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  • il y a 7 semaines
Le comédien se confie dans une interview vidéo sans filtre

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Transcription
00:00Qu'est-ce qui vous a convaincu dans le scénario ?
00:03Le réalisateur, c'est lui qui m'a convaincu, mais c'est de l'histoire.
00:08J'ai adoré l'histoire du film, le personnage de Justin Le Juste.
00:19Et c'était aussi un bon moyen d'essayer un autre registre, de me tester un peu hors comédie, on
00:28va dire.
00:28Donc, il y avait plein d'éléments qui me disaient qu'il fallait que je le fasse, que j'essaye.
00:36Quand vous étiez ado, les cours d'histoire, vous étiez attentif ?
00:41Oui, je n'étais pas mauvais en cours d'histoire.
00:43Ce n'était pas mauvais.
00:44Oui, vous aimiez ça ?
00:45J'aimais ça.
00:47J'aimais beaucoup mon professeur au collège, M. Prével.
00:52Et quand je suis passé de 16 de moyenne, après j'ai changé de prof, j'avais 4 de moyenne.
00:57Oui, ça compte beaucoup les profs.
00:59Oui, comme moi.
00:59Ça compte beaucoup les potes.
01:01La Première Guerre mondiale, on a dépassé le siècle.
01:05Oui.
01:06Il est important pour vous de continuer d'évoquer ces moments d'histoire qui ont marqué notre pays.
01:16Oui, c'est toujours bien.
01:17Après, on n'avait pas la prétention de faire ça pour ça, on va dire.
01:21Mais en faisant un film forcément sur 14-18, on est habité aussi par cette histoire.
01:32Et du coup, pendant qu'on tournait le film, on pensait beaucoup aux gens qui l'ont vécu en vrai.
01:38Et du coup, ça nous faisait aussi plaisir, d'une certaine manière, de participer au fait de ne pas les
01:47oublier.
01:48Ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu un film sur 14-18.
01:51Vous avez tourné où ?
01:52On a tourné dans les Ardennes belges, dans le sud de la Belgique.
01:57Oui.
01:57Et en Bourgogne, à un côté d'Auxerre, à un village qui s'appelle Maïle-Château.
02:03D'accord.
02:05Verdun, vous y êtes déjà allé ?
02:06Oui, on est allé pour les avant-premières, là, cette semaine.
02:11Et vous avez visité ?
02:13Non, on n'a pas eu le temps.
02:14Vous n'avez pas eu le temps de visiter.
02:15Et vous n'y étiez jamais allé auparavant ?
02:17Je ne crois pas.
02:18D'accord.
02:18J'ai fait camp au collège, ce n'était pas la même...
02:21Ce n'était pas la même dire.
02:23D'accord.
02:25Le 11 novembre, je suppose que quand vous étiez gamin, vous avez participé à des cérémonies ?
02:30Je n'ai pas le souvenir.
02:32Vous n'avez pas le souvenir ?
02:33Qu'aujourd'hui, des instits, des professeurs des écoles, emmènent des enfants aux cérémonies patriotiques.
02:40L'11 novembre, le 8 mai.
02:42Pour vous, c'est quelque chose qui est important, perpétuer un petit peu, comme ça, cette mémoire ?
02:47Oui, de toute façon, c'est important de connaître l'histoire de notre pays.
02:52Donc, si on veut comprendre aujourd'hui, il faut comprendre ce qui s'est passé avant.
02:57Donc, l'histoire, de manière générale, est très importante.
03:00Vous êtes inquiet avec ce qui se passe aujourd'hui dans le monde ?
03:03L'Ukraine, c'est un deux heures d'avion de Paris.
03:07Il y a ce qui se passe en Iran.
03:09Il y a ce qui se passe un petit peu partout.
03:11Ça flambe un petit peu partout.
03:13C'est quelque chose qui vous inquiète ou vous dites, on est loin de tout ça ?
03:17Non, on n'est pas loin de tout ça, mais j'ai l'impression que c'est comme ça depuis
03:20que je suis né, en vrai.
03:22On est nés dans la crise et on est nés dans la guerre.
03:24Donc, au bout d'un moment, je ne peux pas vivre avec l'intitude.
03:31Je me dis, on verra.
03:33Et à chaque fois, j'espère que ça s'arrange.
03:37Mais c'est compliqué, la paix.
03:40C'est un des...
03:42Ce film, c'est un de ceux dont vous êtes le plus fier ?
03:46Oui, oui.
03:47En termes de travail, c'était le plus dur pour moi jusqu'à aujourd'hui.
03:56Et je suis très fier de ce qu'on a fait.
03:59Vous avez l'impression d'avoir changé de dimension ?
04:02Non, pas changé de dimension.
04:04Mais en tout cas, on va dire que c'était un film, c'était un premier pas de me prouver
04:08que je peux faire aussi autre chose.
04:12Alors là, il y a celui-ci qui sort, mais je suppose que depuis, vous avez été sur d'autres
04:16tournages.
04:17Le prochain, ça sera quoi ?
04:20Le prochain, ça sera une comédie ?
04:22Oui, c'est une comédie.
04:23Pour l'instant, je n'ai que de la comédie.
04:26Et vous avez envie de changer un petit peu de registre ?
04:28Si l'histoire me plaît, c'est ma seule exigence, en quelque sorte.
04:37Donc c'est pour ça, peu importe le genre.
04:38Demain, on propose un rôle, un film de science-fiction et ça me plaît, je me retrouverai dans une science
04:45-fiction.
04:46Je n'ai pas de barrière.
04:49Vous allez au cinéma, ou c'est compliqué pour vous d'aller au cinéma avec la notoriété ?
04:55Parce qu'aujourd'hui, vous avez quand même une vraie notoriété.
04:57J'arrive, j'y vais avec les enfants.
05:02Mais moi, perso, c'est vrai que j'y vais de moins en moins.
05:05Ouais.
05:07C'est pas simple.
05:09C'est pas simple, c'est autre chose.
05:11Et le dernier film que vous avez adoré, c'était lequel ?
05:14C'est The Substance, avec Demi-Moi.
05:19J'ai adoré le film et j'ai encore plus adoré quand j'ai su que la réalisatrice était française.
05:27Voilà.
05:28Et c'était ma grande question de ce qui m'énerve beaucoup en France.
05:33C'est comment est-ce possible qu'un film comme ça ne soit pas entendu et on ne le fasse
05:39pas en France ?
05:40C'est qu'aux Etats-Unis, on l'adore et ça finit au Festival de Tchad.
05:45Voilà.
05:46Là, il y a quelque chose à un peu...
05:48Il faut faire une réunion avec le cinéma français.
05:52D'accord.
05:53Écoutez, merci.
05:54Avec plaisir.
05:54Et puis après Mont-Soleil Mine-le-Crosot, ça sera Dijon si j'ai bien compris.
05:59Je crois que c'est ça.
06:00Ouais.
06:00Vous arrivez à suivre ?
06:02Ouais, c'est l'habitude.
06:03Ouais.
06:04Les gens du cirque.
06:05D'accord.
06:07Merci.
06:07Je vous en prie.

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