- il y a 2 mois
Jean-François Copé, maire Les Républicains de Meaux, était invité sur le plateau de BFMTV, ce jeudi 3 septembre.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Avant, on accueille notre invité, Jean-François Copé, bonsoir.
00:02Bonsoir.
00:03Merci de votre présence, vous êtes le maire LR de Meaux.
00:07Je rappelle le titre de votre ouvrage qui fait beaucoup réagir,
00:11« Quand les populistes trahissent le peuple ».
00:15Alors, est-ce que vous pensez que c'est un populiste ?
00:18Sans doute le visez-vous, Jean-Luc Mélenchon, ce sera ma première question.
00:22Je voudrais que vous l'écoutiez sur le voile,
00:23parce que votre sortie, si je puis dire, a également fait réagir.
00:27Est-ce que vous reconnaissez aux responsables politiques le droit de se tromper,
00:30ou en tous les cas, de changer d'avis ?
00:32Écoutons M. Mélenchon.
00:34J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile,
00:37ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile.
00:40Et des femmes qui n'étaient pas croyantes, mais qui disaient,
00:43chacun fait comme il veut.
00:44Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque.
00:47Et puis, au terme de la discussion,
00:50en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, politiquement.
00:53Et puis, pas cruche, d'accord ?
00:55Oui, non, mais il y a un voile, mais il y a quelque chose dessous,
00:58c'est un cerveau.
00:59Donc, eh bien, j'ai été convaincu.
01:02J'ai changé d'avis, je me suis dit, j'ai fait une erreur terrible.
01:05Vous le croyez sincère ?
01:07Oh, je ne sais pas, ça n'a aucune espèce d'importance.
01:10Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, il est dans une stratégie
01:12qui n'a rien à voir avec la sincérité.
01:14Il est dans une stratégie populiste,
01:16comme d'ailleurs, à l'autre côté de l'échiquier politique,
01:19le Rassemblement National,
01:20qui consiste en réalité à capter des électorats donnés
01:24en leur disant ce qu'ils ont envie d'entendre
01:29pour les radicaliser et les victimiser face aux élites,
01:34face aux partis de gouvernement.
01:36Et il propose des choses qui, bien souvent, sont irresponsables
01:38sur le plan économique, sur le plan des questions de société.
01:42Et il encourage, lui, il a fait ce choix,
01:44à la montée du communautarisme.
01:45Donc, je le combats, évidemment,
01:47comme je combats de l'autre côté de l'échiquier politique
01:50un Rassemblement National qui est dans une logique de stigmatisation.
01:54Voilà, donc vous avez d'un côté Mélenchon qui victimise
01:57et de l'autre, Le Pen qui stigmatise.
01:59Et nous, notre rôle, c'est de dire
02:00qu'il n'y a en réalité aucune victime.
02:02On est là, en fait, pour protéger nos concitoyens.
02:05Et c'est tout l'enjeu de cette campagne présentielle.
02:07Nous allons en parler, mais qu'est-il arrivé ?
02:09Ou l'AICAR, comme certains l'appelaient Jean-Luc Mélenchon,
02:12vous pensez que c'est uniquement un calcul électoral cynique,
02:15froid et mécanique ?
02:16Complètement.
02:17Je pense que Jean-Luc Mélenchon n'est que cynisme et calcul.
02:20Et je n'ai aucun doute là-dessus.
02:23Ce n'est pas les autres responsables politiques, M. Copé.
02:25J'ai vu...
02:26Non, mais après, vous savez,
02:28l'énorme force des populistes par rapport au parti de gouvernement,
02:31c'est que les populistes, en fait, on est très indulgents avec eux.
02:33Ils peuvent raconter n'importe quoi.
02:34Ils peuvent se contredire dix fois.
02:36On dit, oh, c'est normal, c'est Mélenchon, il est excessif.
02:39Alors qu'on a une très grande exigence vis-à-vis de nous
02:42qui sommes là à incarner la rigueur, le sérieux.
02:46Alors évidemment, je reconnais que c'est moins fun, c'est moins sexy.
02:49Mais oui, quand il dit, il y a quelque chose sous le voile, il y a un cerveau,
02:53c'est extrêmement inélégant vis-à-vis des femmes qui portent des voiles
02:57de dire ça, il y a un cerveau.
02:59Personne ne va jamais lui en faire le reproche.
03:01Mais voyez-vous, peut-être qu'on est...
03:03Estimez-vous qu'on est plus durs avec vous
03:05parce que vous avez été au pouvoir, parce que vous avez un bilan,
03:07parce qu'il y a des actions qu'on peut juger ?
03:09Je vais vous dire une chose.
03:10Ce n'est pas pour ça, en fait.
03:11L'exigence vis-à-vis des partis de gouvernement,
03:13c'est parce qu'on considère qu'on doit incarner la rigueur, le sérieux.
03:17Et qu'on ne nous passe pas ni les erreurs,
03:20ni même les choses positives, d'ailleurs.
03:22Parce qu'il faut bien le reconnaître, je l'ai dit d'ailleurs dans mon livre,
03:25il y a eu des erreurs commises, il y a eu des reculades,
03:28et souvent d'ailleurs sous la pression des populistes,
03:30comme sur les retraites, ou des demi-mesures,
03:32toujours sous la pression des extrémistes,
03:34parce qu'on ne veut pas trop faire,
03:35pas se faire accuser de tout.
03:36Et c'est souvent pour ça qu'on recule.
03:38Mais en réalité, il y a eu des réussites aussi.
03:40La gestion de la crise financière par Sarkozy,
03:42la gestion de la crise terroriste par Hollande,
03:45la crise du Covid, quoi qu'on en ait dit, par Macron.
03:48Malheureusement, le verre est aussi à moitié vide.
03:51Non, il est aussi à moitié plein, Sonia Mabrou.
03:53Pardonnez-moi de vous rappeler la dette,
03:54le déclassement économique, le pouvoir d'achat en berne,
03:57et puis une forme de renoncement, M. Copé,
03:59qui m'étonne de votre part.
04:00Est-ce que vous pourriez nous l'expliquer ?
04:01Au sujet du voile, vous avez dit qu'il était trop tard.
04:04Ah oui, non, il n'y a aucun renoncement.
04:07Il y a en réalité un rappel.
04:09C'est que la laïcité, c'est la liberté pour chacun
04:13d'exercer son culte, à condition de respecter celui des autres
04:16et de respecter les lois de la République.
04:18Or, il se trouve qu'aujourd'hui,
04:22nos compatriotes de confession musulmane,
04:24et en l'occurrence les femmes,
04:26pour un certain nombre d'entre elles,
04:28d'un nombre croissant, portent le voile.
04:30Pas la burqa.
04:31La burqa, je l'ai fait moi-même interdire par une loi en 2010.
04:35Mais le voile.
04:36Et c'est vrai dans le monde entier,
04:39et c'est vrai dans le monde occidental entier.
04:41Vous le voyez partout.
04:42Et c'est une chose qui est bienvenue pour la société française ?
04:46À titre personnel, je suis évidemment de ceux qui préfèrent toujours
04:49que l'on n'affiche pas de signes religieux,
04:51quels qu'ils soient.
04:52Mais ce que je veux dire, c'est que dans notre République,
04:55il est autorisé, sauf dans un certain nombre de lieux,
04:58d'afficher, de porter des signes religieux.
04:58Mais vous dites qu'il est trop tard,
05:00comme si c'était quelque chose contre lequel on ne pouvait plus rien faire.
05:03À partir du moment où vous avez un nombre aussi considérable de femmes...
05:06C'est le nombre qui dit que la politique ?
05:07Ce n'est pas le nombre qui dit que la politique.
05:09C'est la réalité, c'est le fait que le pragmatisme doit l'emporter.
05:14Et heureusement.
05:15Pourquoi voulez-vous qu'aujourd'hui,
05:17après n'avoir rien dit pendant 30 ans de toute part,
05:20tout d'un coup on décide de faire une loi d'intention
05:22qui, un, serait anticonstitutionnelle ?
05:25Je rappelle ce petit détail quand même,
05:26parce qu'on ne peut pas le faire pour un seul culte.
05:28Il faudrait le faire pour tous les cultes.
05:29Et donc ça veut dire aussi le culte juif, le culte chrétien.
05:32Et deuxièmement, comment est-ce que matériellement
05:34on met ça en place aujourd'hui ?
05:35C'est une chose de dire que c'est anticonstitutionnel,
05:37c'est important, il y a un débat d'experts.
05:41Mais moi j'ai entendu dans votre...
05:42Et pardonnez-moi de vous le dire ainsi,
05:43est-ce qu'il n'y a pas une forme de renoncement,
05:45voire même, certains disent, de lâcheté politique,
05:47de dire, regardez, on ne peut plus rien faire en réalité.
05:50Non, parce que, je sais, je vais vous dire,
05:52on m'a beaucoup attaqué là-dessus,
05:54notamment l'extrême droite,
05:56beaucoup attaqué là-dessus.
05:57Je voudrais juste rappeler un petit détail,
05:58je l'ai dit il y a longtemps ça.
05:59Il y a de nombreux mois, je l'ai écrit,
06:01je l'ai dit, le combat, il est amené
06:03contre l'intégrisme islamiste,
06:05sous toutes ses formes.
06:06Mais en même temps, il faut regarder aussi
06:08la vie quotidienne.
06:10Et le maire de mots que je suis témoigne
06:12qu'il y a énormément de femmes,
06:14de confessions musulmanes,
06:16pour certaines portent le voile,
06:17pour d'autres ne le portent pas,
06:18mais qui par ailleurs,
06:19incarnent des réussites dont personne ne parle,
06:21aussi bien personnelles, familiales,
06:23et que l'attachement personnel
06:25qu'elles ont au port du voile
06:27ne doit pas conduire à les pointer du doigt,
06:30parce que là, à ce moment-là,
06:31on fait le jeu de Mélenchon.
06:33Là, vous dites stigmatisation, alors ?
06:35Justement, ce que je ne veux pas,
06:37c'est justement qu'on les pointe du doigt
06:38en stigmatisant,
06:39parce qu'en le faisant,
06:40à ce moment-là,
06:41on rentre dans un process
06:42qui conduira Mélenchon
06:43à en faire des victimes.
06:44Moi, j'ai écrit dans mon livre,
06:45et je le dis...
06:46Donc, vous estimez qu'interdire le voile,
06:48c'est pointer du doigt
06:49les femmes musulmanes ?
06:52Bien sûr,
06:52puisque ça ne concernerait
06:53que les musulmanes.
06:54Les femmes musulmanes...
06:54Non, la question que je vous pose,
06:55c'est quel sens donnez-vous ?
06:57Quel sens politique ou religieux
06:58donnez-vous au voile ?
06:59Mais je donne le signe,
07:02je donne l'interprétation,
07:03je ne donne aucune interprétation,
07:04ce n'est pas mon rôle.
07:05Ce que je dis simplement...
07:06Non, non, je dis simplement...
07:08Vous pouvez estimer que soit
07:08c'est un bout de tissu,
07:10soit que c'est un signe
07:10de soumission de la femme.
07:11Non, ça n'est pas...
07:12Vous n'avez pas d'avis ?
07:12Mais ce n'est absolument pas
07:15de manière systématique,
07:17au nom de quoi on dirait
07:17que c'est un élément de soumission.
07:19Ce n'est pas un élément de soumission,
07:20ce qui serait un élément de soumission,
07:21c'est si les femmes y étaient forcées.
07:23Et là, à ce moment-là,
07:24on rentre dans autre chose.
07:25Parce que là, je peux vous dire,
07:27moi, qu'en tant que maire,
07:28il m'est arrivé d'avoir des signalements
07:29de familles dans lesquelles
07:31ça va beaucoup plus loin.
07:32Ce n'est pas le voile,
07:33c'est des choses beaucoup plus graves
07:34en termes de soumission.
07:35Donc moi, je vois aujourd'hui
07:36beaucoup de femmes de confession musulmane
07:38qui, par ailleurs, réussissent
07:40leur vie familiale, professionnelle,
07:42à tous les niveaux,
07:43et qui, par ailleurs, portent un voile.
07:46Et encore une fois,
07:47je pense que ce n'est pas
07:48ce combat-là qu'il faut mener.
07:50Je le laisse au Rassemblement national.
07:52Je préfère, en revanche,
07:53être inflexible
07:54sur l'intégrisme islamiste.
07:56Et Dieu sait si,
07:57dans les salles de sport,
07:58dans les prisons,
08:00il y a énormément à faire.
08:01Comme de la même manière,
08:03il faut être absolument inflexible
08:04sur un discours de laïcité.
08:06Et il y a beaucoup de choses
08:07à dire sur ce sujet.
08:08Mais vous ne considérez pas
08:08que le voile est un instrument politique ?
08:10Sonia Lambrouc,
08:10j'observe que désormais,
08:12tous les candidats de droite
08:13disent la même chose que moi.
08:14Et j'observe qu'au Rassemblement national,
08:17c'est une guerre civile.
08:18Entre M. Bardella,
08:20Mme Le Pen et tout l'orchestre,
08:22il n'y en a pas un qui est d'accord.
08:23Ce qui prouve bien que de temps en temps,
08:25quand on assume,
08:26plutôt que d'être dans la démagogie,
08:28ça permet à tout le monde
08:29de se reprendre ses responsabilités.
08:31Parlons justement du fait d'assumer
08:32et donc de ne pas reculer.
08:34Par exemple,
08:35au sujet de l'immigration,
08:36je vous en parle,
08:36c'est quelqu'un de votre parti
08:38qui a tenu ses propos.
08:39Aujourd'hui, M. Retailleau,
08:40je voudrais vous interroger sur ça.
08:42Vous allez voir ce qui a été dit
08:44par le candidat,
08:45M. Bruno Retailleau.
08:46Il parle de la volonté populaire
08:48et il veut une réforme constitutionnelle
08:49pour donner le dernier mot au peuple français
08:52sur certains sujets.
08:53Réformer la constitution,
08:54cela a provoqué des cris d'orfraie.
08:56Et vous ?
08:57Non, réformer la constitution,
08:59c'est la bonne formule
09:01parce qu'à partir du moment,
09:02on réforme la loi suprême,
09:04on a parfaitement le droit
09:06de considérer,
09:08puisqu'il a proposé le référendum,
09:09d'utiliser le référendum.
09:11Moi, c'est quelque chose
09:12qui ne me choque pas du tout.
09:13Moi, je suis toujours un peu sceptique
09:15parce que les référendums,
09:17malheureusement,
09:17c'est très binaire.
09:18C'est-à-dire que c'est soit oui,
09:19soit non.
09:20Alors, faire trancher par référendum
09:22sur des questions complexes,
09:23si le non l'emporte,
09:24on perd la possibilité
09:26de faire autre chose.
09:26à l'intelligence des Français.
09:27Mais ce n'est pas la question d'intelligence.
09:29C'est qu'une loi,
09:29pour avoir été parlementaire
09:31pendant des années,
09:31c'est très complexe, en fait,
09:33parce que vous avez
09:34des articles différents,
09:35vous les amendez.
09:36Or, dans un référendum,
09:37vous ne pouvez pas amender.
09:38Le texte arrive,
09:39c'est oui ou c'est non.
09:39Au Parlement, non.
09:40Au Parlement, vous avez un texte
09:41et on peut amender,
09:42on peut le modifier.
09:43C'est oui ou c'est non
09:43pour la proposition de M. Rotaillot ?
09:45Ça dépend sur quoi.
09:46Et moi, j'ai envie de dire
09:47que dans tous les cas de figure,
09:48il faut réformer la Constitution,
09:50donc il faut une majorité
09:51pour le faire.
09:51Et ensuite,
09:52une fois qu'on a ça,
09:54ça ne peut pas être
09:54sur tout le référendum.
09:56Ça ne peut pas être
09:56sur tous les sujets.
09:57Parce qu'il y a des sujets
09:58qui doivent relever de la loi,
09:59justement,
09:59parce qu'elles doivent être
10:00travaillées par le Parlement.
10:01Au sujet de Bruno Rotaillot,
10:03justement,
10:03Jean-François Copé,
10:04vous comptez avec d'autres amis
10:06pesés et de plus en plus
10:07sur l'offre politique actuelle
10:08et convaincre,
10:10dites-vous,
10:10d'ici à la fin de l'année
10:11ceux qui sont les moins bien placés
10:12dans l'intérêt de la France
10:14à se ranger,
10:15donc derrière le favori.
10:17Est-ce qu'il ne faut pas
10:17le dire plus simplement
10:18et vous dites
10:19qu'il faut se ranger
10:20derrière Edouard Philippe ?
10:21Non, parce qu'aujourd'hui,
10:22c'est un peu tôt en fait.
10:23On voit bien que les candidats
10:25ont envie d'exprimer
10:26leurs projets,
10:28leurs différences,
10:29leurs convergences.
10:30Moi, je trouve que...
10:31Ah, c'est trop bon.
10:31Vous les laissez faire
10:32des candidatures de témoignage.
10:34Il ne faut pas que ça dure longtemps.
10:35Mais là,
10:35dans les semaines qui viennent,
10:37moi, je note déjà
10:38et je trouve que c'est assez intéressant,
10:39les trois candidats sérieux à droite
10:41qui sont les trois chefs de parti.
10:43En fait,
10:44il y a beaucoup de convergences.
10:45Ils disent qu'ils ne sont pas d'accord.
10:47Quand vous regardez,
10:48ils sont tous pour la baisse
10:48de la dépense publique,
10:49la baisse des impôts,
10:50la réforme de l'État,
10:52l'école,
10:53où pour beaucoup,
10:54on parle de finir
10:56avec le collège unique,
10:57de réorganiser.
10:58Il y a beaucoup de convergences
10:59pour avoir fait l'exercice
11:00sur l'environnement.
11:01Sur tous ces sujets,
11:02il y a beaucoup de convergences.
11:03Et ça,
11:04ça me fait dire
11:05que la période
11:06est une période de décantation
11:08et que de toute façon,
11:09il est impératif
11:10qu'à partir du mois de novembre
11:12ou décembre,
11:13il se dessine le fait
11:14de se retrouver derrière un seul.
11:16Et comme ils n'ont pas voulu
11:16faire de primaire,
11:18moi, j'étais pour,
11:18ils n'ont pas voulu.
11:19Très bien.
11:19Donc, maintenant,
11:20il n'y a plus de primaire possible.
11:21Donc, que ce soit derrière celui
11:22qui, dans les sondages,
11:23sera nettement le mieux placé.
11:25Voilà.
11:26Aujourd'hui,
11:27factuellement,
11:27c'est Édouard Philippe.
11:28On verra ce qu'il en sera
11:29dans les deux mois qui viennent.
11:30Au témoin d'un doute,
11:31vous faites toujours partie
11:31des Républicains.
11:32Bien sûr.
11:32D'accord.
11:33Donc, vous faites partie
11:34des Républicains
11:35et vous êtes en train
11:35de nous dire
11:35que si les sondages,
11:37sauf accident,
11:38dans quelque temps,
11:39vous allez demander
11:39au président de votre parti
11:41de se ranger derrière
11:42un candidat
11:43qui n'est pas du tout du parti.
11:45si l'inverse arrive...
11:47Intellectuellement,
11:47quand même,
11:48ou politiquement,
11:48c'est une vraie question.
11:49Oui, c'est plus qu'intellectuel.
11:50C'est l'avenir de la France
11:51qui est en jeu.
11:52Le vrai débat,
11:53il est de voir
11:53si on est capable, nous,
11:54de faire une offre sérieuse
11:56d'un parti de gouvernement
11:57qui se reconstitue
11:58plutôt que d'être morcelé,
11:59qui, en gros,
12:01ressemble à un grand parti
12:02de droite et du centre-droit,
12:04et en l'occurrence,
12:04on l'a connu avec l'UMP,
12:06peu importe le nom,
12:08qu'ensuite,
12:08on prépare les législatives
12:09qui font des candidatures uniques.
12:11Et donc,
12:11s'il apparaît que c'est
12:13Bruno Retailleau
12:13qui est en tête,
12:14je m'en réjouirais
12:15puisque c'est ma famille politique.
12:16Mais si ça n'est pas le cas,
12:18il appartiendra à chacun
12:19de prendre ses responsabilités
12:20et à nous de le dire.
12:21M. Copé,
12:22qu'est-ce que vous dites ce soir
12:23à une partie de l'électorat de droite
12:25sans doute qui vous regarde
12:26qui vous dit
12:26mais ce n'est pas mon candidat,
12:28M. Edouard Philippe
12:29ou M. Gabriel Attal.
12:30C'est l'héritage du macronisme
12:31mais je veux un candidat de droite.
12:33Je l'entends parfaitement
12:34mais en même temps...
12:34Tant pis, vous êtes des orphelins.
12:35Non, ça c'est qu'il faut arrêter
12:36de raconter,
12:37enfin, il ne faut pas se mentir non plus.
12:39Ils ont tous les trois
12:40participé au macronisme.
12:41Enfin, il ne faut pas...
12:41Moi, je veux bien,
12:42on fait tous de la langue de bois dans la vie.
12:43M. Retailleau,
12:44si vous lui dites ça,
12:45il vous dit
12:45mais pas du tout,
12:46je suis l'anti macronisme.
12:47Oui, il le dit.
12:48Ça vous fait sourire ?
12:49Ben, ce n'est pas que ça fait sourire.
12:50Encore une fois,
12:51moi, j'ai fait partie
12:51de ceux qui étaient extrêmement heureux
12:53qui participent au gouvernement
12:54ainsi que tous les autres ministres LR
12:56parce qu'en réalité,
12:57ils ont gouverné ensemble
12:59et j'ai d'ailleurs...
13:01Mais il ne porte pas le bilan
13:02de M. Macron.
13:03Mais je note quoi ?
13:04Je note que celui qui porte
13:05le bilan de M. Macron,
13:06il s'appelle M. Macron.
13:07Donc, il faut qu'on arrête...
13:08Il ne s'appelle pas M. Philippe
13:09et M. Attaille.
13:11Pour partiellement, quand même.
13:11Il ne faut pas exagérer.
13:12Moi, j'ai connu une époque politique
13:14M. Copé
13:15où le Premier ministre
13:15était quand même solidaire
13:16quelque part du président.
13:17Oui, mais tout le monde est solidaire.
13:18Mais enfin, je suis désolé.
13:19Moi, je suis...
13:20Alors, pour le coup,
13:21j'arrête la langue de bois là-dessus.
13:22Celui qui a porté tout ça,
13:24c'est Emmanuel Macron.
13:24Bon, que des gens
13:26comme les trois chefs de parti
13:27en question y aient participé,
13:29c'est un fait.
13:31Mais ça ne doit pas être
13:31l'élément clé.
13:32L'élément clé,
13:33c'est de refaire
13:33un clivage droite-gauche.
13:35Voilà.
13:35C'est-à-dire qu'on fasse en sorte
13:36d'arrêter ce en même temps
13:39macronien qui nous a tués.
13:40C'est la raison pour laquelle
13:41il faut que celui des trois
13:43qui soit candidat
13:44ait tout le monde autour de lui
13:45dans un programme de droite
13:47et de rupture
13:48par rapport à ce que Macron n'a pas fait.
13:50Moi, je vous pose la question
13:51et je reprends l'expression
13:52qui avait été théorisée
13:53par M. Alamin.
13:54Est-ce que ce n'est pas toujours
13:55le même cercle de la raison
13:56qui veut rester au pouvoir ?
13:58Mais moi, je n'aime pas la formule.
13:59Je vais vous dire,
14:00je n'aime pas la formule
14:00le cercle de la raison
14:01parce qu'il n'y a pas
14:02ceux qui ont raison
14:03et ceux qui ont tort.
14:04En réalité, je parle moi
14:05des raisonnables.
14:07C'est-à-dire, vous savez,
14:07quand on était petit,
14:08mais je dis arrive,
14:10nos parents nous disaient
14:11« Sois raisonnable ».
14:12Ça veut dire quoi ?
14:13Ça veut dire « T'as raison ou t'as tort ».
14:14Ça veut dire « Fais en sorte
14:15de ne pas faire n'importe quoi ».
14:17Pourquoi vous auriez eu
14:18le monopole de cette raison ?
14:19Parce que je regarde les populistes
14:21et qu'en réalité, je vois quoi ?
14:23Je vois qu'à chaque fois,
14:24ils viennent instrumentaliser
14:27les passions, la peur, l'angoisse.
14:30Ils viennent chauffer les gens
14:31et quand on regarde les propositions,
14:33elles sont toutes plus grotesques
14:34les unes que les autres,
14:35qu'elles viennent de Le Pen
14:36Et pourtant, votre parti
14:36fait les mêmes propositions
14:37que le Rassemblement national ?
14:38Ça dépend sur quoi ?
14:39Sur l'immigration,
14:41sur le référendum.
14:42Non mais après,
14:43pour rentrer sur ce détail...
14:44Votre parti fait les mêmes propositions ?
14:45Donc est-ce qu'il est populiste ?
14:47Ça dépend des fois.
14:48Parce qu'il y a une tendance.
14:49Mais il y a une tendance.
14:51Il y a une tentation
14:52de courir derrière le RN
14:53comme du côté du PS.
14:55Il y a une tentation
14:56de courir derrière Mélenchon.
14:57Et je pense que c'est très dangereux.
15:00Moi, je pense que, par exemple,
15:01puisqu'on prend l'exemple du référendum,
15:02je vous l'ai dit toute heure,
15:03je n'ai aucune objection
15:04sur le principe du référendum,
15:05mais ça doit être pour faire une loi.
15:06Ça ne doit pas être
15:07pour contourner les juges.
15:08Parce que les juges
15:09ne font pas les lois.
15:10Qui veut contourner les juges ?
15:11Vous pose la question ?
15:12Monsieur Retaillon ?
15:13Non mais vous savez
15:14que de manière générale,
15:16il y a tout un discours
15:17qui a été porté par Philippe Devilliers,
15:19qui a été porté par Zemmour,
15:21qui a été porté par Le Pen,
15:23voire par Mélenchon,
15:24et qui consiste à dire
15:26que les juges empêchent.
15:27Et je pense que c'est capital
15:29que dans un état de droit,
15:31et c'est ce qui fait notre différence
15:32avec le régime de M. Poutine,
15:34de M. Xi Jinping
15:35ou de M. Trump,
15:37il est capital que nous veillons
15:39à avoir une corde de rappel
15:41à travers la séparation des pouvoirs.
15:44Le fait d'être élu
15:44ne signifie pas
15:45qu'on fait tout et n'importe quoi.
15:47Il faut être vigilant là-dessus.
15:48Et croyez-moi,
15:49avec toutes les lois en vigueur,
15:51on peut déjà les appliquer
15:52et faire beaucoup de choses
15:53de manière très efficace.
15:54Quand le Conseil constitutionnel
15:55dit non à l'interdiction
15:57des réseaux sociaux,
15:59qu'est-ce que vous dites ?
16:01Ce n'est pas être populiste
16:02qu'on se dit
16:03que c'est dommage
16:04la décision du Conseil constitutionnel.
16:05On peut être honnête.
16:06Écoutez,
16:07oui, on peut être honnête.
16:08Je crois l'être.
16:09Je suis avocat.
16:10Je regarde les questions de droit
16:11comme tout le monde.
16:12J'ai lu la décision.
16:13Le juge constitutionnel,
16:14il n'a jamais dit
16:15qu'il ne fallait pas interdire.
16:16Il a même dit que c'était légitime.
16:18Il a simplement rappelé
16:19que ça devait se faire
16:19dans un cadre de droit
16:20et que le cadre de droit,
16:21ça ne peut pas être
16:22une interdiction générale
16:23et absolue.
16:24Mais heureusement,
16:24parce que ce qui est vrai
16:25pour les réseaux sociaux
16:26peut l'être pour plein d'autres sujets.
16:27C'est pour empêcher
16:28qu'un gouvernement populiste,
16:29demain,
16:31fasse des interdictions
16:32générales et absolues
16:32sur n'importe quoi.
16:33Et c'est ça,
16:34le rôle du Conseil constitutionnel.
16:36Il n'est pas là,
16:37encore une fois,
16:37je le répète,
16:38pour faire les lois.
16:39Il est là pour servir.
16:40Le garde-fou,
16:41c'est son rôle
16:41par rapport à la Constitution.
16:43Et c'est un point très important.
16:46Dans quelques instants,
16:47nos éditorialistes
16:48vont nous rejoindre
16:49et vont poursuivre cet échange.
16:51Je vais vous proposer aussi
16:51d'écouter Éric Zemmour
16:53sur l'immigration.
16:54Simplement un point,
16:54parce que je suppose
16:55que vous le mettez
16:56dans la catégorie populiste.
16:58Comment vous expliquez aujourd'hui
16:59qu'une majorité de Français,
17:01dans des sondages,
17:01et je pense que vous prêtez
17:02attention aux sondages,
17:03mettent si haut
17:04les populistes que vous dénigrez ?
17:05Est-ce à dire
17:06que les Français se trompent,
17:07qu'ils sont populistes eux-mêmes ?
17:08Non, je pense qu'il y a
17:10beaucoup de raisons.
17:11La première d'entre elles,
17:12c'est que les partis de gouvernement
17:13ont commis ce que j'ai appelé
17:15dans mon livre
17:15les péchés capitaux.
17:16C'est-à-dire qu'à force
17:17de faire des demi-mesures,
17:18de se compromettre,
17:19de reculer,
17:20de caler devant les grèves,
17:22bref,
17:22de faire la moitié des choses,
17:24ils n'ont pas été au résultat.
17:26Et puis,
17:26il y a eu la fin du macronisme
17:27qui s'est traduite
17:28par une folie budgétaire
17:30impardonnable.
17:31Mais dans le même temps...
17:32À laquelle votre famille
17:33a participé ?
17:35Pas partout,
17:36pas dans tout.
17:36Un peu quand même.
17:36Mais en tout cas,
17:37moi je suis assez à l'aise
17:38parce que à titre personnel,
17:39comme vous le savez,
17:40je n'ai participé à rien de tout ça.
17:41Vous avez été présent
17:41de l'UMP,
17:42porte-parole du gouvernement,
17:43ministre de la parole.
17:44Oui, mais je veux dire
17:44votre famille politique.
17:45Oui, écoutez,
17:46puisque vous me demandez,
17:47du temps où j'étais ministre des Finances,
17:49avec mon ami Thierry Breton,
17:50nous on a trois années en exécution,
17:52baissé les impôts,
17:53baissé les dépenses,
17:54baissé les déficits,
17:55baissé la dette.
17:56Donc après tout,
17:57je sais que c'est jamais bien
17:58de rappeler ce qui a pu être fait de bien,
17:59mais je l'ai fait.
18:00Et si je l'ai fait,
18:01c'est tout à fait faisable.
18:02Or Macron,
18:03il a laissé tout filer
18:04dans des conditions irresponsables
18:05et c'est ce que nous payons aujourd'hui.
18:07Mais ça,
18:07il n'est pas question
18:08qu'on en prenne nous la responsabilité.
18:10Notre responsabilité à nous maintenant,
18:12elle est de sauver l'avenir
18:13et d'éviter que ce soit ça
18:15ou Le Pen,
18:16dont le programme,
18:17et je le répète,
18:18délirant,
18:19irresponsable,
18:20la retraite à 60 ans.
18:21On va vous en parler justement.
18:22Arthur Berda et Bruno Jeudy
18:24vont nous rejoindre,
18:24mais je vais terminer votre propos.
18:26Juste pour vous dire
18:27qu'en ce qui concerne la dette,
18:28typiquement,
18:28Mme Le Pen,
18:30puisque tout le monde
18:30s'inquiète de la dette,
18:31elle fait la retraite à 62 ans.
18:33C'est-à-dire 35 milliards
18:35de dépenses publiques supplémentaires
18:36qu'elle ne sait pas
18:37comment financer.
18:38Quand elle nous dit
18:39de la même manière
18:39la baisse de la TVA 5,5
18:41sur les carburants,
18:42c'est 15 milliards.
18:43Elle les paye comment ?
18:44Vous voyez ?
18:45Donc ces sujets-là,
18:46il faut bien qu'un moment ou un autre
18:47on les mette sur la table.
18:48C'est le principe d'une campagne.
18:49Je salue Arthur Berda
18:50et Bruno Jeudy.
18:51Bonsoir Arthur et Rob.
18:53Bonsoir Bruno Jeudy.
18:53Et je vous propose
18:54d'écouter Eric Zemmour
18:55réaction tout à l'heure
18:57sur l'immigration,
18:58les manifestations,
18:59notamment à Ceuta.
19:02Avec la jurisprudence
19:03du Conseil constitutionnel,
19:04on ne peut plus rien passer
19:05par la loi.
19:06Donc si on veut vraiment
19:07faire une politique sérieuse
19:08contre le grand remplacement,
19:10il faut un référendum
19:11et en appeler au peuple
19:12qui n'a jamais été consulté
19:15sur cette folle invasion migratoire
19:18qu'on lui a imposée
19:19depuis 40 ans.
19:20Il y aura des différences
19:21entre le programme
19:23de Mme Le Pen,
19:24le mien et celui
19:25de M. Retailleau
19:26qui tous les trois
19:27proposent un référendum
19:28sur l'immigration
19:28mais il n'y aura pas
19:29les mêmes choses dedans.
19:30Et ce qui sera intéressant
19:31c'est de voir
19:32ce qu'on mettra dedans.
19:34Et Eric Zemmour voit
19:35des points communs
19:36avec votre famille politique
19:37la droite.
19:38C'est justement la première question
19:39d'Arthur Berda.
19:40Absolument.
19:40Bonsoir Jean-Claude Copé.
19:41Si je résume un tout petit peu
19:42ce que vous avez dit ce soir
19:43avec Sonia Mabrouk,
19:44vous dites en gros
19:44il est trop tôt
19:45pour choisir un candidat
19:47mais il est trop tard
19:47pour interdire le voile
19:48dans l'espace public.
19:49Je caricature un point.
19:51Oui, c'est vraiment
19:51une caricature.
19:52Mais ce sont deux citations
19:53trop tôt et trop tard.
19:54Je suis le succombe
19:54mais pas parlé du pain au chocolat
19:55vous pouvez y le rajouter.
19:57Allons-y.
19:57Je crois qu'il l'a écrit.
19:59Eh bien alors allons-y.
20:01Ce que je voudrais savoir simplement
20:02c'est comment est-ce que vous
20:03qui avez été le théoricien
20:04de ce que vous avez vous-même
20:05appelé la droite décomplexée
20:06à l'époque
20:07qui vous avez valu d'ailleurs
20:08je m'en souviens
20:08d'être considéré
20:10ou traité quasiment
20:11de l'extrême droite
20:11de ce qu'était encore l'UMP
20:13comment est-ce que
20:14en ayant été
20:15puisque vous l'avez vous-même
20:16rappelé à l'instant
20:16l'homme du pain au chocolat
20:17vous êtes aujourd'hui
20:18prêt à soutenir
20:19un candidat
20:20qui est le plus centriste
20:21des droitiers
20:22ou le plus droitier
20:22des centristes
20:23Edouard Philippe
20:24vous ne l'excluez pas
20:25en tout cas
20:25et puis vous dites
20:27il est trop tard
20:27pour interdire le voile
20:28dans l'espace public
20:29j'ai compris que vous ne le souhaitiez pas
20:30indépendamment de la question
20:30de calendrier
20:32et vous refusez de l'interdire
20:33le voile
20:33au conseil municipal
20:34à Meaux
20:35dans votre ville
20:35est-ce que
20:36en gros c'est la droite
20:37qui a changé
20:37ou est-ce que c'est Jean-François Copé
20:45je refuse d'interdire
20:45le voile au conseil municipal
20:47pourquoi est-ce que
20:48je n'ai pas pris
20:49de décision d'interdiction
20:50parce que j'ai regardé
20:51la loi
20:51il n'y a pas de loi
20:53qui interdit le port du voile
20:54au conseil municipal
20:55s'il y en avait une
20:55j'en aurais été ravi
20:56parce que moi je fais partie
20:57des gens qui pensent
20:58qu'il vaut mieux
20:58de ne pas avoir
20:58de signes distinctifs
21:00non non je termine
21:00comme je n'en avais pas
21:01si je l'avais fait
21:03la candidate
21:04elle est fille
21:04qui est contre nous
21:05la conseillère
21:06elle est fille
21:06qui est contre nous
21:07dont tout le monde connaît
21:07les engagements
21:09elle préside un collectif
21:10anti-polis
21:11elle est hyper agressive
21:13dans tous les domaines
21:13qu'est-ce qu'elle aurait fait
21:14elle aurait saisi
21:15le tribunal administratif
21:15elle aurait gagné
21:16et donc
21:18elle aurait profité de ça
21:19pour gagner
21:20pour emporter une victoire politique
21:21pourquoi voulez-vous
21:22simplement pour que
21:23monsieur Berda
21:23dise un mot gentil sur moi
21:24je prenne cette décision idiote
21:26bon donc
21:27c'est pour ça que je vous dis
21:28il faut être précis
21:29pas raconter n'importe quoi
21:30oui je suis pour la droite décomplexée
21:32je l'ai théorisé
21:33j'ai jamais changé de ma vie
21:35qu'est-ce que c'est
21:36la droite décomplexée
21:36c'est d'arrêter
21:37de s'excuser
21:38d'être de gauche
21:39quand on veut prendre
21:40des décisions
21:41rétablir l'ordre
21:42dans les comptes
21:42à l'école
21:44et dans la rue
21:45j'ai dit d'être de gauche
21:47je sais pas
21:48pardonnez-moi
21:49je ne donne pas de signification
21:50à ce lapsus
21:51non il n'y en a aucun
21:51s'excuser d'être de droite
21:53quand on veut rétablir l'ordre
21:54dans les comptes
21:55dans la rue
21:56ou à l'école
21:57or
21:57pour cela
21:58il faut appliquer les lois
21:59et le cas échéant
22:00en faire
22:01plutôt que de s'excuser
22:02toutes les 10 minutes
22:02or
22:03depuis des années
22:04la droite a reculé
22:05et c'est ça que j'ai théorisé
22:07après vous me dites
22:08que je m'apprête à soutenir
22:09non je dis vous ne l'excluez pas
22:11mais là encore
22:12comme vous êtes précis
22:13vous savez très bien
22:15ce que j'ai dit
22:15donc pas la peine
22:16de faire semblant
22:16qu'est-ce que j'ai dit
22:17j'ai dit que je voulais
22:18qu'il n'y ait qu'un seul candidat
22:19comme tout le monde
22:20on n'est pas idiots
22:21s'il y a 12 candidats
22:23comme aujourd'hui
22:23qui sont tous formidables
22:25mais à la fin de la journée
22:25il n'y en a aucun
22:26qui sera finaliste
22:27et donc ça veut dire
22:28qu'avec notre boîte de pop-corn
22:29on va regarder le match
22:30Mélenchon-Le Pen
22:31c'est pas obligé
22:32et au moment où on parle
22:34ce soir
22:35vous êtes optimiste
22:36ou vous craignez
22:38que ça se termine très mal ?
22:39de manière générale
22:39vous voulez que je vous dise
22:40tous ceux qui me posent la question
22:42parce que
22:42tous les gens de droite
22:43sont en panique générale
22:44et je les comprends
22:45moi je fais comme
22:47tous les gens
22:47qui ont un peu de recul
22:48c'est que je travaille
22:48par scénario
22:49donc il y a toute une série
22:50de scénarios catastrophiques
22:51et il y a un chemin
22:53et ce chemin
22:54c'est de faire en sorte
22:55que des gens responsables
22:56Gérard Larcher
22:58Valérie Pécresse
22:59Michel Barnier
22:59un certain nombre d'autres
23:01certains disent
23:01que ce sont les chapeaux à plumes
23:03qui vont aller pousser
23:04tel ou tel candidat
23:05pour qu'il se retire
23:06en appeler à la responsabilité
23:07Michel Barnier
23:08vient de soutenir Bruno Rotaillot
23:09aujourd'hui
23:10mais non mais
23:10bien sûr
23:11mais aujourd'hui
23:13même Michel Barnier
23:14nous disons tous
23:15qu'il nous faut un seul candidat
23:17enfin écoutez
23:17on n'est pas fous
23:18alors attendez
23:18juste un mot
23:19parce que vous parlez
23:19de ces fameux chapeaux à plumes
23:21juste un
23:21ce qui me concerne
23:22je ne sais pas où je mets
23:23la plume
23:24juste là-dessus
23:25un petit mot
23:26vous savez quoi ?
23:28je crois qu'on a vraiment vu
23:29ce que c'était
23:30quand on était gouverné
23:30par des gens de 14 ans et demi
23:31ça fait 10 ans
23:3314 ans et demi ?
23:33non mais des gens très jeunes
23:34donc je pense que
23:36si on fait un espèce
23:37de petit supplément
23:38de valeur ajoutée
23:39en termes d'expérience
23:41pour les 6 mois qui viennent
23:42après on laissera
23:43les génies reprendre la main
23:44mais si pendant les 6 mois
23:45on peut donner notre expérience
23:47et dire que ce n'est pas obligé
23:49de faire n'importe quoi
23:50c'est génies
23:50vous les avez accompagnés
23:51vous les avez adoubés
23:52vous avez voté le budget
23:54donc vous avez accompagné une politique
23:55parce que le budget
23:56c'est une colonne vertébrale
23:57et vous venez de nous dire
23:58aujourd'hui qu'ils ont 14 ans et demi
24:00non mais vous savez très bien
24:01là vous ne faites pas un peu semblant
24:03de ne pas entendre ce que j'ai dit
24:04vous savez très bien de qui je parle
24:05c'est la Macronie
24:06qui est arrivée en 2017
24:08sans avoir jamais vu un électeur
24:09bravo
24:10belle victoire
24:11et qui nous a raconté la vie
24:13j'ai failli dire la messe
24:14mais on n'a pas vu l'ambiance
24:15raconté la vie
24:16pendant toutes ces années
24:17nous qui étions maires
24:18qui étions sur le terrain
24:19et qui ne cessions de dire à Macron
24:21mais ne laissez pas tomber
24:22la sécurité
24:23l'immigration etc
24:24donc il ne faut pas me le dire à moi
24:25vous me dites
24:25vous vous avez voté le budget
24:26je n'ai rien voté du tout
24:27je ne suis pas député
24:28mais oui mais écoutez moi
24:30vous êtes LR ou vous ne l'êtes pas
24:31monsieur Copé ?
24:32je suis LR
24:32mais enfin d'abord
24:33les LR ils se sont opposés
24:34sur un certain nombre
24:35mais écoutez merci
24:36je dis juste que je ne suis pas député
24:37donc je ne peux pas m'imputer
24:38des positions que je n'ai pas défendues
24:40d'un mot pardon
24:40pour clarifier un échange qu'on a eu
24:42pour être tout à fait précis
24:43je crois que vous êtes l'auteur
24:44de la proposition de loi
24:45en effet qui a permis d'interdire
24:46la burqa en 2010
24:47surtout je l'ai fait voter
24:48absolument
24:49contre l'avis d'ailleurs
24:50de François Fillon
24:51et de Nicolas Sarkozy
24:52vous en êtes l'auteur
24:52je reviens sur la question
24:53du conseil municipal
24:54vous avez pris l'exemple de mots
24:55c'est-à-dire
24:56si je comprends bien ce que vous dites
24:57vous êtes favorable
24:58à ce que la loi permette au maire
25:00bien sûr
25:00vous y êtes favorable
25:01si demain
25:02pour vous le voile n'est pas souhaitable
25:03dans un conseil municipal
25:04bien sûr
25:04mais évidemment
25:06écoutez ça doit être
25:07un lieu de laïcité
25:08mais c'est un vide juridique
25:09donc moi je ne vais pas
25:10offrir ce cadeau
25:11à mon opposant
25:12d'extrême gauche
25:13en revanche
25:15Arthur Bernard
25:15que les choses soient claires
25:16tant que la loi
25:17ne l'interdit pas
25:18je ne prendrai pas ce risque
25:19le jour où la loi l'interdit
25:21je pense que ça aura du sens
25:22dans un conseil municipal
25:23c'est pour ça que
25:24encore une fois
25:25c'est tout
25:26l'énorme avantage qu'on a
25:28la chance qu'on a
25:29quand on est maire
25:30c'est qu'on sait que
25:30ce n'est pas binaire la vie
25:32voilà
25:32il faut trouver
25:33les meilleures solutions
25:35tout en respectant
25:36et en ne concédant rien
25:37aux principes républicains
25:38mais vous savez
25:39je l'ai écrit dans mon livre
25:41beaucoup de nos compatriotes
25:42de confession musulmane
25:43en fait
25:43ils attendent qu'on leur parle
25:44au lieu de les instrumentaliser
25:46toute la journée
25:46qu'on lutte avec la plus grande force
25:48contre les intégristes
25:49je le fais depuis des années
25:50mais bien sûr
25:51mais quand on parle au français
25:52de manière générale
25:53il ne faut pas oublier
25:54qu'il y en a beaucoup
25:55à qui
25:56c'est ce que je fais
25:57dans ma ville
25:57et je vois bien les résultats
25:58à qui je dis
25:59mais vous savez quoi
25:59non seulement vous n'êtes pas des victimes
26:01mais à travers
26:03la tradition
26:04qui peut être
26:04la vôtre
26:05à travers l'histoire
26:06qui peut être la vôtre
26:07et bien en fait
26:07vous êtes de droite
26:08parce que vous aimez la famille
26:09vous êtes attaché
26:10aux valeurs de l'ordre
26:12vous avez fait partie
26:13des gens
26:13de génération en génération
26:14qui ont bossé énormément
26:16pour reconstruire la France
26:17bah oui quand même
26:18après guerre
26:18vous êtes de droite
26:20plutôt que d'entendre
26:21Mélenchon leur raconter
26:22n'importe quoi
26:22de ceux qui ont travaillé
26:23toute leur vie
26:24qui peut-être seront
26:25les prochains sacrifiés
26:26du budget
26:27avec les retraités
26:28on va écouter sur ce sujet
26:29François Hollande
26:29simplement une question
26:30vous avez parlé
26:31de différents scénarios
26:32scénarii tout à l'heure
26:33le scénario il est là
26:34Jean-Luc Mélenchon
26:35Marine Le Pen
26:36vous faites quoi ?
26:38ah je me place pas du tout
26:39dans cette option
26:39je sais mais je me permets
26:40de vous poser la question
26:41vous savez quoi ?
26:41vous avez raison de poser la question
26:42mais on en reparlera
26:43si ce malheur arrive
26:44le jour où il arrive
26:45pas avant
26:46et le jour où il arrive
26:47qu'est-ce que vous ferez ?
26:47vous allez à la pêche ?
26:48je vais mettre tellement d'énergie
26:49à la place qu'est la mienne
26:50pour empêcher cette catastrophe
26:52que je pense que j'aurai jamais
26:53à répondre à cette question
26:54vous êtes sûr
26:55que vous n'aurez jamais
26:55à répondre à cette question ?
26:56mais vraiment
26:57écoutons François Hollande
26:58sur le sujet
27:00du budget
27:01évidemment véritable casse-tête
27:04je vais regarder
27:06la primaire
27:06pour ce qu'elle va donner
27:08c'est-à-dire des débats
27:09moi je ne suis pas dans la primaire
27:10pour les raisons
27:11que j'ai déjà indiquées
27:12je pense pas que ce soit
27:13le bon calendrier
27:13je pense pas que ce soit
27:14forcément la bonne procédure
27:15mais enfin je suis
27:18adhérent d'un parti
27:19je vais me mettre
27:21devant ma télévision
27:23le moment venu
27:23pour les débats
27:25je vais pas soutenir
27:26parce que c'est pas à moi
27:27c'est pas à moi de soutenir
27:28mais je vais faire
27:29ce que doit faire
27:29tout citoyen
27:31beauté
27:32le presque candidat
27:33qui sera devant sa télévision
27:35pour la primaire
27:35Bruno Jeudy
27:36oui vous avez terminé
27:37l'entretien avec
27:38Sonia Mabrouk
27:40en fustigeant
27:41le programme
27:42de Marine Le Pen
27:42sur la question
27:43des retraites
27:44sur les 35 milliards
27:45je vous cite
27:45que ça coûterait
27:46ce nombre
27:47oui c'est l'Institut Montaigne
27:47qui l'a démontré
27:48absolument
27:50est-ce que
27:50parce que bon
27:51c'est moins le programme
27:52de Marine Le Pen
27:53que celui peut-être
27:54que vous pourriez soutenir
27:54celui d'Edouard Philippe
27:55est-ce que vous trouvez pas
27:57qu'Edouard Philippe
27:58a la main molle
27:59et qu'il ne dit pas
27:59finalement
28:00totalement la vérité
28:01aux français
28:02il louvoit
28:03il ne donne pas
28:04l'âge de départ
28:04à la retraite
28:05on sent que
28:06pour l'homme
28:07qui veut
28:09redonner
28:10mettre les comptes
28:11en ordre
28:13il reste
28:15à la moitié
28:15de la rivière
28:16de manière générale
28:17d'abord demander
28:18à ses porte-parole
28:18moi je ne suis pas
28:19à la porte-parole
28:19moi mon analyse
28:21j'ai lu les trois programmes
28:22d'Atal
28:24Retailleau
28:25et Philippe
28:25honnêtement
28:25je vois bien
28:27une convergence
28:27très importante
28:28sur l'idée
28:29qu'il faut une mesure
28:29d'âge
28:30un moment ou un autre
28:31de toute façon
28:31il faudra qu'il se positionne
28:33les trois
28:34sur un âge donné
28:36et puis d'autre part
28:37sur l'exigence absolue
28:39d'introduire
28:39alors quel âge
28:40pour vous
28:40des fonds de pension
28:41monsieur Copé
28:42allez-y
28:42moi je vais vous dire
28:43ce que j'ai préconisé
28:44dans mon livre
28:45c'est un alignement
28:46sur l'espérance de vie
28:47c'est-à-dire
28:48ce que font les portugais
28:49ce que font beaucoup
28:50de pays en Europe
28:50je rappelle la moyenne
28:51en Europe
28:51c'est 67 ans
28:53c'est un petit peu
28:54la mesure
28:54de ce qu'a dit
28:55Bruno Retailleau
28:57absolument
28:58je comprends
28:59que c'est un point
28:59qui peut être
29:00une vraie convergence
29:00entre les trois candidats
29:01et c'est le bon sens
29:03c'est le bon sens
29:04et je note que les français
29:05d'ailleurs
29:05à une décrasante majorité
29:07sont favorables
29:08maintenant à ce qu'il y ait
29:09des vrais efforts
29:10qui soient faits
29:10et donc c'est des efforts
29:11partagés
29:11vous savez bien
29:12qu'à chaque fois
29:12sur les retraites
29:12c'est difficile
29:13oui mais ça sera
29:14toujours difficile
29:14pour ça qu'il faut
29:15gouverner par ordonnance
29:16à l'ancien ministre du budget
29:17que vous avez
29:20été
29:22est-ce qu'on peut
29:25est-ce qu'il y a un risque
29:25de crise de la dette
29:27avant l'élection
29:28bien sûr
29:29bien sûr
29:29est-ce que la situation
29:30parce que Sébastien Lecornu
29:32est très inquiet
29:33à chaque fois qu'il voit du monde
29:34il le dit
29:34et on ne l'entend pas trop
29:35mais nous sommes assis
29:37sur un volcan
29:37c'est absolument délirant
29:39quand je vois
29:40que le fort
29:42là du PS
29:43nous recommence encore
29:44le numéro 1
29:45je ne sais pas
29:45on va peut-être pas voter
29:46on va peut-être censurer
29:47le gouvernement
29:48tout en expliquant
29:49qu'il va à la primaire
29:50enfin qu'il veut être
29:50président de la République
29:51tous ces gens sont
29:52complètement irresponsables
29:52nous sommes effectivement
29:54dans une situation
29:55de crise majeure
29:56vous avez vu le niveau
29:56des taux
29:57et alors non seulement
29:58les taux sont extrêmement élevés
29:59on est à plus de 4%
30:00mais en plus
30:00on est dans une situation
30:02où il y a une courbe
30:04exponentielle
30:04de progression de la dette
30:05qui est très supérieure
30:07y compris à celle
30:08d'autres pays
30:09très endettés en Europe
30:10donc cette situation
30:11est absolument intenable
30:12intenable
30:13et donc le cornu a raison
30:14de s'inquiéter
30:15tout ça il faut bien le dire
30:16on le paye
30:17de la folle décision de Macron
30:18d'avoir dissous
30:19l'Assemblée Nationale
30:20ce qu'il a fait
30:21impardonnable
30:21il n'en a tiré
30:22aucune conséquence
30:23et il nous laisse
30:24dans une situation
30:25extrêmement dangereuse
30:26oui
30:26il n'y a pas une baisse
30:27de dépense
30:28les hausses d'impôts
30:29ont été lamentables
30:30d'ailleurs entre nous
30:31le RN
30:33comme LFI
30:33qui ont voté ensemble
30:3540 milliards
30:36de hausses d'impôts
30:36l'automne dernier
30:37alors vous savez quoi
30:39oui
30:39vous allez me dire
30:40non mais je sais
30:41vous allez me dire
30:41c'est vrai
30:42allez-y
30:43faites-moi la interview
30:44je ne veux pas dire
30:45que c'est très visible
30:46dommage
30:46parce que je vais vous dire
30:47une chose
30:47à partir du moment
30:49où on n'a plus de majorité
30:50tout le monde
30:51fait partie
30:53du gouvernement
30:54du gouvernement du pays
30:54et donc depuis 2 ans et demi
30:55le RN et LFI
30:57par leur comportement
30:58et bien ils bloquent le pays aussi
30:59et ça il faudra bien
31:01qu'un jour on le leur dise
31:01est-ce qu'il vaut mieux
31:02un mauvais budget
31:02que pas de budget
31:04est-ce que la petite musique
31:06du budget ou du chaos
31:07marche encore aujourd'hui ?
31:08mais je n'en sais rien
31:08de toute façon
31:09il faut vivre
31:10cette descente aux enfers
31:11jusqu'à la présidence
31:12et on n'a pas le choix
31:13j'espère simplement
31:14que Sébastien Lecornu
31:15va réussir à quand même
31:16faire passer quelques mesures
31:17d'économie
31:18parce que la sanction
31:19pour le pouvoir d'achat
31:19des français
31:20sera énorme sinon
31:21et tous ceux
31:22qui n'auront pas
31:22qui n'auront pas joué
31:23ce jeu-là quand même
31:24pendant les mois qui viennent
31:25auront une part
31:26de responsabilité majeure
31:27mais qui est le premier responsable ?
31:28Macron
31:29je n'ai pas d'état d'âme
31:30franchement
31:31tout ça vient du fait
31:33que sous la 5ème république
31:34il faut une majorité absolue
31:35s'il n'y a pas de majorité absolue
31:37on en tire les conséquences
31:38soit en recomposant une majorité
31:39soit en démissionnant
31:40il n'a pas recomposé de majorité
31:41il n'a pas démissionné
31:42quand j'ai dit tout ça
31:43on m'a traité tous les noms
31:44on aime tellement
31:45la stabilité des institutions
31:46on le paye
31:48c'est-à-dire que le cercle
31:49de la raison
31:49ou les raisonnables
31:50qui parlent de démission
31:51du président de la république
31:52tout en protégeant
31:52les institutions de la 5ème
31:54ça peut être déstabilisant
31:56moi je pense que
31:56non mais ce qui est déstabilisant
31:58surtout c'est de voir
31:59une paralysie complète
32:00pendant 3 ans
32:02dans le monde
32:03dans lequel on vit
32:03avec les dangers
32:04dont vous avez parlé
32:05sur votre antenne
32:07géopolitique absolument majeure
32:08imaginez que la France
32:096ème puissance économique
32:11du monde
32:12soit paralysée
32:13de la part de ceux
32:14qui ont la charge du pays
32:15c'est irresponsable
32:16c'est pour ça que moi
32:17je ne décolère pas
32:19contre ça
32:19et le sujet aujourd'hui
32:21il est absolument
32:21de créer une dynamique
32:24du mieux qu'on pourra
32:25pour proposer aux français
32:26un autre projet
32:27que le projet des populistes
32:29et moi l'un des messages
32:30que j'adresse à ceux
32:30qui nous écoutent
32:31c'est jamais regarder
32:32les pays qui sont dirigés
32:33par les populistes
32:34regarder l'état de la Hongrie
32:36laissé par Orban
32:37qui a coulé son pays
32:39pour conclure
32:39regarder Maduros
32:41au Venezuela
32:42sur-endetté
32:43regarder Trump
32:44aux Etats-Unis
32:45c'est ça qu'on veut
32:46vous qui êtes maire
32:47Jean-François Copé
32:48vous avez bien vu
32:49aux dernières municipales
32:50que les maires RN
32:51ont plutôt été reconduits
32:52plutôt été réélus
32:53et qu'ils ont même
32:54remporté d'autres villes
32:55moi j'ai surtout vu
32:56que dans les villes
32:57dans les villes
32:58comme la mienne
32:58par exemple
32:59et bien le RN
33:01qui avait fait
33:01le RN qui avait fait
33:02des scores très importants
33:03comme LFI d'ailleurs
33:04aux législatives
33:0515 mois avant
33:06se sont effondrés
33:07la candidate LFI
33:08à Maud
33:09avait fait 42%
33:10scrutin national
33:10scrutin local
33:11et puis vous êtes peut-être
33:12un bon maire
33:13mais ne balayez pas ça
33:14d'un revers de main
33:15je suis un bon maire
33:16il n'y a pas
33:16moi ici
33:17et puis moi à Maud
33:18un autre gars
33:19qui se balade
33:19non c'est le même
33:20et en l'occurrence
33:21j'applique à Maud
33:22mes convictions
33:22c'est-à-dire l'ordre
33:24et aussi le progrès
33:25voilà
33:26et c'est vrai
33:27et le rassemblement
33:28entre la droite
33:29et le centre
33:29on l'aura compris ce soir
33:31avec un appel lancé
33:32donc en direction
33:33à une pression
33:34de Bruno Retailleau
33:35et sans doute
33:35quand même
33:36en filigrane
33:36un soutien au favori
33:38à l'heure actuelle
33:39Edouard Philippe
33:39rien de tout ça
33:40je vous ai rappelé simplement
33:41qu'il fallait qu'il n'y ait
33:41qu'un seul candidat
33:42donc si vous voulez
33:43on fait l'émission
33:44mais ne me la résumez pas
33:45à moitié
33:46non non
33:46j'ai pris tout le temps
33:47qu'il fallait
33:47pour rappeler l'objectif
33:48c'est avoir une offre
33:50à droite
33:51qui soit très claire
33:52ferme
33:53une offre de gouvernement
33:54qui ne soit pas
33:54pour contourner
33:55l'état de droit
33:56mais dans le cadre
33:57de l'état de droit
33:58moderniser ce pays
33:58on va y arriver