00:00Je voudrais qu'on regarde cette photo de la boue qui a absolument tout englouti,
00:05cette photo de l'AFP, qui est elle aussi très impressionnante, qu'on a reçue ce matin,
00:10qui se passe presque de commentaires tant elle est éloquente.
00:12On comprend aisément, Olivier Gallichet, quatre jours après,
00:16que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuise sérieusement,
00:19en tout cas dans certains endroits.
00:21Oui, c'est très compliqué.
00:22Alors, j'ai vu qu'ils avaient retrouvé une fillette hier, apparemment, dans une poche de survie.
00:28Mais la difficulté, c'est qu'en termes de secours, on n'est pas du tout dans quelque chose de
00:31conventionnel.
00:32On n'est pas dans l'inondation et on n'est pas dans ce qu'on appelle le sauvetage des
00:35bléments.
00:36Le sauvetage des bléments, c'est que j'ai un tremblement de terre, les maisons s'écrasent,
00:38mais avec les blocs de béton, ça fait quand même des poches de survie et on peut intervenir.
00:42Là, on est sur une coulée de boue, lave torrentielle, etc.
00:45Et c'est 10 à 15 mètres de boue.
00:48C'est un vrai problème.
00:49Pour les secours, on ne sait pas faire.
00:51Et c'est aussi pour ça qu'il n'y a pas eu de demande spécifique.
00:53On n'a pas de doctrine liée à ça.
00:54En 2015, suite au tremblement de terre au Népal, justement,
00:57on a eu un village qui était complètement enseveli comme ça.
01:00Et en lien avec le MAE, parce que des Français manquaient à l'appel dans ce village,
01:03on nous a demandé qu'est-ce qu'on peut faire au niveau de la sécurité civile.
01:05Il n'y a pas de solution, en fait.
01:07Il n'y a pas de doctrine par rapport à ça.
01:08Il n'y a pas de doctrine.