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  • il y a 2 mois
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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00:08Il est 11h07, c'est la rentrée scolaire, je ne sais pas, je suis un peu fébrile, pourtant je ne
00:13suis pas...
00:14On a des vieux souvenirs, non ?
00:16On a des vieux souvenirs, il se passe quelque chose quand même, non ?
00:19Je suis un peu, je ne sais pas, déjà entre nous, je vous dis, auditeurs d'Europe 1, on s
00:23'est déjà demandé
00:23« Alors comment ça s'est passé ? Alors et ta fille et toi ? »
00:25Tout le monde nous demande ce matin.
00:29Oui, c'est ça, exactement, tout le rythme familial qui est touché, l'interrogation, l'angoisse des enfants, le sourire,
00:36les nouvelles chaussures, enfin pour celles qui en ont, le nouveau prof, les objectifs, les examens à la fin de
00:43l'année, les amis qui sont dans la classe d'à côté, et les parents qui disent « ouf !
00:49»
00:51Alors là c'est Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l'école, vous commencez bien Michel Valadier !
00:56Bon débarras ! Non, quand même pas Michel Valadier !
00:58Bon, beaucoup de sujets, en tout cas ce matin, c'est la rentrée, je vous le disais, pas en plus
01:02de 11 millions d'élèves, mais derrière les cartables et les retrouvailles,
01:05l'école française traverse une crise profonde, niveau autorité, confiance des familles, milliards dépensés.
01:12On va s'arrêter sur, notamment, cette étude de la Fondation pour l'école avec vous, Michel Valadier, vous posez
01:20comme diagnostic central une école fragilisée dans sa mission de transmission par une fracture de confiance,
01:26une fracture financière, une fracture territoriale, on va analyser tout ça.
01:29D'abord, plantons le décor comme on aime le faire avec Gabriel Cluzel, ensuite avec Arthur Devatrigan.
01:35Gabriel ?
01:36Écoutez, moi je me souviens de cette phrase de Gabriel Attal qui disait, l'école c'est la mère des
01:41batailles, et de fait, qui pourrait contester que c'est notre avenir ?
01:45Même ceux qui n'ont pas d'enfants le savent, c'est-à-dire qu'il faut investir sur nos
01:49enfants et sur les enfants des autres, puisque c'est notre avenir.
01:51Or, parmi tous les effondrements que nous constatons actuellement, il y a vraiment celui patent de l'école.
01:56Et pour cette école, comme pour le reste, on se demande s'il est minuit moins le quart ou minuit
02:00écart, s'il faut, si on peut encore faire quelque chose,
02:03ou s'il faut faire à fou et ras, là, c'est comme ça qu'on dit, moi j'ai
02:08fait première langue allemande, mais je crois que c'est comme ça qu'on dit.
02:13Et faire table rase et pas seulement changer la couleur des serviettes.
02:18Donc c'est vrai que c'est l'interrogation qui est au cœur de tous les Français.
02:22Il y a une question de niveau, mais depuis quelques années est venue s'ajouter une autre question, celle de
02:27la sécurité, dans un sanctuaire que devrait être l'école.
02:31Donc c'est vrai que toutes ces inquiétudes, elles minent les Français, et c'est pas neutre pour eux, parce
02:36que si vous voulez bien travailler,
02:38si vous voulez participer à la vie économique de ce pays, autre problème en France,
02:42et bien il faut que vous sachiez vos enfants à l'abri, tranquilles, en train d'apprendre.
02:47Et donc c'est vraiment la question parmi les questions.
02:52La question parmi les questions. J'aime bien quand vous avez dit, ça m'a fait sourire au début, investir
02:56sur vos enfants et les enfants des autres.
02:58Bien sûr.
02:59Très important. Faut pas penser qu'à ces enfants.
03:01Arthur Devintrigan sur Europe 1.
03:03C'est vrai que, pour reprendre ce que disait Gabriel, c'est la mère de toutes les batailles,
03:07mais quand on écoute le ministre de l'éducation nationale actuelle, hier, il disait, il parlait d'effritement.
03:14C'est un mot un peu léger pour parler du niveau de l'école.
03:17Et dans les causes, il parlait du numérique et de l'intelligence artificielle, comme si l'effritement datait d'il
03:23y a quelques années.
03:24On a ce paradoxe en France, c'est que vous avez deux courbes qui se croisent.
03:27Vous avez la courbe du budget, qui ne cesse d'augmenter.
03:29Là, on va approcher les 200 milliards d'euros par an, donc c'est à peu près presque 7%
03:33du PIB.
03:34Et vous avez la courbe du niveau qui ne cesse de chuter.
03:37Et les courbes se croisent, et vous avez un écart qui ne fait que grandir.
03:40Et avec ce paradoxe qu'il faut relever, c'est que vous avez quand même, en 1980,
03:46à euro constant, c'était 90 milliards d'euros le budget de l'éducation nationale.
03:50Là, on est à plus de 100% d'augmentation, et pourtant, on a moins d'élèves et moins d
03:55'apprentis.
03:55Alors, on a plus d'étudiants, mais moins d'élèves et moins d'apprentis.
03:58Donc, la question, en effet, c'est qu'est-ce qu'on fait de cet argent, sachant que le niveau
04:02s'effondre.
04:02Et on y voit deux causes principales, quoi, une principale et une secondaire.
04:07La secondaire, l'idéologie qu'on la connaît, c'est, en gros, aujourd'hui,
04:11vos enfants ont plus de chances de sortir du primaire en maîtrisant les 378 identités de genre,
04:16plutôt qu'en sachant lire et apprendre, compter, ou faire une addition ou une soustraction.
04:21Mais la deuxième cause, évidemment, c'est l'idéologie qui gangrène l'éducation nationale depuis au moins 1975,
04:26à savoir le collège unique, c'est-à-dire la logique égalitariste.
04:29Au nom de l'égalité, on a voulu créer un moule et mettre tous les enfants dedans,
04:32comme ça, c'est très bien, on enlève le certificat,
04:35on fait un brevet des collèges qui est plus facile à obtenir qu'un brevet de natation,
04:39le bac, on est à 90%, on est ravis.
04:41Sauf que le problème, c'est que le niveau s'effondre et les inégalités augmentent.
04:46Au nom de l'égalité, on a explosé les inégalités.
04:49Parce que, forcément, vous avez un boulot.
04:50C'est toute l'histoire de la France.
04:52Toute l'histoire de la France.
04:53Le problème, c'est qu'on prend tous les domaines et rien qui va.
04:55Mais là, on connaît le diagnostic.
04:57On sait pourquoi ça ne marche pas, mais on ne veut pas s'y attaquer.
05:00C'est un truc tellement énorme, tellement massif,
05:02que pour le faire bouger, il faut une révolution.
05:04Europe 1.
05:06Christine Kelly et vous.
05:07Eh oui, Christine Kelly et vous sur Europe 1.
05:08C'est désormais de 11h à 13h.
05:10C'est bien de le rappeler, il est 11h15.
05:12Vous écoutez Christine Kelly, c'est la rentrée scolaire.
05:1411 millions d'élèves reprennent les cours.
05:16Aujourd'hui, c'est la rentrée des classes.
05:18Alors, nous nous posons cette question ce matin.
05:20L'école peut-elle encore être relevée ?
05:23Pour en débattre, Gabriel Cluzel, Arthur Devatrigan,
05:25notre invité, Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l'école.
05:29Et vous aussi, auditeur d'Europe 1, vous nous appelez au 01 80 20 39 21.
05:33Comme Caroline qui est avec nous en ligne, Christine.
05:35Oui, Michel, je vous donne la parole dans un instant.
05:37Moi, on écoute Caroline d'abord.
05:38Bonjour, Caroline.
05:39Vous êtes prof d'anglais et de français.
05:41C'est votre rentrée ?
05:42Et quel regard vous portez ce matin ?
05:43Bonjour, ma belle Caroline.
05:44Oui, bonjour, Christine.
05:46Bonjour à toute l'équipe et à vos invités.
05:49Alors, voilà.
05:50Moi, j'ai fait 15 ans de système classique au léger lycée.
05:53Maintenant, je suis à mon compte depuis 2013.
05:56Je trouve que votre invité a dit une des raisons principales de l'effondrement du système, une idéologie qui est
06:03complètement décalée et complètement sclérosée depuis plus de 40 ans et inadaptée au XXIe siècle.
06:11Moi, c'est pour ça que je suis sortie du système parce que je trouvais qu'on était à côté
06:16de la plaque pour tout, que ce soit dans l'éducation générale, même dans la pratique de l'anglais.
06:22Bon, Géraldine, elle connaît bien le système parce qu'elle même a été enseignante.
06:26Mais je trouve que si on veut s'en sortir, il faut réformer intégralement les systèmes de collèges uniques.
06:34C'est complètement utopique, ça.
06:36Il faut arrêter de rêver.
06:38Il faut déjà changer ça.
06:41Après, il faut réadapter les besoins aussi des élèves.
06:45Parce que les besoins d'un élève de 2026 n'est pas le même qu'un élève de 1980.
06:50Moi, je suis née en 1968.
06:53Ce n'étaient pas du tout les mêmes besoins.
06:56Donc, il y a beaucoup de choses à tenir en compte.
06:59Et surtout, il faut arrêter de dire que le numérique est la seule cause de l'effondrement scolaire.
07:05Ce n'est pas vrai.
07:06Donc, si vous voyez, moi, je pense qu'on peut rehausser le niveau, mais il faut tout réformer.
07:12Il faut tout réformer.
07:14Et Caroline, restez en ligne avec nous.
07:16Michel Valladier, je me tourne vers vous.
07:18Comment vous réagissez ?
07:19Vous êtes directeur de la Fondation pour l'école.
07:21On parlera de ce dossier, de cette analyse que vous faites sur la rentrée pour l'école.
07:27Écoutez, je pense que le problème auquel nous sommes confrontés,
07:33c'est qu'on parle d'école pendant dix jours dans ce pays.
07:36Trois jours avant la rentrée, quatre jours après.
07:38Et ensuite, le sujet est mis de côté.
07:41La perspective de l'élection présidentielle nous donne une chance de pouvoir enfin s'attaquer aux vrais problèmes.
07:49Il me semble que je les mettrai de trois sortes.
07:52Premier problème, les acteurs ne sont pas bien positionnés les uns par rapport aux autres.
07:56Je veux parler des parents, des professeurs et de l'élève.
08:01Le deuxième problème, les méthodes d'apprentissage, cela a été dit pour l'anglais,
08:05les méthodes d'apprentissage sont désastreuses depuis la fin des années 60.
08:09Et je parle de l'apprentissage aux primaires, en CP.
08:12Je parle de la méthode globale dont les résultats sont catastrophiques.
08:16Tout le monde le sait.
08:17Cette méthode intuitive a été testée dans les années 70,
08:20à l'époque où les neurosciences n'étaient pas très développées.
08:23Aujourd'hui, nous savons que ça ne marche pas.
08:25En 2007, la méthode syllabi qui, elle, fonctionne très bien,
08:28qui avait été écartée parce que je gère un garde, etc.,
08:31a de nouveau été autorisée.
08:32Mais 2007, nous sommes en 2026.
08:35Aujourd'hui, beaucoup d'écoles utilisent,
08:38beaucoup de professeurs utilisent une méthode mixte qu'on appelle semi-globale.
08:42Les établissements n'ayant pas d'argent ont gardé les livres de la méthode globale
08:47pour utiliser comme support pédagogique.
08:51Et donc forcément, il faut changer les méthodes.
08:54Certains candidats proposent de diviser par deux le nombre d'élèves en CP.
08:57Pourquoi pas ?
08:58Mais si on garde une méthode qui est mauvaise, ça ne servira à rien.
09:01Et puis le troisième enjeu, c'est de donner le pouvoir aux chefs d'établissement.
09:07La solution de l'école passera par la prise en compte de ces trois problèmes.
09:12Et par rapport au premier problème, la crise de confiance aujourd'hui qui existe à l'école,
09:15c'est que vous avez un phénomène où les parents ont été mis un peu à l'écart de l
09:21'établissement.
09:21Oui, pourquoi les parents ne font-ils plus confiance à l'école ?
09:24Michel Valladier, fondation pour l'école.
09:26En fait, ils ne font plus confiance à l'école, mais ils se sont positionnés aussi en opposant aux professeurs.
09:31C'est-à-dire que ce n'est pas si simple.
09:32Il n'y a pas d'un côté les méchants professeurs qui ne savent pas s'occuper de leurs élèves
09:34et les parents d'élèves qui...
09:37Non, nous avons mis le système, le nom du ministère, le ministère de l'éducation nationale,
09:42envoie un très mauvais message.
09:44Très mauvais message.
09:45Si le prochain gouvernement appelait ce ministère,
09:48ministère de l'enseignement primaire et secondaire ou de l'instruction publique,
09:51déjà, cela permettrait de dire aux parents de ce pays,
09:55vous êtes les premiers responsables de l'éducation de vos enfants.
09:58Vous devez veiller à ce que vos enfants s'habillent convenablement pour aller à l'école.
10:01Vous devez vous assurer qu'ils ne mettent pas un poignard dans leur cartable.
10:06Il faut que les parents aussi aient confiance aux professeurs.
10:10Et on parlait d'ingérence hier, des parents,
10:12moi pour avoir été enseignante pendant trois ans,
10:16des parents se mêlent trop de ce qu'ils ne le regardent pas
10:19par rapport à la manière dont l'enseignant...
10:23Bien sûr. J'ai été chef d'établissement pendant 18 ans,
10:26donc je connais bien le problème.
10:28On met des notes, on a un barème,
10:31c'est des parents qui contestent tout le temps,
10:33donc les parents n'ont plus confiance aux professeurs
10:35et je pense que c'est un travail d'équipe qui doit se mettre en place.
10:39Moi j'ai été professeure principale
10:40et je pense qu'un travail d'équipe entre l'enseignant et les parents
10:44doit se mettre en place.
10:45Il faut que les parents apprennent à avoir confiance aux professeurs.
10:50Je n'ai jamais osé contredire un professeur dans sa méthode de ma fille, par exemple.
10:57Jamais.
10:58Et ce n'est pas l'envie qui manque.
10:59Bien sûr.
11:01Non mais c'est très intéressant ce qu'il dit Géraldine Hamon.
11:04Il faut changer le regard.
11:05C'est ce que vous disiez Michel Valadier,
11:07vous êtes sur Europe 1,
11:08directeur de la Fondation pour l'école,
11:10ce pacte de confiance.
11:12Exactement.
11:12Alors c'est intéressant parce qu'on veut lancer ce pacte de confiance,
11:15que les parents aient confiance en l'école,
11:17que l'école aient confiance aux parents,
11:18mais ça ne repose sur rien.
11:20C'est-à-dire qui doit commencer ?
11:23Il n'y a pas de base.
11:24Aujourd'hui, tous ces frites.
11:26La bonne nouvelle, c'est que vous avez un peu moins de 12 millions d'élèves scolarisés.
11:292 millions de ces élèves sont scolarisés dans des écoles privées.
11:35130 000 sont scolarisés dans des écoles privées hors contrat.
11:38Les autres sont privés sous contrat.
11:40Dans 95% de ces écoles, ça fonctionne.
11:43Ça fonctionne.
11:44C'est bon à entendre.
11:45Ce n'est pas parce que nous sommes dans une école privée,
11:48une école privée, une école publique,
11:50vous prenez une photographie de la classe,
11:53vous avez l'impression d'être dans le même monde.
11:55Donc ce qui fonctionne dans les écoles libres,
11:58peut servir d'inspiration pour l'école publique.
12:03Je vais vous donner deux exemples.
12:04Dans les écoles privées,
12:06l'école que j'ai dirigée pendant 18 ans,
12:07nous avons instauré dans le primaire
12:10un poste de maman référente.
12:12Donc une mère de famille référente pour les autres mamans.
12:14Et fait le lien entre les parents, entre eux,
12:16et l'institutrice.
12:18Dans le secondaire, nous avons modifié la mission du professeur principal
12:21en lui donnant une dotation financière supérieure
12:25pour lui dire votre première mission, c'est le contact avec les parents.
12:30Et donc ça veut dire que les rendez-vous sont multipliés.
12:34Je me souviens à madame Borne, ministre de l'éducation nationale,
12:36en 2024, nous avons eu six ministres pendant ce quinquennat,
12:39qui dit à sa conférence de presse de rentrée,
12:41il faudrait organiser des réunions de parents à la rentrée scolaire.
12:46Mais j'avais envie de me pincer en disant,
12:47mais dans quel monde est-elle cette dame ?
12:49Mais ça existe dans 80% des écoles.
12:51Mais ça veut dire que 20% des écoles ont arrêté de faire cette réunion.
12:54Pourquoi ? Parce que les parents contestent.
12:56Parce qu'on est dans un mode dialectique.
12:58Il faut casser cette opposition.
13:00Et ça ne coûte pratiquement rien de mettre en place.
13:02C'est un changement d'état d'esprit.
13:03Changement d'état d'esprit.
13:04Michel Valadier, directeur de la Fondation pour l'école en direct sur Europe 1.
13:08Nous avons Rémi qui nous appelle de Poitou-Charente.
13:11Caroline, je sais que vous êtes en ligne.
13:12Je vous prends tout à l'heure.
13:13Rémi, vous êtes artisan et chef d'entreprise.
13:15Qu'est-ce que vous pensez de ce système scolaire ?
13:17Qu'est-ce que vous pensez de ce qui a été dit dans le C2 d'Europe 1
13:19il y a quelques instants ?
13:20Sur ce pacte de confiance ?
13:21Sur cette confiance des parents qui ont perdu la confiance envers l'école.
13:27Oui, bonjour à tout le monde.
13:29Oui, je pense que la confiance des parents envers le système de l'éducation nationale est rompue.
13:36Parce que le fait que ça s'appelle l'éducation nationale,
13:41je pense que beaucoup de personnes pensent que c'est l'école qui va éduquer leurs enfants
13:45alors que l'éducation reste aux parents.
13:46donc ça devrait pour moi s'appeler déjà instruction générale, nationale,
13:51enfin bref, mais pas éducation.
13:53L'éducation reste à la famille, aux parents.
13:56Après, je pense que le système, depuis bien longtemps,
14:00il fait qu'on ne sait pas réfléchir les élèves.
14:04C'est-à-dire qu'on leur demande d'apprendre des choses par cœur
14:06et de les réciter, de les mettre à l'écrit,
14:08mais on ne leur apprend pas à réfléchir par eux-mêmes.
14:12C'est la base de l'école, ça, quand même.
14:15C'est la base de l'école, quand même.
14:17C'est comme ça qu'on apprend aux gens à réfléchir.
14:19Le discernement, oui, bien sûr.
14:21Je pense que ce n'est pas ce qui se passe.
14:22Parce que déjà, au vu de la facilité maintenant pour avoir les diplômes,
14:26il suffit juste d'avoir une bonne mémoire et d'apprendre par cœur,
14:29de remettre sur écrit.
14:31Et la personne ne réfléchit pas pour autant.
14:33Donc on n'apprend pas aux gens à s'en sortir par eux-mêmes,
14:35à évoluer d'eux-mêmes et à réfléchir, tout simplement.

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