00:00– Un deuxième tour qui opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen,
00:02vous faites quoi de Marine Le Pen ?
00:04– Encore un peu plus loin dans la politique fiction.
00:07– Ce n'est pas vraiment de la politique fiction
00:08quand on voit certaines études d'opinion de Dominique de Villepin.
00:11– Oui, enfin on en est encore loin.
00:13– Vous ne voyez pas que Jean-Luc Mélenchon a de fortes choses ?
00:15– Non, je ne fais pas de politique fiction,
00:19j'ai toujours dit la conviction qui était la mienne.
00:21Je ne place pas la France insoumise sur le même plan que le Rassemblement national.
00:27– Pourquoi ?
00:28– Parce que l'héritage historique du Rassemblement national,
00:32les engagements qui ont été ceux du Rassemblement national
00:34ont profondément marqué la ligne politique
00:37et que cette ligne politique pour moi,
00:39elle est entachée d'un certain nombre de risques.
00:41Je ne suis pas prêt à prendre ces risques.
00:44Alors, en ce qui concerne le scénario que je ne fais pas,
00:48et donc je ne réponds pas à votre question,
00:51parce que si on commence à répondre à toutes les questions
00:53qui sont farfelues, on ne s'en sort pas.
00:56– Ce n'est pas farfelue ?
00:56– Si, elle est farfelue, parce que je ne crois pas du tout
00:59que Jean-Luc Mélenchon ait la capacité,
01:01il est aujourd'hui très haut, tout le monde suppose que
01:03parce qu'il est très haut, il ira encore plus haut.
01:06À un moment donné, on est rattrapé par un certain nombre de réalités.
01:09Jean-Luc Mélenchon a franchi, ou en tout cas s'est approché
01:12d'un certain nombre de lignes rouges,
01:13et je l'ai dit à chaque étape, qu'il s'agisse de l'affaire Durand,
01:19qu'il s'agisse du jeu autour d'un certain nombre de noms à consonance juives,
01:24je trouve cela dangereux dans notre démocratie,
01:26et donc je le dis très clairement, il ne faut pas d'ambiguïté avec la République.
01:32On est dans la République, on défend la République,
01:35et sinon, on se met en marche.
01:37– Mais vous vous sentez plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le Pen.
01:39– Vous ne diriez pas, comme Édouard Philippe,
01:41jamais je ne voterai pour un candidat ARN, ni pour un candidat LFI ?
01:45Vous ne diriez pas ça ?
01:46– Une fois de plus, je n'imagine pas ce scénario,
01:49je pense qu'il faudrait que le pays,
01:51et que tout l'espace central ait complètement choisi la résignation,
01:56ait refusé de mener le combat.
01:59Aucun rassemblement n'aurait donc eu lieu,
02:01aucun bon sens ne se serait opéré pendant cette campagne électorale,
02:04et on aurait abandonné le pays à la radicalité.
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