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  • il y a 7 semaines
Le candidat Renaissance à l'élection présidentielle est en déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne ce dimanche 30 août.

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Transcription
00:00Vous savez, on n'est pas des photocopies avec Edouard Philippe.
00:02Si on était des photocopies, je serais dans une réunion politique quelque part.
00:06Moi, je suis au milieu des Français, il n'y a que là que je me sens bien.
00:09Vous êtes au milieu des Français, ils viennent vous parler,
00:11certains sont d'accord avec vous, vous encouragent,
00:13d'autres viennent vous interpeller, parfois il y en a qui sont en colère.
00:16Moi, je ne connais que ça. Pour moi, la politique, c'est ça.
00:19Ensuite, on a des vraies différences et cette campagne nous permettra à la fois de le montrer,
00:22de montrer aussi sur certains points, là où on peut se retrouver.
00:25Il faut une vraie campagne et ensuite, il faudra un vrai rassemblement.
00:28Mais il y a eu des tensions cette semaine. Est-ce qu'il n'y a pas un risque que
00:30vos deux positions,
00:31en tout cas vous et celle d'Edouard Philippe, deviennent irréconciliables ?
00:34Non, mais ça, je crois que c'est beaucoup du commentaire politique.
00:36Moi, j'ai de très bons rapports avec Edouard Philippe.
00:38On a des vraies différences. On a des vraies différences de fond.
00:41On est à la question des retraites. Moi, je considère que le débat de la présidentielle
00:45ne peut pas une nouvelle fois se résumer au fait de savoir si on décale l'âge de départ en
00:48retraite
00:49à 65, 66 ou 67 ans. Je pense que c'est notre système qu'il faut changer.
00:53Moi, je plaide pour un système totalement nouveau, universel,
00:55les mêmes règles pour tout le monde, libre. On arrête avec l'âge légal de départ.
00:59On ne garde que la durée de cotisation. Vous voulez partir tôt, vous avez moins.
01:02Vous voulez partir plus tard, vous avez plus. Et puis avec de la capitalisation.
01:06On n'a pas les mêmes positions, les mêmes mesures sur un certain nombre de sujets,
01:10sur le travail, sur l'écologie. Et puis on a une différence aussi d'un point de vue politique.
01:15Moi, je considère que l'enjeu de cette élection, c'est pas de recréer les partis d'il y a
01:1920 ans
01:19avec ceux d'il y a 20 ans et les idées d'il y a 20 ans. Le monde, il
01:22a changé.
01:23Et moi, je crois qu'on doit, au contraire, rassembler très largement une majorité de Français.
01:27Et c'est ce que je fais en me déplaçant sur le terrain comme ici.
01:29Mais très concrètement, vous m'avez dit que vous avez des différences sur le fond de goût.
01:32À quel moment on peut espérer une union ? Par exemple, est-ce que vous serez capable de reprendre,
01:35s'il vous rallie, la retraite à 65 ans, la suspension du droit du sol,
01:40dans le maillot, concrètement, c'est quoi qu'il va rester ?
01:41Chacun fait campagne sur un projet qui lui est propre.
01:45Je pense que c'est important qu'on parle de fond dans ce moment-là.
01:47Regardez aujourd'hui les sondages. Il n'y a plus de favoris face aux extrêmes.
01:50Personne, aujourd'hui, n'est en capacité de battre le Rassemblement national au deuxième tour
01:54dans aucun sondage. Donc on voit bien que l'enjeu d'abord, c'est de convaincre les Français
01:59qu'on a un projet qui permet de répondre à leurs attentes, aux défis du pays,
02:02et régler leurs problèmes du quotidien. C'est ce que je mets vertu à faire
02:05en me déplaçant sur le terrain au quotidien pour parler du tout.
02:07Quand et comment ? Parce que Christophe Béchut, ce matin, réitère en disant
02:10que la primaire à droite n'est ni souhaitable ni possible.
02:13Il ajoute que faire campagne jusqu'à février compromettrait ce rassemblement.
02:18Vous savez, je parle avec les candidats, je regarde les déclarations des candidats,
02:21et vous avez un certain nombre de candidats, y compris Édouard Fuy,
02:23qui ont dit qu'il fallait que ça intervienne au début de l'année 2027.
02:28Encore une fois, je pense que l'important, c'est avant tout qu'on parle de fond.
02:30Vous entendez là le débat politique en ce moment ?
02:32Le débat politique, il est totalement dominé par des propos, des commentaires
02:36sur les appareils politiques, sur la tambouille politique, sur du calendrier politique.
02:40Quand est-ce qu'on parle des Français ?
02:41Quand est-ce qu'on parle de leurs problèmes en ce moment dans le débat public ?
02:44Jamais.
02:45Moi, en fait, je ne dévierais pas de ma ligne.
02:46J'ai passé tout l'été.
02:48Certains ont dit que j'avais sacrifié mon été pour me déplacer sur le terrain,
02:50mais ce n'était pas du tout un sacrifice pour moi.
02:52J'ai passé mon temps au contact des Français, au quotidien des Français.
02:54À Château-Renard, déjà avec les agriculteurs en Vendée,
02:58avec des gestionnaires de camping, des agriculteurs victimes d'occupations illicites
03:02de leur terrain par des gens du voyage.
03:04À Argelès, avec des viticulteurs qui sont victimes de la sécheresse
03:06et du dérèglement climatique.
03:09À la Grande Motte, avec des gestionnaires de camping, des entrepreneurs
03:12qui font en sorte que les Français puissent passer un peu de vacances et souffler.
03:16J'étais en banlieue parisienne aussi, avec les gens qui s'occupent des enfants,
03:19de l'aide sociale à l'enfance.
03:20Moi, je parle des problèmes des Français, des solutions que je veux apporter.
03:23Et je ne dévierai pas de cette ligne.
03:24Et je pense que c'est cette ligne qui triomphera à la fin.
03:26Parce que c'est ça que les Français, ils attendent.
03:28Les Français, ils n'attendent pas de la tambouille politicienne,
03:29qu'on recrée l'UMP d'il y a 20 ans, avec ceux d'il y a 20 ans,
03:32pour défendre les idées d'il y a 20 ans.
03:34Ils attendent qu'on soit connectés à leurs problèmes,
03:35qu'on leur apporte des réponses et qu'on relève les défis du pays ensemble.
03:38C'est un homme du passé, toi, Philippe ?
03:39Malgré tous ces déplacements, vous ne décollez pas dans les sondages.
03:41Pourquoi ? Comment vous l'expliquez ?
03:42Mais vous savez, la campagne, elle démarre.
03:44Il y a 8 mois avant l'élection, vous avez des candidats qui sont...
03:48Édouard Philippe, par exemple, il est candidat depuis 3 ans.
03:50Moi, ça fait 3 mois.
03:51Et pourtant, on est quasiment dans la marge d'erreur,
03:53dans la quasi-totalité des sondages.
03:55Donc, vous voyez bien qu'il y a une dynamique.
03:56Il va y avoir une campagne.
03:57On a le temps d'exposer différents projets.
04:00Il n'y a pas de candidat naturel ou de candidat, aujourd'hui,
04:03favori dans cette élection en dehors des extrêmes.
04:05La preuve, vous avez même des centaines d'élus,
04:07avec Hervé Morin et d'autres, qui ont signé les tribunes
04:09pour appeler à une primaire.
04:10C'est bien la preuve qu'aujourd'hui, personne ne plie le match.
04:12Donc, il faut faire campagne.
04:13Il faut parler du fond, de la vision.
04:15Moi, je trouve qu'on manque de vision, aujourd'hui, dans le débat public.
04:17Et mine de rien, c'est terrible, mais la France insoumise,
04:20le Rassemblement national, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,
04:22ils développent un récit avec lequel je suis en désaccord.
04:25Je pense qu'ils fractureraient le pays.
04:26Ils seraient très néfastes pour le pays.
04:28Et dans ce qu'on appelle le bloc central,
04:29on ne parlait que de tambouilles politiques.
04:30Moi, je parlais de ma vision et de ce que je portais pour les Français.
04:33Moi, je veux que les Français, aujourd'hui, se disent
04:35que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur.
04:39Et je pense que c'est possible,
04:40à condition qu'on se donne un objectif,
04:43redevenir la première puissance d'Europe en 10 ans.
04:45Et c'est possible d'y arriver.
04:46C'est possible d'y arriver si on relève 4 chantiers capitaux,
04:51école, salaire, frontière, IA, c'est-à-dire intelligence artificielle,
04:54et qu'on résorbe la dette publique et la dette climatique.
04:56C'est possible d'y arriver.
04:58Moi, je ne crois pas du tout au fatalisme.
04:59Vous savez, dans toutes les fonctions qui ont été les miennes,
05:00à l'époque où j'étais au gouvernement,
05:02m'expliquaient que ce n'est pas possible, ça ne marchera pas.
05:05Ce n'est pas possible de lutter contre la fraude fiscale et sociale.
05:07Quand j'étais à Bercy, j'ai pris des mesures.
05:09On n'a jamais autant identifié et recouvré de fraude fiscale et sociale.
05:12Ce n'est pas possible, quand j'étais à l'éducation nationale,
05:14de faire respecter la laïcité en interdisant la baillard,
05:17de rétablir le redoublement.
05:18Eh bien, c'est possible, je l'ai fait.
05:20Ce n'est pas possible, quand j'étais à Matignon,
05:22de prendre des mesures pour les agriculteurs
05:23ou contre la délinquance des mineurs.
05:25J'ai engagé des mesures.
05:26Certaines ont pu s'appliquer.
05:27D'autres, malheureusement, à cause de la dissolution,
05:29ont été stoppées.
05:30J'entends bien reprendre ce travail.
05:31Les Français, vous ne pensez pas qu'ils ont besoin
05:33de clarté, justement, et d'un choix entre vous et vous ?
05:36Je pense que la clarté, elle se fait...
05:38Qu'est-ce que ça a fait par une primaire, notamment ?
05:39Un, la clarté, elle se fait d'abord sur le fond des idées.
05:42D'abord, il faut que chacun exprime ses idées et son projet.
05:45Et deux, moi, j'ai déjà eu l'occasion de le dire,
05:46je n'ai jamais rien exclu comme possibilité,
05:48y compris celle d'une primaire.
05:50Ceux qui excluent la possibilité d'une primaire par principe,
05:54si vous n'avez peur d'une primaire,
05:57non, mais moi, ce que je dis, c'est que je n'ai jamais rien exclu.
05:58Ce que je constate, et vous l'avez rappelé vous-même,
06:00c'est que vous avez un certain nombre de candidats
06:01ou de leurs entourages qui l'excluent par principe.
06:04Donc, moi, je ne vais pas passer mon temps
06:05et perdre du temps et de l'énergie à ergoter
06:08sur la possibilité d'une primaire,
06:09alors que vous avez des gens qui disent qu'ils n'en veulent pas.
06:11Je préfère passer mon temps et mon énergie
06:12au contact des Français à parler de leurs problèmes.
06:14Ça dénote de la fébrilité, selon vous, du côté de...
06:16Non, moi, je ne fais pas de commentaires sur les uns et les autres.
06:18Je parle de ce que je veux porter pour le pays.
06:20Gabriel Attal, Olivier Faure vient donc de se présenter
06:22à la primaire de gauche.
06:24Est-ce que vous croyez que c'est un candidat de taille passable ?
06:26Moi, je n'ai pas de commentaires à faire sur...
06:28Tout le monde est légitime à pouvoir se présenter dans une élection.
06:31Moi, vous savez, il y a beaucoup de gens
06:32qui veulent endormir cette campagne.
06:34Moi, je veux la réveiller.
06:35Et je pense qu'on est dans un temps
06:37où il faut que des ambitions s'expriment.
06:38Et quand je dis ambitions, ce n'est pas des ambitions personnelles.
06:41C'est des ambitions pour le pays sur le fond.
06:43Et donc, s'il y a des personnes qui veulent être candidates,
06:45qui veulent exprimer une ambition, j'ai envie de dire, tant mieux.
06:47Et après, il y aura une campagne,
06:50un mot sur la proposition de Jordan Bardella de supprimer le droit du sol.
06:53Mais ça, vous savez, moi, je ne suis pas là pour commenter
06:54les propositions des uns et des autres.
06:56Moi, mes propositions en matière d'immigration, elles sont connues.
06:58Je veux qu'on accueille moins pour qu'on accueille mieux.
07:01Je veux qu'on se fixe une priorité, c'est la préférence travail.
07:04On réduise l'immigration familiale et étudiante
07:06au profit de l'immigration de travail
07:08qui doit devenir le premier motif d'immigration en France.
07:11J'ai échangé là avec des agriculteurs.
07:12Vous savez ce qu'ils m'ont dit ?
07:14Ils m'ont dit qu'on a besoin d'une part d'immigration dans notre main d'œuvre.
07:16Sinon, on ne peut pas faire les vendanges.
07:17Sinon, on ne peut pas faire les récoltes.
07:19Est-ce que ça veut dire qu'il faut ouvrir toutes les vannes
07:21et ne rien réguler ? Bien sûr que non.
07:22L'échec de l'immigration ces dernières années, il est réel.
07:25C'est une réalité. Moi, je suis lucide.
07:28La politique menée en matière d'immigration
07:30ces dix dernières années s'est révélée être en échec.
07:33On voit bien qu'il faut changer les choses.
07:34Je propose tous les deux ans
07:36des quotas d'immigration
07:38qui soient proposés par les acteurs économiques,
07:40les partenaires sociaux, votés par le Parlement.
07:42Et pour les faire appliquer,
07:44on a un système qu'on inspirerait,
07:46et qu'on reprendrait du Canada,
07:48un système à points qui nous permettrait de garantir
07:50que les personnes qui viennent en France,
07:51elles ont bien un contrat de travail,
07:53elles respectent nos règles,
07:54elles parlent notre langue,
07:55et elles respectent notre culture.
07:56Est-ce que le Canadien, c'est un modèle ?
07:57Oui, je pense que c'est un modèle.
07:59Pour choisir son immigration,
08:00je pense que c'est un modèle.
08:01Sur le projet, encore une fois,
08:03on vous parle bien,
08:05la suspension du droit du sol à Mayotte,
08:06la retraite à 67 ans,
08:08est-ce que pour vous,
08:09c'est un veto ?
08:10Ce n'est pas possible ?
08:10Moi, ce que je vous dis,
08:11c'est que...
08:12Moi, je vous ai dit,
08:13je pense que, encore une fois,
08:14si cette campagne se résume
08:15au fait de savoir
08:16s'il faut,
08:17comme le propose Jean-Luc Mélenchon,
08:18Marine Le Pen,
08:19ramener la retraite à 60 ans,
08:21ou la mettre à 62 ans,
08:23comme le proposent des socialistes,
08:24ou la mettre à 65, 66 ou 67 ans,
08:27comme la propose Edouard Philippe,
08:28on aura tout perdu.
08:29Parce que ce n'est pas ça
08:30qui réglera le problème
08:31du système de retraite.
08:32Regardez, tous les ans,
08:33tous les deux ans,
08:33depuis des décennies,
08:34vous avez des gouvernements
08:35qui arrivent devant les Français
08:36et qui leur disent
08:37« Il faut une réforme,
08:38il faut décaler l'âge légal de départ,
08:39vous inquiétez pas,
08:40c'est la dernière,
08:41ça va sauver le système. »
08:42La belle affaire.
08:43Deux ans plus tard,
08:43ou trois ans plus tard,
08:44vous avez un autre gouvernement
08:45qui arrive et qui dit
08:46« Non, non, en fait,
08:46c'était pas assez,
08:47il faut décaler encore plus. »
08:48Les gens, ils n'y croient plus,
08:49ils n'ont plus confiance.
08:50Pourquoi ?
08:51Parce que l'âge légal de départ
08:52ne permet plus de piloter
08:53notre système de retraite.
08:54Et donc, il faut changer de système.
08:55C'est une vraie différence
08:56que j'ai avec Edouard Philippe,
08:57vous avez raison.
08:58Moi, je ne crois pas
08:59que cette élection présidentielle
09:00ou que le projet pour le pays
09:02peut se résumer
09:03à des paramètres
09:04ou des curseurs qu'on bouge.
09:06On a un système
09:06qui est à bout de souffle.
09:07Il faut changer le système
09:08parce qu'il est à bout de souffle.
09:09Il faut un changement profond,
09:10pas seulement bouger des paramètres.
09:12Et donc moi,
09:12je vous le dis,
09:13ma ligne,
09:14ce n'est pas d'essayer
09:14d'être dans une forme
09:15de conservation d'un système actuel
09:17en bougeant quelques paramètres.
09:18Ce n'est pas d'essayer
09:19de sauver la place
09:19de tous ceux qui ont gouverné
09:20en France depuis 20 ans
09:22en leur garantissant
09:23qu'ils pourront continuer à le faire.
09:24Mon projet,
09:25c'est celui d'un changement profond
09:26et je le fais
09:26au contact des Français.

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