- il y a 2 mois
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Énergie, était l’invitée du Face à Face sur BFMTV.
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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjon.
00:03Bonjour à tous.
00:04Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes la porte-parole du gouvernement,
00:07vous êtes ministre déléguée à l'énergie. De très nombreuses questions évidemment à vous poser,
00:11notamment sur la question du pouvoir d'achat et du budget.
00:13Mais d'abord après les frappes qui ont repris cette nuit en Iran.
00:17Frappe américaine d'abord, réplique iranienne ensuite et sans doute des navires touchés.
00:22La question des mines dans le détroit d'Hormuz, c'est reparti.
00:25Vous connaissez la position de la France, elle est constante depuis des mois maintenant.
00:28On appelle évidemment au calme, on appelle à la réouverture pacifique du détroit d'Hormuz
00:33et c'est ce à quoi travaille le président de la République, avec notamment nos alliés européens.
00:39Pour autant, on n'est pas sans ignorer évidemment l'impact que ça a sur les Français,
00:43l'impact que ça a sur le prix à la pompe, l'impact que ça a pour nos entreprises.
00:46Et donc on va sûrement parler de la question de la reconduction des aides dans un moment difficile,
00:53dans un moment où on a du mal à dire ce qui va se passer, quelle sera l'évolution des
00:57prix,
00:57évidemment se pose et le Premier ministre l'a clairement mis sur la table chez vos confrères du Parisien dimanche.
01:03Mais pardon, elle fait plus que se poser puisque ce soir c'est la fin de la possibilité de s
01:10'inscrire
01:10pour toucher ces aides au carburant, ce sera prolongé ?
01:13Tout à fait. Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles, notamment pour les entreprises les plus en difficulté.
01:21Nous souhaitons poursuivre ces aides. Nous allons encore discuter dans les jours à venir.
01:25Pourquoi vous ne dites pas ce matin ?
01:26Je vais terminer, pardonnez-moi.
01:27Nous poursuivons ces aides.
01:28Je vais terminer, je vais terminer. Nous avons encore des discussions à mener avec les secteurs les plus touchés
01:33pour réfléchir avec eux dans quelle mesure ces aides doivent être prolongées, à quelle échéance, dans quelle proportion.
01:40Maintenant on va se le dire très clairement, les entreprises les plus en difficulté qui font appel à ces aides
01:45pourront bien sûr dans les semaines à venir continuer à faire des demandes.
01:49Nous n'allons pas fermer les portails, nous n'allons pas fermer les guichets.
01:53Nous avons pris un engagement dès mars dernier, ne pas lâcher les entreprises, encore une fois, les plus en difficulté,
02:01les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, le secteur du bâtiment et du travail public.
02:04Vous nous dites ce matin, Maud Bréjon, que vous ne fermerez pas le guichet des aides.
02:08Non, et nous voulons, nous voulons poursuivre encore une fois ces aides.
02:12Parce que derrière ce sont des salaires et des emplois...
02:14Pardon Maud Bréjon, je ne comprends rien. Je ne comprends pas pourquoi vous dites
02:18que nous souhaitons et pas nous prolongeons les aides.
02:20Nous aurons l'occasion de détailler dans les jours à venir l'ampleur, la durée de cette prolongation.
02:27Il y a encore quelques discussions, quelques réunions à mener avec les filières.
02:32Mais je veux, moi, rassurer tout le monde ce matin, Pauline de Malherbe, on peut jouer sur les mots.
02:35Je veux rassurer tout le monde. Nous ne lâcherons, nous ne lâcherons personne.
02:40Nous avons été aux côtés de ces secteurs d'activité, encore une fois, depuis le départ.
02:45Ces aides ne seront pas suspendues.
02:47Il y a quelques discussions à mener encore, je le dis, sur l'ampleur, l'organisation.
02:52Mais ces aides ne seront pas suspendues.
02:53Pour que les choses soient bien claires, effectivement, et que les gens puissent se projeter.
02:57Les aides seront prolongées, dites-vous, mais on ne sait pas encore exactement dans quelle ampleur.
03:01Dans quelle ampleur et à quelle échéance.
03:02Mais elles seront prolongées.
03:03Vous savez qu'on s'adapte au fur et à mesure, mois après mois, en fonction d'une situation.
03:08Encore une fois, géopolitique, vous l'avez dit en ouverture de l'interview,
03:11qui est très évolutive, qu'on a du mal à anticiper.
03:14Et c'est bien normal, mais notre cap, il est constant.
03:18Qu'est-ce qui doit être discuté ?
03:21C'est quoi ? C'est que vous n'avez plus de sous ?
03:23C'est sans doute une des raisons.
03:25Mais est-ce que vous pouvez l'assumer comme tel ?
03:26Ou est-ce que c'est simplement que vous vous rendez compte que peut-être les aides n'étaient pas
03:29suffisamment précises,
03:31ou pas ciblées sur les bonnes personnes ?
03:32Qu'est-ce qui pourrait changer ?
03:34L'impact budgétaire, il existe et il est complètement assumé.
03:37Nous assumons, encore une fois, des aides qui sont des aides ciblées,
03:40qui ne sont pas des aides universelles,
03:42qui sont à destination de celles et ceux qui en ont réellement besoin,
03:45qui sont particulièrement dépendants de l'évolution du prix du gasoil,
03:50du gasoil non routier notamment,
03:52pour faire fonctionner leur activité, pour faire fonctionner leur appareil productif.
03:56Donc ça, on l'assume.
03:57En fait, j'essaie de me mettre à la place ce matin de ceux, vous évoquiez tout à l'heure,
04:01notamment les pêcheurs, les agriculteurs,
04:03qui sont des professions qui savent que normalement,
04:06enfin qui pensaient se lever ce matin en se disant jusqu'à ce soir minuit,
04:09on a les guichets.
04:10Bon, vous venez de dire, les guichets ne vont pas être fermés.
04:13Je veux rassurer tout le monde.
04:14Mais comment peuvent-ils se projeter ?
04:16Mes collègues, que ce soit pour le secteur de la pêche, de l'agriculture, des transports,
04:21continuent de discuter avec les secteurs concernés.
04:23Il y a probablement des ajustements apportés,
04:27peut-être certaines parties sectorielles qui n'étaient pas complètement couvertes.
04:30Est-ce qu'on peut les aider davantage ?
04:31Vous pourriez élargir ?
04:32On le fera.
04:33Peut-être que certaines, encore une fois, modes organisationnels n'étaient pas parfaitement adaptées.
04:37Mais là encore, sans rentrer dans le détail ce matin,
04:41et dans la mécanique...
04:45Vous êtes comme la ministre de l'État.
04:46Bien sûr, mais sans rentrer dans la mécanique organisationnelle,
04:49ce que je veux dire aux secteurs les plus touchés,
04:51c'est que nous ne les laisserons pas tomber.
04:53Maud Bréjon, ce matin, les prix du carburant, c'est 2,03 euros pour le 95.
05:00C'est 2,20 euros pour le gasoil.
05:02Le baril de Brent est passé au-dessus des 90 dollars à nouveau après les frappes de cette nuit.
05:09Vous anticipez, j'imagine, que ça ne redescende pas ?
05:13Je n'ai pas de boule de cristal.
05:15Et encore une fois, personne ne sait dire quelle sera l'évolution des prix des carburants
05:18dans les semaines à venir, ça dépend notamment de la situation, évidemment, au Moyen-Orient.
05:25J'ai dit deux choses.
05:26J'ai dit d'abord, dans le budget 2027,
05:28le chèque énergie,
05:30le chèque énergie qui est versé en avril,
05:32entre 150 et 270 euros,
05:35pour plus de 4 millions de foyers,
05:364,2 millions de foyers,
05:38de manière automatique,
05:39sera reconduit.
05:40Pourquoi je le dis ?
05:41Donc il n'y aura pas besoin de le demander ?
05:42Je le dis, il n'y aura pas besoin de le demander.
05:44Je le dis parce qu'il y a eu des discussions,
05:48ici ou là,
05:49sur un rabot de ce chèque énergie,
05:51sur une suppression de ce chèque énergie.
05:54Le Premier ministre, j'étais présente,
05:55dès juillet dernier,
05:57arbitré de manière très claire,
05:58au regard de l'évolution des prix de l'énergie
06:01et spécifiquement du carburant,
06:03nous ne touchons pas à ce chèque énergie
06:05qui sera reconduit.
06:07Le chèque énergie reconduit,
06:08vous disiez d'ailleurs qu'il était versé de manière automatique.
06:12Ce n'est pas le cas des aides carburant.
06:15Vous aviez estimé qu'il y aurait 3 millions,
06:17en gros, de Français
06:18qui pouvaient prétendre en profiter.
06:23Combien de personnes ont véritablement fait la demande
06:25et obtenu cette aide ?
06:261,4 million.
06:27Donc c'est beaucoup moins que ceux qui pourraient y prétendre.
06:301,4 million de Français,
06:31aujourd'hui,
06:32ont fait cette demande.
06:33On ne prenait pas de temps.
06:34Aujourd'hui, ont fait cette demande.
06:36Encore une fois,
06:37nous, on estime que c'est normal,
06:39légitime et compréhensible
06:40qu'il y ait un acte volontaire
06:42pour percevoir cette aide.
06:44Il y a certaines conditions à remplir.
06:45Mais ça veut dire que 1,6 million de Français
06:48qui pourraient y prétendre ne l'ont pas demandé ?
06:50Encore une fois,
06:51c'est pour ça qu'on a prolongé.
06:52Moins de la moitié de ceux
06:53à qui ces aides normalement devraient arriver
06:57ne les toucheront pas ?
06:58Ils n'ont pas encore fait cette demande.
07:00C'est pour ça qu'on avait notamment
07:04poursuivi cette possibilité
07:05de faire cette demande d'aide
07:06au-delà de juillet.
07:07Je vais vous poser la question un peu différemment.
07:09Est-ce que vous n'aviez pas anticipé
07:11de manière, j'allais dire, un peu faucheton,
07:13l'idée que sur les 3 millions
07:15qui pouvaient y prétendre,
07:16il y en aurait sans doute la moitié
07:17qui soit ne sauraient pas
07:18qu'ils pouvaient y prétendre,
07:19soit n'auraient pas le courage
07:20d'aller jusqu'au bout du formulaire à remplir
07:22et que donc, ça vous ferait en fait des économies ?
07:23Non, on avait calibré cette aide
07:25pour qu'elle soit, encore une fois, bénéfique
07:28aux Français, un, qui travaillent.
07:29Je le rappelle, c'est une condition
07:31qui est importante.
07:32Et deux, aux Français les plus en difficulté.
07:35Fin juillet, quand on s'est rendu compte
07:37qu'un peu plus d'un million de Français
07:39seulement avaient fait cette demande,
07:40on a décidé de prolonger le guichet
07:43jusqu'à un fin août.
07:44Est-ce que ce guichet sera de nouveau prolongé ?
07:46C'est possible, on doit en discuter.
07:48Vous venez de me dire
07:48qu'il serait prolongé le guichet.
07:50On doit en discuter avec le Premier ministre.
07:51Là, on parle des aides gros rouleurs
07:53pour les Français les plus en difficulté.
07:55Je comprends qu'ils s'y perdent,
07:55les besoins, moi-même, je m'y perds
07:56alors que c'est mon job.
07:57Et moi, j'appelle, j'appelle,
07:59et David Amiel le fait,
08:01Roland Lescure le fait,
08:01à chaque interview,
08:03tous les Français à faire cette demande.
08:05On a mis en place un portail en ligne
08:08le plus simple, le plus accessible possible
08:10de telle façon que, encore une fois,
08:12cette aide puisse être versée
08:13de la manière la plus efficace
08:16pour les Français qui en ont besoin.
08:18et donc, j'invite encore une fois ce matin
08:20celles et ceux qui y ont droit
08:22à faire cette demande.
08:23Maude Bréjon, le patron de Total,
08:26M. Pouyannet, a prévenu, je cite,
08:27s'il y a une taxation des super profits,
08:29on en tirera les leçons.
08:31Il n'y aura plus jamais de plafonnement
08:33des prix de l'énergie.
08:35Qui tient qui ?
08:36Est-ce que c'est Total qui tient le gouvernement ?
08:38Est-ce que c'est le gouvernement qui tient Total ?
08:39La question ne se pose pas dans cet ordre-là.
08:42Nous, on a demandé, depuis encore une fois,
08:44le premier jour, à l'ensemble des distributeurs.
08:44Moi, je vais vous dire pourquoi je pense
08:46qu'elle se pose comme ça.
08:47Lundi dernier, je reçois le ministre de l'Économie,
08:49ici même Roland Lescure,
08:50qui laisse entendre que, oui,
08:51cette taxe sur les super profits,
08:53elle va être prolongée,
08:54parce que, de toute façon,
08:54vous n'avez pas le choix,
08:55vous avez besoin de sous.
08:56Entre-temps, Patrick Pouyannet dit,
08:57attention, s'il y a une taxe sur les super profits,
08:59je fais remonter les prix à la pompe.
09:01Et, troisième étape de la fusée,
09:04Sébastien Lecornu,
09:06qui lui dit hier,
09:07reproduire cette surtaxe à l'identique,
09:09enverrait un très mauvais signal.
09:10C'est un impôt exceptionnel.
09:12Il doit donc rester exceptionnel.
09:14Il a donc entendu l'appel de Patrick Pouyannet.
09:16Je ne suis pas certaine qu'il parlait
09:19exactement de la même surtaxe.
09:21En l'occurrence, Roland Lescure
09:22parlait de surimpôt sur les entreprises,
09:24qui était chiffré à 7,5 milliards d'euros
09:27l'année dernière,
09:28qui est un impôt qui doit être exceptionnel,
09:30exceptionnel,
09:30qui a été mis en place d'abord en 2025,
09:33reconduit en 2026.
09:35Déjà, déjà...
09:36C'est celui-là qui serait reconduit alors ?
09:37Déjà en 2026,
09:39on avait diminué l'assiette.
09:41On avait exonéré les ETI
09:42de cette surtaxe sur les entreprises.
09:45Est-ce que la question de la prolongation
09:47se pose et est étudiée ?
09:48La réponse est oui.
09:50Est-ce qu'on s'était engagé
09:51à ce que cette surtaxe soit exceptionnelle ?
09:53La réponse est également oui.
09:54Donc, si on peut réduire l'assiette
09:58de cette surtaxe,
09:59bien sûr on le fera.
10:00Mais pardonnez-moi,
10:01on ne le fera pas parce que
10:02Patrick Pouyanné ou d'autres
10:04nous le demandent.
10:05On le fera parce que
10:06permettre aux entreprises
10:08de payer un peu moins d'impôts
10:09que ce qu'elles payaient,
10:10je parle pour les très grandes entreprises
10:12l'année dernière,
10:13c'est leur permettre d'investir,
10:14c'est leur permettre de créer des emplois.
10:15Vous avez reçu régulièrement
10:17des patrons sur vos antennes
10:19qui expliquent que trop d'impôts,
10:21c'est ce qui leur empêche
10:22de développer leur appareil productif
10:24et notamment leur appareil productif en France
10:26et donc de créer des emplois.
10:27C'est pour ça qu'on fait attention.
10:29Et ensuite, nous on a demandé
10:31aux distributeurs,
10:31à Total comme aux autres,
10:33d'être extrêmement vigilants.
10:35Que Total aujourd'hui plafonne
10:36les prix en France,
10:37qu'on ait un grand pétrolier
10:38qui soit en capacité
10:40de faire ce geste-là,
10:42qui soit en capacité
10:43de nous aider,
10:44de nous assurer
10:45un approvisionnement suffisant.
10:49Même quand la situation
10:50était particulièrement tendue
10:52sur la question
10:53de l'approvisionnement,
10:54c'est une bonne chose
10:55pour la France.
10:56Vendredi,
10:57la Bulgarie s'est financée
10:59moins cher que la France
11:00sur les marchés.
11:01On est dans une situation budgétaire,
11:03on va sûrement en parler.
11:04On arrive dans une période
11:06qui est la période
11:07de la construction du budget 2027,
11:09qui est très difficile
11:10à plusieurs égards.
11:12Il y a la question des taux,
11:14il y a la question du contexte
11:15au Moyen-Orient,
11:16on en parlait,
11:17qui pèse sur les Français,
11:18qui pèse sur l'activité économique.
11:21Il y a la question du déficit,
11:23qui est un déficit
11:24encore bien trop élevé.
11:26Et puis,
11:26je terminerai sur un point,
11:27quand même,
11:28il y a le contexte
11:29politique national
11:30qui pèse sur notre capacité,
11:33qui pèse sur notre capacité
11:35à redresser les finances publiques.
11:36Et donc,
11:37ça va appeler des choix,
11:38ça va aussi appeler
11:39de la responsabilité
11:40de la part des uns et des autres.
11:41Est-ce que votre responsabilité
11:42n'est pas de dire
11:43que les objectifs
11:45ne seront pas tenus ?
11:46Je rappelle le contexte.
11:48Lorsque le budget 2026
11:50a été écrit,
11:53en réalité,
11:54il était déjà,
11:54semble-t-il,
11:55faussé,
11:55mais il l'est encore plus aujourd'hui.
11:57L'objectif,
11:57c'était 1% de croissance
11:59et un déficit
12:00de 4,7% du PIB.
12:01Aujourd'hui,
12:02la croissance,
12:03le gouvernement lui-même
12:04l'a revu à la baisse.
12:05À partir de 1%,
12:06on est passé à 0,9%,
12:08puis on est passé à 0,7%.
12:10Aujourd'hui,
12:11l'INSEE,
12:12et c'est vendredi
12:13qui l'ont dit,
12:14estime que la croissance
12:15du PIB au deuxième trimestre
12:16était en réalité de 0.
12:18C'est donc une stagnation,
12:20alors que l'estimation
12:21était de plus 0,2%.
12:23Ça veut dire que tout
12:23va être revu à la baisse.
12:25Ça veut dire que déjà,
12:25les 0,7% sur lesquels
12:26vous continuez à tabler,
12:28alors qu'ils étaient déjà
12:29bien moindres
12:30que ceux qui étaient prévus
12:30au départ,
12:31ne seront pas tenables.
12:32Alors, d'abord,
12:33Apolline de Malherbe,
12:34je ne peux pas vous laisser dire
12:35que le budget tel qu'initialement
12:38adopté au Parlement
12:39était un budget faussé.
12:41C'était déjà un budget,
12:43alors on va le dire,
12:44très optimiste.
12:45Non, c'était un budget.
12:46Très optimiste.
12:47Je ne veux pas dire
12:47que vous avez menti,
12:48mais qu'au moins,
12:49vous avez fait preuve
12:49d'un optimisme un peu naïve.
12:50Je voudrais être très claire
12:51pour les Français
12:51qui nous écoutent là-dessus.
12:52C'était un budget
12:53qui s'appuyait sur le contexte
12:55qui était celui de janvier.
12:57Entre-temps,
12:58on a connu la fermeture
12:59du détroit d'Ormouz,
13:00qui a considérablement ralenti
13:02l'économie mondiale,
13:03impacté la croissance française,
13:05pas uniquement,
13:06mais aussi française.
13:07On a vécu un été,
13:08là encore,
13:09extrêmement difficile.
13:10Épisode de canicules
13:11qui se sont enchaînés.
13:13Sécheresse,
13:14impacte aujourd'hui
13:15sur les filières,
13:16je pense notamment
13:17aux filières agricoles.
13:18Et donc, tout ça,
13:19bien sûr,
13:19pèse sur l'économie française.
13:21Mais on n'est déjà plus à 0,7.
13:22Je ne ferai pas,
13:23ce matin,
13:24de prévision d'actualisation.
13:25Enfin, c'est mécanique.
13:26Si l'INSEE nous dit
13:27que c'était zéro
13:28au dernier semestre,
13:30on sait qu'on ne tiendra pas
13:31les 0,7.
13:31Je ne suis pas ministre du budget,
13:32je ne vais pas actualiser ce matin
13:34les prévisions de croissance.
13:36Ce que je peux vous dire,
13:37c'est que tout est fait
13:38et que tout sera fait
13:40pour atteindre l'objectif
13:41que nous,
13:42nous sommes fixés.
13:43Le ministre de l'Action
13:44et des Comptes Publics,
13:45David Amuel,
13:45avait déjà anticipé
13:47ces difficultés
13:48en annonçant
13:49des gels budgétaires
13:50à hauteur de 6 plus 3 milliards.
13:53Donc, c'est des sommes
13:53qui sont extrêmement importantes
13:55et qui visent
13:56à atteindre cet objectif.
13:57Puis ensuite,
13:58il va falloir qu'on regarde devant nous.
13:59On a une année 2027
14:00qui est charnière
14:01sur le plan économique,
14:02sur le plan politique,
14:03sur le plan international.
14:05Et là encore,
14:05dans quelques semaines,
14:06le Parlement va débuter
14:07les discussions budgétaires.
14:09Il serait inconcevable
14:12et irresponsable
14:13de commencer l'année 2027
14:15sans budget pour le pays.
14:17Alors, le problème,
14:18c'est que vous l'avez sans doute
14:19entendu ce week-end,
14:20les socialistes laissent entendre
14:22que la censure arrive
14:23et donc ce budget
14:24ne pourra pas passer.
14:24Oui, alors,
14:26moi, je vous propose
14:26d'abord de repartir
14:27du contexte
14:28et d'un rapport
14:29de l'Inspection générale
14:30des finances
14:30qui dit une chose simple.
14:32Sans budget,
14:33c'est 15 milliards d'euros
14:34de coûts pour le pays
14:35et un déficit
14:36qui pourrait atteindre
14:375,9 %.
14:38Le Premier ministre
14:39a dit une chose
14:40très juste
14:41chez vos confrères
14:42du Parisien dimanche.
14:43Il a dit
14:44les petits calculs politiques
14:45s'arrêtent
14:46là où commence
14:47le risque financier.
14:49Je trouve
14:49cette phrase,
14:51encore une fois,
14:52particulièrement juste
14:53et particulièrement cohérente
14:54dans le contexte.
14:55Il y a un risque financier
14:56pour la France aujourd'hui ?
14:58Si on prive
14:58ce pays de budget,
15:00si on continue
15:01à s'enliser
15:02dans un déficit
15:03dont on n'arrive pas
15:04à sortir,
15:05au regard du contexte
15:06international,
15:07au regard de la hausse
15:08des taux
15:08dont vous avez parlé,
15:10il y a un risque financier
15:11pour le pays
15:12si on ne fait rien.
15:14Qu'est-ce que vous dites
15:14aux socialistes ?
15:15Je dis aux socialistes
15:16comme à l'ensemble
15:17des forces politiques,
15:18d'abord,
15:19vous ne pouvez pas
15:19refuser le débat.
15:20Il y a un point de méthode
15:21qui est très important
15:23nous on va proposer
15:24Vous trouvez que le fait
15:24que c'est une copie de départ ?
15:27Cette idée de censure
15:27plane déjà,
15:28alors même que les discussions
15:29n'ont pas commencé,
15:31ce n'est même pas joué le match ?
15:32Je constate que
15:33annoncer une censure
15:35alors même
15:35qu'on n'a pas lu le dossier
15:38est à la fois
15:41irresponsable
15:43et très décalé
15:44par rapport à la situation
15:46encore une fois
15:47économique du pays.
15:48On ne peut pas avoir
15:49des responsables politiques
15:51qui se prétendent
15:52de partis de gouvernement
15:53et en même temps
15:54avoir des censures
15:55avancées
15:55avant même
15:56qu'on ait mis
15:57sur la table
15:59la copie budgétaire.
15:59Le même Olivier Faure
16:00qui a été en réalité
16:01votre allié
16:02pour le dernier budget
16:04aujourd'hui
16:05est celui
16:06qui laisse entendre
16:07qu'il n'y aura même pas
16:07de discussion.
16:08nous on va encore une fois
16:10tendre la main
16:11à toutes les forces politiques
16:12toutes
16:13qui ont envie
16:13de discuter
16:14et qui ont envie
16:15de travailler.
16:16On ne négocie pas
16:18avec les uns
16:19ou les autres
16:19je pense notamment
16:20au RN
16:20ou LFI
16:21mais enfin
16:22on fait avec
16:23l'Assemblée nationale
16:23et avec les élus
16:24que les français
16:25ont choisi.
16:26Et puis
16:27ensuite
16:27il y aura des amendements
16:29il y aura des modifications
16:30à ce budget
16:30ça va prendre du temps
16:32et nous
16:32à Pauline de Malherbe
16:33on prendra
16:34tout le temps qu'il faut
16:35pour cette discussion
16:36budgétaire
16:37mais ce travail-là
16:38il doit se mener
16:39et les parlementaires
16:41la première prérogative
16:42d'un parlementaire
16:43c'est de discuter
16:44et c'est de voter le budget.
16:46Vous êtes toujours
16:47membre du parti Renaissance ?
16:49Je suis toujours membre
16:50du parti Renaissance.
16:50Et pourtant
16:51vous soutenez
16:52Edouard Philippe Horizon ?
16:53Oui.
16:53Et non pas Gabriel Attal
16:54le candidat de Renaissance ?
16:55Alors sans transition
16:55Je suis un peu perdue.
16:58Sans transition
16:58moi je me suis engagée
16:59il y a
17:00près de dix ans maintenant
17:02avec le président
17:03de la République
17:04que je suis très fière
17:04de servir
17:05et qui a d'ailleurs
17:05fondé ce parti.
17:07J'ai une conviction
17:08profonde
17:09c'est qu'on doit réussir
17:10à unir aujourd'hui
17:11la droite et le centre
17:12face à la montée
17:13de l'extrême droite
17:14et à la montée
17:15de l'extrême gauche.
17:16Il y a un candidat
17:17aujourd'hui
17:18un candidat
17:19qui est en capacité
17:20d'être au second tour
17:21et de gagner
17:22cette élection présidentielle
17:23à droite et au centre
17:24c'est Edouard Philippe.
17:25Donc vous dites à Gabriel Attal
17:26que c'est le moment
17:27de se retirer ?
17:28Je dis aux français
17:29qui nous écoutent
17:30je dis à tous mes amis politiques
17:32qu'ils soient de la droite
17:33du centre
17:34encore une fois
17:35dans notre famille politique
17:37il n'y a pas match
17:38il n'y a pas match
17:39Edouard Philippe
17:40est le seul
17:41à pouvoir
17:41se qualifier au second tour
17:43et gagner
17:44pour l'instant
17:45et gagner
17:46l'élection présidentielle
17:50je vois
17:50les différentes enquêtes
17:52d'opinion
17:53publiées
17:54il y a encore deux jours
17:55sur BFM TV
17:55il est
17:57de très loin
17:58le mieux placé
17:59il fait
17:59le double
18:00de ses concurrents
18:01encore une fois
18:02au sein de la droite
18:02et du centre
18:03au premier tour
18:04il est en capacité
18:05de rassembler
18:06Gabriel Attal
18:07doit se retirer
18:07avec
18:08un projet
18:09pardonnez-moi
18:10je ne m'adresse
18:11pas qu'à Gabriel Attal
18:12je m'adresse
18:13c'est votre patron
18:14c'est quand même
18:15le patron
18:16de votre famille politique
18:18vous êtes membre
18:19de renaissance
18:19j'ai quand même
18:20du mal à comprendre
18:20d'abord mon patron
18:21c'est le président
18:22de la république
18:22et le premier ministre
18:23et ensuite je m'adresse
18:25à l'ensemble
18:25des forces politiques
18:26donc Gabriel Attal
18:27et Bruno Rotaillot
18:29dans ces cas-là
18:29ça veut dire
18:29Bruno Rotaillot
18:30Xavier Bertrand
18:31Laurent Wauquiez
18:34pardonnez-moi
18:34il n'y a pas que
18:35les candidats
18:36supposés ou déclarés
18:37à la présidentielle
18:38il y a aussi
18:38des responsables politiques
18:40importants
18:40je pense à Yael Brune Pivet
18:41par exemple
18:42chez nous
18:43il y a des femmes
18:43on en parle moins
18:44mais qui ont un rôle
18:45à jouer dans cette élection
18:46présidentielle
18:47moi je veux dire
18:48une chose simple
18:48Edouard Philippe
18:50il a de la constance
18:51de l'expérience
18:53et une vision claire
18:54pour le pays
18:54voilà
18:55c'est le plus à même
18:56d'être en capacité
18:57de rassembler
18:58c'est le seul aujourd'hui
18:59c'est le seul aujourd'hui
19:00qui peut éviter
19:01au pays
19:02le cauchemar
19:03d'un second tour
19:04entre le rassemblement national
19:05est-ce qu'il faut des primaires
19:05et la France
19:06est-ce que ça suffira
19:08que vous fassiez
19:09ce genre d'appel
19:10est-ce qu'il faut
19:11à un moment
19:11une primaire
19:12Gabriel Attal
19:12dit pourquoi pas
19:13Bruno Rotadio
19:14dit s'il y en a une
19:15j'y participerai
19:17David Disnard ici même
19:18disait
19:19faisons une grande primaire
19:20Edouard Philippe dit non
19:21il y a une forme
19:21d'hypocrisie
19:22dans les déclarations
19:23des uns et des autres
19:25d'abord parce que
19:26ceux qui disent aujourd'hui
19:27pourquoi pas
19:27disent non hier
19:28et ensuite parce que
19:29quand vous rentrez
19:30dans le détail
19:30et je sais que vous prenez
19:31le temps de le faire
19:32ils ne placent pas tous
19:33le curseur de la primaire
19:35au même endroit
19:36entre ceux qui veulent
19:37une primaire
19:38du parti socialiste
19:39ALR
19:40ceux qui veulent
19:40une primaire
19:42de la droite
19:43à Sarah Knafo
19:45ceux qui disent
19:46j'accepte une primaire
19:47mais je ne m'engage pas
19:47je termine
19:48mais je ne m'engage pas
19:49à soutenir le gagnant
19:50ce qui est quand même
19:50un concept
19:51vous en conviendrez
19:52assez particulier
19:53donc je crois que
19:54le temps est venu
19:55de parler aux français
19:56je crois qu'encore une fois
19:57le temps de la primaire
19:58oui mais comment
19:59le temps de la primaire
20:00le temps de la primaire
20:02le temps de la primaire
20:04est terminé
20:06il n'y a
20:07encore une fois
20:07je le dis
20:07plus match
20:08Edouard Philippe
20:09est le seul
20:10à pouvoir faire
20:11ce rassemblement là
20:12et je pense que
20:13les français
20:14je pense que les français
20:15commencent à le voir
20:16et que l'heure
20:17est désormais
20:17à parler aux français
20:19non pas à parler
20:21entre partis politiques
20:22mais à parler
20:23à l'ensemble
20:24encore une fois
20:25des français de la droite
20:25du centre
20:26des français qui doutent
20:27qui ne se retrouvent pas
20:28forcément dans les partis
20:29politiques aujourd'hui
20:30mais qui estiment
20:31comme nous
20:31que l'école
20:32doit être une priorité
20:33que le redressement
20:34budgétaire du pays
20:35est la condition
20:36sine qua non
20:37il n'y a plus match
20:37et le temps de la primaire
20:38c'est fini
20:39qu'il faut avancer
20:41pour plus de fermeté
20:42notamment sur le régalien
20:43que la France
20:44ne se construit pas
20:45sans une union européenne
20:46forte
20:47voilà ce qu'on pense
20:48Merci Maude Bréjon
20:50porte-parole du gouvernement
20:51quand vous dites
20:51voilà ce qu'on pense
20:52ça veut dire que
20:53vous pensez que
20:54Gabriel Attal
20:55Bruno Retailleau
20:56Edouard Philippe
20:56pensent à peu près
20:57la même chose
20:57et que donc
20:57autant se mettre
20:58derrière le gagnant
20:59c'est ça ce que
20:59je comprends dans vos mots
21:01je pense qu'on peut avoir
21:02des différences de nuances
21:03mais qu'on est d'accord
21:04sur l'essentiel
21:04et c'est pas pour
21:06d'ailleurs
21:06c'est pas pour rien
21:07qu'on gouverne ensemble
21:07depuis des années maintenant
21:08Bruno Retailleau
21:09était ministre de l'intérieur
21:11de François Bayrou
21:11qui lui-même a été
21:13un des premiers grands alliés
21:14du président de la République
21:15Merci Maude Bréjon
21:16d'avoir répondu à mes questions
21:17porte-parole du gouvernement
21:18et ministre délégué
21:19à l'énergie
21:20jeep
21:20jeep