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  • il y a 7 semaines
Hervé Morin, Président des Centristes et de Normandie, ancien ministre des Armées, de la Défense et des Anciens combattants, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:06Et notre invité ce matin dans la grande interview C News et Europe 1, c'est Hervé Morin.
00:11Bonjour à vous, bienvenue.
00:12Bonjour Laurence.
00:13Président centriste de la région Normandie.
00:14Le pire n'est pas toujours certain, mais par moments il insiste, Hervé Morin.
00:18La France de ce 31 août au matin semble aller droit dans le mur, en tout cas économique et budgétaire.
00:22Est-ce que vous êtes optimiste ou pessimiste à 8 mois de la présidentielle ?
00:25Les Français sont très mécontents, 98% des Français.
00:29C'est-à-dire ceux qui nous regardent se disent mécontents de l'État de la France.
00:33Ils l'ont dit dans un sondage publié par le Figaro.
00:35Vous êtes où ? Dans les 2% ou dans les 98% ?
00:37Il y a très clairement un sentiment de déclassement extrêmement profond dans le pays.
00:42Notamment de la classe moyenne pour qui c'est de plus en plus difficile.
00:46Et quand je suis en Normandie, vous voyez, j'ai plein d'espoir.
00:50Parce que je rencontre des usines, je visite des usines comme tout prix en région chaque semaine
00:55puisque c'est une partie de notre boulot.
00:57d'aider développer l'économie régionale.
01:00Je rencontre des hommes et des femmes qui ont un savoir-faire incroyable,
01:03qui sont capables d'exporter à travers le monde.
01:06Ils ne vous disent pas que tout va bien, j'imagine ?
01:07Et à côté de ça, on est emmerdés tous les jours par une bureaucratie absolument démentielle, des règles.
01:12Je vous donne juste un exemple.
01:14La région finance le développement du port de Cherbourg.
01:17Donc c'est un port qui est complètement artificiel, une activité.
01:19Cherbourg, il y avait 15% de taux de chômage, 3% de taux de chômage.
01:23On a une entreprise qui s'installe.
01:26On nous dit, attendez, là, c'est une zone à vie faune.
01:29On leur dit, mais attendez, c'est une zone artificielle qui a été créée toute pièce.
01:32Non, non.
01:33Ça veut dire quoi à vie faune ?
01:34À vie faune, ça veut dire qu'il faut des compensations, il faut trouver des terres ailleurs, sur une terre.
01:37Voilà, enfin, tout est comme ça.
01:39En fait, la bureaucratie paralyse notre pays.
01:41La bureaucratie empêche la France d'avancer comme elle pourrait avancer.
01:46Et donc, il y a une chose extrêmement simple à faire pour celui qui est élu président de la République,
01:50c'est de faire le point très précis sur tous ses freins et de dire aux chefs d'entreprise, voilà,
01:57on vous les fait sauter et en contrepartie, pour faire des économies, on réduit les aides aux entreprises.
02:03On va vous aider à développer, à créer de la richesse et en contrepartie, on fait ça.
02:06Voilà une bonne proposition.
02:08C'est intéressant.
02:08Un tout petit mot du budget.
02:09Sébastien Lecornure va réunir aujourd'hui un séminaire pour tenter de trouver une solution pour que ce budget soit adopté.
02:15Il y a un risque quand même qu'il soit censuré, que ce gouvernement tombe.
02:18On pourrait se retrouver à nouveau sans gouvernement avant Noël.
02:22C'est une mauvaise farce, à nouveau, Hervé Morin ?
02:24Mon sentiment, compte tenu de ma vie politique, c'est que ça va être une opposition
02:31et qu'on va dire au gouvernement, bon allez, vous nous faites passer un budget par ordonnance,
02:36ou quelque chose de ce genre, et puis on ne vous emmerde pas pour aller jusqu'au présidentiel.
02:39Je pense qu'au bout du compte, quand on voit...
02:41Personne n'a intérêt donc à faire tomber le coin.
02:43Quand on voit comment s'est comporté Olivier Faure l'année dernière,
02:46on se dit qu'il va bien trouver les moyens d'avoir une petite discussion derrière les fagots
02:50avec Sébastien Lecornu.
02:52Donc c'est la compromission à tous les étages ?
02:55Vous avez vu dans quel monde on vit depuis 2024, vous avez vu ça ?
02:58S'il y a des solutions ?
03:00Ah oui, ça va, on peut le dire.
03:02Pas de nouveaux impôts promet le Premier ministre ?
03:04Cette promesse n'a évidemment pas été tenue l'an dernier, elle ne le sera pas cette année ?
03:08De toute façon, la réponse de la France, ce n'est pas simplement d'augmenter des impôts pour régler le
03:13problème.
03:14La question française, elle est celle de d'abord...
03:17Vous avez entendu beaucoup de gens qui vous disaient qu'il faut couper dans les dépenses publiques ?
03:20Oui, d'accord, mais il y a un premier élément...
03:22Pour l'instant, d'autant que les nouveaux impôts.
03:23Non, non, non, mais vous vous souvenez, j'ai déjà dit ça dix fois lors de soirs de campagne électorale
03:28sur ce plateau.
03:29La première question pour la France, c'est d'abord être capable de créer de la richesse.
03:33C'est-à-dire de pointer les éléments sur lesquels on va pouvoir augmenter très significativement notre potentiel de croissance,
03:41améliorer notre compétitivité.
03:43Quand on aura déjà créé de la richesse, premier point.
03:45Et puis le second, alors celui-ci, il déplaît beaucoup aux Français,
03:48mais c'est qu'une grande partie de la question de la dépense publique et des déficits, c'est les
03:51retraites.
03:52C'est 40% du total.
03:54Alors à chaque fois que je dis ça, je me fais rigoler.
03:56Mais clairement, c'est pour ça que...
04:00Vous voyez quand Marine Le Pen dit « je mets la retraite à 62 ans », on a envie d
04:05'y croire.
04:06François Hollande, 63 ans.
04:07Oui, enfin voilà.
04:07Et d'Ordre Philippe, il ne sait plus trop.
04:09On se dit « mais attendez, pourquoi tous les autres pays ont augmenté la durée du travail ? »
04:16Ils avaient envie de faire beuver des ronds de chapeau leur peuple, les faire travailler plus longtemps.
04:23C'est parce qu'il n'y a pas d'autre solution compte tenu de la situation démographique.
04:27Donc c'est un mensonge énorme et c'est un des éléments clés sur la question du retour à l
04:32'équilibre budgétaire.
04:33La réalité, c'est que c'est Nicolas qui paye, selon l'expression consacrée.
04:36Sarah Knafo sort dans quelques jours son livre « Le casse du siècle ».
04:39Elle part de la fiche de paye d'un salarié qui gagne 2 079 euros net par mois
04:44et son employeur qui lui verse quasiment 4 000 euros.
04:47Ce n'est pas là que réside le problème au coût du travail ?
04:51Oui, mais quand on a abordé la question du coût du travail,
04:55on n'aborde pas pourquoi on est à un tel niveau de cotisation.
04:59On est à un tel niveau de cotisation parce qu'on a des dépenses sociales qui sont trop élevées.
05:03Donc on coupe ?
05:04Bien sûr qu'il va falloir.
05:05Pourquoi on aurait un régime autour de la rupture conventionnelle que tout le monde utilise ?
05:12Ça coûte 8-10 milliards par an.
05:16On sait qu'on peut revenir là-dessus.
05:17Les arrêts de travail, on a tous dans nos histoires des personnes qui sont en arrêt de travail
05:25dont on ne comprend pas bien et qu'on peut retrouver au supermarché du coin.
05:29Enfin voilà, les cotisations et malheureusement le pouvoir d'achat de nos compatriotes,
05:35il est directement lié à un système dont on voit bien qu'on n'est plus capable de le financer,
05:39surtout quand on a aussi peu de croissance.
05:41Parle-moi de la présidentielle Hervé Morin, vous êtes à l'initiative d'un appel
05:44avec plusieurs centaines de maires, 300 maires environ.
05:47Et chaque jour, on en a plus.
05:49Vous voyez hier soir, un député Renaissance m'a appelé, il m'a dit
05:52voilà, c'est tellement du bon sens que même si vous n'êtes pas franchement
05:58un ami de la majorité présidentielle, je vais le signer.
06:03Une primaire.
06:04Vous voulez donc une primaire de la droite et du centre ?
06:06Vous voulez un candidat pour Noël ?
06:08Ça veut dire que vous croyez au Père Noël ?
06:09Non, non.
06:10Je vous l'amènerai dans ma hôte, Laurence Ferrari.
06:14Le candidat ?
06:14Oui, non, parce que, écoutez, on voit bien l'histoire des sondages.
06:19Personne ne va vouloir fonctionner dans cette histoire.
06:22Ça va durer jusqu'en février.
06:24Parce que vous allez avoir des candidats qui vont dire
06:27mais les Français ne sont pas dans la présidentielle, c'est à partir de février.
06:30Ils sont déjà dans la présidentielle.
06:31D'accord.
06:32Mais on va donc avoir des candidats qui, jusqu'en février, vont vous expliquer
06:37comme on l'entend à chaque élection, on sent que les choses changent,
06:41le climat est différent.
06:42Vous voyez là, vous l'avez entendu mille fois cette histoire-là.
06:44Bon, donc février, c'est trop tard.
06:46Les équipes vont être en cours, vont être en route.
06:49Vous allez avoir la question du financement.
06:51Vous ne pouvez pas faire marcher avec les équipes, c'est trop tard.
06:52Et c'est trop tard.
06:53Donc, la primaire.
06:54Donc, si on est un candidat qui réellement et sérieusement
06:59veut respecter les électeurs de la droite et du sang,
07:03pour les appeler comme ça,
07:06qui veut respecter l'idée qu'il y a d'autres solutions
07:09que les solutions de Marine Le Pen et les solutions de M. Mélenchon,
07:13et qu'il y a là à peu près 40% des Français qui se disent
07:17qu'il faut une réponse responsable.
07:21Si vous êtes responsable vous-même,
07:24vous devez accepter l'idée de la primaire.
07:28Et vous pensez que la raison va l'emporter sur l'émotion ?
07:30Eh bien, il va falloir...
07:32Vous aurez observé que depuis le lancement de mon histoire...
07:35Alors, c'est une charte, en fait, que vous proposez.
07:37Alors, moi, j'ai fait une charte.
07:39J'ai dit, voilà, il faut une charte qui définit globalement
07:43quels sont les principes auxquels on est attaché
07:47et que nous partageons tous.
07:49La construction européenne, la bonne gestion des finances publiques,
07:53l'efficacité de l'action publique avec une régionalisation,
07:55régionalisation et une décentralisation massives.
07:57Lutte contre la bureaucratisation.
08:00Voilà.
08:00Immigration, sécurité.
08:01La lutte contre l'immigration.
08:04Un plan massif autour des questions de sécurité.
08:07Chacun ayant ses solutions.
08:09Mais globalement, on a le même corpus.
08:11On croit à l'idée de liberté, d'initiative.
08:14On croit à l'idée de responsabilité.
08:16On croit à l'idée qu'il faut une économie performante
08:19reposant sur l'économie de marché.
08:21Voilà.
08:21Et sur les questions de société, par exemple.
08:23Vous pourriez le mettre d'accord, M. Routalieu et M. Attal ?
08:25Je vais...
08:26Ils sont à l'opposé.
08:27D'accord.
08:28Bon.
08:30Cette charte, je vais l'écrire, ce soir.
08:32OK.
08:32Je vais l'envoyer.
08:33Parce que ce qui est intéressant,
08:35c'est que non seulement il y a eu 300 maires qui l'ont signé,
08:37mais que derrière, on fait une pétition.
08:39Donc j'invite tous ceux qui veulent signer cette pétition...
08:42J'invite une signature à l'heure où on se parle.
08:43Oui.
08:43À beaucoup.
08:44Oui, d'accord, mais ça date de 36, 48 heures.
08:47Allons-y.
08:48Et donc, ce que je vais faire,
08:49c'est que je vais envoyer cette charte en disant au candidat
08:52« Voilà ce que ça pourrait être. »
08:55À qui vous l'envoyez donc ?
08:55Je l'envoie donc à ceux qu'on connaît,
08:59à ceux dont on sait qu'ils sont candidats,
09:00puisqu'ils sont tous les jours sur la route.
09:02On parle d'Edouard Philippe.
09:03Il y a Edouard Philippe qui fait ses frites.
09:05Il y a David Lissnard qui fait son meeting à Cannes.
09:08Bref, Bruno Retailleau, etc.
09:11Et puis, je ne fixe pas...
09:13Sargnaffo, par exemple ?
09:14Attendez, mais ce n'est pas fini.
09:15C'est mort ?
09:16Il y a un paquet d'eux, quand même.
09:18Un ou l'autre ?
09:18Il y aura un problème dans le couple.
09:20Vous allez jusqu'à eux ou pas ?
09:22Non, je ne fixe pas de limite.
09:24Je dis, est-ce que ces principes-là,
09:27ce sont des principes dans lesquels vous vous reconnaissez ?
09:30Si vous vous y reconnaissez, vous pouvez y participer.
09:33Si vous ne vous y reconnaissez pas,
09:35vous êtes à côté, vous êtes ailleurs.
09:37Mais ce n'est pas à moi de fixer.
09:39Je pense que ce n'est pas à nous,
09:41si tant est, on arrive à faire un collectif là-dessus,
09:43de dire, est-ce que Dominique de Villepin
09:45doit-il participer ou pas ?
09:48Est-ce que ça, oui ou non,
09:50vous vous y reconnaissez ?
09:52Et s'ils vous disent non ?
09:53Non, ils continuent leur vie.
09:55Ils continueront leur campagne.
09:58Et est-ce que dans les conditions,
10:00si vous vous engagez dans cette primaire,
10:02vous vous engagez à soutenir celui qui a été désigné,
10:05quoi qu'il arrive ?
10:06Ça me semblerait naturel.
10:08Mais je vais vous dire, ce n'est pas tellement le sujet.
10:10Le sujet, c'est les élections ou non.
10:12Parce que je vais vous dire,
10:13celui qui pense que parce que vous êtes soutenu par tel autre,
10:15vous allez faire des voix en plus,
10:16ça c'est le monde d'hier et d'avant-hier.
10:19Le monde réel, ce sont des femmes et des hommes
10:22qui sont, je pense, encore au moins une majorité,
10:27si on veut bien leur donner un message d'espérance,
10:31de leur dire que la France peut se redresser,
10:34et les solutions pour cela,
10:35je pense qu'il y a une majorité de Français
10:37qui est encore là-dessus.
10:38Et donc, cette majorité de Français,
10:40on ne doit pas les désespérer par nos histoires.
10:42Ils le sont déjà.
10:42Ah ben là, ils le sont.
10:43Oui, mais attendez, attendez.
10:46Je pense qu'aujourd'hui,
10:48personne ne peut considérer
10:50qu'il est une évidence.
10:53En 2007, il n'y avait pas de débat.
10:55Tout le monde savait que Sarkozy
10:56était le candidat naturel pour tout le monde.
10:58Bon.
11:00Donc là, c'est Édouard Philippe
11:01qui est placé dans les sondages.
11:03Oui, mais enfin,
11:04quand on est à 17 ou 18,
11:06honnêtement, on ne peut pas dire
11:08qu'on est en train de faire l'unanimité
11:10quand celui qui est derrière
11:11est à 14, quoi.
11:12Bon.
11:13Donc, il n'y a pas de candidat
11:14qui se dégage.
11:14Qu'est-ce que vous dites
11:15à Xavier Bertrand et Vémoren ?
11:16On n'est pas obligé
11:16de refaire les conneries à chaque fois
11:18sur la primaire ?
11:19Oui, enfin...
11:20Rappelez-vous 2016 ?
11:21Elle était très bonne, cette primaire.
11:23Elle a été exceptionnelle.
11:24Je dirais même à Xavier Bertrand,
11:26tu devrais au contraire
11:27considérer que c'est une chance pour toi.
11:28Parce que quand on est à 1,5 ou 2%
11:30dans les sondages,
11:31c'est quand même compliqué
11:32de se dire qu'on va finir en tête.
11:33En revanche,
11:34quand on a la chance
11:35d'avoir une primaire,
11:37François Fillon,
11:37il était à 3% au début.
11:39Il a été quasiment élu au premier tour.
11:42Et s'il n'avait pas eu ses histoires,
11:43il aurait été président
11:45dans la République.
11:46Et donc, la primaire,
11:47ça va permettre
11:48à 5, 6, 7 millions de Français
11:51de venir voter,
11:52d'écouter tous ces candidats
11:54qui sont dans cet arc
11:55et de se dire,
11:56tiens, celui-ci,
11:56il a un projet,
11:57mais plus que ça.
11:58Il a un caractère.
12:00Un caractère.
12:01Il a une personnalité.
12:04Il a la densité.
12:05Parce que dans l'État
12:06où est le pays,
12:07il va falloir quand même
12:08quelqu'un qui soit solide.
12:09Et qui incarne un tout petit peu.
12:10Qui avez-vous derrière vous
12:11sur cette initiative Hervé Morin ?
12:13Je l'ai fait de moi-même.
12:14Non mais,
12:14est-ce que Gerard Larcher,
12:16Elbrun Pivet sont derrière vous ?
12:17Ils disent,
12:18ok, banco, on y va ?
12:19J'en ai parlé pour deux.
12:20Je ne peux pas me cacher,
12:20j'en ai parlé aux deux.
12:22J'ai cru comprendre.
12:24Je ne vais pas parler à leur place.
12:25Mais j'ai cru comprendre
12:26qu'ils partageaient assez
12:27l'idée qu'il fallait une primaire.
12:29même plus qu'assez.
12:31Gérard Larcher,
12:32il y a quelques mois,
12:32était pour les sondages.
12:33Puis il constate bien
12:34que les sondages,
12:35ça ne va pas le faire.
12:37Et donc,
12:38aujourd'hui,
12:39mon sentiment,
12:41c'est que
12:41Gabriel Attal,
12:43Bruno Retailleau,
12:44David Lysnard,
12:45qui l'a toujours été,
12:46et
12:50l'essentiel des personnalités politiques
12:52de l'arc,
12:53ils sont favorables.
12:54Il n'y a plus qu'un.
12:56Mais lui,
12:57je dis à Edouard Philippe,
12:58ça va être une grave...
12:59Il n'en veut pas.
13:00Il n'en veut pas.
13:00Oui, d'accord.
13:01Mais c'est une lourde responsabilité.
13:02Parce que
13:02le fait d'aller...
13:04Il fait un ticket avec Gérald Darmanin.
13:04Oui, enfin, d'accord.
13:06Mais le fait d'aller...
13:07Comme ça veut dire Paul...
13:08Non, mais je veux dire,
13:09c'est l'éthiquet, tout ça.
13:10Il y a un candidat.
13:13Ah, c'est un tandem.
13:13Le fait...
13:14Ah bon, il y avait déjà
13:15Premier ministre, c'est ça ?
13:16Il a dit Premier Matelot.
13:17Ah bon, d'accord.
13:18OK.
13:20Mais celui qui va refuser cette primaire,
13:22il va porter une lourde responsabilité
13:24face aux électeurs.
13:25Aux électeurs de sa famille.
13:27Bon, OK.
13:28La gauche, en revanche,
13:29elle va faire une primaire ?
13:30Oui, bien.
13:30Alors la gauche,
13:31elle tente de faire une primaire
13:32et nous, on n'aurait pas le temps
13:32d'en faire une.
13:33Vous voyez ce que je veux dire ?
13:33Mais François Hollande
13:34n'y participera pas.
13:35Oui, mais enfin,
13:36François Hollande,
13:36vous savez,
13:37le retour permanent, ça...
13:38On a connu ça souvent.
13:39Vous n'y croyez pas ?
13:39Ah non, je ne crois pas du tout.
13:40Pourquoi ?
13:40Pas d'envie de François Hollande ?
13:42Mais vous savez,
13:42vous êtes président de la République sortant,
13:44vous êtes tellement...
13:46Les Français vous rejettent tellement
13:48que vous n'êtes même pas capables
13:49d'être candidats à votre propre réélection
13:51et vous pensez que 5 ans plus tard,
13:52les Français sont suffisamment amnésiques...
13:5410 ans plus tard.
13:54Ou 10 ans plus tard, oui, pardon,
13:56sont suffisamment amnésiques
13:57pour se dire
13:59on va recommencer.
14:00Non, ça n'existe pas, ça.
14:01Hervé Morin,
14:01pour l'instant,
14:02les sondages sont implacables.
14:03Quel que soit le cas de figure,
14:04c'est Marine Le Pen qui est élue.
14:06Marine Le Pen,
14:07c'est pour vous
14:07ce qu'il faut éviter à tout prix.
14:10S'il y a un deuxième tour,
14:12pardon, RN et LFI.
14:13Vous faites quoi, pardon ?
14:14C'est la question...
14:14Vous m'avez déjà posé la question.
14:16Oui, mais il faut...
14:17Pour moi,
14:18c'est la même menace pour le pays.
14:20La même ?
14:21C'est le même danger pour le pays.
14:22Le même danger.
14:23Marine Le Pen,
14:24elle a un programme socialiste.
14:27La retraite à 62 ans,
14:28ça ne tient pas la route.
14:29Un instant.
14:30Bon, voilà.
14:31Parlons pas de Mélenchon,
14:32c'est une catastrophe.
14:33Désobéissance civile
14:34de la part de LFI.
14:35Demande d'abrogation
14:36de l'apologie du théorème.
14:37On est bien d'accord.
14:37Attaque sur la famille.
14:38On est bien d'accord.
14:39Vous dites que c'est pareil, ça ?
14:40Non, je dis que ça n'est pas
14:42ni d'un côté ni de l'autre
14:44la solution pour redresser ces pays.
14:45Vous restez sur le nini ?
14:46Je dis qu'il faut un candidat
14:50qui forme une équipe
14:51de personnes qui sont solides,
14:53responsables,
14:54qui ont de l'expérience,
14:55le jeunisme, c'est bon,
14:57et qui disent aux Français
14:59l'économie de marché,
15:00c'est le seul moyen
15:02pour se redresser.
15:03Une construction européenne rénovée,
15:04c'est aussi absolument indispensable
15:06parce que face aux deux grandes mâchoires
15:09que représentent les Etats-Unis
15:11et la Chine,
15:12il nous faut un ensemble européen
15:13qui fonctionne autrement
15:14et que pour cela,
15:15c'est un candidat
15:17qui est dans cette sphère
15:18de la droite et du centre.
15:19Il n'y en a pas d'autre.
15:20Mais vous n'avez pas répondu
15:21à ma question avec moi.
15:22En votre âme et conscience,
15:23il y a un second tour.
15:24Vous entrez dans l'isoloir,
15:25qu'il y a un bulletin RN,
15:26un bulletin LFI.
15:27Qu'est-ce que vous mettez dans l'urne ?
15:29Je ne vais pas commencer
15:30à parler du second tour
15:31avant le premier tour.
15:31C'est un principe de base
15:32dans la vie politique.
15:34Non, mais je vous répondrai
15:36le moment venu.
15:37Oui, mais alors allons-y.
15:39La transparence, la clarté,
15:40c'est maintenant,
15:41c'est pas demain en fait.
15:41Non, non, Laurent Ferreri,
15:42la clarté et la transparence
15:44c'est de faire en sorte
15:44qu'on ait un candidat
15:45qui soit capable de gagner.
15:46C'est ça le sujet.
15:47Écoutez, on verra
15:48si les Français vous entendent.
15:49Un tout petit mot
15:49d'un risque de conflit armé.
15:51Emmanuel Macron,
15:52vous êtes ancien ministre
15:53de la Défense,
15:54a évoqué encore
15:55l'hypothèse d'un conflit armé
15:56en Europe
15:57il y a une dizaine de jours.
15:58Le chef d'état-major des armées
15:59généralement donc pareil
16:00a réitéré ce qu'il avait déjà dit
16:02éventualité d'une confrontation
16:03avec la Russie d'ici 2030.
16:05Est-ce que vous comprenez
16:06ce qui se passe ?
16:07Écoutez, moi j'aimerais bien savoir
16:08sur quoi ça repose
16:09parce que je l'ai souvent entendu.
16:11Ce que je sais,
16:11c'est que si on pense
16:12qu'il peut y avoir
16:13une confrontation
16:14avec la Russie en 2030,
16:15ça veut dire que notre système
16:16de dissuasion
16:17et que l'Alliance Atlantique
16:18est morte.
16:20Parce que ça veut dire
16:21que la dissuasion
16:22qui normalement nous empêche,
16:24nous protège
16:25face à tel risque
16:26n'a pas fonctionné.
16:29Vous voyez donc
16:29les conséquences cataclysmiques
16:33de l'idée
16:34que la Russie
16:34pourrait envahir
16:36un des pays
16:37de l'Alliance Atlantique.
16:38Mais c'est un risque réel
16:39pour vous ou pas ?
16:42Je ne peux pas y croire
16:43parce que ça veut dire
16:43que c'est l'apocalypse.
16:45C'est l'apocalypse.
16:47C'est rassurant.
16:47Oui, mais il faut se dire
16:49les choses telles qu'elles sont.
16:50Si les Russes
16:51envahissent la Pologne,
16:53est-ce que...
16:53Ou un État balte.
16:54Est-ce que...
16:55On entre dans l'inconnu.
16:56Est-ce que voilà.
16:58Donc je voudrais comprendre
16:59sur quoi ça repose.
17:00Très bien.
17:00Trois questions pour terminer
17:01avec des réponses rapides.
17:02Hervé Morin,
17:03si on vous propose
17:04d'être ministre,
17:04vous y allez ?
17:05Vous savez que
17:05je suis président d'une région
17:07que j'adore.
17:09Je suis à ma place.
17:11Attention, ça sera enregistré.
17:13J'adore ma région.
17:15J'essaie d'y faire
17:15plein de choses.
17:16On a une magnifique perspective
17:18de développement
17:19pour l'énergie.
17:20Donc c'est non ?
17:20Pas de poste de ministre.
17:21Pour tout vous dire,
17:22c'est une question
17:23qu'on m'a posée
17:23il n'y a pas si longtemps que ça.
17:24Et vous aviez répondu non-légien.
17:26La première mesure à prendre
17:27pour redonner du pouvoir
17:28d'achat aux Français ?
17:29La première,
17:30toute première,
17:31premier jour.
17:31Ok.
17:33Celle de David Lissard
17:34me plaît,
17:35baisse de la CSG.
17:36Et là,
17:37on donne un bol d'air
17:38aux Français.
17:392027 peut-elle être
17:40la dernière échéance
17:40démocratique dans notre pays
17:42selon vous ?
17:43Est-ce qu'on est
17:43à un point de bascule ?
17:44Est-ce que cette élection
17:45signe la fin d'un cycle
17:46et est-ce qu'on peut
17:47entrer dans un nouveau cycle
17:48qui pourrait être autre chose
17:49que de la démocratie ?
17:52Il y a de grandes menaces
17:53sur la démocratie
17:54avec le nouveau monde numérique
17:57dans lequel on est,
17:58l'IA, etc.
17:59Je ne parle pas de ça.
18:01Mais moi,
18:02je crois au contraire
18:03que si on a quelqu'un
18:05qui libère massivement
18:08la démocratie locale,
18:10la décentralisation,
18:11etc.,
18:11ça peut être une démocratie
18:13comme j'en rêve,
18:14c'est-à-dire une démocratie
18:14de proximité
18:15et de responsabilité
18:18en lien direct
18:18avec celles et ceux
18:19auxquelles on s'adresse.
18:20Mais quand vous entendez
18:21parler de désobéissance civile,
18:23vous ne dites pas
18:23qu'on peut arriver
18:24à un régime libéral ?
18:25Est-ce qu'on n'y est pas
18:26déjà ?
18:26Non,
18:28je sais une chose,
18:30c'est que les Français,
18:30ils veulent de la sécurité,
18:32ils veulent de la stabilité
18:33et de l'autorité.
18:35Donc on peut arriver
18:35à un régime autoritaire ?
18:36Non,
18:36de l'autorité
18:37dans le respect
18:38des lois et règlements
18:40de notre pays,
18:40de la Constitution.
18:41Donc la démocratie
18:42encore de beaux jours
18:43dans notre pays ?
18:44Oui,
18:44je pense qu'on est
18:45un vieux pays
18:47attaché à ça.
18:47D'un vieux continent.
18:49Merci beaucoup Hervé Morin
18:50d'être venu ce matin
18:51dans les grandes interviews
18:51sur CNews et sur Europe 1.
18:53Bonne journée à vous.
18:53Merci Hervé Morin,
18:54merci Laurence Ferrari.
18:55Restez avec nous
18:56sur Europe 1
18:57dans un instant.
18:58Votre club culture
18:59et votre signature
19:00Europe 1 du lundi.
19:00Philippe Vall,
19:01à tout de suite.

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