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  • il y a 6 semaines
À moins d'un an de l'élection présidentielle, la campagne bat son plein. Les différents candidats déclarés enchaînent les déplacements auprès des Français et sur les plateaux télévisés. Après Bruno Retailleau ce midi Mathilde Panot et Gabriel Attal sont notamment invités de BFMTV ce dimanche en fin de journée.

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Transcription
00:00– Sur les quotas migratoires, David Guiraud, qu'est-ce que vous dites à ça ?
00:04Est-ce que ça ne peut pas être finalement la mesure de compromis ?
00:08– Je vous dis qu'on tourne en haut.
00:10– Pourquoi ?
00:11– On tourne en haut. Je suis maire d'une ville de 100 000 habitants,
00:14qui s'appelle Roubaix. Ce débat, ça fait des siècles qu'il a.
00:18Des siècles qu'on nous parle comme ça de l'immigration.
00:21Ça a commencé avec les Belges. À un moment, Roubaix était majoritairement belge.
00:26Les mêmes débats. Ils nous volent notre travail.
00:30Ils ne veulent pas s'intégrer. Ils ne parlent pas la langue française.
00:32Ils restent entre eux. Dans le Nord, un peu moins à Roubaix.
00:37Dans le Nord, les Italiens, ça a été la même.
00:41Portugais, Polonais, les mêmes débats.
00:43– Et donc ? – On tourne en haut.
00:45On doit le respect.
00:46– On les a envoyés quand même pour une grande partie.
00:48Je parle notamment des Italiens. Il y a une bonne partie de l'immigration italienne qui a été envoyée.
00:51Je dis à l'époque, je ne dis pas c'est ce qu'il faut faire aujourd'hui.
00:53– Aller dans le Nord, vous allez voir si les Italiens ont été envoyés.
00:55Il y a des familles d'origine italienne.
00:57– Mais pour vous, il y a un problème d'immigration ou pas ?
00:59– Mais commençons par respecter l'histoire profonde des habitants de ce pays.
01:05Moi, dans ma ville, donc ça a commencé, je vous ai dit, il y a eu des Belges,
01:08il y a eu des Italiens, des Portugais, des Maghrébins, des Africains.
01:12On a construit le pays. On a habillé toute la France depuis chez moi.
01:16C'est de ma ville que viennent les Arnaud, les Muliers.
01:20Les plus grandes fortunes du pays, elles viennent de ma ville.
01:23Qui c'est qui a bossé dans les usines à ce moment-là ?
01:27Des Maghrébins, des Portugais, des Belges.
01:30Et si on mettait un peu plus d'énergie à faire ce qu'ont fait à un moment les anciens
01:35dans ce pays,
01:35c'est-à-dire à un moment où, à Roubaix, le patronat était un peu plus féroce socialement,
01:40et puis les socialistes, le mouvement socialiste de Roubaix, moi à côté, je suis en engin.
01:44Qu'est-ce qu'ils ont fait à un moment particulier de l'histoire de notre pays ?
01:47Au lieu de se dire l'immigration ou pas l'immigration, qu'est-ce qu'on a fait ?
01:50On a fait les grandes conquêtes sociales.
01:52De Roubaix vient le 1% patronal qui a permis de financer massivement des logements
01:57pour loger dignement les ouvriers et pour que tout le monde, dans tout le pays, soit bien traité.
02:02Ensuite, on a fait les avancées du Front populaire.
02:05Bref, quand on s'est mis à se dire, on traite les gens dignement,
02:08et on fait des politiques sociales qui soient égales pour tous,
02:11en intégrant ceux qui sont là, en leur donnant les mêmes droits que les autres,
02:14c'est à ce moment-là qu'on a avancé dans le pays.
02:16Et quand on s'est mis à tourner en rond autour des histoires d'immigration,
02:19est-ce qu'il y en a trop, est-ce qu'il faut des quotas, etc., on stagne, on régresse.

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