- il y a 2 mois
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés.
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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue, je suis ravie de vous retrouver pour Polyjustice 24h en France,
00:00:04votre nouvelle émission tous les jours de 13h à 15h en direct, évidemment sur CNews,
00:00:09avec de l'actualité, des témoignages, des reportages, bien évidemment.
00:00:12Quand les faits divers deviennent des faits de société, ça se passe ici sur CNews.
00:00:16Et c'est parti pour le programme de cet après-midi.
00:00:19On va voir que les expertises révèlent enfin comment la petite Liana aurait été tuée par Jérôme Barrella,
00:00:26principal suspect, je vous le rappelle, est mis en examen pour meurtre et viol sur mineurs de moins de 15
00:00:31ans.
00:00:31La fillette aurait été victime, je cite, d'une asphyxie mécanique par obstruction des voies aériennes supérieures,
00:00:37selon nos confrères de RMC, détail dans un instant porté par Célia Barotte.
00:00:42Un témoignage bouleversant à suivre dans notre émission, celui de Stéphanie,
00:00:46dont la fille, Marie, s'est suicidée le 16 septembre 2021.
00:00:50Un mari qui n'avait que 15 ans et qui avait publié sur TikTok une vidéo afin d'évoquer son
00:00:55mal-être,
00:00:56son ras-le-bol, d'être harcelée notamment pour son poids.
00:00:59Elle va même recevoir des vidéos lui expliquant comment mettre fin à ses jours.
00:01:03Et à partir de là, c'est une spirale infernale.
00:01:06Stéphanie sera en direct sur ce plateau d'ici quelques minutes.
00:01:10Justement, à propos de TikTok, on va aussi vous raconter ce viol qui a été diffusé en direct sur la
00:01:15plateforme.
00:01:16Un homme de 31 ans a été interpellé dimanche à Sergy, dans le Val d'Oise, placé en garde à
00:01:21vue.
00:01:21Soupçonné d'avoir violé une femme et d'avoir diffusé les faits en direct sur les réseaux sociaux.
00:01:26On vous racontera tout cela.
00:01:27Enfin, les suites de l'affaire de violences conjugales qui concernent Greg Guillotin.
00:01:33Violences qu'il reconnaît lui-même.
00:01:35Hier, en exclusivité, son avocat était sur notre plateau.
00:01:38Mais depuis hier, deux nouveaux éléments ont surgit.
00:01:40Tout d'abord, une vidéo de 2 minutes 40 qui montre les violences.
00:01:43C'est ensuite un message audio glaçant de Greg Guillotin.
00:01:47Vous entendrez tout ça, bien sûr, dans notre émission.
00:01:50Mais pour l'heure, il est 13h.
00:01:51Il est temps de retrouver Sommayel Abidier pour le journal.
00:01:53Bonjour.
00:01:57Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:01:58On commence ce journal par la Pagaille, gare du Nord.
00:02:01Les TGV, SNCF, Eurostar au départ et à l'arrivée de Paris vers le nord de l'Europe
00:02:05ont subi des retards allant jusqu'à 3h.
00:02:08En cause, un accident de personnes mortelles sur la voie au Frénois-le-Lua dans l'Oise
00:02:13vers 6h30 ce matin.
00:02:14Le trafic a finalement repris progressivement depuis 10h30.
00:02:18Elle a une également nuit de violences urbaines à Chambéry
00:02:21après une interpellation ayant fait un blessé grave.
00:02:24Un centre social incendié, des bâtiments vandalisés
00:02:27dans les quartiers du Biolet et de Chambéry-le-Hour
00:02:29ainsi que dans la commune voisine de Cognin.
00:02:32Des événements qui ont nécessité la mobilisation de 14 sapeurs-pompiers.
00:02:36L'actualité de cette mi-journée, c'est aussi cette réouverture
00:02:39depuis ce matin 9h30 de la Tour Eiffel
00:02:41après une journée de grève des salariés
00:02:43suite à l'éviction du personnel féminin
00:02:45lors d'une visite dispensée à un groupe religieux hindou
00:02:48lequel a présenté ses excuses
00:02:50mais nié avoir refusé l'accès à qui que ce soit.
00:02:53Une séquence qui a créé une vive polémique
00:02:55et entraîné la ville de Paris, gestionnaire de la Dame de Fer
00:02:57sous le feu des critiques.
00:02:58La représentante syndicale des employés
00:03:00nous en dit un peu plus sur la jeunesse de ce mouvement.
00:03:03Ce qui a motivé, c'est le fait qu'il y ait cette discrimination
00:03:09des femmes par la direction de l'entreprise
00:03:12peu importe d'où ça menait de la direction de l'entreprise
00:03:14mais une discrimination qui s'est organisée
00:03:16où on a écarté des femmes de leur poste de travail
00:03:18parce que ce sont des femmes
00:03:19et dans la société actuelle, c'est juste inacceptable.
00:03:23Autre information à retenir
00:03:24Deux des quatre tables au volet au musée Auguste Renoir
00:03:27de Cagnes-sur-Mer retrouvés annoncent ce matin des autorités
00:03:30qui confirment que deux cambrioleurs se sont introduits dans le bâtiment
00:03:33déclenchant l'alarme à 5h48
00:03:35et ont été filmés en train de découper les cadres.
00:03:38Dans leur fuite, ils ont abandonné deux des quatre chefs-d'oeuvre
00:03:41du maître de l'impressionnisme français.
00:03:43On écoute le cri de colère du maire
00:03:45après ce vol à 9 millions d'euros.
00:03:48Au-delà des oeuvres inestivables,
00:03:50c'est le patrimoine de tous les Français
00:03:52qui est aujourd'hui la cible de gangs,
00:03:55de mafieux,
00:03:55de gens qui veulent commettre le pire
00:03:58et donc je forme le vœu que peut-être un jour
00:04:01nos gouvernants comprendront
00:04:02que ces oeuvres d'art,
00:04:03avant d'avoir un coup sur le marché,
00:04:05ont un coup dans le cœur des Français.
00:04:07C'est le patrimoine de tous les Français
00:04:09qui est violé quand on touche au musée.
00:04:11Dans l'actualité également,
00:04:13journée morte à l'hôpital,
00:04:15les agents de la fonction publique hospitalière
00:04:17appelaient à se mobiliser,
00:04:17je cite,
00:04:18en silence face au mépris du gouvernement
00:04:20afin d'alerter sur la dégradation
00:04:22des conditions de travail
00:04:23dans le secteur de la santé.
00:04:25Au cœur de leurs revendications,
00:04:26plus de moyens
00:04:27et une prise en charge
00:04:28de leur complémentaire santé.
00:04:30À l'étranger,
00:04:31au moins deux morts et huit blessés
00:04:32dans plusieurs districts de Kiev
00:04:33et de Saab ont lieu
00:04:34après des frappes russes nocturnes.
00:04:36Une reprise des hostilités
00:04:37qualifiée d'attaque horrible par l'Ukraine
00:04:39et qui fait suite à une accalmie de trois jours
00:04:40à l'occasion d'une visite inédite
00:04:43des émissaires américains
00:04:44pour relancer les pourparlers
00:04:45entre les deux pays.
00:04:47Négociations qui,
00:04:47je vous le rappelle,
00:04:48jusqu'ici sont au point mort.
00:04:50L'UE vent debout
00:04:51contre la présence
00:04:52de responsables serbes
00:04:53au funérail du criminel
00:04:55de guerre serbe,
00:04:56Ratko Mladic.
00:04:57Une présence profondément regrettable,
00:04:59ont dénoncé les présidents
00:05:00du Conseil européen
00:05:01et de la Commission européenne,
00:05:03Ursula von der Leyen,
00:05:04qui selon eux,
00:05:05démontrent, je cite,
00:05:06un refus d'affronter
00:05:07un sombre chapitre
00:05:08de l'histoire récente
00:05:09de l'Europe.
00:05:10On poursuit ce journal
00:05:12par cette nouvelle provocation
00:05:13géographique du locataire
00:05:15de la Maison Blanche.
00:05:16Vous découvrez la carte publiée
00:05:17par Donald Trump
00:05:18sur son réseau social.
00:05:19Une carte des Etats-Unis
00:05:20englobant le Mexique,
00:05:22le Canada,
00:05:22mais aussi plusieurs territoires français,
00:05:25dont la Martinique,
00:05:26la Guadeloupe,
00:05:26Saint-Barthélemy,
00:05:27Saint-Martin
00:05:27et Saint-Pierre-et-Miquelon.
00:05:29Et dans la foulée,
00:05:29l'Islande a décidé
00:05:30de convoquer l'ambassadeur
00:05:33des Etats-Unis.
00:05:34Et puis,
00:05:35des générations entières
00:05:36en deuil,
00:05:37Yves Brunier,
00:05:38l'interprète du dinosaure orange
00:05:39Casimir,
00:05:40héros de la série
00:05:41L'Île aux enfants.
00:05:42C'était un vendredi
00:05:43à l'âge de 85 ans.
00:05:44De 1974 à 1982,
00:05:47il a incarné
00:05:48le monstre gentil
00:05:49et enchanté les enfants
00:05:51pendant presque
00:05:51mille épisodes.
00:05:53Merci beaucoup,
00:05:54on est fait toute notre enfance
00:05:55qui disparaît.
00:05:56Je crois qu'on est plusieurs
00:05:57sur ce plateau
00:05:58à le concevoir.
00:06:00Bonjour,
00:06:01Pascal Neveux,
00:06:02merci d'être avec nous.
00:06:02Vous êtes psychanalyste,
00:06:03merci d'être là.
00:06:04Maître Robinson Barbier
00:06:05qui est avocat également.
00:06:07Bienvenue à vous.
00:06:08Stanislas Gaudon,
00:06:09secrétaire national
00:06:09du syndicat Alliance
00:06:10Police Nationale
00:06:11et bien sûr,
00:06:12Célia Barotte
00:06:13pour la rédaction.
00:06:14On va commencer
00:06:15avec les premières révélations
00:06:16sur les causes
00:06:17de la mort de la petite Liana.
00:06:18Vous le savez,
00:06:19Jérôme Barrella
00:06:19est le principal suspect.
00:06:21Il est mis en examen
00:06:22pour meurtre et viol
00:06:23sur mineurs
00:06:23de moins de 15 ans.
00:06:25La fillette Célia
00:06:26aurait été victime
00:06:27d'une asphyxie mécanique.
00:06:30Vous avez plus de précisions
00:06:31sur ce qui est ressorti
00:06:32des premières observations.
00:06:34Oui,
00:06:34selon les informations
00:06:35de nos confrères de RMC,
00:06:36des expertises récemment menées
00:06:38mettent en évidence
00:06:39un syndrome d'asphyxie mécanique
00:06:42pour expliquer le décès de Liana.
00:06:44Nos confrères ajoutent
00:06:45que ces mêmes expertises
00:06:46ont notamment démontré
00:06:48une insuffisance respiratoire aiguë
00:06:50compatible avec une asphyxie mécanique
00:06:53par obstruction des voies aériennes supérieures.
00:06:56Il y a quelques jours,
00:06:57l'avocat des parents de Liana
00:06:58avait confirmé connaître les causes
00:07:00de sa mort,
00:07:01mais avait expliqué
00:07:02qu'il souhaitait garder cet élément
00:07:04puisque c'est un élément précieux
00:07:05qui peut peser lors du procès.
00:07:08A noter tout de même
00:07:09qu'en juin dernier,
00:07:10le parquet d'Agin expliquait
00:07:11qu'à l'issue des examens réalisés,
00:07:13la cause du décès
00:07:14ne pouvait pas être confirmée à 100%.
00:07:17Les examens effectués ont permis
00:07:19de constater quand même
00:07:19l'absence de lésions traumatiques cervicales visibles.
00:07:23Le rapport légiste avait fait en revanche
00:07:25état de marque aux membres inférieurs
00:07:28et supérieurs hautement évocatrices
00:07:30de lésions d'entrave,
00:07:31même si le corps n'était pas ligoté
00:07:34au moment de sa découverte.
00:07:35Et on avait également constaté
00:07:37des contusions aux commissures
00:07:39et face interne de la bouche.
00:07:41Enfin, le procureur d'Agin avait déclaré
00:07:43que les constatations du rapport d'autopsie
00:07:45combinées avec les analyses biologiques
00:07:47amenées à conclure à la commission
00:07:48d'un viol sur l'IANA.
00:07:50Merci pour assez précisément.
00:07:51Stanislas Gaudon,
00:07:51le fait qu'on l'apprenne aussi tard,
00:07:53comment on l'explique ?
00:07:54Comment on peut l'expliquer ?
00:07:57C'est-à-dire qu'on fait des vérifications d'usage,
00:07:59on va être sûr de ce qu'on avance,
00:08:01sachant qu'il y a encore des inconnus, a priori ?
00:08:03D'abord, rappelez que tout au long de la procédure,
00:08:06rappelez-vous, dès le début,
00:08:07notamment les scientifiques avaient annoncé
00:08:09qu'il y aurait des examens extrêmement longs
00:08:12pour conforter notamment
00:08:13tous les éléments matériels.
00:08:14Parce que ces éléments matériels,
00:08:16ils vont permettre notamment la qualification
00:08:18effectivement de ce crime absolument insoutenable
00:08:21et qui a évidemment défrayé la chronique
00:08:24et qui doit faire son parcours
00:08:27au niveau de l'instruction
00:08:28pour aller jusqu'au procès d'assises
00:08:31pour que Barrella soit évidemment,
00:08:33enfin rendre compte devant la justice.
00:08:35Mais c'est très très important
00:08:36que tous ces éléments matériels
00:08:38soient notamment joints au procès
00:08:40et qu'ils soient fiabilisés.
00:08:42parce que le doute,
00:08:43il peut effectivement fragiliser toute une procédure.
00:08:46Éléments matériels,
00:08:46Robinson Barbier,
00:08:48Maître Barbier,
00:08:48qui seront de toute façon accablants
00:08:50contre le suspect.
00:08:51Qui sont absolument accablants,
00:08:53qui aussi confirment des soupçons
00:08:55qui existaient déjà sur lui avant.
00:08:57C'est une personne qui avait déjà été signalée,
00:08:59qui faisait l'objet de plaintes.
00:09:01Pour moi, c'est accablant non seulement pour la personne,
00:09:04mais c'est aussi accablant pour l'État.
00:09:05Alors ça, ça sera l'objet de notre débat
00:09:07parce qu'on va y revenir largement en fin d'émission.
00:09:11Et effectivement, on reviendra à tous les ratés
00:09:12qui ont entouré ça.
00:09:13Mais ce que je veux dire,
00:09:13c'est que le recueil de tous ces éléments,
00:09:15les autopsies,
00:09:16tout ça est versé au dossier
00:09:17de sorte que, évidemment,
00:09:19tout soit bien ficelé
00:09:20pour établir la culpabilité de cet homme.
00:09:24Il y a un temps de préparation du procès
00:09:26qui doit être effectué correctement.
00:09:28On l'avait vu la semaine dernière,
00:09:29par exemple sur un procès
00:09:31qui s'était mal terminé, entre guillemets,
00:09:33parce qu'il y avait eu des failles
00:09:34dans la gestion du dossier,
00:09:37dans la manière dont le dossier
00:09:38avait été construit avant l'audience.
00:09:40Donc oui, il est important
00:09:40de faire son travail jusqu'au bout
00:09:42et de recueillir le plus d'éléments possibles.
00:09:44Il est important aussi de le faire
00:09:46dans la sérénité
00:09:46et pas forcément dans les médias.
00:09:48Oui, parce que nous,
00:09:49on veut des réponses peut-être trop vite,
00:09:51trop tôt,
00:09:51qui sont au détriment de l'enquête.
00:09:54Parfois, alors là, pour le coup,
00:09:55c'est une personne qui a déjà été arrêtée.
00:09:57Mais par exemple,
00:09:58l'avocat de la famille ne souhaitait pas
00:10:00et ne souhaite toujours pas
00:10:01que les causes de la mort soient révélées.
00:10:03Est-ce que vous le comprenez
00:10:04pour la préparation du dossier ?
00:10:06Un bon procès,
00:10:06c'est un procès qui se déroule
00:10:07dans la sérénité
00:10:08et qui se prépare dans la sérénité.
00:10:10Mais ça, c'est la réponse
00:10:10un peu convenue de l'avocat.
00:10:12Mais parce que toutes les fuites
00:10:14dans la presse,
00:10:14ça donne aussi des billes,
00:10:17ça pose des questions aussi
00:10:18sur le pourquoi de ces fuites.
00:10:20Le voyeurisme.
00:10:21Le qui ça émane.
00:10:21Ça pose des questions
00:10:22de voyeurisme, tout à fait.
00:10:24Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux
00:10:26pour préparer dans la sérénité
00:10:27un procès qui doit être exemplaire.
00:10:29Pascal Neveu, psychanalyste.
00:10:31Quand on utilise ce mode opératoire,
00:10:33c'est que généralement,
00:10:34parce qu'on connaît effectivement
00:10:36le viol qui aurait été commis
00:10:38sur Liana,
00:10:39c'est qu'on veut faire taire la victime.
00:10:41Ça, c'est un grand classique
00:10:42soit d'une panique,
00:10:44soit de volonté de faire disparaître
00:10:46tout témoignage possible.
00:10:48Oui, c'est du registre
00:10:50de la perversion.
00:10:52C'est du registre de la paraphilie.
00:10:54C'est du registre de l'innommable.
00:10:56C'est du registre.
00:10:57Effectivement, nous,
00:10:58on est tous concernés,
00:11:00on est tous touchés collectivement
00:11:01par rapport à ce qui a touché
00:11:05cette petite fille.
00:11:07Et en fait, là où, en tout cas,
00:11:09moi, je me questionne beaucoup,
00:11:11c'est comment, nous,
00:11:13on va essayer de repenser
00:11:15ce tiers symbolique de la justice
00:11:18qui va devoir rendre des comptes.
00:11:22Quand je dis rendre des comptes,
00:11:23ce n'est pas la justice
00:11:24de rendre des comptes.
00:11:25Mais en tout cas,
00:11:26la société va vouloir demander
00:11:28à la justice d'évoluer,
00:11:30de changer les choses
00:11:32de manière à ce qu'on ne puisse plus vivre,
00:11:33ce genre de choses,
00:11:34et que tout cela soit condamné
00:11:36de manière extrêmement ferme.
00:11:37Et Dieu sait qu'il y a des comptes
00:11:38à rendre dans cette affaire
00:11:39parce que vous le verrez
00:11:40en fin d'émission
00:11:40Dossier complet
00:11:41où on reviendra à tous les ratés,
00:11:42tous les loupés,
00:11:43comme on dit communément,
00:11:44autour de Jérôme Barrella
00:11:46qu'on aurait pu mettre
00:11:47hors d'état de nuire avant
00:11:48et notamment à la lumière
00:11:49de l'histoire de la petite Rosa.
00:11:50Il y avait eu un signalement,
00:11:51rien n'a été fait
00:11:52à l'été qui précédait
00:11:54la mort de Liana.
00:11:56Voilà pour cette question.
00:11:58Alors, l'autre sujet d'actualité
00:11:59que je voulais vous porter aujourd'hui,
00:12:02c'est le musée Auguste Renaud
00:12:03de Caine-sur-Mer.
00:12:04C'est dans les Alpes-Maritimes
00:12:04qui a donc été cambriolé
00:12:05dans la nuit.
00:12:07Alerte donnée au petit matin
00:12:08après le déclenchement
00:12:10du système d'alarme Ramsès.
00:12:12À la fois la police municipale
00:12:14et la police nationale
00:12:15se sont rapidement rendues sur place.
00:12:17Retour sur les faits
00:12:18avec Elio Djamoy pour commencer.
00:12:20L'alarme du musée Auguste Renoir
00:12:23a retenti vers 6h ce matin.
00:12:25Surpris par les systèmes de sécurité,
00:12:28les voleurs ont pris la fuite.
00:12:30Au total,
00:12:314 oeuvres ont été dérobées,
00:12:32dont 2 abandonnées sur place.
00:12:34Les systèmes de sécurité
00:12:36permettent de retarder l'entrée
00:12:38ou de retarder l'avancée
00:12:40des cambrioleurs
00:12:41pour nous permettre
00:12:41de nous forcer la sécurité
00:12:42et de les interpeller.
00:12:45Donc là, en l'occurrence,
00:12:48d'après ce que l'on sait,
00:12:50l'alarme intrusion a fonctionné
00:12:52et les services de sécurité
00:12:53ont été alertés.
00:12:54Équipés d'une scie métallique,
00:12:56les auteurs ont d'abord découpé
00:12:58le grillage pour s'introduire
00:12:59dans les lieux.
00:13:00Pour accéder directement au musée,
00:13:02ils ont ensuite brisé une vitre,
00:13:04un casque qui,
00:13:05selon les premiers éléments,
00:13:06aurait été minutieusement préparé.
00:13:08Ils étaient équipés
00:13:10d'une, si j'ose dire,
00:13:12un couteau électrique,
00:13:14une scie métallique,
00:13:15comme vous voulez,
00:13:15et ils ont découpé
00:13:16les pistons
00:13:17qui tenaient
00:13:18les cadres
00:13:19des oeuvres de Renoir.
00:13:20Ils étaient renseignés,
00:13:22ils étaient bien équipés,
00:13:24ils ont fait ça
00:13:25très vite
00:13:26et très bien,
00:13:27mais la précipitation
00:13:29les a perdus.
00:13:30Repérés par les caméras
00:13:32de surveillance,
00:13:33les cambrioleurs
00:13:33sont activement recherchés
00:13:35par les forces de l'ordre.
00:13:36Selon le maire de Cannes-sur-Mer,
00:13:38le préjudice serait estimé
00:13:40à 9 millions d'euros.
00:13:41Une enquête pour flagrance
00:13:43a été ouverte
00:13:43par le parquet de Grasse.
00:13:46Bonjour Lili Jalaber,
00:13:47merci d'être avec nous en direct.
00:13:48Vous êtes déléguée départementale
00:13:50d'Alliance Police Nationale
00:13:52pour les Alpes-Maritimes.
00:13:54A noter déjà la rapidité d'action
00:13:55à la fois des policiers nationaux
00:13:57et municipaux,
00:13:59ce qui prouve
00:13:59que le système d'alerte
00:14:00a bien fonctionné.
00:14:01Racontez-nous un peu
00:14:02combien d'hommes
00:14:02ont été impliqués
00:14:03dans cette intervention
00:14:04et comment ça s'est déroulé
00:14:06tout simplement ?
00:14:07Oui, alors bonjour à tous.
00:14:09Effectivement,
00:14:09des premiers éléments
00:14:11d'enquête
00:14:11qu'on a dans ta présent,
00:14:14les faits se commettent
00:14:15à 5h48 du matin.
00:14:17Alors, il faut savoir
00:14:18que ça se passe
00:14:18sur la relève
00:14:19entre la police nationale,
00:14:21les collègues de la nuit
00:14:22et les collègues de jour.
00:14:24Donc, c'est un petit peu
00:14:25un moment de flottement.
00:14:26Alors, on peut imaginer
00:14:26que cette opération
00:14:28a été préparée en amont
00:14:30pour qu'elle se déroule
00:14:31à ce moment-là.
00:14:32Donc, c'est la police municipale
00:14:34qui, dans les 5 minutes,
00:14:35intervient en premier lieu
00:14:36sur place
00:14:38et dans un temps
00:14:39assez proche,
00:14:39la police nationale
00:14:40arrive sur les lieux
00:14:41et c'est la police municipale
00:14:43qui met en fuite
00:14:44les deux auteurs
00:14:45avec l'usage notamment
00:14:46d'un chien
00:14:47de leur brigade synophile.
00:14:50Et grâce à cela, finalement,
00:14:5212 oeuvres sont laissées sur place
00:14:53et ces oeuvres vont permettre
00:14:54à nos collègues
00:14:55de la police judiciaire
00:14:56d'oeuvrer sur la recherche
00:14:58de traces et indices
00:14:59de manière à pouvoir remonter
00:15:01sur la piste de ces individus.
00:15:02Est-ce qu'on en sait plus
00:15:03sur la fuite des voleurs ?
00:15:05Parce que, certes,
00:15:05vous les mettez en difficulté,
00:15:07ils prennent la fuite,
00:15:08mais est-ce que la traque
00:15:09se poursuit ?
00:15:10Est-ce qu'à un moment donné,
00:15:11comment vous perdez
00:15:12leur piste, en fait ?
00:15:14Alors, on est qu'au début
00:15:16de l'enquête,
00:15:16donc on ne peut pas affirmer
00:15:17que la piste a été perdue
00:15:19et on ne l'espère pas d'ailleurs.
00:15:21Maintenant, nos collègues
00:15:21de la police judiciaire de Nice
00:15:23vont pouvoir travailler
00:15:24sur les images de vidéosurveillance
00:15:25de la ville de Quenne-sur-Mer
00:15:27et sur les villes voisines,
00:15:29finalement, puisqu'on imagine
00:15:30que les individus vont déambuler
00:15:32de ville en ville,
00:15:32peut-être même rejoindre une frontière,
00:15:34on ne le sait pas pour le moment.
00:15:35Donc, il y a plusieurs pistes
00:15:38en relation avec ces images
00:15:39de vidéosurveillance.
00:15:40Il y a aussi de l'ADN
00:15:41qui va être fait,
00:15:42il y a de la recherche
00:15:43d'empreintes papillaires.
00:15:44Il y a tout un tas
00:15:45d'investigations techniques
00:15:47qui ont d'ailleurs débuté
00:15:48dès ce matin,
00:15:49puisque nos collègues de la PJ
00:15:50étaient sur place
00:15:51dès 7h pour réaliser
00:15:52les premières constatations.
00:15:54Alors, ça pose quand même
00:15:55la question de la sécurisation
00:15:56des musées.
00:15:57Est-ce qu'il était sécurisé
00:15:57adéquatement, ce musée ?
00:15:59Parce que, bon, pardon,
00:16:00mais ça a l'air,
00:16:01peut-être qu'on a affaire
00:16:02à des professionnels, certes,
00:16:03mais ça a l'air expliqué
00:16:04comme ça d'une facilité
00:16:05confondante quand même.
00:16:08Oui, alors, pour situer
00:16:09un petit peu le musée Renoir,
00:16:10il se trouve sur une,
00:16:13une parallèle d'un axe principal
00:16:15de la ville de Caine-sur-Mer,
00:16:16un petit peu en retrait.
00:16:17Donc, c'est un endroit
00:16:18qui est assez tranquille,
00:16:19finalement,
00:16:20où il est facile
00:16:21de pouvoir faire
00:16:22des repérages en amont
00:16:23et de pouvoir se rendre
00:16:25sur place.
00:16:25Après, au niveau
00:16:26de l'instinct de sécurité,
00:16:28visiblement,
00:16:28ce n'était pas suffisant.
00:16:29Maintenant, on ne va pas
00:16:31s'avancer sur le fonctionnement
00:16:33de ce musée.
00:16:35De toute évidence,
00:16:36c'était un grillage
00:16:38assez basique
00:16:39qui encadre l'enceinte du musée.
00:16:42Après, il faut savoir
00:16:43que les oeuvres
00:16:43sont quand même
00:16:43accrochées avec des pistons
00:16:45métalliques.
00:16:46Donc, les individus
00:16:47ont dû s'équiper en amont
00:16:48et bien préparer
00:16:49leur opération
00:16:50pour avoir les équipements
00:16:51nécessaires
00:16:51pour pouvoir agir très vite
00:16:53et dérober,
00:16:53en tout cas,
00:16:54deux oeuvres.
00:16:55Enfin, un grillage
00:16:56dont vous dites
00:16:57qu'il était basique,
00:16:57c'est quand même
00:16:58un peu inquiétant
00:16:59quand on sait
00:17:00qu'on a quatre Renoirs
00:17:01dans l'enceinte du musée,
00:17:02non ?
00:17:04C'est peut-être un peu
00:17:05en deçà
00:17:05de ce qu'on attendrait ?
00:17:08Oui, alors,
00:17:09suite à ça,
00:17:10j'imagine que
00:17:10tout un tas
00:17:11de collectifs
00:17:13vont pouvoir
00:17:13mettre en place
00:17:14des dispositifs
00:17:15de sécurité
00:17:16un peu plus importants.
00:17:18Ce qu'on peut dire
00:17:19de toute évidence,
00:17:20c'est que le dispositif
00:17:21RAMSES,
00:17:21qui permet
00:17:22de déclencher
00:17:23le centre de supervision
00:17:24urbain
00:17:25lorsqu'il y a une intrusion
00:17:26dans un établissement
00:17:29fréquenté par le public,
00:17:30a bien fonctionné.
00:17:31et on peut en tout cas
00:17:32souligner la rapidité
00:17:35d'intervention
00:17:36de nos collègues
00:17:37de la police municipale
00:17:38et de la police nationale.
00:17:39Il faut préciser
00:17:40qu'on travaille
00:17:40dans des conditions
00:17:41très dégradées
00:17:42sur les actes maritimes,
00:17:43avec un gros manque
00:17:44d'effectifs,
00:17:45on demande du renfort
00:17:46et malgré cela,
00:17:47on peut souligner
00:17:48quand même
00:17:48l'efficacité
00:17:49de nos collègues.
00:17:50Bon,
00:17:51il y avait des précédents,
00:17:52il y avait des alertes
00:17:53concernant ce musée
00:17:54en particulier.
00:17:54Est-ce que vous étiez
00:17:55à l'affût ?
00:17:56Est-ce qu'il y avait
00:17:56quand même des signes
00:17:58avant-coureurs ?
00:18:01Pas à notre connaissance.
00:18:04On n'a pas cette information
00:18:05s'il y a eu
00:18:07de la menace
00:18:07au préalable
00:18:09ou des repérages
00:18:09qui auraient été
00:18:11aperçus sur place.
00:18:12C'est des éléments
00:18:13qu'on n'a pas
00:18:13quant à présent
00:18:14mais qui vont être
00:18:15certainement recensés
00:18:16dans le cadre
00:18:16de cette procédure judiciaire
00:18:18par nos collègues
00:18:18de la PJ
00:18:19en faisant des enquêtes
00:18:20de voisinage,
00:18:21en consultant
00:18:22les mains courantes,
00:18:23tous les fichiers
00:18:24qui sont mis
00:18:24à notre disposition.
00:18:25Merci beaucoup
00:18:26Lily Jalaber
00:18:27d'avoir répondu
00:18:27à nos questions
00:18:28cet après-midi
00:18:29pour Alliance 06
00:18:32Bonjour Stanislas Godon
00:18:33je me tourne
00:18:34évidemment vers vous encore
00:18:35vous êtes un peu
00:18:36l'éminent sur ce plateau
00:18:37c'est vrai que ça
00:18:38enfin les bras m'ont tombent
00:18:39on a des renoirs
00:18:40alors certes
00:18:40c'est une petite ville
00:18:41mais enfin justement
00:18:41parce que c'est dans
00:18:42une petite ville
00:18:43et qu'il n'y a pas
00:18:43d'effectifs
00:18:44comme elle le dit si bien
00:18:44peut-être qu'il faut
00:18:45s'atteler à une sécurisation
00:18:47un peu plus forte
00:18:48de l'établissement lui-même
00:18:49de l'ance des lieux
00:18:50c'est tout le débat
00:18:52qu'il y a eu
00:18:52notamment suite
00:18:53au casse du Louvre
00:18:54avec comment on sécurise
00:18:56tous ces établissements
00:18:57qui ont des œuvres d'art
00:18:59inestimables
00:19:00maintenant j'ai envie
00:19:01de dire attention
00:19:02parce qu'il y a
00:19:03tout ce qui est
00:19:03de la sphère
00:19:04de la sécurité privée
00:19:05de ces établissements
00:19:06donc qui est
00:19:07sous la responsabilité
00:19:08de ces établissements
00:19:09nous si on n'a pas
00:19:10connaissance effectivement
00:19:11de risque
00:19:12je dirais avant-coureur
00:19:13de ces établissements
00:19:15on ne peut pas mettre
00:19:15de dispositif
00:19:16et puis croyez-moi
00:19:17comme l'a dit
00:19:18la collègue d'Alliance
00:19:19aujourd'hui
00:19:20si vous trouvez
00:19:20qu'on n'a pas
00:19:21beaucoup de priorités
00:19:21sur les bras
00:19:22entre les violences
00:19:23intrafamiliales
00:19:24le narco
00:19:25le terrorisme
00:19:26le musée arrive un peu
00:19:26en bout de chaîne
00:19:27voilà
00:19:27et puis là on va avoir
00:19:28par exemple
00:19:29juste un petit peu
00:19:30notamment la visite
00:19:31papale
00:19:32qui va un peu nous occuper
00:19:33aussi d'un point de vue
00:19:35de la sécurité
00:19:35donc croyez-moi
00:19:36aujourd'hui
00:19:37l'équation
00:19:37elle est assez compliquée
00:19:38pour ne pas non plus
00:19:40comme je l'ai entendu
00:19:41dire qu'on va mettre
00:19:42un commissariat
00:19:43dans les établissements
00:19:44type musée
00:19:45voilà
00:19:45donc je crois
00:19:46qu'il faut
00:19:47que chacun
00:19:48prenne ses responsabilités
00:19:49qu'on mette les moyens
00:19:50effectivement
00:19:50pour sécuriser
00:19:52ces oeuvres d'art
00:19:53maintenant
00:19:54là c'est un travail judiciaire
00:19:56le temps médiatique
00:19:57n'est pas le temps
00:19:57de l'enquête
00:19:58d'un mot
00:19:59on va les retrouver
00:19:59on va les retrouver
00:20:01est-ce qu'on va les retrouver
00:20:01je ne vais pas faire
00:20:03cette affirmation
00:20:04aujourd'hui
00:20:04mais croyez-moi
00:20:05bon on a quand même
00:20:06quelques moyens
00:20:07pour essayer de retrouver
00:20:09et puis
00:20:09faire du recel
00:20:10sur des renoirs
00:20:11ça va être un peu compliqué
00:20:12aussi
00:20:12à moins qu'il y ait
00:20:13des collectionneurs
00:20:14autre
00:20:15alors vous dites
00:20:16que
00:20:16c'est pas forcément
00:20:17la priorité
00:20:18mais vous allez voir
00:20:18il y a quand même
00:20:18d'autres cambriolages
00:20:19du même type
00:20:20en France
00:20:20il y en a eu
00:20:21un certain nombre
00:20:22récemment
00:20:22qu'on vous rappelle
00:20:23à travers ce reportage
00:20:25ces dernières semaines
00:20:26plusieurs musées français
00:20:28ont vu disparaître
00:20:29des trésors
00:20:29à Limoges
00:20:30dans la nuit
00:20:31du 3 au 4 septembre
00:20:33deux plateaux chinois
00:20:34et un vase
00:20:35classé trésors nationaux
00:20:36ont été dérobés
00:20:37au musée
00:20:37Adrien Duboucher
00:20:39pour un préjudice
00:20:40estimé à 6 millions
00:20:41et demi d'euros
00:20:42quelques jours plus tard
00:20:43dans la nuit
00:20:44du 15 au 16 septembre
00:20:45à Paris
00:20:46les voleurs
00:20:47du muséum
00:20:47d'histoire naturelle
00:20:48s'emparent de plusieurs
00:20:49pépites d'or
00:20:50des 18 et 19ème siècle
00:20:52dont une de 5 kilos
00:20:53grâce à un chalumeau
00:20:55ils percent
00:20:56une vitrine blindée
00:20:57et repartent
00:20:58avec un butin
00:20:58de 600 000 euros
00:21:00enfin en Corrèze
00:21:01le musée Jacques Chirac
00:21:02à Saran
00:21:03a subi de cambriolages
00:21:04en 48 heures
00:21:05les 12 et 13 octobre
00:21:06un premier braquage
00:21:08raté
00:21:08puis un vol
00:21:09d'objets diplomatiques
00:21:10et de bijoux
00:21:11pour un préjudice
00:21:12dépassant un million d'euros
00:21:13selon les enquêteurs
00:21:15ces vols pourraient être
00:21:16liés à un marché noir
00:21:17international de l'art
00:21:18les enquêtes
00:21:19elles se poursuivent
00:21:22pardon d'insister
00:21:23mais on parle quand même
00:21:23de joyaux français
00:21:24vous le dites vous-même
00:21:25des renoirs
00:21:26bon ça s'écoule pas facilement
00:21:27sur le marché
00:21:28parce que c'est facilement
00:21:28identifiable
00:21:29mais sans parler
00:21:30des effectifs policiers
00:21:31eux-mêmes
00:21:32les structures
00:21:33les établissements
00:21:34l'état qui gère
00:21:35la plupart de ces musées
00:21:36d'ailleurs
00:21:36pourraient quand même
00:21:36mettre le paquet
00:21:37est-ce que vous trouvez pas
00:21:38qu'on est un petit peu
00:21:39on est un petit peu
00:21:40l'axe comme on dit
00:21:41sur la sécurisation
00:21:42de nos musées
00:21:43aujourd'hui
00:21:43Stanislas Godon
00:21:44et sans entrer
00:21:45dans le secret des dieux
00:21:46non non
00:21:46j'ai juste envie de dire
00:21:47que le budget
00:21:48du ministère de la culture
00:21:49je crois pas qu'il soit
00:21:50en explosion
00:21:51je dirais exponentielle
00:21:53dans ses moyens
00:21:54parce que je rappelle
00:21:55qu'il est en soutien
00:21:56notamment dans tous
00:21:57les établissements
00:21:58qui sont subventionnés
00:21:58par l'état
00:21:59après c'est une règle
00:22:01de gestion interne
00:22:03franchement
00:22:04je crois pas
00:22:05qu'aujourd'hui
00:22:05on puisse mettre
00:22:06un véhicule de police
00:22:07devant chaque établissement
00:22:09même si
00:22:09alors les cambriolages
00:22:10sont en baisse
00:22:11sur le territoire national
00:22:12oui bien évidemment
00:22:14bien évidemment
00:22:15mais après
00:22:15si quelqu'un
00:22:17a une baguette magique
00:22:18avec notamment
00:22:19de l'argent à mettre
00:22:20dans la sécurisation
00:22:21de tous les établissements
00:22:22culturels
00:22:23j'ai envie de dire
00:22:24allons-y
00:22:24mais aujourd'hui
00:22:25vous voyez
00:22:26on va manifester
00:22:27le 15 septembre
00:22:27pour des moyens
00:22:28pour la police nationale
00:22:30je crois qu'il y a peut-être
00:22:31quelques priorités à avoir
00:22:32vous n'avez pas manqué
00:22:33une occasion de la rappeler
00:22:34c'est bien
00:22:34on aura l'occasion
00:22:35d'en reparler
00:22:36merci
00:22:37à suivre
00:22:38restez avec nous
00:22:38on va marquer
00:22:39une très courte pause
00:22:39et puis on vous parlera
00:22:40de ce viol filmé
00:22:42sur TikTok
00:22:42et diffusé en direct
00:22:44qui pose beaucoup de questions
00:22:45sur la plateforme
00:22:46mais qui a permis
00:22:47toutefois de sauver
00:22:48une femme à distance
00:22:49on en débattra
00:22:50et puis Stéphanie
00:22:52Stéphanie qui est notre
00:22:53témoin du jour
00:22:54elle viendra nous parler
00:22:55de Marie
00:22:55cette jeune fille
00:22:56dont vous apercevez le visage
00:22:57sa fille adolescente
00:22:58qui s'est donnée la mort
00:22:59il y a 5 ans
00:23:00après des années de harcèlement
00:23:02et la consultation de vidéos
00:23:05TikTok
00:23:05sa mère aujourd'hui
00:23:06s'en prend au géant
00:23:08TikTok avec d'autres familles
00:23:09elle viendra nous raconter
00:23:11l'histoire de cet enfant
00:23:12qui a sombré
00:23:14et qui en est morte
00:23:15à tout de suite
00:23:19De retour avec vous
00:23:20dans notre émission
00:23:20Police Justice
00:23:2124h en France
00:23:22on est ravis de vous voir
00:23:23toujours plus nombreux
00:23:23au rendez-vous
00:23:24et d'ailleurs vous avez ce mail
00:23:25auquel vous pouvez nous faire
00:23:27parvenir vos témoignages
00:23:28qui s'affiche
00:23:29sur votre écran
00:23:3024h
00:23:31arrobas
00:23:32cnews.fr
00:23:33Dans cette émission
00:23:34on va vous parler
00:23:35de ce qui s'est passé
00:23:36à Sergy
00:23:36dans le Val d'Oise
00:23:37un homme de 31 ans
00:23:38est soupçonné
00:23:38d'avoir violé une femme
00:23:39dans un appartement
00:23:41mais surtout
00:23:42ces faits
00:23:43auraient été diffusés
00:23:43en direct sur TikTok
00:23:45un internaute
00:23:46qui a donc été témoin
00:23:47de la scène
00:23:48derrière son écran
00:23:49a pu donner l'alerte
00:23:51les policiers
00:23:52se sont rendus sur place
00:23:53aussitôt
00:23:54en tout cas dans la foulée
00:23:55et ont découvert
00:23:55la victime dans l'appartement
00:23:57le récit est signé
00:23:58Fabrice Elzner
00:23:59et Inès Alican
00:24:00C'est derrière cette porte
00:24:02dans cet appartement
00:24:03de Sergy
00:24:03que se seraient déroulés
00:24:05les faits
00:24:05dimanche matin
00:24:06la victime aurait rencontré
00:24:08le suspect à la gare
00:24:09avant d'être emmenée
00:24:10dans cet appartement
00:24:11et d'être victime de viol
00:24:13mais l'alerte est donnée
00:24:14à plusieurs centaines
00:24:15de kilomètres de là
00:24:16dans le Haut-Rhin
00:24:17un internaute
00:24:18découvre sur TikTok
00:24:19un live
00:24:20qu'il pense être
00:24:21une agression
00:24:22il prévient immédiatement
00:24:23les secours
00:24:24à Sergy
00:24:24il est 20h45
00:24:26lorsque les policiers arrivent
00:24:28on n'a rien entendu
00:24:29toute la journée
00:24:29et puis
00:24:30d'un seul coup
00:24:32on a entendu
00:24:33une brigade arriver
00:24:34personne ne sort
00:24:35de l'immeuble
00:24:36ils ont encerclé l'immeuble
00:24:38ils sont arrivés
00:24:38je crois une dizaine
00:24:39quinzaine
00:24:39et puis là
00:24:40comme vous pouvez voir
00:24:41voilà le constat
00:24:42c'est arrivé avec un gros
00:24:43bélier bouclier
00:24:45ils ont tabassé la porte
00:24:46boum boum boum boum boum boum boum
00:24:48d'un seul coup
00:24:49ils ont toqué chez moi
00:24:50ils ont toqué chez moi
00:24:51et nous on a ouvert la porte
00:24:52ils ont demandé
00:24:53voilà
00:24:54s'ils pouvaient passer par chez moi
00:24:55pour aller sur le balcon
00:24:57et puis on a compris
00:24:59il y a eu une vie en danger
00:25:00un signalement
00:25:01où chaque minute compte
00:25:02selon les syndicats
00:25:03bien évidemment
00:25:04le temps d'analyser
00:25:06de retrouver déjà
00:25:07la vidéo
00:25:08d'analyser
00:25:09ce qui s'y est déroulé
00:25:10de pouvoir retrouver
00:25:12les adresses IP
00:25:12de faire les différentes
00:25:13réquisitions
00:25:14aussi judiciaires
00:25:15c'est cette chaîne
00:25:17si vous voulez
00:25:17qui peut se mettre
00:25:18en place rapidement
00:25:19et d'interpeller
00:25:20les individus
00:25:20le plus vite possible
00:25:21les minutes comptent
00:25:23dans ce genre
00:25:24d'affaires
00:25:25le suspect est placé
00:25:26en garde à vue
00:25:27la victime
00:25:28âgée de 36 ans
00:25:29a porté plainte
00:25:30l'enquête se poursuit
00:25:32bon
00:25:32le dysfonctionnement
00:25:33de TikTok
00:25:34qui laisse passer
00:25:35ce genre d'image
00:25:36choquante
00:25:37où sont les garde-fous
00:25:38ça c'est déjà
00:25:39une première question
00:25:40en même temps
00:25:41c'est paradoxal
00:25:42parce que
00:25:42Stanislas Godon
00:25:43ça a peut-être
00:25:43sauvé la vie
00:25:45de cette personne
00:25:46il est heureux
00:25:47que les policiers
00:25:47d'ailleurs aient aussitôt
00:25:48saisi l'urgence
00:25:49c'est ça qui me frappe
00:25:50dans cette histoire
00:25:51écoutez
00:25:52alors là
00:25:53il faut faire
00:25:53très très attention
00:25:54parce qu'il ne faut pas
00:25:54non plus
00:25:55qu'après ça devienne
00:25:56un espace publicitaire
00:25:58à ce qu'il y ait
00:25:59un peu une course
00:26:00à l'échalote
00:26:00de faire
00:26:01les vidéos
00:26:02les plus atroces
00:26:03qu'ils soient
00:26:04sur les réseaux sociaux
00:26:05donc il y a effectivement
00:26:06la partie lanceur d'alerte
00:26:08qui peut être très très utile
00:26:09notamment
00:26:10c'est bien pour ça
00:26:10que nous on a aussi
00:26:11la plateforme Faros
00:26:12elle est sous-dimensionnée
00:26:13on est bien d'accord
00:26:14parce qu'il n'y a pas assez
00:26:15de monde pour s'en occuper
00:26:16même si elle a été
00:26:17un peu renforcée
00:26:17ces dernières années
00:26:18mais il n'empêche
00:26:19qu'il faut faire
00:26:19très très attention
00:26:20à ce qu'il n'y ait pas
00:26:21ce spot publicitaire
00:26:23après
00:26:23qui soit entretenu
00:26:25et alimenté
00:26:26par tous ceux
00:26:26qui veulent commettre
00:26:27des actes
00:26:28absolument atroces
00:26:29Pascal Neveu
00:26:30vous êtes psychanalyste
00:26:31ce qui est étonnant
00:26:32aussi dans l'histoire
00:26:33c'est que
00:26:33le type qui a fait ça
00:26:35il a quand même
00:26:36intégré le risque
00:26:37de se faire prendre
00:26:38derrière
00:26:38c'est-à-dire qu'au fond
00:26:39on a l'impression
00:26:40que la perversion
00:26:40n'a pas de limite
00:26:41il est totalement pervers
00:26:42il est dans un fantasme
00:26:43de toute puissance
00:26:44en plus il utilise TikTok
00:26:47on va s'attaquer à TikTok
00:26:48dans quelques minutes
00:26:50parce qu'il est dans
00:26:51un regard du groupe
00:26:52ça c'est une des problématiques
00:26:54de TikTok
00:26:55et en fait il se met
00:26:56en spectacle
00:26:57il montre finalement
00:26:59un décor
00:27:00et il l'expose
00:27:02à tout le monde
00:27:02mais dans une perversion
00:27:03absolue
00:27:04et dans des actes
00:27:04absolument atroces
00:27:05et inadmissibles
00:27:06Stanislas Godon
00:27:07est-ce qu'il y a
00:27:08des brigades dédiées
00:27:09à la surveillance
00:27:09de cette plateforme
00:27:10et d'autres réseaux sociaux
00:27:11justement pour se prémunir
00:27:13contre ce genre d'images
00:27:15et de scènes
00:27:16surtout et de crimes
00:27:16il y a la plateforme Pharos
00:27:18qui oeuvre depuis
00:27:19déjà plusieurs années
00:27:20il y a combien de divisions
00:27:21si j'ose dire
00:27:23évidemment
00:27:23on est sous-dimensionné
00:27:24par rapport à la masse
00:27:25de vidéos
00:27:27qui circulent
00:27:27sur l'ensemble des réseaux
00:27:28je rappelle quand même
00:27:29qu'il y a TikTok
00:27:30Snapchat
00:27:31il y a Instagram
00:27:32enfin il y a
00:27:33tout un panel
00:27:34notamment de réseaux
00:27:35qui est extrêmement compliqué
00:27:36à surveiller
00:27:37et aujourd'hui
00:27:38si certains disent
00:27:40que ce n'est pas
00:27:40une question de moyens
00:27:41bah si si
00:27:41c'est une question de moyens
00:27:42parce que
00:27:43pour être H24
00:27:45pour pouvoir surveiller
00:27:46notamment ce qui se passe
00:27:46sur les réseaux
00:27:47croyez-moi
00:27:48ça demande effectivement
00:27:49des moyens humains
00:27:51et matériels
00:27:51parce qu'on n'est pas encore
00:27:53au 3.0
00:27:53dans le ministère de l'Intérieur
00:27:54croyez-moi
00:27:55et puis ce n'est pas
00:27:55pour n'importe quel agent non plus
00:27:57c'est-à-dire qu'il faut
00:27:57une formation adéquate
00:27:58oui à la fois pour analyser
00:28:01bon après quand vous avez
00:28:02évidemment des vidéos
00:28:03qui sont sans conteste
00:28:04voilà
00:28:05et qui sont absolument
00:28:06insoutenables
00:28:07elle parle d'elle-même
00:28:08l'affaire est extrêmement claire
00:28:09après c'est tout le travail
00:28:10effectivement
00:28:11d'identifier
00:28:12d'isoler
00:28:13et de pouvoir repérer
00:28:14notamment
00:28:15à quel endroit
00:28:16en fait
00:28:16les choses se passent
00:28:17pour qu'on puisse intervenir
00:28:18très rapidement
00:28:19bon TikTok
00:28:20décidément de plus en plus
00:28:21dans l'œil du cyclone
00:28:22bonjour Stéphanie
00:28:24bonjour
00:28:25merci beaucoup
00:28:26de nous avoir rejoint
00:28:27on a voulu vous faire venir
00:28:29parce que
00:28:30Marie
00:28:30votre fille
00:28:31s'est suicidée
00:28:32c'était le 16 septembre 2021
00:28:35elle avait 15 ans
00:28:37on la voit ici à l'image
00:28:38une très belle jeune fille
00:28:41vous nous avez évidemment
00:28:43ouvert un petit peu
00:28:44les portes de votre album familial
00:28:46elle avait publié sur TikTok
00:28:47une vidéo
00:28:47où elle exprimait son mal-être
00:28:50son ras-le-bol
00:28:51notamment d'être harcelée
00:28:52c'est une publication
00:28:53qui aura engendré
00:28:54assez rapidement
00:28:55l'arrivée d'autres vidéos
00:28:56sur le même thème
00:28:57via les algorithmes
00:28:58et elle va même recevoir
00:29:00à un moment donné
00:29:00des vidéos
00:29:01lui expliquant
00:29:02comment mettre fin
00:29:03à ses jours
00:29:03toute chose
00:29:04je le précise
00:29:05avant qu'on se parle
00:29:06que vous allez découvrir
00:29:07après
00:29:08bien évidemment
00:29:09que si vous aviez
00:29:10eu connaissance de tout ça
00:29:11si vous aviez été alerté
00:29:12vous auriez
00:29:13vous auriez immédiatement intervenu
00:29:15donc voilà
00:29:15on va poser les choses
00:29:17assez clairement
00:29:18Marie
00:29:18donc 15 ans
00:29:19on a eu l'occasion
00:29:20de s'en parler
00:29:20avant l'émission
00:29:21une jeune fille
00:29:23solaire
00:29:24belle
00:29:24pleine de vie
00:29:26du caractère
00:29:26parlez-nous de Marie
00:29:27tout simplement
00:29:28mais Marie
00:29:29c'est une jeune fille
00:29:31qui aime la vie
00:29:32qui aime chanter
00:29:33qui aime danser
00:29:34qui aime faire rire
00:29:35en fait
00:29:35et voilà
00:29:37elle est solaire
00:29:38elle irradie
00:29:39elle aime les gens
00:29:40elle aime l'être humain
00:29:41elle aime faire plaisir
00:29:44donc elle est très empathique
00:29:46et elle a été
00:29:46comme on en a parlé
00:29:47précédemment
00:29:48testée par
00:29:49elle a fait un test Wix
00:29:50donc
00:29:51et elle a été décelée
00:29:52empathique
00:29:53et hypersensible
00:29:55et voilà
00:29:56et par rapport
00:29:57à ses rondeurs
00:29:58d'adolescente
00:30:00en un an
00:30:02Marie a pris
00:30:0210 cm
00:30:03et du poids
00:30:04et elle a été
00:30:05très rapidement
00:30:06harcelée sur son poids
00:30:07et ses attributs féminins
00:30:08donc ça a été très compliqué
00:30:10pour elle
00:30:11et ensuite
00:30:13elle est partie en seconde
00:30:14elle a voulu aller en pension
00:30:15pour
00:30:15enfin parce qu'elle avait
00:30:16envie de liberté
00:30:17voilà
00:30:18c'était une jeune fille
00:30:18qui avait envie
00:30:19d'être indépendante
00:30:20et pleine de liberté
00:30:21et là
00:30:22elle est tombée
00:30:23sur un groupe
00:30:24d'adolescents
00:30:25qui avait déjà harcelé avant
00:30:26et dont
00:30:28avec une jeune fille
00:30:29en leader
00:30:29et ils ont été
00:30:31ils ont été absolument
00:30:32cruels avec Marie
00:30:35et là
00:30:36c'est là
00:30:36où a commencé
00:30:38son mal-être
00:30:39profond
00:30:40sur le harcèlement
00:30:41et
00:30:42en même temps
00:30:43j'ai envie de vous dire
00:30:44simultanément
00:30:44il y a
00:30:47Musical.ly
00:30:47l'application qu'elle adorait
00:30:49où elle se mettait en scène
00:30:50où là
00:30:51Musical.ly
00:30:52était anciennement TikTok
00:30:53où là
00:30:54il y avait véritablement
00:30:54une création de contenu
00:30:56on se mettait en scène
00:30:57on créait quelque chose
00:30:59voilà
00:31:00on faisait
00:31:01véritablement
00:31:02du contenu
00:31:03et là
00:31:04on passe à TikTok
00:31:05on est en 2021
00:31:06et on est en plein confinement
00:31:09et là
00:31:10Marie
00:31:10se retrouve
00:31:11face à TikTok
00:31:12face à ce nouveau modèle
00:31:14avec un algorithme
00:31:15différent
00:31:16et qui cherche
00:31:17complètement autre chose
00:31:18c'est à dire que là
00:31:19ça ne devient plus
00:31:19une plateforme
00:31:20de loisirs
00:31:22et récréatives
00:31:23mais une plateforme
00:31:24qui est faite
00:31:24pour rendre accro
00:31:26à ce moment là
00:31:28vous savez
00:31:29tout ce qu'elle a traversé
00:31:30la première phase
00:31:31de harcèlement
00:31:31la deuxième aussi
00:31:33mais elle va faire
00:31:33des choses
00:31:35quand même
00:31:35à votre insu
00:31:36c'est à dire que
00:31:36par exemple
00:31:37elle va porter plainte
00:31:38et vous ne le savez pas
00:31:39à ce moment là
00:31:39non c'est
00:31:40après son départ
00:31:41c'est sa meilleure amie
00:31:43qui va me dévoiler des choses
00:31:45qui va m'informer
00:31:46sur certaines choses
00:31:47et notamment
00:31:48le fait
00:31:49qu'elle se soit rendue
00:31:50au commissariat
00:31:50pour aller porter plainte
00:31:52contre ces harceleurs
00:31:53qui la traquaient
00:31:55sur Snapchat
00:31:57sur TikTok
00:31:58sur Whatsapp
00:31:59et elle s'est retrouvée
00:32:02en fait
00:32:04désemparée
00:32:04devant la police
00:32:05qui lui dit
00:32:06mais vous n'allez pas
00:32:06porter plainte
00:32:07pour ça
00:32:08et derrière
00:32:09elle va pour parler
00:32:10à sa directrice
00:32:12pour expliquer
00:32:12ce qui se passe
00:32:13sachant que la directrice
00:32:14est au courant
00:32:15puisque dans tout
00:32:16le lycée
00:32:17en fait
00:32:17il y a
00:32:18la vidéo de Marie
00:32:19sur Snapchat
00:32:20qui est passée
00:32:21en version
00:32:22Peppa Pig
00:32:23avec la tête de Marie
00:32:24vous voyez
00:32:25et tout le monde
00:32:26est au courant
00:32:26et là
00:32:28on minimise
00:32:29ce sont
00:32:30le sang péternel
00:32:32ce sont des querelles
00:32:33d'adolescents
00:32:34ça va s'arranger
00:32:35la police
00:32:36vous ne pouvez pas
00:32:37porter plainte
00:32:38ce sont des adolescents
00:32:39est-ce qu'ils vous ont
00:32:40vraiment fait du mal
00:32:41en fait
00:32:41on la dissuade
00:32:42et tout ça
00:32:44pour une enfant
00:32:45en construction
00:32:46à 15 ans
00:32:47se dire que
00:32:48le monde des adultes
00:32:49n'est pas là
00:32:49pour la soutenir
00:32:50je pense qu'il y a
00:32:51ce sentiment d'abandon
00:32:53que moi je sois là
00:32:56que je me batte
00:32:57et même peut-être
00:32:58un peu trop
00:32:58j'ai envie de vous dire
00:32:59dans le sens où
00:33:00je suis une maman entière
00:33:01après je suis une maman
00:33:02un peu sanguine
00:33:03et les harceleurs
00:33:05j'ai compris des choses
00:33:06aussi maintenant
00:33:06c'est que je suis allée
00:33:07les voir les harceleurs
00:33:08mais qu'est-ce qu'ils ont fait vivre
00:33:09derrière à Marie
00:33:10je ne le sais pas
00:33:12je leur ai dit les choses
00:33:13je leur ai dit ce que je pensais
00:33:14mais derrière
00:33:14je ne sais pas
00:33:15ce qu'ils ont fait vivre
00:33:16à ma fille
00:33:16ils se sont excusés ?
00:33:18ah non
00:33:19absolument pas
00:33:19et la justice
00:33:21leur a mis un non-lieu
00:33:23avec toutes les preuves
00:33:24qu'on avait
00:33:25avec les témoignages
00:33:27de l'école
00:33:29des enfants
00:33:29de tout le monde
00:33:30il y a eu un non-lieu
00:33:32j'ai fait appel
00:33:33bien évidemment
00:33:34mais voilà
00:33:35et donc en fait
00:33:36on se retrouve avec des enfants
00:33:37qui sont en demande d'aide
00:33:39qu'on les soutienne
00:33:41et il ne se passe rien
00:33:42et donc là
00:33:43on les perd déjà
00:33:43dans un premier temps
00:33:45et en même temps
00:33:46il y a TikTok
00:33:47qui commence à faire son travail
00:33:49c'est-à-dire que là
00:33:50Marie a eu le malheur
00:33:51de parler de poids
00:33:53et perte de poids
00:33:54et là TikTok
00:33:55va tout de suite
00:33:56la catégoriser
00:33:56dans problèmes de santé mentale
00:33:59perdre du poids
00:34:00n'est pas un problème
00:34:01de santé mentale
00:34:01à 15 ans
00:34:02chez une fille
00:34:02c'est juste
00:34:03de la normalité
00:34:04ce sont les hormones
00:34:05et
00:34:07donc là elle reçoit
00:34:08des vidéos dédiées
00:34:09en fait
00:34:09là elle commence
00:34:10à recevoir
00:34:10des vidéos
00:34:11sur les troubles alimentaires
00:34:13ce genre de choses
00:34:14enfin c'est ce que j'ai trouvé
00:34:15sur son téléphone
00:34:15parce que pour en revenir
00:34:17à ce que vous m'avez demandé
00:34:17c'est-à-dire que
00:34:18quand Marie s'en va
00:34:19le 16 septembre
00:34:20je ne peux absolument pas rentrer
00:34:21sur son téléphone
00:34:22mais au bout d'un mois
00:34:23je décide d'aller investir
00:34:25le téléphone de Marie
00:34:26et voir ce qui s'y passe
00:34:27et c'est là que je découvre
00:34:30l'enfer
00:34:31de ce que TikTok
00:34:32a fait vivre à ma fille
00:34:33une enfant de 15 ans
00:34:35une adolescente
00:34:36ça a dû être dur
00:34:37une fois passée
00:34:38la période
00:34:39de deuil immédiat
00:34:41de trouver la force
00:34:43le courage
00:34:43et en même temps
00:34:44j'imagine que c'était nécessaire
00:34:45d'aller voir
00:34:46tout ce par quoi
00:34:47elle était passée
00:34:48parce que là
00:34:48vous avez la vérité crue
00:34:50qui vous apparaît
00:34:51devant les yeux
00:34:52quelque chose
00:34:53que je n'imaginais même pas
00:34:54en fait aussi
00:34:55et vous découvrez
00:34:56un univers en fait
00:34:58glauque
00:34:58dark
00:34:58que vous ne connaissez pas
00:34:59racontez-nous ça
00:35:01je suis complètement
00:35:04détruite
00:35:05et au bout d'un mois
00:35:06je décide de comprendre
00:35:07je veux comprendre
00:35:08et là je vais
00:35:09sur son sacro-saint téléphone
00:35:11et là j'investis
00:35:14Instagram
00:35:14la messagerie
00:35:15et là je commence
00:35:16à tomber sur TikTok
00:35:17et ses vidéos
00:35:18mais là j'ai envie de vous dire
00:35:20que même moi
00:35:20à 53 ans maintenant
00:35:2151 il y a 2 ans
00:35:23quand on voit
00:35:24ce genre de vidéos
00:35:25cette détresse
00:35:26des adolescentes
00:35:28principalement
00:35:29de mal-être
00:35:30qui crie
00:35:31qui hurle
00:35:32leur désespoir
00:35:33et avec cette communauté
00:35:35derrière
00:35:35qui like
00:35:37qui ne
00:35:38enfin qui les aide
00:35:39même pas vraiment réellement
00:35:40mais genre
00:35:41en fait un like
00:35:42est quelque chose
00:35:43ok on te valide
00:35:44on comprend ton désespoir
00:35:46mais on ne fait que te liker
00:35:47et voilà
00:35:50et on la plonge
00:35:50dans cette communauté
00:35:51de désespérer
00:35:52et Marie est empathique
00:35:54Marie veut aider
00:35:55et en fait
00:35:56en voulant aider
00:35:57c'est ce que j'ai trouvé
00:35:57sur son téléphone
00:35:58elle aidait plein de jeunes filles
00:35:59et en leur disant
00:36:01je vais t'aider
00:36:02enfin voilà
00:36:04elle essayait de porter
00:36:05du soutien
00:36:05mais en fait
00:36:06elle s'est perdue
00:36:07dedans
00:36:08elle a absorbé
00:36:09en plus
00:36:11le mal-être des autres
00:36:12en plus du sien
00:36:13qu'elle n'arrivait
00:36:14déjà pas à gérer
00:36:16et même pour vous dire
00:36:17j'ai proposé
00:36:17à ma seconde
00:36:20Nise
00:36:21d'aider au cas où
00:36:21les autres
00:36:22elle m'a dit
00:36:22je ne ferai pas
00:36:23ce qu'a fait Marie
00:36:24puisque j'ai peur
00:36:25au cas où
00:36:25de souffrir encore plus
00:36:26de voir ce mal-être absolu
00:36:28et de proposer
00:36:29des vidéos
00:36:30sur comment se
00:36:31démonter un taille-crayon
00:36:33pour se scarifier
00:36:33comment faire un nœud
00:36:35pour se pendre
00:36:36correctement
00:36:37c'est ça qui est proposé
00:36:38ah oui
00:36:39le mode opératoire
00:36:41du parcours
00:36:41on peut vous sortir
00:36:43le kit
00:36:44et comment faire
00:36:45en tout cas
00:36:46Marie a eu le mode opératoire
00:36:48de comment faire un nœud
00:36:48pour se pendre
00:36:49vous en parlez encore au présent
00:36:51elle est toujours avec vous
00:36:52j'ai envie de vous dire
00:36:54que quoi qu'il en soit
00:36:56mon soleil
00:36:57j'ai deux soleils
00:36:59j'ai ma fille d'en haut
00:37:00et ma fille d'ici
00:37:03et pour les deux
00:37:04il faut que
00:37:06pardon
00:37:07je suis à une semaine
00:37:08de la date de son départ
00:37:12et il faut
00:37:14éclairer les consciences
00:37:15des gens
00:37:16il faut éclairer
00:37:16les consciences
00:37:17des politiques
00:37:17et de la justice
00:37:18il faut éclairer
00:37:19les parents
00:37:20éclairer les enfants
00:37:21on s'est perdu
00:37:23dans ce monde virtuel
00:37:24on s'est jamais senti
00:37:26aussi seul
00:37:27qu'actuellement
00:37:28alors que c'est censé
00:37:29nous ouvrir
00:37:30vers l'extérieur
00:37:30mais ça nous
00:37:31enferme sur nous-mêmes
00:37:33nos enfants
00:37:34ne communiquent plus
00:37:34la nature
00:37:36principale de l'être humain
00:37:37l'essence humaine
00:37:38c'est de communiquer
00:37:40de sortir dans la nature
00:37:42d'échanger
00:37:42ce n'est pas de rester
00:37:44dans une prison mentale
00:37:46que nous a créé
00:37:47TikTok
00:37:47complètement consciente
00:37:49et son but ultime
00:37:51est la maximisation
00:37:52du temps d'écran
00:37:53nos enfants sont considérés
00:37:54comme des produits
00:37:55de réachat
00:37:56pour gagner
00:37:57de l'argent
00:37:58et à partir de là
00:38:00je veux dire
00:38:00ils ont réussi
00:38:01à détruire
00:38:04quelque chose de beau
00:38:06qui
00:38:07qui aspirait à la vie
00:38:09au bonheur
00:38:10à chanter
00:38:11à danser
00:38:11comme elle disait
00:38:13et en fait
00:38:14ils ont réussi
00:38:15à la convaincre
00:38:16par cette communauté
00:38:18d'enfants
00:38:19en mal-être
00:38:22et ce manque
00:38:23d'aide
00:38:23de l'adulte
00:38:24et de la justice
00:38:26ce tout mélangé
00:38:27a fait que ma fille
00:38:28a perdu
00:38:29le goût à la vie
00:38:30et a fait ce qu'elle a fait
00:38:31parce qu'on l'a incité
00:38:33à le faire
00:38:33bon c'était il y a
00:38:34presque 5 ans
00:38:35donc
00:38:37ce jour fatidique
00:38:38et ça rajoute
00:38:39j'imagine
00:38:39à votre
00:38:40votre désespoir
00:38:41votre malheur
00:38:42c'est vous qui
00:38:43retrouvez votre fille
00:38:45je me réveille
00:38:47je mets mon réveil
00:38:48pour aller la réveiller
00:38:49comme tous les matins
00:38:50et comme son papa
00:38:51n'est pas là
00:38:52il y a ma petite
00:38:53qui dort avec moi
00:38:54et
00:38:57et ben
00:38:57comment vous dire
00:38:58que
00:38:58comme Marie est quelqu'un
00:39:00on l'appelait un peu
00:39:00Florence Foresti
00:39:01vous voyez
00:39:01elle voulait faire rire
00:39:02je tape à sa porte
00:39:03je me dis
00:39:04elle a bloqué la porte
00:39:05pour pas que je rentre
00:39:05la lumière est allumée
00:39:07et là
00:39:08j'ai envie de vous dire
00:39:09que
00:39:10jamais
00:39:11jamais
00:39:11au grand jamais
00:39:12j'aurais pu imaginer
00:39:13que ma fille
00:39:14Marie puisse faire
00:39:14quelque chose de pareil
00:39:16et là
00:39:17je
00:39:18vous comprenez
00:39:19ma fille
00:39:19c'est donner la mort
00:39:20et
00:39:21voilà
00:39:22je vois quelque chose
00:39:23qui me
00:39:23qui me dit
00:39:24que
00:39:24c'est l'horreur absolue
00:39:26ce que je vais vivre
00:39:27je pousse la porte
00:39:28et
00:39:29je vis l'horreur
00:39:30et je réussis quand même
00:39:32à protéger
00:39:32cette image monstrueuse
00:39:33pour ma petite
00:39:35à ce moment là
00:39:35de 10 ans et demi
00:39:37et
00:39:38et je suis là
00:39:39pour que ça ne se reproduise plus
00:39:41pour qu'il n'y ait plus
00:39:41d'injustice
00:39:42pour que
00:39:43pour que
00:39:44on prenne conscience
00:39:45que
00:39:46TikTok
00:39:47est une machine
00:39:48à détruire
00:39:48n'est pas une machine
00:39:50à créer du loisir
00:39:52mais
00:39:53mais c'est juste
00:39:54un enfermement
00:39:55psychologique
00:39:56voulu
00:39:57par ces gens là
00:39:58ils travaillent
00:39:59sur le cerveau
00:40:00de nos enfants
00:40:00et
00:40:01et c'est reconnu
00:40:02avéré
00:40:03voilà
00:40:04donc on ne peut plus
00:40:04le nier
00:40:06donc à partir de là
00:40:07il faut les sanctionner
00:40:09ils bafouent
00:40:11ils bafouent
00:40:12toutes les lois
00:40:13et on continue
00:40:14à les laisser faire
00:40:17vous avez décidé
00:40:18de faire en sorte
00:40:20que tout cela
00:40:20et la mémoire
00:40:21de votre fille
00:40:22aussi
00:40:22soit respectée
00:40:24soit réhabilité
00:40:25vous demandez réparation
00:40:27évidemment
00:40:27vous avez fait appel
00:40:28mais vous voulez aller au-delà
00:40:30c'est-à-dire que maintenant
00:40:31vous avez formé un collectif
00:40:32parce que vous ne voulez pas
00:40:33que ça reste
00:40:34ça en reste là
00:40:35pour vous le coupable
00:40:36c'est donc TikTok
00:40:37et vous avez décidé
00:40:38d'entraîner aussi
00:40:40dans votre sillage
00:40:41les députés français
00:40:43oui
00:40:43racontez-nous un peu
00:40:44en deux mots
00:40:45cette initiative
00:40:46eh bien
00:40:47alors quand j'ai porté plainte
00:40:49contre TikTok
00:40:50en 2023
00:40:54j'ai
00:40:56en fait
00:40:57je suis beaucoup passée
00:40:58à la télé
00:40:59du coup
00:40:59et bon voilà
00:41:00et il y a plein de mamans
00:41:02de parents
00:41:03qui m'ont contactée
00:41:03ainsi que mon avocate
00:41:04et là
00:41:05on s'est dit
00:41:06clairement
00:41:07que l'union
00:41:08fait la force
00:41:09donc à partir de là
00:41:11créer un collectif
00:41:13pour être plus fort
00:41:15pour le gouvernement
00:41:16pour montrer des preuves
00:41:18de ce qui se passe
00:41:18et contre TikTok
00:41:21donc du coup
00:41:22on a porté
00:41:23on a porté une plainte
00:41:24après
00:41:24avec le collectif
00:41:26voilà
00:41:27pour tout ce qu'engendre
00:41:29TikTok
00:41:29au niveau du négatif
00:41:30ça on est où là ?
00:41:31ben là
00:41:32en fait
00:41:32alors on est
00:41:34le parquet de Paris
00:41:35il nous a contacté
00:41:35on travaille avec eux
00:41:37et normalement
00:41:38on devrait avoir
00:41:39une réponse
00:41:39début janvier
00:41:41donc sur notre plainte collective
00:41:43en mai là
00:41:44on a porté
00:41:45plainte aussi
00:41:46contre TikTok
00:41:47pour abus de faiblesse
00:41:49parce qu'en fait
00:41:50ils utilisent clairement
00:41:51la vulnérabilité
00:41:52de nos enfants
00:41:52pour les manipuler
00:41:53puisque bon voilà
00:41:54c'est une évidence
00:41:55donc là
00:41:56on attend
00:41:58concrètement
00:41:58les retours
00:41:59de la justice
00:42:00et à côté de ça
00:42:03il y a
00:42:04l'ancien ministre
00:42:07Laurent Marcangél
00:42:08parce que je suis corse
00:42:09que je connais
00:42:09qui a porté
00:42:11cette loi du numérique
00:42:12en 2022
00:42:14derrière il y a eu
00:42:15le DSA
00:42:16et
00:42:17madame la députée
00:42:18Miller
00:42:18nous a demandé
00:42:20au collectif
00:42:21de venir participer
00:42:22vu nos travaux
00:42:23à la commission d'enquête
00:42:24alors il y a TikTok
00:42:25et il y a aussi
00:42:26Pascal Neveu
00:42:27quand même
00:42:28on le voit bien
00:42:28à travers tout le harcèlement
00:42:30que Marie a subi
00:42:31et qui a été
00:42:33passé sous silence
00:42:33il y a aussi
00:42:35la responsabilité
00:42:35des profs
00:42:36dans cette affaire
00:42:37on n'entend pas
00:42:37la parole
00:42:38de ces ados
00:42:38quoi
00:42:39non
00:42:39juste très rapidement
00:42:41sur TikTok
00:42:42pour moi
00:42:42c'est l'enfer
00:42:43c'est le chaos
00:42:44de l'affect
00:42:44c'est-à-dire que
00:42:45c'est une manipulation
00:42:47des enfants
00:42:47des ados
00:42:48qui sont dans
00:42:50un tourment
00:42:50voilà
00:42:52parce que physiquement
00:42:53psychiquement également
00:42:54ils ont envie
00:42:54de s'émanciper
00:42:55des parents
00:42:55ils ont envie
00:42:56de se construire
00:42:58ailleurs
00:42:58et puis
00:42:59ils ont leur portable
00:43:00ils sont hyper
00:43:01concentrés sur leur portable
00:43:02et là
00:43:02qu'est-ce qui se passe
00:43:03TikTok
00:43:03ils les choppent
00:43:05et qu'est-ce qu'ils font
00:43:07en fait
00:43:08on montre
00:43:09des vidéos
00:43:11et on utilise
00:43:12leur vulnérabilité
00:43:13par rapport à cela
00:43:14et il y a une emprise
00:43:15totale
00:43:15vous avez très très bien décrit
00:43:16je ne vais pas rentrer
00:43:17vous avez très bien décrit
00:43:18vous avez pris
00:43:19toutes mes données
00:43:20mais non pas du tout
00:43:22c'est adorable
00:43:22et sur l'éducation nationale
00:43:24sur l'éducation nationale
00:43:25je suis désolé
00:43:26en fait
00:43:27si je regarde
00:43:28un tout petit peu
00:43:28les chiffres
00:43:29parce que j'ai fait
00:43:29quand même pas mal
00:43:30de recherches
00:43:31on a quand même
00:43:31700 000 enfants
00:43:33qui sont harcelés
00:43:35sur les réseaux sociaux
00:43:36c'est 4,4
00:43:38plus de 4,1%
00:43:40c'est 10%
00:43:41de filles
00:43:438%
00:43:44au-delà des statistiques
00:43:45qu'est-ce que vous voulez dire
00:43:46à Stéphanie aujourd'hui ?
00:43:48alors on a un numéro de téléphone
00:43:50qui ne fonctionne absolument pas
00:43:52il faut le reconnaître
00:43:54et normalement
00:43:55on a également
00:43:56mais un représentant
00:43:57ce qu'on appelle
00:43:57un ambassadeur
00:43:59au niveau de
00:44:01départemental
00:44:01au niveau des établissements
00:44:02vous savez combien
00:44:03on a d'ambassadeurs
00:44:06310 simplement
00:44:07dans les établissements
00:44:08c'est comme vous disiez
00:44:10par rapport
00:44:10c'est-à-dire qu'il ne se passe
00:44:11strictement rien
00:44:13il y a réellement
00:44:14oui Faros
00:44:15fonctionne pas du tout
00:44:16là aussi
00:44:17on n'est pas
00:44:18à la hauteur
00:44:19non
00:44:19on n'a pas de psy
00:44:21dans les établissements
00:44:22ça qui serait un mot
00:44:23voilà ce qui serait bien
00:44:24ah pardon
00:44:24non non mais allez-y
00:44:25vous parlez direct
00:44:26oui oui
00:44:27il n'y a pas de souci
00:44:27parce que voilà
00:44:28Marie par exemple
00:44:29quand elle n'était pas bien
00:44:32elle me disait
00:44:33que quand elle ne se sentait pas bien
00:44:34elle allait voir
00:44:34l'infirmière du lycée
00:44:36il n'y en a pas
00:44:36et ça
00:44:36il n'y en a plus
00:44:37parce que encore une fois
00:44:39manque de moyens
00:44:39mais l'infirmière du lycée
00:44:41c'est la personne
00:44:42qui ne va pas vous juger
00:44:43vous savez
00:44:43c'est le côté bienveillant
00:44:44tout ça
00:44:45qui pourrait effectivement
00:44:46encore servir
00:44:47justement dans ce monde
00:44:49dans lequel on vit
00:44:49c'est pas le CPE
00:44:50non
00:44:51parce que le problème
00:44:52le CPE
00:44:52c'est la structure
00:44:54c'est l'éducation nationale
00:44:55l'infirmière
00:44:56c'est complètement dissocié
00:44:57c'est la personne
00:44:58du médical
00:44:59pardon
00:45:00non non
00:45:01il n'y a pas de souci
00:45:03merci beaucoup Stéphanie
00:45:05vous n'excusez pas
00:45:06on est hyper touché
00:45:07en fait
00:45:08on ne le dit pas
00:45:09parce qu'en fait
00:45:10on ne sait pas trop quoi dire
00:45:11vis-à-vis de ce que vous
00:45:13nous avez raconté
00:45:14c'est trop fort en fait
00:45:16c'est Marie
00:45:17Marie voulait être avocate
00:45:18donc je fais sa justice
00:45:20je suis la voix de Marie
00:45:22j'ai envie de vous dire
00:45:23et n'oublions pas
00:45:25que là dans les sondages
00:45:2670% des enfants
00:45:27ont dit qu'ils étaient ok
00:45:28pour que la loi
00:45:31pour les réseaux
00:45:31en dessous de 15 ans
00:45:33soit validée
00:45:34et aujourd'hui
00:45:35la France
00:45:36la deuxième raison
00:45:38du départ de nos enfants
00:45:39c'est quand même le suicide
00:45:40donc je pense qu'il y a
00:45:42vraiment une prise de conscience
00:45:42à avoir
00:45:43mais sur la santé mentale
00:45:46et il faut agir
00:45:47une dernière question
00:45:48en deux mots
00:45:48mais c'est nous
00:45:49qui vous remercions
00:45:51franchement
00:45:52ce combat
00:45:53que vous menez
00:45:54c'est ça qui vous tient en vie
00:45:55qui vous porte aujourd'hui
00:45:57et ma fille
00:45:59bien sûr
00:45:59parce qu'elle vit
00:46:00à travers vous
00:46:01et à travers ce combat
00:46:01oui et ma fille Lise
00:46:02ma deuxième fille
00:46:03et en fait
00:46:05si j'avais pas parlé
00:46:06je pense que j'aurais pu
00:46:07m'étouffer
00:46:08je sais pas
00:46:09il fallait que ça sorte
00:46:11et que je dise les choses
00:46:12parce que c'est juste cruel
00:46:13de faire souffrir des enfants
00:46:15et qu'en tant qu'adulte
00:46:17enfin notre rôle
00:46:18principal
00:46:19c'est de les aimer
00:46:21les soutenir
00:46:21et les protéger
00:46:22et vous n'êtes pas responsable
00:46:24merci
00:46:24n'oubliez pas ça
00:46:25on est très touché
00:46:26vraiment de vous avoir eu
00:46:27merci beaucoup à vous
00:46:28merci
00:46:29merci à une émission
00:46:31qui va se poursuivre
00:46:32avec le message glaçant
00:46:34de Greg Guillotin
00:46:35il se confond
00:46:36en excuses
00:46:37alors que surgit une vidéo
00:46:38montrant la violence
00:46:39de ce qu'a subi son ex-compagne
00:46:40vous entendrez ce message
00:46:42et puis on sait
00:46:43comment Liana est morte
00:46:44l'autopsie a été dévoilée
00:46:46en partie
00:46:46et dans cette émission
00:46:47grand dossier
00:46:48sur les ratés
00:46:49de la justice
00:46:50autour de l'affaire
00:46:50et du prédateur
00:46:51qui était Jérôme Barrella
00:46:53tout de suite dans
00:46:53PJ 24h en France
00:46:58Bienvenue pour la suite
00:47:00de Polyjustice 24h en France
00:47:02voici le programme
00:47:03de notre émission
00:47:04les expertises révèlent
00:47:06enfin comment
00:47:07la petite Liana
00:47:07aurait été tuée
00:47:08par Jérôme Barrella
00:47:09c'est le principal suspect
00:47:10je vous rappelle
00:47:11qu'il est mis en examen
00:47:12pour meurtre et viol
00:47:12sur mineurs de moins de 15 ans
00:47:14elle aurait été victime
00:47:15d'une asphyxie mécanique
00:47:16par obstruction
00:47:17des voies aériennes supérieures
00:47:19dans quelques minutes
00:47:20page spéciale
00:47:21pour retracer
00:47:21ce qu'on peut bien appeler
00:47:23un naufrage judiciaire
00:47:258 syndicats
00:47:26de pompiers professionnels
00:47:28appel à la grève
00:47:29à compter d'aujourd'hui
00:47:30et jusqu'au 20 octobre
00:47:31afin de demander
00:47:31davantage de moyens
00:47:32matériels et financiers
00:47:34un recrutement massif
00:47:36aussi de pompiers professionnels
00:47:38et puis une meilleure protection
00:47:39de leur santé
00:47:41on sait qu'ils ont été mis
00:47:42à rude épreuve
00:47:43cet été notamment
00:47:44on aime tous les pompiers
00:47:45on les soutient
00:47:46mais alors pourquoi
00:47:47le gouvernement
00:47:47les entend-il
00:47:49pas
00:47:49les suites
00:47:50de l'affaire
00:47:51de violences conjugales
00:47:52dont est accusé
00:47:53l'humoriste
00:47:54Greg Guillotin
00:47:55violence qu'il reconnaît
00:47:56lui-même en bloc
00:47:57hier en exclusivité
00:47:59nous étions
00:47:59sur ce plateau
00:48:00avec son avocat
00:48:02mais depuis hier soir
00:48:03et bien
00:48:03de nouveaux éléments
00:48:05une vidéo
00:48:06qui montre les violences
00:48:07et puis un message audio
00:48:09de Greg Guillotin
00:48:10vous entendrez tout ça
00:48:11dans un instant
00:48:11mais puisqu'il est 14h
00:48:12on va retrouver
00:48:13Somaïa Labidi
00:48:14pour la suite de l'actualité
00:48:18à la une de l'actualité
00:48:19et vous allez y revenir
00:48:20dès le début
00:48:21de votre émission
00:48:22Nelly
00:48:22les soldats du feu
00:48:23débutent une mobilisation
00:48:24de plus de 6 semaines
00:48:25à compter d'aujourd'hui
00:48:26mouvement à l'initiative
00:48:28des 9 syndicats représentatifs
00:48:30dont l'objectif
00:48:30est d'obtenir
00:48:31davantage de moyens financiers
00:48:33matériels et humains
00:48:34ainsi qu'un recentrage
00:48:35de leur mission
00:48:36il prie également
00:48:37le gouvernement
00:48:38de revoir sa copie
00:48:39de la loi
00:48:39de modernisation
00:48:40de la sécurité civile
00:48:42loi jugée insuffisante
00:48:43face à la situation
00:48:45eux aussi sont au vent debout
00:48:47journée morte à l'hôpital
00:48:48les agents de la fonction
00:48:49publique hospitalière
00:48:50appelaient à se mobiliser
00:48:51je cite
00:48:51en silence
00:48:52face au mépris du gouvernement
00:48:53afin d'alerter
00:48:54sur la dégradation
00:48:56des conditions de travail
00:48:57dans le secteur de la santé
00:48:58au coeur de leurs revendications
00:48:59plus de moyens
00:49:00et une prise en charge
00:49:01de leur complémentaire santé
00:49:03à la une également
00:49:04des résultats préoccupants
00:49:06mais pas surprenants
00:49:07réaction du ministre
00:49:08de l'éducation nationale
00:49:09après la publication
00:49:11du dernier classement PISA
00:49:12classement qui met au jour
00:49:13le pire niveau
00:49:14depuis 30 ans
00:49:15niveau sensiblement
00:49:16en baisse en français
00:49:17en mathématiques
00:49:18tout comme en matière
00:49:19de lecture
00:49:20puisqu'entre 2015
00:49:21et 2025
00:49:22le score des élèves
00:49:23a chuté de 40 points
00:49:24et puis il en appelle
00:49:26à Washington
00:49:27le président ukrainien
00:49:28Volodymyr Zelensky
00:49:29espère rencontrer
00:49:30Donald Trump
00:49:30après le 20 septembre
00:49:32objectif
00:49:33discuter de livraison
00:49:34d'intercepteurs américains
00:49:35contre les missiles
00:49:36balistiques russes
00:49:37mais aussi relancer
00:49:38les négociations
00:49:39jusque là
00:49:39au point mort
00:49:40déclaration
00:49:41après la reprise
00:49:41des hostilités
00:49:42et une attaque
00:49:43qui a fait au moins
00:49:44deux morts à Kiev
00:49:46Merci beaucoup
00:49:47dans un instant
00:49:47Stéphane Lecire
00:49:48qui est pompier
00:49:49et porte-parole
00:49:49de Sud Sdys National
00:49:51sera avec nous
00:49:52sur ce plateau
00:49:52on va évidemment
00:49:53débattre de vos revendications
00:49:55enfin vous écoutez
00:49:56les énumérer
00:49:57mais avant cela
00:49:57direction Place Beauvau
00:49:59où nous attendent
00:50:00Mathilde Ibanez
00:50:01avec Laurent Scellarié
00:50:02ces actions des pompiers
00:50:04donc elles ont commencé
00:50:05dès aujourd'hui
00:50:06et ils ont été reçus
00:50:08par Laurent Nunez
00:50:10vous êtes avec
00:50:10l'un de leurs représentants
00:50:12évidemment vous allez lui demander
00:50:13ce qu'il en est sorti
00:50:14est-ce qu'ils ont obtenu
00:50:14gain de cause
00:50:19Exactement
00:50:19c'est la deuxième fois
00:50:20en tout cas
00:50:21qu'ils sont reçus
00:50:22ici
00:50:22la première fois
00:50:23c'était par Laurent Nunez
00:50:24et aujourd'hui
00:50:25c'était la sécurité civile
00:50:27et pour en parler
00:50:27je suis avec Xavier Bois
00:50:29bonjour
00:50:30vous êtes le président
00:50:30de la fédération autonome
00:50:32c'est la deuxième fois
00:50:34que vous vous rendez ici
00:50:35qu'est-ce qui a été dit
00:50:36est-ce que vous avez été
00:50:37entendu aujourd'hui ?
00:50:38Oui bonjour
00:50:39merci
00:50:39c'est la deuxième fois
00:50:40nous avons été reçus
00:50:41par le directeur général
00:50:42Julien Marion
00:50:43directeur général
00:50:44de la sécurité civile
00:50:45alors aujourd'hui
00:50:45on n'était pas là
00:50:46pour porter des revendications
00:50:47on était là
00:50:48pour assister à la présentation
00:50:49du texte
00:50:50du projet de texte
00:50:51qui va être déposé
00:50:52par le gouvernement
00:50:52de modernisation
00:50:53de la sécurité civile
00:50:55donc voilà
00:50:55c'est ce qui a été fait
00:50:56aujourd'hui
00:50:57Et justement
00:50:57est-ce que vous avez été entendu
00:50:59est-ce qu'il est à la hauteur
00:51:00en tout cas de vos espérances ?
00:51:02Alors vraisemblablement non
00:51:03nous n'avons pas été entendus
00:51:04dans les dernières discussions
00:51:07que nous avons eues
00:51:07notamment avec le ministre
00:51:08le 13 août
00:51:09parce que le moment est grave
00:51:11il faut que la sécurité civile
00:51:13soit reboostée
00:51:14qu'on donne les moyens
00:51:15à la sécurité civile
00:51:15de pouvoir intervenir
00:51:17que les SDIS puissent intervenir
00:51:18les services départementaux
00:51:19de la santé de secours
00:51:20les pompiers dans les territoires
00:51:21puissent intervenir
00:51:22en tout temps
00:51:23en toute heure
00:51:23en nombre suffisant
00:51:24aujourd'hui le compte n'est pas
00:51:25le projet de loi
00:51:26le projet de loi ne fait pas apparaître
00:51:27ni le financement de cette loi
00:51:29d'ailleurs le ministre de l'Intérieur
00:51:31espère que le projet de loi de finances
00:51:33pourra donner le financement
00:51:36au service départemental
00:51:37de la santé de secours
00:51:37quand on est au moment
00:51:39où le ministre de l'Intérieur
00:51:39espère le financement
00:51:42la crise est quand même grave
00:51:44parce que ça nous dépasse
00:51:46La réunion a duré à peu près
00:51:47une heure et demie
00:51:48une heure quarante-cinq
00:51:49qu'est-ce qui s'est dit finalement
00:51:51pendant ces plus d'une
00:51:52enfin c'est une heure quarante-cinq
00:51:54Réunion très technique
00:51:55donc avec des articles
00:51:57de textes qui existent déjà
00:51:59qui vont être modifiés
00:52:00par ce projet de loi
00:52:01donc c'était très technique
00:52:02très technique
00:52:03mais par contre
00:52:04ce qu'on a pu en comprendre
00:52:05donc il n'y a pas de réponse
00:52:06à nos revendications
00:52:07que ce soit sur l'amélioration
00:52:08des protections
00:52:10des sapeurs-pompiers
00:52:10notamment de leur santé
00:52:12sur le recrutement
00:52:13l'obligation d'avoir
00:52:14des sapeurs-pompiers professionnels
00:52:15sur les territoires
00:52:16rien de ça
00:52:17je vous dis
00:52:18il n'y a pas de financement
00:52:18donc on ne peut pas avoir
00:52:19une grande ambition
00:52:20de ce projet de loi
00:52:21ce que l'on sait juste
00:52:22et ça c'est le petit moment
00:52:23qui nous a fait sourire
00:52:24entre guillemets
00:52:25Henri Jaune
00:52:26il y aura trois sapeurs-pompiers
00:52:28professionnels de plus
00:52:28en France
00:52:29parce qu'en fait
00:52:30on a découvert à travers
00:52:31ce projet de loi
00:52:31qu'il y aura trois directeurs
00:52:33départementaux adjoints
00:52:34donc dans le 10 du Nord
00:52:35dans le 10 du Rhône
00:52:37et de Gironde
00:52:38avec la possibilité
00:52:39d'avoir un deuxième
00:52:40directeur départemental adjoint
00:52:41parce qu'un ne suffisait pas
00:52:42donc voilà
00:52:43la réponse qu'on nous donne
00:52:45en termes d'effectifs
00:52:45c'est plus trois sapeurs-pompiers
00:52:46en France
00:52:47Merci beaucoup en tout cas
00:52:48d'avoir répondu à nos questions
00:52:49en tout cas on entend
00:52:50votre déception
00:52:51en tout cas pour cette réunion
00:52:53on sait qu'il y aura
00:52:54également trois mobilisations
00:52:56il y aura le 27
00:52:58le 28
00:52:58ainsi que le 29 septembre
00:53:00vous appelez justement
00:53:01toute la population
00:53:02à venir à Paris
00:53:03pour marcher
00:53:04aux côtés des pompiers
00:53:05et les soutenir
00:53:06pour qu'ils puissent
00:53:07en tout cas
00:53:07se faire entendre
00:53:08auprès du gouvernement
00:53:09Appel qu'on relaie volontiers
00:53:11Merci beaucoup Mathilde
00:53:12Bonjour Stéphane Lecire
00:53:13J'appelle donc que vous êtes
00:53:14porte-parole de Sud
00:53:16SDIS National
00:53:17et donc ce qu'on comprend
00:53:18aujourd'hui
00:53:19c'est que vous allez continuer
00:53:20mais enfin
00:53:21que leur faut-il
00:53:22pour comprendre
00:53:23après l'été meurtrier
00:53:25que vous venez de vivre ?
00:53:26Une population
00:53:27qui vient à nos côtés
00:53:30pour dire
00:53:31ce qu'on défend
00:53:32depuis des mois
00:53:32et des années
00:53:33on n'y arrivera pas seul
00:53:34ça c'est une certitude
00:53:36si la population française
00:53:37ne comprend pas
00:53:38qu'on est en train
00:53:38de démonter complètement
00:53:40la sécurité civile
00:53:40on ne peut pas y arriver
00:53:42mais là c'est l'état
00:53:43qui ne vous entend pas
00:53:43mais l'état
00:53:44ils ont des bouchons
00:53:45dans les oreilles
00:53:46qui sont à mon avis
00:53:47très bien enfoncés
00:53:49en tout cas
00:53:49donc non
00:53:50ils ne veulent pas nous entendre
00:53:51en fait
00:53:51qu'est-ce qu'ils attendent
00:53:52aujourd'hui ?
00:53:52ils attendent les 9 mois
00:53:53la mer est calme
00:53:54on attend le début
00:53:56des élections
00:53:56et voilà
00:53:57ils ne feront rien de plus
00:53:57en fait
00:53:58ils n'ont pas de pouvoir politique
00:53:59ils n'ont pas d'assemblée
00:54:00ils n'ont rien en fait
00:54:01aujourd'hui pour faire
00:54:02donc vous nous dites
00:54:03on met tout sous le tapis
00:54:04et puis à charge
00:54:05pour celui qui arrivera
00:54:06de le faire
00:54:07mais comme on fait
00:54:08depuis des années
00:54:08parce qu'en fait
00:54:09ils jouent sur le fait
00:54:10qu'on a ça dans notre peau
00:54:11donc on ira toujours
00:54:12donc ils se disent
00:54:12ça passe bien
00:54:13on continue comme ça
00:54:14et puis quand on aura
00:54:16un énorme drame
00:54:17je vous rappelle quand même
00:54:17que les 3 piliers
00:54:18de la sécurité civile
00:54:20c'est la protection des biens
00:54:21pardon
00:54:21la protection des personnes
00:54:22des biens et de l'environnement
00:54:24si on prend les feux de cet été
00:54:25les personnes
00:54:26on les a protégés
00:54:27il n'y a pas eu de mort
00:54:27heureusement
00:54:28par contre les biens
00:54:29200 maisons en Gironde
00:54:30dans le Var etc
00:54:31on n'a pas été bon
00:54:33et puis la protection
00:54:34de l'environnement
00:54:34quand on a 130 000 hectares
00:54:35qui brûlent
00:54:36je crois qu'on n'a pas été bon
00:54:37mais ce n'est pas les pompiers locaux
00:54:38qui n'ont pas été bon
00:54:38c'est justement cette partie haute
00:54:40de l'administration
00:54:41et de l'Etat
00:54:41ils sont complètement satellisés
00:54:43ils sont lunaires
00:54:44ils sont dans leur monde
00:54:45ils pensent que tout va bien
00:54:46Parlons clairement
00:54:47ils ont tardé à réagir
00:54:49ils n'ont pas mis
00:54:49assez de monde sur le terrain
00:54:51pourquoi vous dites
00:54:52c'est lunaire ?
00:54:53Mais c'est lunaire
00:54:53parce que déjà
00:54:54on paye aussi quelque chose
00:54:55c'est le fait d'avoir
00:54:57dissous l'Assemblée nationale
00:54:58on change de ministre
00:55:01issu de 2022
00:55:02issu des feux de forêt
00:55:03des Gironde
00:55:04la première remarque
00:55:05que fait le président Macron
00:55:06c'est
00:55:07on refait tous les canadaires
00:55:08plus 4
00:55:09250 millions
00:55:09avant la fin de son quinquennat
00:55:11c'est pas moi qui le dit
00:55:11c'est lui
00:55:12son quinquennat s'arrête quand ?
00:55:13On les cherche encore ?
00:55:14Il n'y a toujours rien
00:55:15en fait
00:55:15il n'y a absolument rien
00:55:16en fait on passe notre temps à ça
00:55:17donc le Beauvau de la Sécurité
00:55:19a eu du mal à sortir
00:55:20parce qu'on changeait de ministre
00:55:21tous les 4 matins
00:55:22mais enfin
00:55:22la version finale est sortie
00:55:24il y a un an pile poil
00:55:25qu'est-ce qu'ils ont fait
00:55:26pendant 12 mois ?
00:55:27Moi je vous promets
00:55:28que si pendant 12 mois
00:55:28je ne travaille pas
00:55:29au service départemental
00:55:30où je suis affecté
00:55:31je n'aurai pas de salaire
00:55:32je vous le dis
00:55:33donc je voudrais savoir
00:55:34ce que ces gens-là font
00:55:35en fait
00:55:35c'est quand même
00:55:36une question importante
00:55:37et je ne parle pas
00:55:38du côté complètement lunaire
00:55:39des déclarations
00:55:41de la préfète
00:55:41du ministre
00:55:42de qui vous voulez
00:55:43enfin à un moment donné
00:55:45tout le monde se renvoie la balle
00:55:46exactement
00:55:46alors les réclamations
00:55:48on va les voir
00:55:48les différents points précis
00:55:51sur lesquels
00:55:51vous voulez être entendu
00:55:52il y a le financement
00:55:54des services incendie
00:55:55et secours
00:55:56ou encore le recentrage
00:55:58des missions de secours
00:55:59et les soins d'urgence
00:56:00c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:56:01c'est l'argent qui manque
00:56:02oui mais
00:56:03ce qu'il faut comprendre
00:56:04c'est que
00:56:04la sécurité civile française
00:56:07c'est un global
00:56:07dedans vous allez retrouver
00:56:09les départements
00:56:09ce qu'on appelle justement
00:56:10les SDIS
00:56:11aujourd'hui
00:56:11donc ça c'est les départements
00:56:13qui gèrent nos sapeurs-pompiers
00:56:14aujourd'hui c'est financé
00:56:15uniquement par les communes
00:56:16et les départements
00:56:17l'État n'apporte rien
00:56:19sur les 6 milliards
00:56:20de sécurité civile
00:56:22donc le global
00:56:22l'État apporte 800 millions
00:56:24mais qui sert
00:56:25pour nos canadaires
00:56:26nos pilotes
00:56:27etc
00:56:27pas pour les services départementaux
00:56:29et aujourd'hui
00:56:29le paradoxe
00:56:30c'est qu'on demande
00:56:31aux collectivités territoriales
00:56:32de faire 12 milliards d'économies
00:56:33en deux ans
00:56:33et quand nous on va les voir
00:56:35ils nous disent
00:56:35allez voir vos responsables
00:56:37pour qu'ils donnent plus d'argent
00:56:38il y a un autre point
00:56:38qui m'a frappé
00:56:39c'est que vous réclamez
00:56:40le recrutement statutaire
00:56:41de professionnels
00:56:42on sait que c'est un corps de métier
00:56:44où il y a beaucoup de volontaires
00:56:45c'est même le gros du contingent
00:56:47bon évidemment
00:56:48ils font leur travail du mieux
00:56:50qu'ils peuvent
00:56:50mais c'est un métier sérieux
00:56:51il faut recruter
00:56:53à un niveau professionnel
00:56:54parce qu'un pompier volontaire
00:56:56c'est un engagement citoyen
00:56:57en ce moment
00:56:58les pompiers volontaires
00:56:58sont en train de travailler
00:56:59donc ils ne sont pas disponibles
00:57:00la journée
00:57:00le gros volume de pompiers
00:57:03on l'a le week-end
00:57:03et la nuit
00:57:04c'est comme ça
00:57:04le système marche comme ça
00:57:05en France
00:57:06donc à un moment donné
00:57:07il faut pouvoir compenser
00:57:08ce qui nous manque
00:57:08on ne va pas mettre
00:57:09les pompiers volontaires
00:57:10au chômage
00:57:10pour qu'ils puissent faire
00:57:11finalement pompiers professionnels
00:57:12ça ne peut pas marcher
00:57:13comme ça en fait
00:57:14et excusez-moi
00:57:14mais quand on demande
00:57:1520 000 postes
00:57:16c'est l'IGA
00:57:17qui demande 20 000 postes
00:57:18on a repris ça
00:57:18à l'inspection générale
00:57:19de l'administration
00:57:20qui considère qu'aujourd'hui
00:57:21on ne peut plus tourner
00:57:22avec des services départementaux
00:57:24avec si peu de personnel pro
00:57:26c'est l'IGA
00:57:26c'est un rapport de l'IGA
00:57:28quand vous dites
00:57:28il faut renforcer la santé
00:57:29et la sécurité des personnels
00:57:31c'est pas assuré aujourd'hui
00:57:33c'est-à-dire que ça pêche vraiment
00:57:34non mais donnez-nous
00:57:35des exemples concrets
00:57:36l'exemple de la cagoule
00:57:37commençons par la cagoule
00:57:39à Bordeaux
00:57:40ils ont senti les fumées
00:57:41ils ont été irrités
00:57:42ils n'étaient pas à côté du feu
00:57:43nous les sapeurs-pompiers
00:57:45ils sont engagés au cœur du feu
00:57:46avec des cagoules
00:57:47qui ne servirait même pas
00:57:47pour aller faire du ski
00:57:48c'est une catastrophe
00:57:50et là c'est pas qu'il n'existe pas
00:57:52quelque chose d'autre en fait
00:57:53c'est qu'à un moment donné
00:57:54on n'a pas d'argent pour ça
00:57:55c'est-à-dire que
00:57:56le ministre de l'Intérieur
00:57:56qui nous dit
00:57:57je suis le patron
00:57:58de la sécurité civile
00:58:00en fait il préfère envoyer
00:58:01ces gars au casse-pipe
00:58:02plutôt que de mettre
00:58:03les moyens derrière
00:58:04ça c'est un exemple
00:58:04vous êtes en train de nous dire
00:58:05que vous avez travaillé
00:58:06dans des conditions extrêmes
00:58:08avec du matériel obsolète
00:58:09mais bien sûr
00:58:10on ne pouvait pas se laver les mains
00:58:11on avait les mains
00:58:12plein de suie pour manger
00:58:14enfin je vous en raconte
00:58:15des vertes et des pas mûrs
00:58:16on dort sous les camions
00:58:18heureusement que les citoyens
00:58:20sont venus nous apporter
00:58:21un manger
00:58:23du matériel
00:58:23etc etc
00:58:24parce qu'en fait
00:58:25on était au tiers monde
00:58:26excusez-moi
00:58:26on en est là en fait
00:58:27la sécurité civile française
00:58:28elle est en train de se casser la gueule
00:58:29Stanislas Godon
00:58:30ça vous parle évidemment
00:58:31comme discours
00:58:32évidemment que ça nous parle
00:58:33puisque nous étions reçus vendredi
00:58:35et on a eu à peu près
00:58:36le même discours
00:58:37circuler il n'y a rien à voir
00:58:38il n'y a pas d'argent
00:58:38dans les caisses
00:58:39on va faire un petit
00:58:40un petit plus de 25 millions d'euros
00:58:42sur le fonctionnement
00:58:43et l'investissement
00:58:44bon quand les narcotrafiquants
00:58:45ils font 7 milliards de bénéfices
00:58:46bon bref
00:58:47on est complètement
00:58:48à côté de la plaque
00:58:49et ce gouvernement
00:58:50il a abandonné
00:58:51toute la partie régalienne
00:58:52en fait
00:58:53de la sphère
00:58:55notamment publique
00:58:55il faut être extrêmement clair
00:58:57sur le sujet
00:58:57et quand on nous parle
00:58:58de déficit
00:58:59moi j'ai envie de dire
00:59:00mais il ne peut pas y avoir
00:59:01cet argument
00:59:02vis-à-vis des sapeurs-pompiers
00:59:04avec qui nous travaillons
00:59:05tous les jours
00:59:06sur le terrain
00:59:06vis-à-vis des policiers
00:59:07vis-à-vis de la justice
00:59:09et votre émission
00:59:09pour les justices
00:59:10c'est ça qu'il faut mettre en lumière
00:59:12il faut dire que demain
00:59:13les citoyens
00:59:14ils n'auront pas la réponse
00:59:15je dirais
00:59:16à ce qu'ils subissent
00:59:18notamment au quotidien
00:59:19que ce soit des feux de forêt
00:59:20que ce soit des violences
00:59:21et tous les signaux sont au rouge
00:59:23je le redis encore une fois
00:59:25tous les signaux sont au rouge
00:59:26et donc
00:59:28si demain
00:59:28on ne met pas
00:59:29un coup de collier
00:59:30quitte à faire une loi de programmation
00:59:32pourquoi pas
00:59:32on peut effectivement
00:59:33imaginer les choses
00:59:34mais en tout cas
00:59:35qu'on ait des perspectives
00:59:35pour tout le monde
00:59:36parce que sinon
00:59:37qu'est-ce qui va se passer
00:59:38tout le monde va être déçu
00:59:39le recrutement
00:59:40vous n'allez pas l'avoir
00:59:41les moyens vous n'allez pas les avoir
00:59:42et puis après
00:59:43qui va souffrir de tout ça
00:59:44ce sont les citoyens en première ligne
00:59:46vous parlez de sécurité
00:59:48je n'ai même pas évoqué
00:59:50mais évidemment
00:59:50c'est dans l'esprit de tout le monde
00:59:52les attaques
00:59:53dont vous êtes la cible maintenant
00:59:54quand vous êtes en intervention
00:59:55c'est-à-dire qu'on
00:59:56on vous attaque
00:59:57pour ce que vous êtes
00:59:58alors que vous venez
00:59:58sauver des vies
00:59:59ça il y a 20 ans
01:00:00ça n'existait pas
01:00:01aujourd'hui c'est courant
01:00:02et ce n'est pas que dans les grandes villes
01:00:03ce n'est pas que dans les quartiers
01:00:04difficiles comme on dit
01:00:06ce n'est pas nous
01:00:08qu'on cherche à attaquer
01:00:09c'est l'Etat en fait
01:00:09en fait c'est toute cette société
01:00:11qui aujourd'hui bouillonne
01:00:12pour tout
01:00:13on peut parler justice
01:00:14on peut parler santé
01:00:15on peut parler pompier
01:00:16enfin bref
01:00:16en fait l'Etat a tellement
01:00:17abandonné le régalien
01:00:18pour s'occuper de tout et de rien
01:00:20qu'au final on dépense des milliards
01:00:21en fait c'est dépensement
01:00:23sur des jambes de bois
01:00:23voilà c'est ça que l'Etat fait aujourd'hui
01:00:25alors que l'Etat
01:00:26gouverner
01:00:26c'est prévoir en fait
01:00:28c'est donner une vision
01:00:29on doit
01:00:29là on a un dérèglement climatique
01:00:31on le sait aujourd'hui
01:00:31la sécurité civile
01:00:32elle n'est même pas prête
01:00:33sur avant
01:00:33donc imaginez sur demain
01:00:35comment on va faire
01:00:35pour gérer tout ça
01:00:36on va au drame dans ce pays
01:00:37c'est sûr et certain
01:00:38juste si je peux dire
01:00:39par rapport au budget
01:00:41la sécurité
01:00:42la mission sécurité
01:00:43qui regroupe la police
01:00:44la gendarmerie
01:00:45la sécurité civile
01:00:46la sécurité routière
01:00:47c'est 3% du budget de l'Etat
01:00:49alors que ça devrait être
01:00:50porté à combien ?
01:00:51je veux dire
01:00:51tout est dit
01:00:52une fois qu'on a ça
01:00:54un dixième de notre
01:00:56ça devrait être bien plus important
01:00:58que cela
01:00:58on devrait être au-delà
01:01:00même des 10%
01:01:01je veux dire déjà
01:01:02déjà là on pourrait parler
01:01:03je dirais d'efficacité
01:01:05sur le terrain
01:01:05d'efficacité
01:01:05alors le mouvement
01:01:06il continue
01:01:07excusez-moi mais
01:01:08en fait quand vous traitez vos déchets
01:01:09c'est trois fois plus cher
01:01:10que les sapeurs-pompiers
01:01:11voilà
01:01:11aujourd'hui on met plus d'argent
01:01:13dans les
01:01:13j'ai rien contre
01:01:13mais à un moment donné
01:01:14on met 100 euros
01:01:16en moyenne par personne
01:01:18par an et par habitant
01:01:20quand on en met 300
01:01:20pour les déchets
01:01:21voilà
01:01:21la vérité elle est là
01:01:22donc il y a un choix à faire
01:01:23un mot pour relayer votre action
01:01:24puisque vous appelez les français
01:01:25à vous soutenir
01:01:25à être nombreux
01:01:26c'est quoi la date cruciale
01:01:27à retenir là aujourd'hui ?
01:01:2927, 28 et 29
01:01:30le 28
01:01:31grande manifestation
01:01:32sapeurs-pompiers
01:01:33alors nous on est que sur l'institution
01:01:35on n'est pas en train de vous parler
01:01:36de nos problématiques de métier
01:01:37on est uniquement sur l'institution
01:01:39donc le 28
01:01:39il y a une grande manifestation
01:01:40avec les sapeurs-pompiers
01:01:41le 29
01:01:42on va se joindre au collège
01:01:44de la fonction publique en général
01:01:45mais je vais vous montrer quelque chose
01:01:47il y a une mamie
01:01:48qui m'a laissé ça ce matin en partant
01:01:49je ne sais pas si la caméra peut voir
01:01:50les français on peut
01:01:51on verra peut-être pas
01:01:52c'est écrit merci
01:01:53c'est écrit merci
01:01:55il y a aussi ça en fait
01:01:56tout le monde peut mettre du rouge
01:01:57en fait on veut faire
01:01:58le fameux septembre rouge
01:01:59donc il faut venir avec un petit
01:02:00non il faut mettre ça
01:02:01à vos balcons
01:02:02à vos voitures
01:02:02vous faites du rouge
01:02:03partout partout partout
01:02:04il n'y a que comme ça
01:02:05que les élus vont enfin comprendre
01:02:06merci belle image
01:02:07qui fait évidemment écho
01:02:09à votre liseré
01:02:11sur votre t-shirt
01:02:12merci beaucoup
01:02:13Stéphane Lecler
01:02:13de nous avoir relayé
01:02:14ce message
01:02:15et ses revendications
01:02:16on en vient aux suites
01:02:17de l'affaire de violences conjugales
01:02:19pour lesquelles
01:02:20l'humoriste Greg Guillotin
01:02:21est poursuivi
01:02:22hier en exclusivité
01:02:23son avocat
01:02:24vous en souvenez
01:02:25c'est longuement expliqué
01:02:26sur son état d'esprit
01:02:26sur le fait qu'il avait
01:02:27émis un mea culpa complet
01:02:30je vais vous proposer
01:02:31d'abord
01:02:32de parler de cette vidéo
01:02:33qui montre les violences
01:02:34et puis ensuite
01:02:35un message audio
01:02:37assez glaçant d'ailleurs
01:02:38de Greg Guillotin
01:02:38quand on a pris la mesure
01:02:40de ce qui s'est passé
01:02:42vidéo que les équipes
01:02:43de Cyril Hanouna
01:02:44ont pu voir
01:02:45dans l'émission
01:02:46hier ils ont consacré
01:02:47une large partie à cela
01:02:48et je vous propose
01:02:49d'écouter Gilles Verdez
01:02:50raconter ce qu'il a vu
01:02:52sur ces images
01:02:53que voit-on
01:02:53mais on cite
01:02:55ce qu'il y a dedans
01:02:56exactement
01:02:56et
01:02:56l'exhaustivité
01:02:58de ce qu'il y a dedans
01:02:59sans diffuser
01:03:00voilà
01:03:00donc la liste
01:03:01je préviens
01:03:02la liste fait frémir
01:03:04on voit donc
01:03:05cette jeune femme
01:03:06qui décrit tout ce qu'elle a subi
01:03:07et qui est sur les images
01:03:09donc on la voit
01:03:10avoir été victime
01:03:11de cocard
01:03:11on la voit
01:03:13avoir subi
01:03:14des hématomes
01:03:14au poignet
01:03:15on la voit
01:03:17avec des hématomes
01:03:18avec des bleus
01:03:19notamment un bleu
01:03:20de 25 cm
01:03:21sur la cuisse
01:03:22on la voit
01:03:23avec des marques
01:03:24d'étranglement
01:03:25répétées
01:03:26des marques
01:03:26très nettes
01:03:27sur le cou
01:03:28on voit
01:03:29Greg Guillotin
01:03:30en train
01:03:31de prendre de l'eau
01:03:32et d'inonder
01:03:33un lit
01:03:34avec des bouteilles d'eau
01:03:35pourquoi fait-il ça
01:03:38son ex-compagne
01:03:39est malade
01:03:40elle ne veut pas se lever
01:03:41parce qu'elle est malade
01:03:42et pour qu'elle sorte du lit
01:03:44ce qu'il exige
01:03:44il va inonder le lit
01:03:46ainsi elle n'aura pas
01:03:47d'autre solution
01:03:48que de se lever
01:03:50autre image
01:03:51en état de crise
01:03:52il balance
01:03:53tous les effets
01:03:54de son ex-compagne
01:03:55par la fenêtre
01:03:57il va également
01:03:58casser son téléphone
01:04:00et refermer
01:04:01violemment
01:04:01à un moment
01:04:02son ordinateur
01:04:03sur ses mains
01:04:04tellement fort
01:04:05que l'écran
01:04:06va se casser
01:04:07il y a même
01:04:08dans cette vidéo
01:04:09un compte-rendu médical
01:04:10qui est joint
01:04:11Cyril
01:04:12voilà
01:04:12par ailleurs
01:04:13maître Riolacci
01:04:14qui est l'avocat
01:04:15de cette jeune femme
01:04:16nous explique
01:04:16qu'il y a eu également
01:04:17des coups de pied
01:04:18des coups de poing
01:04:19des coups très violents
01:04:21dans le ventre
01:04:22et des jets de mobilier
01:04:23c'est-à-dire que
01:04:24Greg Guillotin
01:04:25selon l'avocat
01:04:26prenait des objets
01:04:27comme une poêle
01:04:28et la lançait au visage
01:04:29de son ex-compagne
01:04:30la poêle
01:04:31elle a pu miraculeusement
01:04:32l'éviter
01:04:33voilà
01:04:33à un moment
01:04:35selon l'avocat
01:04:35il la tient très fort
01:04:37et il va la projeter
01:04:38contre le mobilier
01:04:39pour tenter
01:04:40de lui faire du mal
01:04:41il y a donc une plainte
01:04:42qui a été déposée
01:04:43par son ex-compagne
01:04:45il avait aussi entamé
01:04:46une thérapie
01:04:47mais enfin franchement
01:04:47là
01:04:48quand j'entends ça
01:04:50même moi
01:04:51parce qu'elle ne veut
01:04:52j'ai pas les mots
01:04:53en fait
01:04:53parce que
01:04:53vous avez vu
01:04:54les animateurs
01:04:55autour de la table
01:04:55ils sont décomposés
01:04:58je pense qu'on est tous
01:04:59glacés
01:05:00là on est dans la torture
01:05:01dans le sadisme absolu
01:05:02quand même
01:05:03pardon
01:05:03je suis choqué
01:05:06par ce que je viens d'entendre
01:05:08si c'est la vérité
01:05:09alors qu'on sait
01:05:10en plus
01:05:10qu'une femme
01:05:12meurt tous les trois jours
01:05:14en France
01:05:15les féminicides
01:05:16je suis mais
01:05:17abasourdi
01:05:18je suis désolé
01:05:18j'ai encore une émotion
01:05:20mais énorme
01:05:20par rapport à ce que je viens d'entendre
01:05:23et j'arrive pas à comprendre
01:05:25en fait
01:05:27sa ligne de défense
01:05:28alors que vous avez reçu
01:05:30en plus
01:05:30son avocat
01:05:32vous avez été
01:05:33bien punchy
01:05:34etc
01:05:36mais
01:05:37je sais pas
01:05:38il veut se suicider
01:05:40c'est quoi
01:05:40sa ligne de défense
01:05:41sa ligne de défense
01:05:42c'est de faire
01:05:43des excuses plates
01:05:44on croyait
01:05:45est-ce que c'est retourner
01:05:46effectivement tout cela
01:05:47et se victimiser
01:05:48par avoir cela
01:05:49on disait c'est rare
01:05:50on veut croire à sa sincérité
01:05:51mais effectivement
01:05:52quand on apprend ce genre de choses
01:05:53ben voilà
01:05:53regardez le message
01:05:55de Greg Guillotin
01:05:56sur l'affaire
01:05:57mon ancienne compagne
01:05:58a déposé plainte
01:05:59pour des violences
01:05:59physiques et psychologiques
01:06:01il reconnaît qu'elle les a subies
01:06:02il ne les nie pas
01:06:03il ne cherche pas à les justifier
01:06:05et il dit
01:06:06qu'il a honte
01:06:07alors bon
01:06:09évidemment
01:06:10on peut se dire
01:06:11voilà
01:06:12il le regrette sincèrement
01:06:13mais enfin
01:06:14à la lumière de ce qu'il lui a reproché
01:06:15c'est difficile quand même
01:06:17de croire complètement
01:06:19à cette forme de rédemption
01:06:21chez moi
01:06:21à plusieurs reprises
01:06:22j'ai aussi été violent
01:06:23avec la personne
01:06:24qui partageait ma vie
01:06:25alors il le reconnaît
01:06:26mais maintenant que ça est dit
01:06:27bon écoutez le message
01:06:29qui a été diffusé
01:06:30il dit
01:06:31bien sûr qu'il a été suivi
01:06:32par un psychiatre
01:06:32qu'il a eu un suivi régulier
01:06:33mais il a aussi diffusé
01:06:36Cyril Hanouna
01:06:37un message de Greg Guillotin
01:06:38qu'on va écouter
01:06:40oui j'ai été violent
01:06:41avec la femme
01:06:42qui partageait ma vie
01:06:45j'ai été violent
01:06:46physiquement
01:06:46et psychologiquement
01:06:50je reconnais
01:06:50ce que j'ai fait
01:06:51je me rends compte
01:06:52de la gravité
01:06:53plus que jamais
01:06:54aujourd'hui
01:06:56elle a vécu tout ça
01:06:57et elle a eu le courage
01:06:58de le dire
01:07:00alors je ne vais pas chercher
01:07:00d'explication
01:07:02je ne demande à personne
01:07:03d'être indulgent
01:07:03avec moi
01:07:05je ne fais pas ça
01:07:06pour qu'on dise
01:07:06bravo
01:07:07d'avoir le courage
01:07:08de le dire
01:07:09non parce que
01:07:09le mieux aurait été
01:07:10que je n'agisse jamais
01:07:11de la sorte
01:07:13et il n'y a rien
01:07:14rien qui rendra
01:07:15moins grave
01:07:16ce que j'ai fait
01:07:17donc je lui dois
01:07:18des excuses
01:07:18je les lui fais
01:07:20mais
01:07:21je ne lui demande rien
01:07:22parce que je n'ai rien
01:07:23à lui demander
01:07:23tout simplement
01:07:24ni de me pardonner
01:07:26ni de me répondre
01:07:28cette violence
01:07:30elle vient de moi
01:07:32et de personne d'autre
01:07:35je vois un psychiatre
01:07:36je me soigne
01:07:36je travaille sur
01:07:38les raisons
01:07:39de cette colère
01:07:40même si je sais
01:07:41qu'aujourd'hui
01:07:42ça n'effacera en rien
01:07:44la souffrance
01:07:45que mon ex a subie
01:07:46et le fait
01:07:47qu'elle doive
01:07:47se reconstruire
01:07:48avec courage
01:07:50et je continuerai
01:07:52ses soins
01:07:52aussi longtemps
01:07:53qu'il le faudra
01:07:56tout simplement
01:07:57parce que
01:07:57j'ai frappé une femme
01:07:59plusieurs fois
01:08:01j'ai eu des colères
01:08:02et des maux
01:08:03très durs
01:08:04beaucoup trop durs
01:08:05de nombreuses fois
01:08:07des choses
01:08:08qu'elle n'avait pas
01:08:08à vivre
01:08:11et j'en ai
01:08:11terriblement honte
01:08:12voilà
01:08:14qu'est-ce qu'il encourt
01:08:15maître Barbier
01:08:16et
01:08:18deuxième
01:08:18sous-volet
01:08:19de ma question
01:08:20est-ce que le fait
01:08:21de s'épancher
01:08:22de se répandre
01:08:23comme ça
01:08:23de se confondre
01:08:23en excuse
01:08:24ça peut
01:08:24jouer
01:08:25et atténuer
01:08:26la peine
01:08:26à l'arrivée
01:08:26alors ce qu'il encourra
01:08:28ça dépendra
01:08:29de l'enquête
01:08:30ça dépendra
01:08:31des conclusions
01:08:31de l'enquête
01:08:32ça dépendra
01:08:32de la procédure judiciaire
01:08:33qui s'en suivra
01:08:34les violences
01:08:35sur conjoints
01:08:36elles sont aggravées
01:08:36parce qu'elles sont
01:08:37sur conjoints
01:08:38après
01:08:38vous avez entendu
01:08:39quand même
01:08:41ça risque quoi ça
01:08:42ça va chercher
01:08:43combien
01:08:44ça va chercher
01:08:45c'est toujours compliqué
01:08:48et puis déontologiquement
01:08:49c'est aussi un peu
01:08:50un petit peu compliqué
01:08:50mais donnez-nous une échelle
01:08:51quand même
01:08:53dans l'échelle
01:08:54ça peut aller
01:08:54selon la gravité
01:08:55ça peut aller
01:08:56jusqu'à 7 ans de prison
01:08:58assez facilement
01:08:59entre guillemets
01:09:00après ça dépendra
01:09:01des suites judiciaires
01:09:02qui seront données
01:09:03ça dépendra
01:09:03de beaucoup d'éléments
01:09:05ça dépend de la nature
01:09:06des blessures
01:09:06ça dépend du caractère répété
01:09:07mais il y a quand même
01:09:08des peines associées
01:09:10à certains crimes
01:09:10ce que je veux dire
01:09:11oui bien sûr
01:09:12et ils les encourt
01:09:13comme n'importe quelle personne
01:09:14connue ou pas connue
01:09:16qui n'est pas
01:09:17de violences progériales
01:09:18la stratégie
01:09:19ou pas d'ailleurs
01:09:20de défense
01:09:22est-ce que ça peut
01:09:23amoindrir la peine ?
01:09:24Alors on en discutait
01:09:26pendant le magnéto
01:09:27pour moi
01:09:28il y a deux éléments possibles
01:09:29soit il a été prévenu
01:09:31que quelque chose
01:09:31allait sortir
01:09:32et stratégie de communication
01:09:33tout à fait basique
01:09:34on essaye d'anticiper
01:09:35et de dicter un peu
01:09:36le temps médiatique
01:09:38en prenant les devants
01:09:39donc c'est pire
01:09:40parce que ça rend
01:09:40le message insincère
01:09:41mais bon bref
01:09:42soit ce que je disais
01:09:45c'est toute comparaison
01:09:47gardée
01:09:48mais c'est un peu
01:09:49le type de défense
01:09:50qu'on voit par exemple
01:09:51sur l'appel
01:09:52de Cédric Jubilard
01:09:54finalement se dire
01:09:54bon si je suis transparent
01:09:56peut-être qu'on sera
01:09:57un petit peu plus clément
01:09:58avec moi
01:09:58plutôt que de nier
01:09:59ce qui est difficile à nier
01:10:00merci beaucoup
01:10:01voilà donc on en apprend
01:10:02tous les jours
01:10:03sur cette affaire
01:10:04de plus en plus effrayante
01:10:06à vrai dire
01:10:06à suivre
01:10:07dans notre émission
01:10:08Polyjustice 24h en France
01:10:10bien sûr vous avez ce message
01:10:11qui va s'afficher
01:10:1224h
01:10:13arroba cnus.fr
01:10:15on parlera
01:10:15de la manière
01:10:16dont Liana est morte
01:10:17l'autopsie a été dévoilée
01:10:19grand dossier
01:10:20sur tous les ratés
01:10:21de la justice
01:10:23et autour du prédateur
01:10:25qui était clairement
01:10:26Jérôme Barrella
01:10:28qui avait été identifié
01:10:29le signalement
01:10:30il était là
01:10:30il y avait eu des plaintes
01:10:31d'autres plaintes déposées
01:10:32c'est Célia Barod bien sûr
01:10:33qui va nous raconter
01:10:35tout cela dans un instant
01:10:39De retour avec vous
01:10:40pour notre émission
01:10:42les expertises
01:10:43révèlent enfin
01:10:44comment la petite Liana
01:10:45aurait été tuée
01:10:46par Jérôme Barrella
01:10:48c'est le principal suspect
01:10:49dans cette affaire
01:10:50je vous le rappelle
01:10:51fillette qui aurait été victime
01:10:52d'une asphyxie mécanique
01:10:54par obstruction
01:10:55des voies aériennes supérieures
01:10:56c'est ce que rapportent
01:10:58nos confrères de RMC
01:10:59cela peut suggérer
01:11:01une intervention humaine
01:11:03qui a pu obstruer
01:11:04la bouche et le nez
01:11:06en tout cas
01:11:06Célia Barod
01:11:07vous suivez évidemment
01:11:09ce dossier
01:11:10l'homme a toujours
01:11:11nié les faits
01:11:12que ce soit le meurtre
01:11:13ou le viol
01:11:14de la fillette
01:11:15racontez-nous
01:11:16l'histoire
01:11:17on va peut-être
01:11:18revenir au jour
01:11:18de la disparition
01:11:19de Liana même
01:11:20oui ça se passe
01:11:21le 29 mai dernier
01:11:23Liana quitte son collège
01:11:24à Florence
01:11:25dans le Gers
01:11:26deux heures
01:11:27avant la fin des cours
01:11:28des témoins
01:11:29l'avoir monté
01:11:30dans une voiture
01:11:30un élément
01:11:31qui sera
01:11:32par la suite
01:11:32confirmé
01:11:33par des images
01:11:34de vidéosurveillance
01:11:34après plusieurs heures
01:11:36sans nouvelles
01:11:37de la fillette
01:11:37qui n'est pas rentrée
01:11:38chez elle
01:11:38sa famille
01:11:39signale sa disparition
01:11:40et dans la soirée
01:11:41les enquêteurs
01:11:42exploitent les images
01:11:42de vidéosurveillance
01:11:43ils identifient
01:11:44une voiture grise
01:11:45dans laquelle
01:11:46Liana est montée
01:11:47peu après avoir
01:11:48quitté son collège
01:11:50à 15h05
01:11:52la journée de cours
01:11:53de l'élève
01:11:53de 6ème
01:11:54s'achève
01:11:56à la sortie
01:11:57de l'établissement
01:11:58la jeune fille
01:11:59monte à bord
01:12:00d'une Peugeot
01:12:003008 grise
01:12:01qui semble l'attendre
01:12:04c'est la dernière fois
01:12:06que Liana
01:12:06sera aperçue
01:12:07en public
01:12:12les heures passent
01:12:13et l'angoisse
01:12:14gagne peu à peu
01:12:15les parents
01:12:15de Liana
01:12:15leur fille
01:12:16n'est toujours pas
01:12:17rentrée à la maison
01:12:18ses parents
01:12:19sont inquiets
01:12:20à partir de 17h
01:12:2117h30
01:12:22ils commencent
01:12:23à la chercher
01:12:23pas des coups de fil
01:12:25pour les parents
01:12:26aucun doute possible
01:12:27Liana ne s'est pas
01:12:28volatilisée
01:12:29de son propre chef
01:12:31dès qu'elle disparaît
01:12:32les parents
01:12:33écartent d'office
01:12:34la piste de la fugue
01:12:35apparemment
01:12:36elle est très bien
01:12:36dans son foyer
01:12:37il n'y a jamais été
01:12:38discussion de fugue
01:12:40ou d'idées noires
01:12:41mais on s'interroge
01:12:42sur est-ce qu'elle aurait
01:12:44pu partir avec quelqu'un
01:12:46et là
01:12:46les parents disent
01:12:48que c'est une enfant
01:12:48qui peut être influençable
01:12:49et quand elle se sent
01:12:50en confiance
01:12:50elle pourrait éventuellement
01:12:51monter en voiture
01:12:53ou suivre quelqu'un
01:12:54qu'elle connaît
01:12:55là déjà
01:12:56il y a une première inquiétude
01:12:58et puis finalement
01:12:58à 18h45
01:13:00il se présente
01:13:00à la gendarmerie
01:13:01pour signaler
01:13:02sa disparition
01:13:07les gendarmes
01:13:08lancent alors
01:13:09les premières investigations
01:13:10les gendarmes
01:13:11prennent l'affaire
01:13:12très au sérieux
01:13:12immédiatement
01:13:1311 ans
01:13:14ça suscite
01:13:15évidemment
01:13:15une vive inquiétude
01:13:17et ils se lancent
01:13:18à la recherche
01:13:19de cette jeune fille
01:13:20il se penche
01:13:22immédiatement
01:13:23sur la fameuse
01:13:23voiture grise
01:13:24dans laquelle
01:13:25Liana est montée
01:13:26juste après ses cours
01:13:27très vite
01:13:28ils identifient
01:13:29son propriétaire
01:13:30un certain
01:13:31Jérôme Barrella
01:13:32Jérôme a 41 ans
01:13:34il habite
01:13:34dans un petit village
01:13:36Montestruc
01:13:36sur Gers
01:13:38qui est situé
01:13:39à une encablure
01:13:40de cette école
01:13:42et surtout
01:13:43c'est quelqu'un
01:13:44de très proche
01:13:45de Liana
01:13:51ce père de famille
01:13:53connaît parfaitement
01:13:54Liana
01:13:54l'une de ses deux filles
01:13:56est amie
01:13:56avec la jeune collégienne
01:13:58Jérôme B
01:13:58est habitué
01:14:00à passer devant
01:14:01ce collège
01:14:01il est le père
01:14:02d'une des petites filles
01:14:03amie avec Liana
01:14:04mais amie
01:14:05avec d'autres enfants
01:14:05aussi
01:14:06à peu près
01:14:07du même âge
01:14:07et donc
01:14:08il est identifié
01:14:09les gens le connaissent
01:14:10selon la mère
01:14:11selon la mère de Liana
01:14:12il entretenait avec elle
01:14:13une relation
01:14:14de confiance
01:14:15particulière
01:14:16apparemment
01:14:17de ce qu'on a appris
01:14:18de tout ce qui a été dit
01:14:21il venait au collège
01:14:23devant le collège
01:14:24tous les matins
01:14:25Liana donc
01:14:26qui descend du bus
01:14:27pour aller dans le collège
01:14:28le voyait
01:14:29tous les matins
01:14:30il amenait
01:14:31des bouteilles
01:14:32à Liana
01:14:33tous les jours
01:14:34et pas qu'à Liana
01:14:36du coup
01:14:36une proximité
01:14:37qui explique
01:14:38pourquoi Liana
01:14:39est montée dans sa voiture
01:14:40sans s'inquiéter
01:14:41alors elle monte
01:14:42très facilement
01:14:42dans la voiture
01:14:43parce que d'abord
01:14:43elle le connaît très bien
01:14:44elle est dans son village
01:14:45Florens
01:14:46c'est un tout petit village
01:14:47et elle le connaît bien
01:14:48il vient tous les jours
01:14:50à l'école
01:14:50il lui porte un croissant
01:14:51un goûter
01:14:54qui est-il
01:14:55cet homme
01:14:56que connaît-on
01:14:57de son parcours
01:14:58alors lorsqu'il est placé
01:14:59en garde à vue
01:15:00très rapidement
01:15:01dans l'enquête
01:15:01on en apprend un peu plus
01:15:02sur Jérôme
01:15:04il est âgé
01:15:05de 41 ans
01:15:06on apprend
01:15:07qu'il a eu
01:15:07plusieurs emplois
01:15:09plusieurs missions
01:15:10différentes
01:15:10parfois dans le milieu
01:15:11du sport
01:15:12avec toujours
01:15:13la présence
01:15:14de jeunes adolescents
01:15:15d'enfants
01:15:16et donc comme on l'a
01:15:17bien entendu
01:15:18dans ce documentaire
01:15:19il était proche
01:15:21de la famille
01:15:21de Liana
01:15:22Liana amie
01:15:23avec ses filles
01:15:24il était donc
01:15:24père de filles
01:15:26également
01:15:26le concernant
01:15:28et donc
01:15:29il a expliqué
01:15:30qu'il avait déposé
01:15:31devant la piscine
01:15:32municipale
01:15:33Liana
01:15:33en tout cas
01:15:34c'est ce qu'il a expliqué
01:15:36face aux enquêteurs
01:15:37lors de sa garde à vue
01:15:38je vous propose
01:15:38de l'écouter
01:15:41Jérôme Barrella
01:15:42est né en 1985
01:15:44d'apparence
01:15:46c'est le monsieur
01:15:46tout le monde
01:15:47il a des enfants
01:15:48il est marié
01:15:49il a 41 ans
01:15:50il est plutôt affectué
01:15:52avec les enfants
01:15:52il faut croire
01:15:53qu'il a inspiré
01:15:55confiance
01:15:55ça c'est l'apparence
01:15:57en septembre 2012
01:15:59il commence à travailler
01:16:00pour la coopérative agricole
01:16:01Val-de-Gascogne
01:16:02pendant 6 ans
01:16:04il s'occupe
01:16:05des stocks de céréales
01:16:06de plusieurs silos
01:16:06de la région
01:16:07notamment celui
01:16:08de Puy-Casquier
01:16:09où le corps
01:16:10de Liana
01:16:10a été retrouvé
01:16:15en 2017
01:16:16l'homme
01:16:17déjà père de famille
01:16:18fait l'objet
01:16:19d'un signalement judiciaire
01:16:20émis par la mère
01:16:21d'une adolescente
01:16:22de 17 ans
01:16:23Jérôme Barrella
01:16:24en a alors 32
01:16:27mais la jeune fille
01:16:28affirme que
01:16:28cette relation
01:16:29est consentie
01:16:30aucune suite
01:16:31ne sera donnée
01:16:31à l'affaire
01:16:34un an plus tard
01:16:35Jérôme Barrella
01:16:35est licencié
01:16:36il décroche alors
01:16:37un job
01:16:38d'agent d'entretien
01:16:39dans plusieurs
01:16:39établissements scolaires
01:16:40dont le lycée
01:16:41maréchal Lann
01:16:42de Lectour
01:16:43un emploi
01:16:44dont il profite
01:16:45pour se rapprocher
01:16:46de jeunes filles
01:16:46comme s'en souviennent
01:16:47ces anciens lycéens
01:16:49je sais qu'il était
01:16:50très bizarre
01:16:50avec les filles
01:16:52et tout
01:16:52il avait des comportements
01:16:53inappropriés
01:16:54il était actuel
01:16:55il parlait aux jeunes
01:16:56lycéennes de 17 ans
01:16:57il prenait leurs numéros
01:16:59les réseaux aussi
01:16:59il leur écrivait
01:17:00tous les jours
01:17:01et je sais qu'il faisait
01:17:01ça aussi au collège
01:17:02à Florence
01:17:02il prenait le numéro
01:17:03des petites collégiennes
01:17:04il leur écrivait
01:17:05tout souvent
01:17:06et il allait
01:17:09leur donner des rendez-vous
01:17:10il allait les chercher
01:17:10en voiture
01:17:13à deux reprises
01:17:15il a été embauché
01:17:16comme agent d'entretien
01:17:17dans un établissement scolaire
01:17:19un lycée
01:17:20assez rapidement
01:17:20on a remarqué
01:17:21son comportement
01:17:22avec les gamines
01:17:23il a un comportement
01:17:24totalement inapproprié
01:17:26totalement déplacé
01:17:28où il est très proche d'elle
01:17:30il est sans arrêt
01:17:32au contact
01:17:33de ses gamines
01:17:34il leur demande
01:17:36leur numéro de téléphone
01:17:37c'est totalement lunaire
01:17:42en 2021
01:17:43il est licencié
01:17:45du lycée de Lectour
01:17:45pour avoir échangé
01:17:46en privé
01:17:47avec une élève
01:17:48une sanction
01:17:49qui ne va pas l'empêcher
01:17:50d'être à nouveau
01:17:51en contact
01:17:51avec des mineurs
01:17:54Jérôme Barrella
01:17:55est régulièrement aperçu
01:17:56devant le collège
01:17:57Hubert-Rive
01:17:58de Florence
01:17:58là où une de ses filles
01:18:00est scolarisée
01:18:00il se servirait alors
01:18:02de son statut
01:18:03de parent d'élève
01:18:03pour approcher
01:18:04d'autres mineurs
01:18:05dont Liana
01:18:06il est aperçu
01:18:07très souvent
01:18:08devant le collège
01:18:09mais est-ce que ça
01:18:10rend les choses suspectes
01:18:12c'est compliqué
01:18:12parce que devant le collège
01:18:14à la sortie de l'école
01:18:15il y a des parents
01:18:16de partout
01:18:16qui ouvrent les voitures
01:18:18les enfants qui rentrent dedans
01:18:19certains parents
01:18:19qui accompagnent
01:18:20d'autres enfants
01:18:21donc évidemment
01:18:23qu'il est passé
01:18:23entre les mailles du filet
01:18:25concernant
01:18:25j'entends bien
01:18:26l'environnement
01:18:31il s'est fondu
01:18:32dans ce monde scolaire
01:18:34pour passer inaperçu
01:18:35Jérôme B
01:18:36le portrait
01:18:37qu'on dessine de lui
01:18:38pour le moment
01:18:38a tout un prédateur
01:18:40donc il se fond
01:18:41dans son environnement
01:18:42il connait l'entourage
01:18:43de sa fille
01:18:43il connait ses petites filles
01:18:45il leur offre parfois
01:18:46des cadeaux
01:18:46il leur offre des pizzas
01:18:47en fait ce qu'il fait
01:18:49c'est qu'il met en confiance
01:18:50ses enfants
01:18:52pour pouvoir
01:18:53en profiter après
01:18:55selon cette habitante
01:18:56depuis Casquier
01:18:57Jérôme Barrella
01:18:58était souvent aperçu
01:18:59avec de jeunes filles
01:19:00et semblait avoir
01:19:01une attirance
01:19:02envers elle
01:19:02toute la journée
01:19:04on le voyait avec les filles
01:19:05il faut être toujours
01:19:07des filles
01:19:07des jeunes filles
01:19:08oui des jeunes
01:19:09oui des gamines
01:19:11alors je sais pas
01:19:12il a été attiré
01:19:13par les gamines
01:19:14donc on comprend bien
01:19:16Célia
01:19:16il met en confiance
01:19:17à la fois enfants
01:19:18parents aussi
01:19:19et c'est ça qui est
01:19:20qui est terrible
01:19:21comment opérait-il
01:19:22précisément
01:19:23oui parce qu'il
01:19:23met en confiance
01:19:24les parents
01:19:24en rendant des services
01:19:25je vais vous ramener
01:19:27votre enfant
01:19:27après le sport
01:19:28il ramène des goûters
01:19:30aux enfants
01:19:31avant ou après les cours
01:19:32ensuite on découvre aussi
01:19:34qu'il a des conversations
01:19:36très insistantes
01:19:37des messages très ambigus
01:19:38échangés avec des adolescentes
01:19:40et c'est ce qui vraiment
01:19:41ressort de tous les témoignages
01:19:43l'ensemble des témoignages
01:19:44c'est ce mode opératoire
01:19:45avec cette confiance
01:19:47gagnée de la part des parents
01:19:48cette confiance gagnée
01:19:50de la part des enfants
01:19:51grâce notamment
01:19:53à ses filles
01:19:54ses propres enfants
01:19:55qu'il a sûrement utilisé
01:19:56comme appart
01:20:00chômeur au moment
01:20:01de son arrestation
01:20:02il ne travaille
01:20:03que très rarement
01:20:04un monsieur un peu
01:20:05tir en flamme
01:20:05comme on dit
01:20:06qui n'aimait pas
01:20:06trop de travail
01:20:07il travaillait quand même
01:20:09de temps en temps
01:20:10mais il se faisait
01:20:12l'envoyer de partout
01:20:12pour les mêmes raisons
01:20:14et à chaque fois
01:20:14qu'il retrouve un emploi
01:20:15son comportement
01:20:16pose problème
01:20:17il se pointait par
01:20:18bouleau
01:20:19ou des trucs comme ça
01:20:20pas fiable
01:20:21pas fiable
01:20:21voilà c'était un monsieur
01:20:22pas fiable
01:20:26Josiane l'une de ses voisines
01:20:27a eu vent de ce manque
01:20:29total de professionnalisme
01:20:30de Jérôme Barrella
01:20:31mon fils à l'époque
01:20:33il travaillait avec lui
01:20:34il avait remarqué
01:20:36qu'il n'était pas
01:20:36pas tout à fait normal
01:20:38il recevait des appels
01:20:42de sa femme
01:20:42elle était nue
01:20:43sur le portable
01:20:46et en vidéo
01:20:47au travail
01:20:48il ne se cachait pas
01:20:49de montrer
01:20:50enfin à un moment donné
01:20:52non mais c'est un zengri
01:20:57au coeur de ce village
01:20:58de 700 habitants
01:20:59il organise régulièrement
01:21:01des soirées pyjama
01:21:02avec ses filles
01:21:03et leurs amis
01:21:03bon je savais oui
01:21:04qu'il y avait des copines
01:21:05des fois qui allaient
01:21:06mais un pyjama party
01:21:07mais qui ne fait pas
01:21:09un pyjama party maintenant
01:21:11moi je peux vous dire
01:21:12moi j'ai une petite fille
01:21:13qui a son âge
01:21:14mais elles font toutes
01:21:15des pyjamas party
01:21:16ces gamines
01:21:16mais on ne peut pas se douter
01:21:17si ces soirées
01:21:19sont anodines en apparence
01:21:20Jérôme Barrella
01:21:21y aurait commis
01:21:22des attouchements
01:21:23à plusieurs reprises
01:21:24notamment à la petite Liana
01:21:25qui avait dormi chez lui
01:21:27il y a quelques mois
01:21:31Liana était très copine
01:21:32avec la fille
01:21:33de Jérôme B
01:21:35c'est pour ça
01:21:35que Liana a accepté
01:21:36d'aller
01:21:36à une soirée pyjama
01:21:38organisée
01:21:39par sa petite copine
01:21:40donc il y avait
01:21:41une forte relation
01:21:43complicité
01:21:43entre ces deux petites filles
01:21:44ce dont sans doute
01:21:46Jérôme B
01:21:47a profité
01:21:48pour pouvoir
01:21:49approcher Liana
01:21:50Jérôme B
01:21:52se servait de sa fille
01:21:54un peu comme un appât
01:21:55pour organiser
01:21:56les soirées pyjamas
01:21:57chez lui
01:21:58et là
01:21:59il semblerait
01:22:01que Jérôme B
01:22:02ait eu des gestes déplacés
01:22:03à l'endroit
01:22:04de Liana
01:22:05elle parle de chatouille
01:22:07mais sous les vêtements
01:22:09c'est quand même
01:22:11extrêmement dérangeant
01:22:14vous êtes policier
01:22:15les prédateurs
01:22:16on le voit
01:22:16s'arrange souvent
01:22:17pour être au contact
01:22:17des enfants
01:22:18mais personne ne fait rien
01:22:19il n'y a pas de suivi
01:22:19malgré tout ce qu'on sait
01:22:21il a quand même été renvoyé
01:22:22ce type
01:22:23de plusieurs établissements
01:22:24comment c'est possible
01:22:25il n'y a pas de suivi
01:22:26de ces individus
01:22:28parce qu'on ne peut pas
01:22:29se le permettre
01:22:30alors d'abord attention
01:22:31parce qu'il faut
01:22:31là il faut être
01:22:32extrêmement précis
01:22:33d'abord il faut avoir
01:22:34l'information en amont
01:22:35de savoir que
01:22:36effectivement l'individu
01:22:37ensuite il faut que
01:22:38les canaux de communication
01:22:39ils marchent
01:22:40et je crois que
01:22:41dans ce dossier là
01:22:42il y a eu quand même
01:22:43quelques lacunes
01:22:44dans les transmissions
01:22:46notamment du dossier
01:22:46et les alertes
01:22:47qu'aurait dû être donnée
01:22:48en temps et en heure
01:22:48ensuite le travail
01:22:50des enquêteurs
01:22:50il est sur la base légale
01:22:52parce qu'on est dans
01:22:53un état de droit
01:22:53donc encore faut-il
01:22:54avoir d'abord
01:22:55le signalement
01:22:56les informations
01:22:56pour pouvoir aller
01:22:58prospecter notamment
01:22:59sur le terrain
01:23:01voire confondre
01:23:01l'individu
01:23:02parce que je rappelle
01:23:03qu'on ne met pas
01:23:04tout de suite
01:23:05en garde à vue
01:23:06dès les premières heures
01:23:07parce que ça
01:23:07ce sont des heures
01:23:08extrêmement précieuses
01:23:09pour les enquêteurs
01:23:10donc il faut d'abord
01:23:11recueillir un maximum
01:23:12d'éléments
01:23:13encore faut-il les avoir
01:23:14qu'est-ce qu'on sait
01:23:14de nouveau
01:23:15sur cette histoire
01:23:15Célia Barotte ?
01:23:16Eh bien on sait
01:23:17que des expertises
01:23:18ont été donc menées
01:23:19sur le corps de l'IANA
01:23:21des autopsies
01:23:22et ces premières expertises
01:23:23eh bien
01:23:23elles mettent en évidence
01:23:25un syndrome
01:23:25d'asphyxie mécanique
01:23:27nos confrères
01:23:28de RMC
01:23:29expliquent que
01:23:30ces expertises
01:23:31ont notamment démontré
01:23:32une insuffisance respiratoire
01:23:34aiguë
01:23:34compatible
01:23:35avec une asphyxie mécanique
01:23:37par obstruction
01:23:38des voies aériennes supérieures
01:23:39alors lorsque l'IANA
01:23:40était retrouvée
01:23:41elle n'était pas
01:23:43ligotée
01:23:43en tout cas
01:23:44les premiers éléments
01:23:45d'autopsie
01:23:46avaient beaucoup
01:23:47de mal
01:23:48à donner les causes
01:23:49exactes
01:23:50de la mort
01:23:51de cette fillette
01:23:52mais en tout cas
01:23:53l'avocat
01:23:54et la famille
01:23:54sont au courant
01:23:55ils veulent garder
01:23:56le secret pour le procès
01:23:57et cette histoire
01:23:57ce sont aussi
01:23:58des ratés
01:23:58à répétition
01:23:59à tous les niveaux
01:24:00jusqu'à la plante de Rosa
01:24:01pas prise en compte
01:24:02puisqu'il ne sera pas
01:24:03entendu
01:24:03oui puisque
01:24:04l'avis de disparition
01:24:05de l'IANA
01:24:06a été diffusé
01:24:06à l'échelle nationale
01:24:07relayée par de nombreux médias
01:24:09Jérôme B
01:24:10sa photo
01:24:11elle a été diffusée
01:24:12vraiment en nombre
01:24:13et largement diffusée
01:24:14et c'est le 2 juin
01:24:16une maman a dit
01:24:17avoir déposé
01:24:18une plainte en août 2025
01:24:20une plainte contre Jérôme B
01:24:21pour des viols répétés
01:24:23sur sa fille
01:24:24alors âgée
01:24:24à l'époque
01:24:25de 10 ans
01:24:25selon elle
01:24:26la procédure
01:24:27n'a jamais abouti
01:24:28le dossier aurait circulé
01:24:29entre plusieurs services
01:24:30comme l'a rappelé Stanislas
01:24:31manque de communication
01:24:33entre les différents
01:24:34services judiciaires
01:24:34ça c'est le véritable scandale
01:24:37Stanislas Godon
01:24:38on ne va pas taper
01:24:39sur la gendarmerie
01:24:40mais quand on dit
01:24:41si vous continuez
01:24:42c'est vous qu'on l'embête
01:24:43ça veut dire qu'on n'a pas
01:24:44pris la mesure du problème
01:24:45tout à l'heure
01:24:45je vous parlais de la sous-dotation
01:24:46à tous les niveaux
01:24:47et contrairement à ce qu'a dit
01:24:48le président de la république
01:24:49oui c'est une question de moyens
01:24:50et des affaires Liana
01:24:51j'ai un peu peur
01:24:52qu'il y en ait d'autres
01:24:52et ça
01:24:53ça ne nous rassure pas vraiment
01:24:55sur l'état dans lequel
01:24:57est le tandem
01:24:58police-justice
01:24:59parce que quand on a
01:25:00trois procureurs
01:25:00pour 100 000 habitants
01:25:01alors que la moyenne européenne
01:25:02est à 12
01:25:03quand on a seulement
01:25:04la moitié moins de magistrats
01:25:06du siège
01:25:06que la moyenne européenne
01:25:08quand on souffre
01:25:09notamment d'enquêteurs
01:25:11il en manque 2500
01:25:12juste pour la sphère police
01:25:13et bien croyez-moi
01:25:14on est très très loin du compte
01:25:16pour notamment
01:25:19abattre ce fléau
01:25:20parce que je rappelle
01:25:21les viols
01:25:22et les tentatives de viol
01:25:23c'est plus 233%
01:25:24depuis 2016
01:25:25l'avis de l'avocat
01:25:26sur ce qu'il vient de dire
01:25:28et l'affaire
01:25:28en quelques mots
01:25:29pour moi l'affaire
01:25:30elle soulève
01:25:30deux questionnements
01:25:31assez distincts
01:25:32déjà d'un côté
01:25:33avant la plainte
01:25:35pour la fameuse Rosa
01:25:37il y avait quand même
01:25:38des signaux faibles
01:25:39il y a des éléments
01:25:40d'attitude
01:25:41qui laissaient penser
01:25:41que c'était quelqu'un
01:25:42qui éventuellement
01:25:43pouvait un jour
01:25:43passer à l'acte
01:25:44ce qui pose la question
01:25:46de la manière
01:25:46dont on traite
01:25:46ces signaux faibles
01:25:47comment on traite
01:25:48comment on surveille
01:25:49une personne
01:25:50qui est déjà
01:25:52en quelque sorte
01:25:53sur un chemin criminel
01:25:55le deuxième point
01:25:56c'est quand même
01:25:56il faut voir
01:25:58je ne suis pas sûr
01:25:59que ce soit qu'une question
01:25:59de moyens
01:26:00mais à quel point
01:26:01on est sclérosé
01:26:02par un état
01:26:03qui est noyé
01:26:04dans sa propre bureaucratie
01:26:05et qui abdique
01:26:06sa fonction principale
01:26:07de protection de la population
01:26:08et donc les trous dans la raquette
01:26:09et donc catastrophe derrière
01:26:10merci beaucoup
01:26:11merci à tous
01:26:11d'avoir été présents
01:26:12cet après-midi
01:26:13Pierre de Villeneau
01:26:14quel est le programme ?
01:26:14le classement PISA
01:26:15les élèves sont nuls
01:26:17et tout le monde s'en fout
01:26:18à commencer par
01:26:19le ministère de l'éducation nationale
01:26:21non non
01:26:22voilà donc le programme
01:26:23et bien écoutez
01:26:24vous avez l'air déjà dépités
01:26:25à l'idée
01:26:26de nous annoncer notre classement
01:26:27on est combien ?
01:26:28comment ça ?
01:26:29au classement PISA ?
01:26:30on est très très moyen
01:26:31en plein milieu
01:26:32ça ne s'arrange pas
01:26:32merci beaucoup
01:26:34l'info de Villeneau
01:26:35c'est à suivre
01:26:36et moi je vous dis
01:26:36à demain dès 13h
01:26:37pour Police Justice
01:26:3824h en France
01:26:39excellente après-midi