute urgence, effectivement, qui emboîte le pas à Londres, qui avait annoncé mardi débloquer 100 millions de livres en
03:47intercepteurs.
03:47Donc on voit que, alors qu'il y a cette déclaration, à nouveau, pas anodine de Vladimir Poutine, il n
03:51'y a pas de visée agressive contre l'Europe, du côté européen, on augmente encore un petit peu le soutien
03:56à l'Ukraine.
03:57Oui, surtout que, rappelez-vous ce qui s'est passé ce week-end, on a joué au théâtre des ombres
04:02du côté du Kremlin avec de grands sourires, voire une petite intimidation du côté de Steve Witkoff face à Vladimir
04:10Poutine.
04:10On voyait que c'était Jared Kushner qui parlait le plus souvent. Et puis, le lendemain, à Kiev, en fait,
04:16on n'a quasiment pas parlé de paix après avoir simplement exposé le fait que Vladimir Poutine n'en voulait
04:21pas.
04:22Il fallait, en attendant, les bonnes conditions pour négocier une paix juste pour les deux parties.
04:28Les Ukrainiens ont dit, notamment Vladimir Zelensky, en attendant, l'hiver va se dérouler avec une guerre. Il nous faut
04:34une défense anti-aérienne.
04:35Il a été rejoint par les faits. On en a parlé aujourd'hui avec nos envoyés spéciaux à Kiev, qui
04:39a vécu vraiment une nuit d'horreur avec des bombardements sur une capitale qui est devenue une ville du front.
04:45Et désormais, il y a de fortes chances que la conversation qui a peut-être eu lieu en ce moment
04:48même, ou en tout cas dans les heures à venir entre Donald Trump et Vladimir Zelensky,
04:52ne porte pas sur une espèce de paix très chimérique aux conditions de la Russie, mais bien sur une aide
04:58américaine très concrète à travers ces missiles patriotes.
05:01On le rappelle, parce que c'est rentré un peu dans le vocabulaire, mais vraiment une défense anti-missiles, une
05:06trentaine de missiles balistiques qui se sont portés sur Kiev la nuit dernière.

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