00:00La nature de ce mouvement, vous ne descendez pas souvent dans la rue, pourquoi aujourd'hui ?
00:06Alors pourquoi ? C'est parce que les collègues, à force d'attendre une revalorisation des miettes,
00:13ce n'est pas une guerre des cadres ou des formes, c'est en fait la problématique.
00:20Elle vient que certains corps ont été augmentés entre 150 et 1200 euros,
00:25et le corps des CEA qui sont sur le terrain et qui bravent le danger tous les jours, n'ont
00:31rien.
00:33Rien depuis combien de temps ?
00:35Rien depuis bon nombre d'années, je dirais entre 5 et 6 ans.
00:40Pas d'augmentation ont été faites de la suggestion spéciale police qui est liée à la dangerosité du métier.
00:46Et vous demandez une augmentation minimale de combien ?
00:49On redemande une revalorisation de l'ISSP, c'est-à-dire qu'elle est à 28% à 35%.
00:57Et vous espérez que ce sera dans le prochain budget ?
00:59Alors on va dire que l'espoir fait vivre, mais on y croit fortement.
01:03Et les discussions de vos représentants à Paris avec le ministre, ça se passe comment ?
01:09Alors ça se passe qu'elles n'ont rien donné.
01:10Et c'est pour ça que le mouvement a démarré et va s'amplifier, je pense, dans les jours et
01:15semaines qui viennent,
01:15si on a une réponse négative de nos autorités.
01:18Votre quotidien aujourd'hui, c'est quoi ?
01:21Toujours plus compliqué, toujours moins de monde.
01:24Bon, on a un petit bon point.
01:26On a récupéré un OPJ pour le Creusot.
01:30On a eu la chance d'avoir deux collègues qui étaient partis dans les îles, qui sont revenus.
01:35Donc effectivement, ça nous fait un plus-value de trois OPJ, mais pas dû à l'aide de l'administration,
01:39simplement dû au fait qu'ils sont partis faire leur temps à l'extérieur et qu'on a un OPJ
01:45en plus.
01:45Donc effectivement, si la situation SLPJ, donc les enquêteurs, s'est arrangée, on ne va pas se mentir,
01:53on est en nombre maintenant satisfaisant, il n'en demeure pas moins que les brigades fondent à vue d'œil.
01:59Nous, on a signé un protocole sur un cycle binaire à huit effectifs.
02:05On est déjà passé à sept, voire même six plus un.
02:08Donc le plus un, c'est qu'on est des policiers adjoints à aider les collègues.
02:12Donc la nuit, il n'est pas rare que les collègues tournent simplement à deux, voire trois.
02:16Donc ce n'est pas satisfaisant pour leur propre sécurité.
02:19Quand on a un chef de poste, une deuxième personne qui surveille les gardes à vue,
02:23on a des équipages à l'extérieur à deux pour intervenir sur toute situation,
02:27avec le premier renfort possible, Mont-Soul-les-Mines, qui est dans la même situation que nous voulons.
02:32Bon, vous étiez contre la fusion des commissariats ?
02:37Tout à fait, parce que pour moi, la fusion des deux commissariats est toujours la même chose.
02:41C'est-à-dire, on a bien vu le redéploiement.
02:43C'est-à-dire que dans un premier temps, on va avoir des effectifs, effectivement,
02:46on va combler certains endroits.
02:48Et puis ça va faire comme d'habitude, les retraites, les ceci, les cela.
02:52Et puis on va faire fondre les effectifs.
02:53Donc on va être obligé de gérer les deux endroits, enfin les deux villes,
02:57les deux circonscriptions, parce qu'il y a plusieurs villes dans chaque circonscription,
03:01mais avec beaucoup moins d'effectifs.
03:02Donc c'est toujours pareil, le nerf de la guerre, c'est les effectifs.
03:05On n'en a pas.
03:06Donc les collègues n'ont pas d'argent, n'ont pas de sécurité.
03:09On sacrifie leur confort en continuant à descendre les effectifs,
03:13ce qui fait qu'ils ne peuvent même pas poser de congés de façon satisfaisante.
03:16C'est un problème.
03:18Et on est sur un territoire, mais c'est vrai aussi partout en Saône-et-Loire,
03:23où il y a une augmentation constante des violences intrafamiliales.
03:26Tout à fait.
03:27Il faut savoir que ne serait-ce que cet été.
03:31Cet été, une ville comme Le Creusot, nous avons écroué 23 personnes
03:35entre effectivement le gros travail qui a été fait sur les violences,
03:42entre guillemets, non, viols, viols sur mineurs,
03:45qui est devenu une priorité nationale suite à des affaires nationales.
03:49Suite à ça, on a beaucoup travaillé, donc 23 écrous.
03:53Et on multiplie par deux le nombre de présentations au parquet
03:56où les individus ont été placés sous contrôle judiciaire et autres.
03:59Donc un gros travail par une investigation et des collègues de terrain
04:04à effectifs réduits.
04:06de la mesure de la mesure et des collègues de terrain,
04:09depuis la période de l'évolution,