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  • il y a 1 semaine
Le Contrôleur général, directeur du SDIS 71 revient sur l'incendie de la Lande de la Chaume au Creusot. Une première en Saône-et-Loire

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Transcription
00:00L'été a été marqué par une énormité d'incendies en Saône-et-Loire, avec un au Creusot qui a
00:08retenu votre attention. Expliquez-nous pourquoi.
00:12Effectivement, l'été a été marqué par près de 800 départs de feu sur l'ensemble du territoire de Saône
00:16-et-Loire, avec un certain nombre de feux dimensionnants,
00:19comme celui du Creusot, qui a frappé la périphérie urbaine du Creusot, qui a nécessité l'engagement de moyens conséquents,
00:28puisque les enjeux étaient avant tout des enjeux humains et des enjeux mobiliers.
00:33Enjeux humains, parce que nous avions une colonie de vacances, un centre aéré avec une soixantaine d'enfants qui étaient
00:39directement menacés par la propagation du sinistre.
00:41Et puis, nous avons dû réaliser plus de 11 défenses de points sensibles pour protéger immédiatement l'ensemble des maisons
00:49stations-service
00:50qui se situaient à proximité du sinistre et qui, sans l'action des savons-pieds, auraient pris feu.
00:55Et pendant qu'on attaque, qu'on protège les bâtiments, en fait, on ne peut pas forcément mettre de moyens
00:59pour lutter contre le sinistre.
01:01Donc, c'est un peu une nouveauté dans notre département d'avoir ce type de feu qu'on rencontre plus
01:06particulièrement en zone sud,
01:08dans les Bouches-du-Rhône, dans le Var, où il y a une interface forêt-habitat qui est beaucoup plus
01:13conséquent.
01:14Vous avez expliqué qu'avec un hélicoptère bombardier d'eau qui pourrait être basé à Pouilloux, par exemple,
01:21il y aurait des temps d'intervention relativement courts qui permettraient d'attaquer les feux de façon beaucoup plus efficace.
01:30Effectivement, la question aujourd'hui se pose.
01:33La mise en place de nos dispositifs préventifs sur le terrain apporte une première réponse rapide, massive,
01:40de moyens terrestres pour faire face au sinistre.
01:42La question se pose aujourd'hui, effectivement, de louer ou pas, l'année prochaine, un hélicoptère bombardier d'eau
01:48positionné plutôt en position centrale dans notre département
01:51pour pouvoir intervenir en moins de 15 minutes en tout point du territoire
01:54et peut-être souvent même avant l'arrivée du premier engin de secours
01:58pour pouvoir faire un diagnostic, protéger la maison qu'il y a protégée et commencer à attaquer le sinistre.
02:04C'est une autre façon de gérer désormais les sinistres dans le département
02:11et finalement sur une partie de la France où on n'était pas habitué ?
02:16Oui, alors c'est une autre façon.
02:17C'est une façon qui existe depuis de nombreuses années.
02:20Les SDIS du sud de la France louent régulièrement des hélicoptères bombardiers d'eau
02:25pour apporter cette première réponse et éviter que le feu ne dépasse l'hectare.
02:30Et quand on regarde les feux de 2022, l'été de 2025, l'été de 2026 que nous voulons de
02:36vivre,
02:37il nous semble indispensable de pouvoir upgrader notre réponse opérationnelle
02:41pour éviter les pertes de personnes, les pertes surtout de biens mobiliers.
02:46Ça permet aussi de lever plus rapidement les moyens engagés ?
02:51Effectivement, oui. C'est effectivement d'avoir un hélicoptère qui a une vision en 360 dans les 15 minutes
02:57avant même que les premiers rangins arrivent sur place.
03:00Ça permet de bien dimensionner la réponse opérationnelle nécessaire pour pouvoir faire face au feu
03:05et peut-être de faire faire demi-tour à certains moyens terrestres que nous aurions engagés au départ.
03:11Vous avez beaucoup parlé de la mobilisation qui a été massive et exemplaire dans le département tout au long de
03:17l'été.
03:18Il y a un risque de lassitude et d'épuisement ?
03:22Risque de lassitude et d'épuisement, mais savent pompiers, ce sont des hommes et des femmes extraordinaires.
03:27Je le dis ouvertement et je l'ai dit ce matin lors de l'Assemblée départementale.
03:31Certes, il y a eu peut-être un peu beaucoup d'émotion,
03:33mais on a la chance, on s'est venu voir, de pouvoir compter sur nos 2250 savent pompiers volontaires et
03:37professionnels.
03:38Oui, il y a un risque de lassitude, il y a un risque surtout de blessure
03:42parce que lorsqu'on sollicite les personnels pendant plus de 60 jours,
03:46tous les jours, les après-midi, les nuits, alors qu'il fait plus de 40 degrés dehors,
03:51alors que certains peuvent bénéficier d'une maison avec la climatisation, d'aller à la piscine,
03:57mais ça, par contre, ils sont sur le terrain pour faire face et lutter.
04:00Donc oui, il peut y avoir un effet de lassitude dans le temps si ces événements se reproduisent tous les
04:05ans.
04:05Donc forcément, il faudra qu'on adapte notre réponse opérationnelle en faisant évoluer nos ressources humaines,
04:11en faisant évoluer notre organisation, en faisant évoluer nos matériels.
04:16Est-ce qu'il faut envisager une salle climatisée dans chaque centre ?
04:22Oui, c'est une piste que nous avons déjà évoquée dans notre schéma directeur immobilier.
04:27La question d'avoir, comme à l'issue de la canicule 2003, d'imposer dans les EHPAD au moins une
04:34pièce rafraîchie,
04:35la question se pose pour les sapons-pieds, parce que quand nos sapons-pieds luttent pendant plusieurs jours,
04:40ils ont aussi besoin de se reposer et il semblerait indispensable de pouvoir avoir au moins une salle,
04:46la salle de réunion, salle de formation qui soit rafraîchie,
04:49qui permettrait à nos sapons-pieds de venir dormir la nuit et se reposer pour être prêts à intervenir le
04:54lendemain.
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