- il y a 2 mois
La crue dévastatrice survenue à la frontière entre le Népal et le Tibet mercredi 26 août a fait au moins 633 morts selon le dernier bilan des secours. Au moins quatre Français sont portés disparus à ce jour.
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00:00Pour commencer, on voulait vous montrer cette photo, ce visage, ce regard, cette détresse qui fend le cœur,
00:08peut-être l'avez-vous déjà vu, et qui reflète le drame humain en cours au Népal.
00:14Touché il y a trois jours maintenant par un déluge de glace et de boue, ce matin, le bilan, qui
00:20ne cesse de s'alourdir,
00:21naturellement, fait état de plus de 630 morts et de plus de 3000 disparus, parmi lesquels quatre Français, je vous
00:27le disais,
00:27les secours qui opèrent dans des conditions extrêmes, alors que les chances de retrouver des survivants s'amenuisent de jour
00:34en jour,
00:35le tout sous le risque de nouvelles inondations. On va retrouver Angie Luata, qui est l'envoyée spéciale de BFMTV,
00:42dans la province de Nouakot, épicentre, en quelque sorte, de cette tragédie. Bonjour Angie, c'est une véritable course contre
00:48la montre
00:48pour les secouristes confrontés au désarroi des proches des milliers de disparus, Angie.
00:58Et cette course, elle se joue sur l'image que vous voyez actuellement, qui est celle que vous propose William
01:03Gay.
01:03Vous voyez ces hélicoptères, ils viennent juste d'atterrir. Nous avons vu quelques personnes en sortir.
01:08Pour nous, c'est une information, mais pour les gens qui sont autour de nous, c'est bien plus que
01:13ça.
01:13C'est extrêmement important parce que tout autour de nous, il y a des gens qui sont venus pour essayer
01:19de voir
01:20s'il y avait encore un espoir que l'une des personnes portées disparues, l'un de leurs proches, puisse
01:25être dans l'un de ces hélicoptères.
01:27Donc ce sont des moments extrêmement intenses, des moments de tension émotionnelle très très fort pour les Népalais qui sont
01:35avec nous,
01:35qui nous entourent. Vous le voyez, certains tentent d'immortaliser ces instants parce que peut-être, peut-être que dès
01:41que se pose l'un de ces hélicoptères,
01:43eh bien l'espoir renaît. Voilà, c'est la réalité de ce que nous avons sous les yeux. Vous l
01:48'avez dit, il y a des milliers de disparus.
01:50Les bilans sont évolutifs. On parle aujourd'hui actuellement d'environ 3000 personnes, mais cela pourrait encore évoluer.
01:57Hier à Katmandou, nous avons vu des gens venir dans les hôpitaux tenter de prendre des nouvelles d'une éventuelle
02:03personne
02:04qui aurait été admise dans ces hôpitaux. Mais regardez, tout autour de nous, la réponse se joue ici avec cette
02:10base arrière
02:11qui a été transformée pour que les hélicoptères puissent décoller. Ça a été compliqué ces derniers jours parce que le
02:18temps était à l'orage.
02:19Le ciel s'est légèrement découvert et donc désormais, les hélicoptères peuvent aller dans les zones sinistrées.
02:24Il y a des roulements extrêmement rapides d'hélicoptères, assez fréquents. Nous avons vu, depuis que nous sommes arrivés, il
02:30y a environ 20 minutes,
02:324 hélicoptères décoller, 4 hélicoptères atterrir. Et à chaque fois, c'est un moment d'émotion intense parce que le
02:38Népal vit un véritable drame humain.
02:41Et qu'en plus, il s'inscrit dans un terme particulièrement éprouvant pour les gens qui est celui de l
02:47'incertitude.
02:47L'incertitude des zones sinistrées, à quoi ressemble-t-elle actuellement ? Et l'incertitude surtout des personnes disparues.
02:54Vont-ils pouvoir retrouver leurs proches ? C'est la question que tout le monde se pose ici, bien évidemment.
02:59Anjil Wata avec William Gay à Abidur au Népal, dans la province de Nuwakot, épicentre de cette tragédie.
03:07Tragédie, je vous le disais, on vous retrouvera évidemment tous les deux tout au long de cette émission.
03:13Bonjour Guillaume, c'est chez Jean-Aliste Météo BFM TV. Bienvenue.
03:16Gaëlle Musquet nous accompagne aussi. Bonjour Gaëlle, spécialiste de la prévention des risques naturels.
03:20Patrick Desbois nous a rejoint. Bonjour et bienvenue.
03:24Vous êtes le président de l'association Yadinounoun, dont fait partie Katerina Douzenko,
03:28Katerina Douzenko, franco-ukrainienne, portée, disparue au Népal depuis le milieu de cette semaine,
03:34depuis cette coulée de boue qui a fait au moins 630 morts et des milliers de disparus.
03:40Au moins 3000 disparus, nous dit-on ce matin.
03:43Le général Pédystrandi est aussi avec tout, consultant défense BFM TV.
03:46Bonjour Jérôme, avec vous.
03:46Bonjour.
03:46On va voir notamment quel est le rôle de l'armée dans tout ça, des militaires chinois,
03:50et puis tout ce qui porte sur les difficultés d'accès, y compris pour les hélicoptères,
03:54dans cette région accidentée. Rémi Desbois, bonjour. Vous êtes sapeur-pompier
03:58et membre des pompiers de l'urgence internationale.
04:00Vous vous retrouvez aux côtés d'Olivier Ravanello, éditorialiste internationale BFM TV.
04:04Bienvenue à tous les 6 d'abord, et il en était question dans ce duplex de notre envoyé spécial à
04:10l'instant,
04:10Angile Ouata, Rémi Desbois, l'extraordinaire complexité du travail des secouristes actuellement au Népal.
04:18C'est littéralement le chaos là-bas ?
04:20Tout à fait. C'est littéralement le chaos.
04:22Et mes collègues secouristes ont des difficultés pour évoluer sur les décombres.
04:27Enfin, pas sur les décombres, mais sur la boue.
04:29C'est bien le problème d'ailleurs, ce ne sont pas des décombres.
04:32Alors c'est terrible quand surgit, survient un séisme.
04:35C'est presque pire, d'une certaine manière.
04:37Ce n'est pas presque, c'est pire.
04:39Il n'y a plus d'espace de survie, il n'y a plus de zone où on peut espérer
04:44trouver,
04:45sous la boue, des personnes vraiment vivantes, vivantes ensevelies.
04:51Ce sont des conditions auxquelles les secouristes ont l'habitude de faire face,
04:58ou c'est, d'une certaine manière, rarissime ce qui se passe en ce moment même au Népal,
05:05à la frontière avec le Tibet ?
05:07Alors, nous avons l'habitude de nous entraîner sur des théâtres de catastrophes,
05:10tels qu'ils soient, mais vous comprendrez bien qu'il est difficile de travailler sur de la boue,
05:15en réel et en formation.
05:17Donc c'est vraiment des choses qui sont exceptionnelles,
05:21où nous n'avons pas une habitude,
05:24et nous ne sommes pas formés à 100% pour ce genre de théâtre d'opération.
05:28– Et il faut bien comprendre aussi, Gaël Musquet, que les conditions,
05:31elles évoluent constamment, météorologiquement parlant aussi,
05:37c'est-à-dire que pour les secouristes,
05:39aucune minute ne ressemble à la précédente,
05:43dans le travail de secours.
05:46– Tout à fait, on est dans une période de mousson,
05:47et les services météorologiques internationaux,
05:50ceux de l'OMM notamment, émettent des bulletins,
05:53là, ils en avaient émis un, pour la semaine du 20 au 27 août,
05:58justement sur ces risques à la fois de pluie,
06:00qui génèrent des inondations, de glissements de terrain,
06:04et des bulletins dès le mois d'août soulignaient
06:07qu'il y avait aussi des risques liés aux températures anormalement élevées
06:10dans cette sous-région, qui risquaient malheureusement
06:12de provoquer ce type de catastrophe.
06:14Et donc là, oui, cette pluie de mousson ramène de l'eau,
06:17avec ce barrage qui a pu se former,
06:20qui complexifie malheureusement,
06:22la liberté de ces secouristes,
06:25de ces urgentistes qui ont besoin de calme,
06:28qui ont besoin de s'assurer aussi
06:30de leur propre sécurité pour pouvoir sauver la vie,
06:32évidemment, de personnes qui en ont besoin,
06:34d'éviter aussi les sur-accidents.
06:36Il faut imaginer que ces heures de vol d'hélicoptère,
06:39c'est toujours des risques supplémentaires
06:42pour les personnes secourues,
06:43et évidemment pour les sauveteurs,
06:44et pour des machines qui sont rares
06:46et qui sont précieuses dans ces moments
06:48et dont on a vraiment besoin
06:50pour observer ce qui se passe.
06:52Et évidemment, transporter des vivres,
06:55des moyens sur des routes,
06:57des ponts qui ont été complètement soufflés
06:59par cette vague meurtrière.
07:01À propos des moyens, d'ailleurs,
07:02des moyens techniques
07:03qui aident grandement
07:05les secours actuellement au Népal,
07:07général Pellistrandi,
07:08il y a un moyen en particulier,
07:09on va découvrir des images
07:12de ces drones.
07:13Ce ne sont pas les drones qu'on a l'habitude
07:14de voir en France naturellement.
07:16Ce ne sont pas des drones de loisirs.
07:18Loin de là, déjà, ils sont énormes
07:20par rapport à ceux que l'on connaît.
07:23Est-ce qu'on peut dire
07:24qu'ils remplacent les hélicoptères
07:29pour secourir les personnes ?
07:29Ce sont des images très intéressantes.
07:31Alors là, on est du côté chinois.
07:32Il faut bien préciser,
07:34auparavant, avec Angel,
07:35on était du côté népalais.
07:36Là, ce qui est assez étonnant,
07:37c'est la première fois que je vois ça.
07:39Vous avez un drone de type quadricoptère
07:41qui a permis d'élitrier un secouriste.
07:44C'est-à-dire que vous avez un secouriste,
07:46on le voyait tout à l'heure,
07:46en combinaison rouge,
07:48qui est accroché sous ce type de drone.
07:50Et donc, les Chinois maîtrisent
07:52effectivement cette capacité.
07:54Alors, le quadricoptère
07:55remplace un hélicoptère,
07:57en quelque sorte.
07:58La seule chose, c'est qu'il est
08:00télépiloté à distance.
08:02Quand vous élitriez,
08:04donc là, vous voyez sur ces images,
08:07quelqu'un à partir d'un hélicoptère,
08:09le pilote et le copilote,
08:10ils sont juste au-dessus.
08:11Ils évaluent la situation.
08:13Là, il faut que le secouriste
08:15soit très confiant
08:17dans le télépilote de drone.
08:20Et c'est ça, ce qui est assez intéressant,
08:22c'est que, alors la question est,
08:23ce type de drone qui a une capacité
08:25d'environ à peu près une centaine de kilos
08:27peut transporter,
08:28là, on le voit, un secouriste,
08:30il peut transporter du ravitaillement.
08:34L'intérêt, c'est qu'on est dans des zones
08:36extrêmement escarpées.
08:38Donc, les vols d'hélicoptères,
08:40enfin, d'objets volants,
08:41c'est compliqué.
08:42En tout cas, aucun avion ne peut se poser,
08:44il n'y a pas de piste.
08:45Donc, on ne peut aller que par,
08:46effectivement,
08:47ou drone,
08:48ou par hélicoptère.
08:49Et ces images,
08:50c'est la première fois
08:51que l'on voit, effectivement,
08:54un élitroyage
08:55d'un homme,
08:56d'un secouriste,
08:56à partir d'un drone.
08:58Et là, on est du côté chinois,
09:00ce qui n'est pas le cas du côté népalais.
09:01– On voit, général,
09:02au mur,
09:03l'engin
09:05dont vous nous parlez,
09:06justement.
09:07– Et c'est ça,
09:08ce qui est quand même
09:09très intéressant.
09:11Il faut aussi souligner
09:13que pour les autorités chinoises,
09:15c'est un enjeu
09:16extrêmement important
09:16de communication.
09:18On est,
09:18c'est la partie tibétaine,
09:21donc il faut montrer
09:22la technologie,
09:23la capacité chinoise
09:26à innover.
09:27Voilà.
09:28Donc là,
09:28il y a aussi ces images-là,
09:29mais vous voyez,
09:30ce sont des évolutions technologiques
09:32et sur lesquelles
09:33il faudra effectivement regarder.
09:34Maintenant,
09:35effectivement,
09:35la question qui se pose,
09:36et je dirais,
09:38retour d'expérience,
09:39c'est, voilà,
09:39le secouriste,
09:40il se confie
09:41à une machine
09:42qui est télépilotée.
09:43Est-ce que nous,
09:44nous serions capables
09:45d'aller jusque-là ?
09:46– Le rôle,
09:49voire la responsabilité
09:50d'une certaine manière
09:51de la Chine
09:53est central
09:54dans les échanges
09:56que nous avons
09:56ici.
09:57– Ce pays,
09:58et les autorités de ce pays
09:59font face
10:00à un défi particulier.
10:02Il est dirigé
10:03depuis quelque temps
10:03par un tout jeune homme
10:05qui a 36 ans
10:06qui s'appelle Balendra,
10:07qui est un ancien rappeur
10:09et qui a été élu,
10:10qui a été porté
10:11par une vague d'exploits,
10:12notamment de la jeunesse,
10:13incroyable.
10:14Et lui a été élu
10:15en disant
10:15« Tous les anciens
10:17qui font de la politique
10:18depuis des années
10:18sont corrompus,
10:19sont inefficaces,
10:20je vais apporter
10:21un souffle nouveau. »
10:22Donc pour lui,
10:22c'est un défi
10:23extrêmement important.
10:24Et dans ce défi,
10:25le général l'expliquait,
10:27vous avez un pays
10:27qui est coincé
10:28entre deux géants,
10:28vous avez la Chine au nord
10:29et l'Inde au sud,
10:31et depuis toujours,
10:32le Népal hésite
10:33entre les deux
10:34ou se rapproche
10:35de l'un ou de l'autre.
10:36Et là,
10:36vous avez un Premier ministre
10:38qui ne veut pas
10:39prendre parti
10:40et qui est en train
10:41de voir comment est-ce
10:43qu'il peut obtenir
10:43de l'aide à la fois
10:44de l'Inde,
10:45à la fois de la Chine,
10:46à la fois de l'Union européenne
10:47et traditionnellement,
10:49dans ces crises,
10:50vous avez toujours
10:50les voisins
10:51qui essayent,
10:52en apportant de l'aide,
10:53et bien aussi
10:54d'étendre leur influence.
10:55Donc il y a ça
10:56qui se joue aussi
10:57en ce moment,
10:58qui est très politique,
10:59qui est très diplomatique,
11:00mais qui peut dessiner
11:01le destin de ce pays
11:02dans les années à venir.
11:03Différents enjeux
11:04au cœur
11:04de ce qu'il faut bien appeler
11:05un drame humanitaire
11:08dont vous êtes témoin,
11:09je le rappelle,
11:10Angile Ouata,
11:11vous êtes au Népal
11:12pour BFM TV.
11:14Je vais vous montrer
11:14concrètement
11:15ce qui se passe,
11:15ce qui se joue
11:16d'un point de vue
11:16humanitaire
11:17dans cette localité
11:18où nous nous trouvons.
11:19Nous sommes à Bidour,
11:20c'est l'une des dernières
11:21localités
11:21où nous pouvons
11:22nous rendre
11:23une des dernières
11:24localités accessibles.
11:25Les autres sont des zones
11:26beaucoup trop sinistrées
11:27pour s'y rendre
11:28beaucoup trop dangereuses
11:29également.
11:30Vous avez vu
11:30ces litres d'eau
11:31qui ont été prépositionnés
11:33par des gens
11:33qui viennent de Katmandou
11:34et qui amènent de l'eau
11:35précisément dans ces zones-là
11:37parce qu'évidemment,
11:38il y a des problèmes
11:39d'approvisionnement
11:40pour les gens
11:41dans ces zones
11:41que ce soit en termes
11:42de nourriture
11:43ou que ce soit
11:43en termes d'eau potable.
11:44D'autant que la crue,
11:46bien évidemment,
11:46a pour le coup
11:48particulièrement
11:49endommagé
11:50les réseaux d'eau
11:50habituels.
11:51Je voulais vous montrer
11:52surtout si on progresse,
11:53si on avance ici
11:54avec Willem Guev.
11:55Vous voyez au loin
11:56cette zone
11:57qui constitue presque
11:59le dernier point
12:01où nous pouvons
12:02accéder
12:02avec des pelleteuses
12:03qui sont en train
12:04de travailler,
12:05des gens qui sont ici
12:06sur le côté,
12:07qui observent tout cela,
12:08qui tentent de venir
12:09en aide
12:09à des personnes sinistrées
12:11également.
12:11C'est une situation
12:12humanitaire extrêmement
12:13inquiétante
12:14que nous avons sous les yeux
12:14alors que les recherches,
12:15vous le savez,
12:16se poursuivent.
12:17Nous avons vu
12:17de nombreux hélicoptères
12:18voler depuis ce matin
12:20dans le ciel de Bidour,
12:22ici,
12:22où nous nous trouvons
12:23avec Willem Guev.
12:24Vous voyez encore
12:25ces images
12:26assez saisissantes,
12:28cette boue
12:28qui s'est amoncelée
12:30qui est venue
12:31jusqu'ici,
12:32jusqu'à ce village
12:33de Bidour,
12:34où nous nous trouvons
12:34donc actuellement.
12:36Et je vous rappelle
12:37le bilan humain
12:39actualisé ce matin,
12:40plus de 630 morts
12:42à J plus 3
12:43et quelques 3 000
12:45disparus,
12:46parmi lesquels,
12:46et on voit cela
12:47en détail avec vous,
12:48Mathis Menuh,
12:49bonjour Mathis,
12:50parmi les 4 Français
12:53portés disparus,
12:54que sait-on d'eux
12:55ce matin ?
12:56On sait qu'il y a
12:573 femmes,
12:58un homme entre 30
12:59et 50 ans,
13:00voyez leur nom,
13:01dont celui
13:02de Betty Benredouane,
13:04c'est une Marseillaise
13:05de 47 ans,
13:06elle est partie au Népal
13:07il y a une semaine
13:08et demie
13:08pour faire du trek,
13:09elle devait rentrer
13:10ce week-end,
13:11écouter l'inquiétude
13:12d'une de ses amies.
13:14C'était un voyage
13:16spirituel très important
13:17pour elle,
13:18elle faisait que dire
13:19qu'elle allait trouver
13:20peut-être quelque chose
13:21là-bas,
13:22elle disait qu'il y a
13:23quelque chose
13:23qui l'attendait,
13:24en fait on est désespérés
13:25parce qu'on n'a
13:26aucune information.
13:29Autre ressortissante
13:30disparue,
13:30Katrina Douzenko,
13:32franco-ukrainienne
13:32de 38 ans,
13:34elle a quitté l'Ukraine
13:35à cause de la guerre,
13:36elle est arrivée en France
13:37pour faire de l'associatif
13:38et elle est déjà allée au Népal
13:39plusieurs fois
13:40là encore pour du trek,
13:42malheureusement
13:42elle se trouvait
13:43au moment de la crue
13:45à ce poste frontière
13:46vous savez
13:47dont on a beaucoup vu
13:48les images
13:49très impressionnantes.
13:50Je précise
13:51que ces 4 personnes
13:52dont on parle
13:52ce n'est pas forcément
13:53les seuls français
13:54disparus au Népal.
13:55En fait on sait
13:56qu'il y a 80 français
13:57qui avaient signalé
13:59leur départ
13:59via un dispositif
14:00mis en place
14:01par le ministère
14:02des affaires étrangères
14:03donc le quai d'Orsay
14:04a pu les répertorier,
14:05contacter la majorité
14:07d'entre eux
14:08mais il reste possible
14:08que d'autres touristes français
14:10soient partis
14:10sans se manifester
14:12ils auraient donc pu
14:12se retrouver
14:13au cœur du désastre
14:14sans qu'on soit
14:15au courant.
14:16Le ministère invite donc
14:17les proches
14:18de ces ressortissants
14:19à contacter
14:20l'ambassade de France
14:21au Népal.
14:21Merci beaucoup
14:22Mathis.
14:23Au moins 4 français
14:25disparus
14:26dont
14:26Katerina Douzenko
14:27qui appartient
14:28à une association
14:29dont vous êtes
14:30donc le président
14:31Patrick Desbois.
14:32à quand remonte
14:34le dernier contact
14:35avec celle que vous appelez
14:37ou Katia ?
14:38Elle a été 10 ans
14:38chez nous
14:39à chercher
14:40toutes les fausses communes
14:41des juifs
14:41et des roms fusillés
14:42avec l'association Yarad
14:44et puis
14:44elle a découvert
14:45le bouddhisme
14:46elle s'est formée
14:47comme psychologue
14:49et c'était
14:50son deuxième voyage
14:51au Népal
14:51elle a téléphoné
14:52juste avant
14:53de passer la douane
14:54elle était dans la douane
14:55du côté chinois
14:56elle a téléphoné
14:56à sa maman
14:57en disant
14:57tout va bien
14:58t'inquiète pas
14:58et puis c'était
14:59le dernier coup de fil
15:00elle était dans un groupe
15:01de 47 personnes ukrainiennes
15:03qui toutes
15:04d'après l'Ukraine
15:05ne répondent plus au téléphone
15:07le guide non plus
15:08l'inquiétude
15:09monte de jour en jour
15:10surtout quand j'ai vu
15:11sur vos images
15:11les images de la douane
15:13parce que
15:14ce que redoutent
15:15certains
15:16et peut-être
15:16vous d'ailleurs
15:17c'est que
15:18les français
15:19qui sont portés
15:20disparus
15:20dont Katia
15:22que vous connaissez
15:23se trouvaient
15:24au bureau de l'immigration
15:25à la frontière
15:25avec le Tibet
15:26au moment du drame
15:27parce que
15:28le Tibet
15:29le Népal
15:29c'est une région
15:31connue
15:32comme étant
15:32le théâtre de nombreux
15:34pèlerinages
15:34et autres
15:35et autres treks
15:35et concernant Katia
15:37c'est le cas précis
15:38c'est exactement ça
15:39elle était dans la douane
15:39un moment de passer
15:40et en fait
15:41elle devait reprendre l'avion
15:42le lendemain
15:43pour revenir à Paris
15:44c'était une joie pour elle
15:45elle avait travaillé
15:46pour se faire un peu d'argent
15:47pour se payer ce voyage
15:48c'était un des voyages
15:49de sa vie
15:50c'est une fille
15:51je dirais qu'une de mes amies
15:52s'est dit c'est terrible
15:53elle a fui l'Ukraine
15:55puisqu'elle est de Kiev
15:56elle a fui les bombes russes
15:58pour aller mourir au Népal
15:59son environnement ukrainien
16:01sa maman qui est ici à Paris
16:02sont complètement chavirées
16:04parce que
16:04on imagine la détresse
16:05de ses proches
16:07et des proches
16:08avec lesquels vous êtes
16:10en contact
16:11ah oui hier soir
16:11on s'est tous téléphoné
16:13les uns les autres
16:13ils ont publié sa photo
16:15par la diplomatie ukrainienne
16:17qu'elle soit affichée
16:18partout là-bas
16:19mais il n'y a aucune nouvelle
16:22et
16:23l'incertitude je dirais
16:25grandit
16:25surtout vu là où elle était
16:27c'est une fille débrouillarde
16:28dans une fille qui est allée
16:29dans le dernier village roumain
16:30ou ukrainien
16:31pour interroger des gens
16:33sur des meurtres de masse
16:33mais malheureusement
16:35d'après ce que j'ai vu
16:37le brouillardisme ne suffit pas
16:38quand on perd en Népal
16:39comme ça
16:40on a conscience
16:40des risques
16:41parce que
16:43quand on y va
16:44notamment
16:44on y va
16:45pour des expéditions
16:46du mont Kailash
16:47dans l'Himalaya
16:48et ça suppose
16:49d'emprunter
16:50des chemins
16:51accidentés
16:51alors là
16:52évidemment
16:52indépendamment
16:53des risques naturels
16:54et de la catastrophe
16:55en l'espèce
16:55qui s'est produite
16:57mercredi
16:57mais on n'y va pas
16:58comme ça
16:58sans préparation
17:00il y avait une préparation
17:01elle était dans un groupe
17:02organisé
17:03par une femme
17:03une psychologue ukrainienne
17:04très connue
17:05dont toutes les news
17:07parlent en Ukraine
17:08elle était préparée
17:09surtout qu'elle était habituée
17:11à travailler
17:11sur des champs difficiles
17:12mais je dirais aussi
17:14elle était
17:15tellement heureuse
17:16de faire cette expérience
17:17spirituelle
17:17qu'elle y est allée
17:18je dirais dans la joie
17:19et je pense
17:20personne n'imaginait
17:21la collée de boue
17:22qui a avalé la douane
17:25sachant que
17:26les autorités
17:27Guillaume Sécher
17:27redoutent
17:28potentiellement
17:29de nouvelles crues
17:30de nouvelles
17:31coulées de boue
17:32et cette
17:33on parle beaucoup
17:35de cette éventuelle
17:36rupture
17:36d'une retenue d'eau
17:38en d'autres termes
17:40ce sont des millions
17:41de litres d'eau
17:42amassés
17:43et ça pourrait céder
17:45alors selon
17:45les autorités chinoises
17:47en fait
17:47il se serait
17:48formé
17:49deux lacs
17:50alors le premier lac
17:52qui était vraiment
17:52le plus important
17:53se vidange
17:54depuis quelques heures
17:55donc la menace
17:56semble écartée
17:58mais un deuxième lac
17:59s'est formé
18:00et là
18:01il a l'air
18:01effectivement
18:02de prendre
18:02de plus en plus
18:03d'ampleur
18:04et d'ailleurs
18:05selon
18:05la météo locale
18:07il est 14h
18:10au Népal
18:11actuellement
18:11les orages
18:12sont de plus en plus
18:13nombreux
18:13puisqu'en fait
18:14ils se développent
18:15au fil des heures
18:17et donc
18:17ils arrivent
18:18à leur maximum
18:19en fin d'après-midi
18:21donc ils se forment
18:22sur les reliefs
18:23sur l'Himalaya
18:25ils déversent
18:26des quantités
18:27astronomiques
18:28de pluie
18:28d'eau
18:30donc il faut
18:31redouter
18:32effectivement
18:32que ce deuxième
18:34lac continue
18:35à se remplir
18:36dans les prochaines heures
18:37d'ici la fin
18:38de l'après-midi
18:38et a priori
18:40c'est vraiment là
18:40que se trouve le risque
18:42puisqu'en fait
18:43on est en pleine
18:43paire de moussons
18:45donc la mousson
18:47ne se termine
18:47qu'à la fin
18:48du mois de septembre
18:48et donc
18:50la situation
18:51ne va faire qu'empirer
18:52d'ici la fin de la journée
18:53le sujet de l'information
18:55qui vient de la Chine
18:56est absolument crucial
18:57l'an dernier
18:58il y avait eu un épisode
18:59moins important
18:59mais un peu similaire
19:00et il avait été convenu
19:02entre le Népal
19:02et la Chine
19:03de partager des informations
19:04notamment sur
19:06l'état des glaciers
19:07les mouvements des glaciers
19:08pour pouvoir anticiper
19:09d'éventuelles catastrophes
19:10et ça n'a pas fonctionné
19:11et ça continue
19:12de mal fonctionner
19:13pour une raison simple
19:14c'est que le Tibet
19:15qui est frontalier
19:16est du point de vue
19:17de la Chine
19:17une zone quasiment militaire
19:18où toutes les informations
19:20relèvent du secret défense
19:21et donc avoir
19:22des informations
19:22très précises
19:24sur encore une fois
19:25l'état des reliefs
19:26l'état des glaciers
19:26des images satellites
19:27et des images satellites
19:28à fortiori
19:29et extrêmement complexes
19:30d'ailleurs vous voyez
19:31et on en a comme ça
19:33des dizaines
19:33malheureusement
19:34des images avant
19:35après
19:35en l'espèce
19:36d'un barrage
19:37hydraulique
19:38général
19:39ces images
19:39et notamment
19:40l'Union Européenne
19:41a donc mis en route
19:43son mécanisme
19:43qu'on appelle Copernicus
19:44qui permet justement
19:45de donner
19:46aux autorités locales
19:48ces images satellitaires
19:49qui permettent d'analyser
19:50ça c'est un élément
19:51très important
19:51pour évaluer
19:52parce qu'effectivement
19:53ces images satellitaires
19:54surtout qu'on a des images
19:55avant et après
19:56permettent pratiquement
19:58d'évaluer
19:58en temps réel
19:59l'évolution de ces mouvements
20:00géologiques
20:01de très grande ampleur
20:03Merci à tous les six
20:04évidemment la situation
20:05au Népal
20:06l'inquiétude
20:06des disparus
20:07et notamment
20:09des disparus
20:10quatre français au Népal
20:12on en reparlera
20:13d'ici à la fin de cette émission