00:00Je m'étonne du procès qui est fait à Ségolène Royal,
00:03parce que comme le procès vous a été fait sur la Russie,
00:07est-ce que vous n'êtes pas finalement tombé dans le même piège de vos anciens détracteurs ?
00:11Non, pas du tout, parce que nous, avec la Russie, on n'avait pas de lien particulier.
00:16Nous discutions avec le pouvoir russe, comme d'ailleurs,
00:20on discutait tous les partis politiques et tous les chefs d'État français.
00:24Je rappelle l'amitié de Jacques Chirac pour M. Poutine.
00:27Je rappelle que le premier président étranger qui est venu en France après l'élection de M. Macron, c'est
00:37M. Poutine.
00:37Donc, il faut arrêter de faire croire qu'il y a les bons et les mauvais.
00:41Il y a l'intérêt supérieur du pays, et quelquefois et souvent,
00:45l'intérêt supérieur du pays, c'est de discuter avec des gens avec lesquels nous n'avons rien à voir.
00:51Comme l'Algérie ? Vous dites qu'on n'a rien à voir ?
00:54Oui, mais bien sûr qu'avec l'Algérie, il faudra discuter.
00:58Mais on n'est pas obligé de se mettre à plat ventre systématiquement.
01:02Et notamment sur la question mémorielle, où Mme Ségolène Royal,
01:06et j'allais dire, veut faire plus que ce que demande même l'Algérie
01:10pour reconnaître la responsabilité de la France
01:12dans un certain nombre de choses que nous ne reconnaissons pas, nous.
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