- il y a 1 jour
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).
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00:0116h-18h, le meilleur de Pascal Praud et vous ?
00:05Revivez les moments forts de la saison passée avec Pascal Praud, ses éditorialistes, ses invités
00:11et on va commencer par une séquence du 26 juin dernier
00:14qui a marqué le point culminant d'une canicule historique et inédite.
00:18Pour éviter une saturation des hôpitaux, le préfet de Paris avait interdit la consommation d'alcool sur la voie publique
00:24et Roger Rua, médecin du sport, répondait aux questions de Pascal Praud.
00:31Statistiquement, Roger Rua, combien de personnes dans un cas comme celui-là, un cas extrême de chaleur
00:38seraient rentrées dans les hôpitaux et j'imagine que les stats existent sur ce genre de situation ?
00:43Je n'en suis pas certain, je n'en suis pas certain qu'il y ait des stats là-dessus
00:45mais bon, on a ce problème-là.
00:48Moi j'étais hospitalier à l'hôpital Ambroise-Pareille qui était à côté de Longchamp
00:52et j'étais au service des urgences donc j'ai une expérience dans ce domaine si je puis dire
00:58mais bon, c'est toute l'année, vous avez des possibilités de saturation.
01:03Il suffit qu'il y ait par exemple un week-end en voiture où il y a plus d'accidents,
01:08il va y avoir une saturation.
01:10Toute l'année on va avoir des saturations.
01:12Et d'ailleurs, en 2004, j'avais participé à une commission sénatoriale sur les urgences,
01:18en 2004, avec le sénateur Descours.
01:22Et on avait décidé au bout d'un an de discussion de proposer des trucs pour régler le problème des
01:27urgences hospitalières.
01:282004.
01:30En 2026, le constat est toujours le même.
01:34C'est quoi le constat ?
01:35Rien n'a été fait.
01:35C'est quoi le constat ?
01:36C'est ce qu'on vient de dire ?
01:38Saturation, mauvaise organisation, manque de personnel.
01:41Et les conclusions de cette réflexion, quelles étaient-elles ?
01:45C'était de réformer, donc de prendre du personnel adapté, d'avoir...
01:50Mais ce n'est pas le cas, il n'y a pas de personnel adapté aux urgences ?
01:53Pas assez.
01:54C'est-à-dire que le problème des urgences...
01:57Aux urgences par exemple.
01:57A cette heure-là, Ambroise Paré, si quelqu'un arrive en urgence, qu'est-ce qui se passe quand il
02:01arrive aux urgences ?
02:01Il est pris en charge, d'abord par une infirmière d'accueil, ensuite par un senior, un médecin qui est
02:08là.
02:09Il y a combien de personnes ?
02:10Dans un hôpital parisien ?
02:12Aujourd'hui, il y a beaucoup de monde dans les services d'urgence en plus.
02:15Mais c'est combien de personnes ? C'est 20 personnes ? 30 personnes ? 40 personnes ?
02:18Oui, plus de 20 personnes.
02:20Plus de 20 personnes ?
02:20Ah oui.
02:21Et combien de personnes arrivent précisément à Ambroise Paré aux urgences par jour ?
02:25On a à peu près, du temps où j'y étais, on avait entre 150 et 180 passages par jour.
02:31Et sur ces 180 passages, combien sont vraiment urgents, si j'ose dire ?
02:34Très peu.
02:36Les vraies types d'urgence sont canalisées par le SAMU, en général.
02:39C'est un accident de voiture ?
02:40Action de voiture, action cardiaque, infarctus...
02:44Mais il y a des gens qui viennent pour un bobo ?
02:46Pour rien, pour une petite entorse.
02:47Vous savez, l'autorité d'entorse.
02:49Alors que bon, c'est pas utile.
02:50En plus...
02:51Mais ça, il faut les éduquer aussi, c'est ça que c'est une prévention, il faut éduquer les vraies
02:55et les autres.
02:55Il y a beaucoup de choses qui ont été...
02:56Pascal, sérieusement, ma maman est tombée dans les pommes il y a quelques semaines, elle a été aux urgences, elle
03:02est arrivée à 21h, elle a été prise à 4h du matin.
03:05Bien sûr.
03:05Je vous assure que c'est vrai, et ça m'a choqué, parce que je dis pourvu qu'il lui
03:08arrive rien, etc.
03:10Il y a un encombrement, il y a toutes sortes de gens qui débarquent, d'ailleurs, c'est assez horreur.
03:14Et pourquoi rien n'a été fait, alors, monsieur Roger Rua ?
03:18Je pense que vous en parlez souvent dans vos émissions, les petits hommes gris, qui sont derrière tout ça, et
03:23pour les budgets, ils ne veulent pas non plus.
03:26Parce que quand vous devez dimensionner un service d'urgence, il faut prévoir sur toute l'année un nombre de
03:33personnels suffisant.
03:34Mais il y a, dans l'année, il y a au moins la moitié de l'année où il y
03:38a trop de personnes par rapport aux urgences.
03:40Donc ils ne veulent pas mettre des postes supplémentaires où il y aura trop de...
03:45Oui, mais c'est essentiel, plutôt que de le redistribuer.
03:48C'est pour ça que le grand reset en 2027, il est important.
03:51Vous êtes médecin depuis quelle année ?
03:5480.
03:55Bon, donc vous avez 46 ans.
03:57Oui.
03:57Bon, ça fait 46 ans que vous êtes médecin.
04:00Est-ce que vous diriez qu'aujourd'hui, la médecine fonctionne moins bien ?
04:06L'organisation, je ne parle pas de la qualité des soins, la qualité des soins a sans doute progressé.
04:10Je l'espère, c'est même sur des maladies graves, elle a évidemment progressé.
04:14Mais est-ce que vous diriez que l'accueil du patient, le rapport qu'a la médecine avec lui, s
04:22'est détérioré ?
04:23Et est-ce que vous diriez que c'est moins bien qu'en 1980 ?
04:27Alors, il se trouve que j'ai été aussi président de Zannica de Médecins.
04:30Donc j'ai participé à beaucoup de négociations avec la Caisse, avec le gouvernement, les ministres, les présidents de la
04:35République.
04:36Et je dirais aujourd'hui qu'on a voulu détruire la médecine libérale depuis 1981.
04:45Il faut donner les bonnes années.
04:48On a tout voulu détruire depuis 1980, si vous me permettez.
04:50Il n'y a pas que la médecine libérale.
04:52L'école, la justice, l'entreprise...
04:54Entre autres, je veux dire.
04:56Je fais une part en théorie.
04:57Et donc, pour ça, on a mis en place des contraintes de plus en plus fortes pour que les médecins
05:06n'aient plus envie de s'installer en libéral,
05:08de façon à n'avoir qu'un seul service public hospitalier.
05:12Mais de l'autre côté, le service public hospitalier, on ne l'a pas non plus amélioré.
05:16Exactement.
05:16On a créé des grands hôpitaux qui fonctionnent mal, et puis on a surtout laissé les dépenses filer.
05:23Mais Pompidou, par exemple, tous ceux qui passent par Pompidou soulignent l'excellence de cette médecine qui est prodiguée.
05:31Heureusement.
05:32Et on a le sentiment que ça fonctionne particulièrement bien.
05:35Tous ceux qui sont traités dans ces grands hôpitaux disent souvent sur le personnel qui est là,
05:42sur la manière dont ils sont accompagnés, sur la qualité des soins.
05:45J'entends très rarement des gens se plaindre de cela.
05:49J'entends aux urgences, je l'entends.
05:51Mais des gens qui sont dans un traitement long disent tout, je suis tombé sur des gens extraordinaires,
05:55j'ai été très bien soigné.
05:57La qualité première d'un médecin et des soignants, pas que les médecins, c'est d'être humain.
06:01Donc d'avoir des relations humaines avec les patients qui viennent en situation de difficulté,
06:06et nous on est là, les sachants, pour les aider.
06:09Donc ça serait quand même dommage que les soignants deviennent des gens néfastes pour la qualité des soins.
06:17Non mais je rebondissais, vous disiez, on a construit des grands hôpitaux qui ne marchent pas,
06:19et je vous citais Pompidou, c'était cela ?
06:22Oui, alors l'hôpital Pompidou, je sais, j'ai connu sa création, entre guillemets,
06:27puisqu'il était concurrent de l'hôpital Ambroise-Parey, où j'étais.
06:30Mais peu importe, à la limite, on a créé des grandes structures,
06:34mais qui fonctionnent mal parce qu'aujourd'hui, sur ces grandes structures,
06:38tout le monde le dit, tout le monde le répète,
06:39il y a au moins 30 à 40, voire 50% de personnel administratif.
06:44Oui, bien sûr.
06:44Bien sûr, c'est le sujet.
06:45Non mais bien sûr, c'est là, alors que dans les hôpitaux privés, il n'y a pas ça, vous
06:49avez raison.
06:50Moins, en tout cas.
06:51Bon, ça serait pas mal quand même de réformer tout ça, de réformer la France,
06:54mais je ne sais pas, la médecine, les ARS, c'est une usine à gaz.
06:59Ceux qui gouvernent la médecine, c'est les enfants de Kouchner aujourd'hui,
07:02et on a vu que ce n'est pas forcément, c'est Marisol Touraine, c'est toute cette tradition-là.
07:07Sébastien habite Marseille. Bonjour Sébastien, vous travaillez pour le SAMU de Marseille.
07:11Bonjour, oui, bonjour Pascal.
07:13Bon, vous intervenez, qu'est-ce que vous avez eu ces dernières heures comme intervention en matière d'urgence ?
07:21Malheureusement, on a un petit peu tout comme urgence.
07:24On a tous les malaises qui sont forcément aggravés par la chaleur,
07:30et on a malheureusement nos lots aussi d'enfants oubliés qui sont en difficulté,
07:37qui souffrent de la chaleur, donc on a un petit peu tout.
07:40Mais en fait, toutes les prises en charge sont compliquées.
07:43Tu fais de la chaleur, parce qu'il faut traiter cette prise en charge aussi.
07:48Et c'est mal-être des patients, donc il faut absolument les rafraîchir,
07:53faire en sorte qu'on arrive à les stabiliser sur une température correcte.
07:58Voilà, avec les moyens qu'on a.
08:00J'apprends à l'instant qu'un bébé a été retrouvé dans une voiture précisément à Marseille,
08:04un bébé de 18 mois qui décède aux urgences de Marseille.
08:07Oui, c'est...
08:08Alors là, c'est terrible, parce que là j'ai compris comment les deux enfants, par exemple...
08:15Non, pas deux enfants, on a eu un enfant à Saint-Gracien.
08:17Deux ?
08:17Non, à Saint-Gracien c'est un enfant tout seul.
08:20C'est un enfant.
08:21Vous savez comment ça s'est passé à Saint-Gracien ?
08:23Ils sont allés dans leur voiture sans l'autorisation de leurs parents.
08:26Et ils se sont enfermés parce qu'ils n'avaient pas la peine.
08:28Exactement, c'est-à-dire que les parents font la sieste, les parents font la sieste, demandent aux enfants de
08:34faire la sieste,
08:36le père ou la mère s'endort à l'ombre, dans le jardin, l'enfant ne fait pas la sieste,
08:43quitte le jardin, va dans la voiture qui est à l'extérieur de la maison,
08:47il entre parce que la voiture est ouverte et une fois qu'il est entré, comme il y a la
08:50sécurité des enfants, il ne le sort pas.
08:52C'est horrible.
08:53Donc ce n'est pas une mère qui avait laissé son enfant, bien évidemment.
08:56Il reste combien de temps dans la voiture ?
08:58Une trentaine de minutes.
08:59Ça arrive très vite.
09:00Donc ça c'est encore un scénario qu'on avait...
09:03Je n'avais jamais entendu ce scénario.
09:06Jamais je n'avais entendu ce scénario.
09:08Et quand tu es parent, tu laisses ta voiture devant ta maison,
09:13tu n'imagines peut-être pas qu'elle est ouverte ou pas, en tout cas tu n'y penses pas,
09:16tu ne penses pas que ton fils va aller évidemment ou ta fille va y aller.
09:19C'est impensable.
09:20Bien sûr.
09:21Donc il y a une sorte de fatalité dans cette histoire.
09:24Parfois tu te dis, il y a des parents qui ont oublié, ce qui est absolument incroyable,
09:27sur l'hôpital de Saint-Nazaire il y a plusieurs années,
09:29il y avait un père qui avait oublié toute la journée son enfant.
09:32Tu te dis, mais comment est-ce possible ?
09:35Et c'était possible.
09:39Sans doute cet enfant de 18 mois, vous avez entendu parler à Marseille de cette horrible, de ce drame.
09:45Oui, il y a eu la prise en charge, il y a eu une prise en charge par les équipes
09:48du SAMU, qui s'en sont occupées.
09:53Bon, malheureusement, voilà, il y a des moments où on ne peut rien faire.
09:59Et voilà, c'est triste.
10:01C'est triste, mais qu'est-ce qui s'est passé réellement, ça je ne sais pas, et on ne
10:05le saura pas.
10:07Non, mais parfois, il y a, alors, évidemment, on ne va jamais accuser les parents dans le drame qu'ils
10:12vivent,
10:12c'est absolument impossible de le dire,
10:15mais parfois, effectivement, on se rend compte que dans le drame qui a pu se poser,
10:20l'enfant n'a pas été peut-être surveillé, comme il aurait dû l'être, sur certains cas, bien sûr,
10:27mais bien sûr qu'on n'entre jamais là-dedans, tellement le drame est absolu.
10:30Mais dans celui de Saint-Gracien, dans cet enfant de Saint-Gracien, tu ne peux dire que les pauvres parents.
10:37Les pauvres parents, et puis les pauvres enfants, bien sûr, qui sont morts, mais les pauvres gens.
10:41Les pauvres gens.
10:44Merci beaucoup, merci beaucoup Sébastien, de votre témoignage.
10:47Quand on parle de malaise, M. Roger Rua, c'est quoi un malaise, au fond ?
10:51Parce que j'imagine, il y a 10 000 malaises.
10:54Oui, ça dépend de l'origine du malaise, effectivement.
10:56Là, on parle de malaise, de type de malaise vagal, quand vous sentez que vous fléchissez un petit peu,
11:01vous avez des petites lumières dans les yeux, vous avez l'impression d'avoir des nausées,
11:06et c'est principalement dû au malaise vagal.
11:10Mais vous avez fait, par exemple, dans votre vie, vous, un malaise vagal ?
11:13Ça vous est arrivé ?
11:15Personnellement, oui.
11:16Parce qu'il y a des gens qui traversent la vie sans faire un malaise vagal,
11:19et d'ailleurs, le jour où ça leur arrive, ils doivent être très impressionnés,
11:23parce qu'ils doivent se dire, qu'est-ce qui m'arrive ?
11:25Alors, c'est impressionnant pour l'entourage, plus que pour la personne,
11:28parce qu'on sent, c'est assez lent, on n'a pas l'impression de tomber dans les pommes soinaires.
11:35Moi, j'ai vu en plateau, en direct, dans une de nos émissions, Gérard Leclerc,
11:39et on était avec M. Sebag, d'ailleurs, Gérard,
11:42je me tourne vers Gérard, et je vois Gérard qui flanche.
11:47Qu'est-ce que vous avez fait ?
11:48Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai dit Gérard, d'ailleurs, à l'antenne,
11:52tout le monde a compris qu'il se passait quelque chose,
11:55la caméra a dû rester sur moi, et puis, par le miracle absolu,
11:58notre ami Robert Sebag était là, et il l'a soigné,
12:02et puis une heure et demie plus tard, il se passait.
12:04Et on sait pourquoi il y a eu ce malaise ?
12:06Alors, ça peut être la fatigue, la chaleur, l'hypoglycémie,
12:11le manque de sommeil aussi, ça peut entraîner un malaise vagal.
12:13Bien sûr, mais vous avez fait un malaise vagal une fois dans votre vie, Fabien ?
12:16Moi, non, mais par contre, j'étais avec un producteur,
12:19on discutait d'un futur projet, et tout d'un coup, il s'est mis un...
12:24Et il y a eu un temps d'arrêt, mais par contre, ce qui a été très compliqué,
12:28c'est que j'ai appelé les pompiers, parce que je ne savais pas comment on faisait,
12:32et les pompiers me disent, mais il n'a qu'un symptôme ?
12:34Eh bien, il a un symptôme qui ne bouge plus.
12:38Il ne bouge plus, le gars.
12:41Il ne me répond plus, il n'y a plus de son, plus d'image.
12:45Et donc, j'ai dû appeler un médecin que je connaissais,
12:51parce qu'il ne se déplace pas comme ça.
12:53Mais qu'est-ce qu'il faut faire, d'ailleurs ?
12:54Donc, ça, c'est le malaise vagal, c'est le plus fréquent, le malaise vagal, par exemple.
12:58Celui qui, en ce moment, qui arrive en période de canicule, c'est le malaise vagal.
13:04Mais ça peut toucher n'importe qui, ou ça touche quand même n'importe qui ?
13:07Mais principalement dans les gens quand même d'un certain âge, sans doute.
13:10Pas forcément, il y a des jeunes qui font des malaises vagaux.
13:13Non, mais il faut allonger la personne.
13:15Vous, vous avez fait ?
13:15Oui.
13:15Quand j'ai regardé Camping 3.
13:18Mais non, mais moi, ça m'intéresse.
13:21On revient très très vite, ça ne dure pas longtemps, en fait.
13:24Et il n'y a pas de conséquence.
13:25Vous auriez dû mourir ?
13:25La plupart du temps, non.
13:27Pourquoi vous dites la plupart du temps ?
13:29Parce que parfois, c'est la façon de découvrir autre chose.
13:33Le malaise vagal est quelque chose qui va...
13:35Donc là, il faut intervenir très rapidement.
13:38Oui, il faut allonger la personne, soulever les jambes.
13:41Mais ça, il faut le savoir, vous savez.
13:43C'est des gestes de premier secours, normalement, on les jette.
13:45J'ai tiré les oreilles, j'ai fait des trucs bizarres, mais...
13:48Tapotez la joue, tapotez la joue.
13:51Ne pensez pas que toutes vos amies ont un malaise vagal de M. Torres.
13:57Non, non, non.
13:59Il ne faut pas faire de bouche à bouche.
14:02Non, ne pensez pas ça.
14:05Je pense à rien.
14:06Il faut juste lever les jambes.
14:07Non, mais c'est important quand même.
14:08Il faut surtout hydrater.
14:10Il faut hydrater.
14:12Non, j'imagine, il réhydrate.
14:13Est-ce que si vous n'hydratez pas, vous froidissez ?
14:15C'est un truc de malaise.
14:17L'autre type de malaise le plus courant.
14:19Alors après, ce sont les malaises que, par exemple, dans les crises d'épilepsie.
14:23Vous faites un malaise, vous tombez, vous agitez, vous mordez la langue.
14:29C'est une perte de connaissance, en fait, le malaise.
14:31Mais, par exemple, est-ce que la canicule favorise l'AVC ?
14:36Oui, l'AVC.
14:38Probablement, oui, parce que la canicule va modifier les conditions cardio-circulatoires de l'organisme
14:45du fait de la perte de volume sanguin circulant.
14:50Parce que la déshydratation, c'est un manque de volume, après.
14:52Bien sûr.
14:52Et c'est ça qui risque de désamorcer la pompe cardiaque
14:56et ensuite d'entraîner, au niveau du cerveau, parfois,
14:58soit une hémorragie, soit un caillou.
14:59Statistiquement, il y a plus de crises cardiaques quand il fait très chaud,
15:02d'AVC quand il fait très chaud.
15:04Alors ça, on est quand même sur des pathologies lourdes
15:07que lorsqu'il y a une température moyenne.
15:11Mécaniquement, ça va augmenter.
15:13Parce que ça va faciliter l'arrivée de la pathologie.
15:17Est-ce qu'il y a plus de crimes aussi ?
15:18Est-ce que la chaleur rend fou ?
15:23Je pense que c'est plus l'alcool qui rend fou que la chaleur, quand même.
15:27Quand vous étiez aux urgences, par exemple,
15:29vous êtes resté combien de temps aux urgences ?
15:31Pendant des années ?
15:31Il y a plus de violences, les 5 ans.
15:33Donc pendant 25 ans, est-ce que vous vous aperçuez,
15:36vous dites, oh là là, là il va faire très chaud,
15:38ça va être une journée plus difficile ?
15:39J'ai vécu 76 aux urgences, donc la première canicule.
15:43D'ailleurs, c'est à l'époque qu'on a commencé à découvrir
15:46que les hôpitaux n'étaient pas climatisés,
15:49et que la climatisation du bloc opérateur ne fonctionnait pas.
15:53Donc bon, écoutez, M. Rua, on n'a pas su dire avec vous,
15:57et c'était fantastique.
15:59On a appris des choses.
16:00Voilà, on a appris plein de choses,
16:02et puis je vous remercie.
16:03Vous êtes toujours en activité, bien sûr ?
16:05Alors, je suis en ce qu'on appelle la retraite active,
16:08c'est-à-dire que je suis effectivement retraité parce que c'est là.
16:11À l'hôpital, on m'a mis à la retraite d'emblée,
16:13et en libéral, je continue de consulter,
16:16et notamment un centre de prévention,
16:18pour essayer de faire en sorte que la prévention agisse.
16:21En tout cas, vous êtes en pleine forme,
16:22et puis il faut travailler,
16:24parce que ça...
16:26Pour le cerveau, c'est très bien.
16:27Mais bien sûr, évidemment.
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