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Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:00Europe 1, le meilleur de Pascal Praud et vous.
00:03Depuis le début de l'été, nous replongeons dans les moments forts de l'émission.
00:07Alors le 2 juin dernier, Pascal Praud s'entourait de Gauthier Lebray, Elisabeth Assayag, Olivier Guenek
00:13et d'un invité, Bruno Pommard, ex-policier du RAID, pour parler des violences à la suite de la victoire
00:19du Paris Saint-Germain
00:20en finale de la Ligue des Champions. Deux auditeurs sont intervenus au micro d'Europe 1.
00:26Alors je suis expatrié de Toulouse, mais je suis parisien de naissance, bien sûr.
00:31Ah oui, vous êtes notre ami qui est gardien de prison, j'ai réclamé votre voix.
00:35Et vous étiez au parc samedi ?
00:37Oui, en fait, on était 11 personnes de mon groupe.
00:43Et voilà, on était au parc.
00:44Là, il n'y a pas de soucis, vous étiez ensemble, j'imagine, à l'intérieur du parc, il n
00:47'y avait pas de soucis ?
00:48C'est pour ça que moi, là-dessus, depuis samedi, il y a des choses qui sont un peu énervantes
00:54parce qu'on met à chaque fois en parallèle le PSG et les violences.
00:57Ce qui s'est passé après le match, ça n'avait rien à voir avec le PSG.
01:00Le PSG, c'était un prétexte.
01:02Comme c'est souvent un prétexte, la fête de la musique quand ça part après en cacahuète,
01:08les différentes fêtes qu'il peut y avoir ou les manifestations qu'il peut y avoir et que ça part
01:11en cacahuète.
01:12Je vous le dis franchement, moi hier, samedi, en fait, il y avait des gens de tous les âges, de
01:17toutes les origines.
01:19Et on n'avait que le PSG au centre de ce qu'on voulait.
01:22Et je me suis retrouvé dans les bras de gens que je n'avais jamais vus de ma vie.
01:26Peut-être que je ne reverrai jamais.
01:28Mais parce qu'en fait, le PSG, c'était le centre de notre attention.
01:31Et je vous le dis, moi, je suis arrivé à peu près vers 4h30 aux alentours du parc des traces.
01:37Ça commençait déjà, on voyait déjà des petites bandes qui cherchaient, qui cherchaient.
01:42Et on voyait à côté de ça, vous voyez, moi, je suis en arrivant au parc.
01:44J'ai vu un gendarme mobile qui a pris le téléphone d'un groupe pour les prendre en photo avec
01:49le parc des traces en arrière-plan.
01:51Vous voyez ce que je veux dire ?
01:52Ça, c'est des supporters du PSG.
01:54Ce qui s'est passé après le match, ce n'est pas des supporters du PSG.
01:57C'est des casseurs, c'est des bandes, c'est tout.
01:59– Dans l'espace médiatique, vous avez bien conscience qu'on le dit.
02:04Tout le monde fait la différence, ce n'est même pas des hooligans.
02:06Ça n'a rien à voir avec le football, comme on dit très bien, justement.
02:09C'est lié aussi à des jeunes gens qui viennent, ils sont là le 31 décembre,
02:13ils seront là à la fête de la musique, ils seront là.
02:14– Mais ça, vous avez quand même conscience, vous qui êtes un supporter du PSG,
02:18que personne ne vous accuse, vous, les supporters du PSG.
02:24– Il n'y a pas d'ambiguïté là-dessus.
02:27– Il y a parfois quand même une petite ambiguïté.
02:30Je ne parle pas spécialement de vous sur votre entête,
02:32mais je parle vraiment en général dans les médias.
02:34C'est qu'on a souvent tendance à faire un petit peu l'amalgame.
02:36Et moi, je voulais vraiment mettre ça en avant.
02:38Maintenant, je vous le dis franchement, ça a été un moment exceptionnel.
02:42Moi, l'année dernière, j'étais à Munich.
02:44Je n'ai pas pu avoir de place, enfin, je pouvais avoir une place,
02:47mais c'était trop compliqué pour aller à Budapest.
02:49Donc, j'ai décidé d'aller au parc samedi soir.
02:52Ça a été une fête magnifique.
02:54– C'est bien de le dire, parce qu'effectivement,
02:57on insiste beaucoup sur ce qui n'a pas marché.
02:59C'est bien pour cette raison de vous avoir entendu.
03:02Merci beaucoup, Julien, et bonnes vacances.
03:04– Bonne fin de journée.
03:05– C'est toujours difficile, je le sais, pour le supporter de foot,
03:07parce que je l'ai été fortement.
03:09Quand arrivait la fin de la saison,
03:11on compte les jours jusqu'à la reprise.
03:13Et la reprise, c'est le 10 août, pas avant.
03:16Et on guette même les matchs amicaux, parfois.
03:18Et puis, on guette également les transferts.
03:20D'ailleurs, Julien, est-ce qu'il faut prendre de nouveaux joueurs au PSG, selon vous ?
03:23– Il faut toujours redonner de l'oxygène à une équipe.
03:27– Ah oui, mais qui veut changer ?
03:29– Honnêtement, là, comme ça, je ne sais pas.
03:31Après, vous savez, la grosse force du PSG, justement, ces dernières années,
03:35c'est que, justement, on ne sait rien.
03:38Et ça, c'est super bien.
03:38– Si, par exemple, le PSG annonçait le retour de Mbappé, ça vous ferait plaisir ou pas ?
03:42– J'en veux plus.
03:44– Non, mais je vous dis, François, c'est marrant.
03:47– Pascal, Pascal, qu'on s'en est bien.
03:49Là, ce n'est même pas une histoire de faire du Mbappé bashing, d'accord ?
03:52Mais c'est juste qu'en fait, quand je vois, en fait, le collectif, depuis deux ans, que Luis Henrique
04:01a construit,
04:02honnêtement, je le dis, et quand je vois ce qui se passe à l'heure actuelle au Real Madrid,
04:05comme ça, un petit peu de loin, mais on le voit, non, non, ce n'est pas possible, en fait.
04:11Ce n'est pas possible.
04:12Et je pense qu'il faut vraiment qu'Mbappé fasse un travail sur lui-même
04:17pour qu'il puisse réellement s'inscrire dans un collectif.
04:21Parce que c'est un joueur immensément talentueux.
04:25Ça la tue, à un moment donné, la personne qui dirait le contraire,
04:28soit il est vraiment faux cul, soit il n'y connaît rien au foot.
04:30C'est quelqu'un immensément talentueux.
04:32Mais le jour où il mettra son talent au service d'un collectif,
04:36comme il l'a fait au début de sa carrière,
04:39il redeviendra un joueur monstrueux.
04:41Et il collectionnera les bandes d'or.
04:43Bon, ben merci, Julien.
04:44C'est intéressant, ce que dit Julien.
04:46C'est vraiment très, très intéressant.
04:47Merci.
04:48Durcissement des sanctions pour les mortiers.
04:50Mais on attend quoi pour cette affaire de mortiers ?
04:52Ça, c'est tout, d'ailleurs, les mortiers.
04:54En Pologne.
04:56En Pologne.
04:58Donc, il y a un vrai trafic de mortiers ?
05:00Je ne sais pas.
05:00Il y a un mec qui a été chauffé.
05:01Vous en achetez beaucoup, Pascal ?
05:03Vous en achetez beaucoup ?
05:04Je n'ai jamais acheté de mortiers.
05:05Vous allez retrouver ça évident.
05:06Le mépris contre Elisabeth.
05:08Vous allez retrouver ça évident.
05:09Franchement, c'est un peu limité.
05:11Alors vraiment, si vous voulez mettre
05:13entre Elisabeth et moi la chicanerie,
05:16vous n'y arriverez pas.
05:17Parce que, voilà, nous formons,
05:20nous sommes unis comme les deux doigts de la main.
05:22Elisabeth, il ne faut pas la traiter comme Guenek.
05:25Je ne me sens pas traiter.
05:27En fait, vous êtes pervers.
05:29C'est vrai, il y a cette dimension
05:30que le public va apprendre à connaître avec le temps.
05:33C'est une autre dimension de perversité.
05:36Vous étiez violent quand vous étiez supporter ?
05:38Non, je n'en ai pas.
05:40J'ai joué au football.
05:42Je suis fait qu'il pose des questions.
05:43J'ai joué au football.
05:45De 8 ans à 18 ans, tous les dimanches,
05:48je n'ai pas été exclu une fois.
05:50Je suis des cartons.
05:51Vous avez un côté violent, pourtant.
05:52Je ne sais pas, c'est bon.
05:54C'est ce ressenti de vue, mon cher Pascal.
05:56Excusez-moi de vous.
05:57Vous trouvez que je suis violent ?
05:58Je ne sais pas, des fois, un peu punchy.
06:00Non, mais en gueule,
06:02comme on dit l'autre.
06:03Sur un terrain, je pouvais...
06:04Mais autrement,
06:05non, non, je me contrôlais.
06:07Je me contrôlais,
06:08je ne me suis jamais battu de ma vie.
06:09Vous vous êtes battu, vous, dans votre vie ?
06:10Ah oui, je l'ai fait du baston.
06:12Il est au lycée, il est au village.
06:13Vous êtes pas garagé ?
06:14Je me bastonais quand même malade, oui.
06:15Et mon père vous foutait des grandes tartes dans la gueule.
06:17Votre père vous foutait des grandes tartes dans la gueule ?
06:19C'était l'époque.
06:20Il n'y a rien d'extraordinaire.
06:21Vous avez dû en prendre aussi, mais bon.
06:23Mais jamais, mais pas...
06:25Si, si, j'étais très branleur.
06:26Excusez-moi, j'étais bagarreur.
06:28J'ai fait de la lutte et de la boxe pendant des années.
06:30Donc, effectivement,
06:31le moindre balle de campagne,
06:32le moindre match de rugby,
06:33bam, ça partait.
06:35Excusez-moi, je ne vais pas étaler ma vie, mais bon.
06:36Non, mais c'est très intéressant, continuez.
06:38Non, mais je vous le dis.
06:39Pour ça, je m'occupe beaucoup de jeunes.
06:40Ça explique beaucoup de choses.
06:42Pour réparer.
06:43On comprend beaucoup de choses.
06:46Non, non, mais c'est vrai que...
06:47Non, non, moi, je suis...
06:49On se contrôle.
06:51On se fait détailler.
06:51Bonjour, Kévin.
06:52Vous nous appelez de Rambouillet.
06:54Tout à fait.
06:55Rambouillet.
06:56Il y a un célèbre château.
06:57Oui.
06:57Château de Rambouillet.
06:58Avec...
06:59Un château qui a été...
07:01Qui a une demeure...
07:02Qui a un domaine présidentiel.
07:04Mais vous savez que Valéry Giscard d'Estaing,
07:06en 1978,
07:07au moment des élections législatives,
07:09avait prévu d'aller à Rambouillet
07:10si la France, quoi, si son camp,
07:12perdait les élections législatives de 1978.
07:15Il l'avait dit.
07:16C'est le fameux discours de Verdun sur le doux,
07:18le bon choix.
07:19Il avait dit qu'il irait à Rambouillet.
07:21Je ne sais pas s'il serait allé,
07:22puisque ses élections avaient finalement été gagnées
07:25par la droite de l'époque.
07:26C'était le bon choix.
07:27Bon choix.
07:28Bon choix.
07:29Bon choix, monsieur.
07:30C'était le fameux discours du bon choix.
07:31Bon, Kévin, vous nous appelez pour quoi ?
07:33D'abord, vous nous appelez donc de Rambouillet
07:34pour nous dire quoi ?
07:35Alors, moi, par rapport au fait de s'éviter
07:37la victoire du Paris Saint-Germain,
07:40les médias, comme d'habitude,
07:43il va y avoir une minorité bruyante
07:46qui vont se comporter comme des abrutis.
07:47On va faire tourner ça en boucle.
07:49On va en parler sur toutes les chaînes,
07:50à la radio, à la télé, dans les médias écrits.
07:53Alors que la majorité de cette fête s'est bien passée.
07:56Pour moi, ça a été une fête populaire.
07:57Les gens se sont mélangés.
07:59On a partagé ensemble un moment de victoire.
08:01Moi, j'étais sur Paris le jour même.
08:03Je suis rentré sur Rambouillet, sur Toulon.
08:05J'ai vu des festivités, des enfants, des jeunes, des plus âgés.
08:08Donc, pour moi, c'était un moment de fête populaire.
08:11Mais vous allez toujours mettre en avant
08:12les choses qui se sont mal passées.
08:14Et je passe encore plus toutes les connotations,
08:17les amalgames racistes,
08:19discrimination sociale des quartiers populaires.
08:21Et c'est ça qui me dérange dans le traitement de cette information.
08:23Alors, vraiment, c'est intéressant ce que vous dites.
08:25Parce que beaucoup de gens pensent souvent comme vous.
08:27Et c'est vrai que les journalistes parlent toujours
08:29des trains qui n'arrivent pas à l'heure.
08:30Bon.
08:31Mais il y a des éléments objectifs.
08:33Qu'est-ce qu'on fait des 178 policiers blessés ?
08:37Eh bien, on réprimande ceux qui les ont blessés.
08:40Non, mais qu'est-ce qu'on en fait médiatiquement ?
08:42Parce que les journalistes sont là pour parler,
08:45effectivement, c'est notre métier,
08:47des trains qui n'arrivent pas à l'heure.
08:49Donc, quand tout se passe bien, moi, je ne vais pas faire
08:51nous n'allons pas traiter, par exemple,
08:53du train qui est arrivé en gare Montparnasse
08:55à 16h02 aujourd'hui.
08:58Pourquoi ?
08:59Parce que ce n'est pas une information.
09:00En revanche, c'est pas une information, c'est normal.
09:02En revanche, si le train qui était programmé à 16h02
09:05arrive à 6h du matin
09:07parce qu'il y a eu beaucoup d'ennuis sur la ligne
09:10et qu'il y a des gens qui n'ont pas pu boire
09:12et qu'il y a eu des bébés qui ont été ennuyeux
09:14et qu'il y a eu quelques malaises dans le train,
09:16le journaliste va en parler.
09:18Et c'est notre métier.
09:19Et c'est pour ça que cette image est souvent utilisée.
09:22Le journaliste parle du train qui n'arrive pas à l'heure.
09:25Et je vous répète, médiatiquement,
09:27parce que c'est le principe de l'information,
09:29qu'est-ce que nous faisons des 178 policiers
09:32qui ont été blessés ?
09:32Comment on traite ça, selon vous ?
09:34Pour moi, il faut en parler.
09:36Vous avez raison de traiter, c'est votre métier.
09:37Et puis vous êtes journaliste,
09:38donc vous avez une liberté de traiter
09:40les faits qui vous intéressent.
09:42Mais c'est pas qui nous intéresse, c'est des faits.
09:45Non, mais les faits, chacun va avoir les faits sous son prisme.
09:48Parce que là, vous allez parler des 178 policiers blessés,
09:51mais vous ne faites pas la même chose
09:53quand il y a des policiers, des bavures policières.
09:55Vous ne faites pas la même chose
09:55parce que ce n'est pas dans votre ligne politique éditoriale.
09:57Est-ce que vous pouvez me citer ce que vous appelez
09:59une bavure policière
10:02qu'on n'aurait pas parlé à ces derniers temps ?
10:05Il ne s'en passe tous les jours, des bavures policières.
10:07Tous les jours ?
10:08Bien sûr que oui.
10:10Mais vous en avez une à me citer ?
10:12Une bavure policière avec un incident majeur ?
10:15Après, avec un incident majeur à la Naël,
10:19vous avez traité...
10:20Parce que pour vous, Naël, c'est une bavure policière ?
10:22Ah bah bien sûr.
10:23Ah, monsieur Pro.
10:24C'est-à-dire que, pour vous,
10:25c'est-à-dire que Naël qui fait une course-poursuite
10:28pendant je ne sais combien de temps,
10:30qui est sur un refus d'obtempérer,
10:32qui a une voiture volée,
10:33qui ne veut pas s'arrêter,
10:35qui est prête à repartir
10:36et c'est parce que quand il repart,
10:37vous avez un policier qui intervient,
10:39pour vous, c'est une bavure policière.
10:41Évidemment, on ne peut pas s'entendre, Kevin.
10:42Mais monsieur Pro.
10:43D'abord, parce qu'on ne peut pas s'entendre,
10:44on ne peut pas s'entendre,
10:45d'abord parce que le procès n'a pas eu lieu.
10:47Et moi-même, je devrais prendre un peu plus de précautions.
10:49Mais il est présumé innocent.
10:51Mais on ne peut pas s'entendre.
10:53Parce qu'effectivement,
10:54on n'a pas la même grille de lecture des événements.
10:57C'est ce que j'ai dit à votre collègue
10:58qui a dit qu'elle parlait d'essai et de l'information.
11:02Mais là, vous savez,
11:03c'est très bonne l'exemple sur Naël.
11:04Vous avez pris sous le prisme de votre ligne éditoriale.
11:07Mais c'est pas des faits.
11:10Je vous assure, je n'ai pas de ligne éditoriale.
11:12Alors, monsieur Pro,
11:13pourquoi vous n'évoquez pas les policiers
11:14qui ont menti sur leur première déposition ?
11:16Pourquoi vous ne le mentionnez pas ?
11:17Ils ont menti ?
11:18Mais oui, ils ont menti au tout début.
11:20Ils sont couverts en disant
11:20que là, elle roulait,
11:21alors qu'il était à l'arrêt.
11:22Et la phrase « shoot-le ».
11:24Pourquoi vous ne l'avez pas mentionné tout de suite, monsieur Pro ?
11:26Mais shoot-le par-dessus.
11:27Shoot-le, c'est faux.
11:28Shoot-le, c'est faux.
11:29Ce n'est même plus...
11:29C'est plus dans le dossier.
11:31Ça a été prouvé que c'était faux.
11:32Cette phrase n'a jamais été prononcée.
11:34Et le mensonge,
11:36et le mensonge,
11:37c'est quand les policiers sont couverts au tout début,
11:39avant que les images soient,
11:40c'est faux aussi.
11:40Mais cher monsieur,
11:41cher monsieur Kevin,
11:43On ne suit pas même un délinquant, monsieur Pro ?
11:47Mais pardonnez-moi,
11:48la balle n'est pas dans la tête déjà ?
11:49La balle n'est pas dans la tête.
11:50En fait, le problème de ces sujets-là,
11:52c'est que pardonnez-moi, Kevin,
11:54vous ne savez pas de quoi vous parlez.
11:56Et c'est ça qui est dommage.
11:57C'est pour ça que c'est très compliqué.
11:59Ce n'est pas une balle dans la tête.
12:01L'enquête montrera,
12:03il faudra évidemment attendre le jugement,
12:05la voiture est prête à repartir,
12:07c'est en tout cas ce que dit la police,
12:08mais moi je crois plus la police
12:09que les délinquants, vous voyez ?
12:10Il y a eu des experts balistiques
12:12qui se sont penchés là-dessus.
12:13Ça a été disqualifié, rappelez-le.
12:14Mais il y a une enquête de légitimité en fait
12:16pour que le policier dit,
12:19on demande effectivement à Naël
12:21de ne pas repartir,
12:22il repart,
12:23et effectivement au moment où il repart...
12:25Il a agi en état de légitimité défense,
12:27c'est ça sa ligne.
12:27En tout cas, ça s'alligne à lui.
12:30Moi je vois que vous-même,
12:32c'est-à-dire que ce qui est extraordinaire,
12:34c'est quelqu'un qui est sur un refus d'obtempérer,
12:36qui fait une course-poursuite,
12:38qui ne veut pas s'arrêter,
12:39et pour vous,
12:40c'est le policier qui est plus fautif.
12:43Comment voulez-vous que vous et moi
12:45on puisse s'entendre ?
12:46C'est absolument impossible.
12:48Bien sûr, vous ne pouvez pas se rendre
12:49parce que vous êtes pour la peine de mort.
12:51Moi je respecte la loi.
12:52Mais pourquoi vous dites...
12:53Mais pourquoi vous dites...
12:54La peine de mort est aboli.
12:54Ma quelle rapport ?
12:55La peine de mort est aboli, monsieur.
12:56Moi je respecte la loi française.
12:58Mais elle est où la loi, avec Naël ?
13:00Parce que là on était...
13:01La peine de mort est aboli, monsieur Proch,
13:03je suis désolé pour respecter la loi française
13:04dans le sol de France.
13:04Mais personne n'a dit que c'était la peine de mort.
13:07J'ai l'intention de tuer, monsieur.
13:08Et puis je vais vous dire quelque chose.
13:09Il n'y a pas les organes du tout.
13:10Et en plus, le procès n'a même pas eu lieu.
13:13Donc j'ai envie de dire
13:13qu'est-ce que vous savez de ce sujet ?
13:15Qu'est-ce que vous avez ?
13:16Vous venez de dire une balle dans la tête
13:18et ce n'était pas dans la tête.
13:19Donc vous voyez ça de loin,
13:20avec un prisme
13:23où immédiatement
13:24vous pensez que c'est la police qui est en tort.
13:25Attendons déjà le jugement.
13:27Moi je crois, en revanche,
13:29je n'avance pas masqué,
13:30moi je crois plus les policiers.
13:31Je crois plus effectivement
13:32que ce monsieur,
13:34il a quand même une voiture
13:35manifestement qui a été volée.
13:36La voiture de Naël ?
13:37Plus que manifestement.
13:38Et surtout son cousin a récidivé.
13:40Vous êtes au courant que le cousin
13:40a fait pareil avec la voiture de la mère.
13:43Bon, donc Naël.
13:44Alors ça c'est encore autre chose.
13:45Je veux dire...
13:46Un refus d'obtempérer.
13:47Il n'est pas...
13:48Mais effectivement,
13:49je pense que les policiers
13:50sont en première ligne
13:50et c'est difficile.
13:51Cela dit,
13:52c'est toujours intéressant d'échanger
13:53et c'est pour ça
13:54qu'après chacun se fait son opinion.
13:55Les gens qui nous ont écoutés,
13:56ils se font son opinion
13:59et ils seront plutôt d'accord avec Kévin.
14:01En tout cas c'est bien
14:01de nous avoir appelés
14:02parce qu'on n'est pas d'accord
14:03et il nous a appelés Kévin.
14:04Ils seront plutôt d'accord avec Kévin
14:05mais je suis...
14:08En fait...
14:08Il n'a pas les mêmes infos que nous.
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