00:00Je me souviens en effet parfaitement de cette tragédie, je m'étais rendu sur place immédiatement, j'étais journaliste au
00:06Figaro,
00:07mais pour constater effectivement ne serait-ce que le lieu du drame où tout avait déjà été enlevé, il n
00:13'y avait plus aucune trace, alors qu'il était déjà 7h du matin.
00:16Mais à l'époque, je me souviens de l'interrogation d'une partie des éditorialistes qui se demandaient si effectivement
00:21cette grande émotion planétaire allait perdurer,
00:23si la princesse de cœur était une construction médiatique ou si c'était vraiment quelque chose qui s'était ancré
00:30au cœur de l'opinion internationale.
00:34Et la réponse nous vient 30 ans après, oui, c'est effectivement une émotion qui perdure.
00:38C'est-à-dire qu'il y a eu également une sorte de changement dans l'approche, ne serait-ce
00:43que de la pipolisation des puissants, si je puis dire,
00:46à laquelle la monarchie anglaise n'était pas du tout habituée, puisqu'il y a eu quand même une réticence
00:51de la part de la reine au tout début
00:52à montrer même ses émotions, ça a été dit.
00:55Ça a été dit et ça a été filmé d'ailleurs avec le film de Queen avec Alain Miré.
01:01L'émotivité planétaire s'est installée, me semble-t-il, dans le débat public à ce moment-là et continue
01:05encore aujourd'hui, même sur d'autres sujets.
01:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:09Sous-titrage Société Radio-Canada