00:00Beaucoup de choses, ils ont parlé de tous les soucis qu'ils rencontrent au niveau de la filière canne
00:04ou de celle des fruits et légumes.
00:06Qu'est-ce que vous avez retenu de ces échanges ?
00:08Ce matin à Brapanon, j'ai voulu rencontrer à la fois le patron d'une exploitation artisanale,
00:15une trentaine de salariés dans la construction métallique,
00:18et puis ici des canniers qui m'ont à la fois expliqué quel était leur métier,
00:23quels étaient leurs enjeux, et puis après cette découverte,
00:26j'ai rencontré des représentants des filières agricoles
00:29qui m'ont fait part de leurs inquiétudes, des limites qu'ils rencontrent dans le développement de leur activité.
00:36J'ai été frappé par le fait qu'au fond, dans ce qu'ils disent,
00:38il y a à la fois des choses qui sont très reproductibles partout,
00:43dans tous les territoires, dans tous les départements français,
00:46les difficultés liées à la réglementation parfois,
00:48l'installation des bâtiments agricoles dans les exploitations,
00:52à raison de la législation sur la construction,
00:56et puis les questions d'accès à l'eau,
00:59donc les questions d'infrastructures,
01:00et puis la difficulté qu'il peut y avoir dans la négociation entre les producteurs et les transformateurs,
01:04ça sont des sujets qui ne sont pas propres à la Réunion,
01:07même si, à la Réunion, ils s'inscrivent dans un contexte extrêmement particulier,
01:11lié au climat tropical, à la géographie de l'île.
01:15J'ai entendu une vraie inquiétude sur la filière canne,
01:19notamment liée à la valorisation de la matière dans la discussion avec les industriels.
01:24J'ai aussi entendu des agriculteurs qui sont fiers de ce qu'ils ont fait,
01:30et à juste titre, la production agricole à la Réunion,
01:34elle s'est diversifiée, la souveraineté alimentaire,
01:38en tout cas l'autonomie alimentaire n'est pas complète,
01:41loin s'en faut, elle n'est pas parfaite,
01:42mais enfin il n'y a aucun département d'outre-mer,
01:45aucun territoire d'outre-mer qui arrive à ce chiffre aussi grand,
01:49et à cette réalisation.
01:50Donc il y a eu d'énormes progrès, il y a donc d'énormes enjeux,
01:53et ils ont essayé de m'indiquer des solutions que j'ai écoutées,
01:57parce qu'encore une fois, quand vous préparez une campagne présidentielle,
02:00quand vous faites une campagne présidentielle,
02:01il y a une partie de propositions,
02:03il y a une partie, mais il y a beaucoup, beaucoup d'écoute aussi.
02:07Écoute des acteurs, de la réalité de ce qu'ils vivent,
02:10ils vous donnent des orientations,
02:12ils vous soumettent des questions,
02:14ils vous imposent de réfléchir,
02:16et je crois que c'est extrêmement précieux de prendre le temps d'écouter
02:19ce qu'on va dire des gens qui vivent ici,
02:21qui produisent ici, qui aiment leur métier,
02:24qui aiment leur île,
02:25qui ont envie d'y rester, qui ont envie de la développer,
02:28et puis se heurtent, parfois, c'est vrai, à des difficultés.
02:30Alors c'est une filière pivot,
02:31donc de l'agriculture réunionnaise, la canne,
02:33on peut dire à ces planteurs que c'est une filière
02:36qui sera toujours soutenue,
02:37et qu'on peut compter sur vous pour qu'elle soit soutenue à l'avenir ?
02:40Oui, qui doit évidemment être soutenue,
02:41elle est une des grandes caractéristiques de la réunion,
02:44elle fait vivre assez largement les agriculteurs
02:47qui ne font plus que de la canne, si j'ose dire,
02:49qui a été longtemps vraiment quasiment la monoculture à la réunion,
02:53mais elle continue à être une culture extrêmement importante
02:56pour la production du sucre,
02:57derrière la production du alcool,
02:59elle peut participer à la valorisation et à la production énergétique,
03:03ce qui est en fait une dimension extrêmement utile
03:07et intéressante sur l'île.
03:09Donc je crois qu'il faut défendre cette filière,
03:11bien entendu, faire en sorte que,
03:13dans un modèle d'exploitation,
03:14qui sont souvent des petites exploitations,
03:16il puisse y avoir un avenir pour toutes celles et ceux
03:18qui contribuent à faire vivre le territoire.
03:19Monsieur Philippe, ce matin, vous avez échangé
03:21avec les élus Nouvelle-Air,
03:22et notamment le président du département LR,
03:25qui vous a presque soutenu, voire presque rallié.
03:27Est-ce que ça y est, c'est le début de l'union
03:29que vous appelez, plutôt vers la droite,
03:30et du coup vers vous en Retailleau ?
03:32J'ai entendu avec les élus que j'ai rencontrés,
03:35dont certains sont membres de LR,
03:36même pas tous.
03:37J'ai entendu ce que je ressens à la Réunion,
03:40comme je le ressens partout en France,
03:42la volonté de favoriser le rassemblement
03:44de la droite et du centre.
03:47Je pense qu'au fur et à mesure
03:49que la campagne déroule,
03:53beaucoup de nos concitoyens
03:55qui se retrouvent, soit élus ou pas,
03:58qui se retrouvent dans les valeurs
03:59de la droite et du centre,
04:01perçoivent clairement le fait
04:02que nous avons vocation à nous rassembler,
04:04si nous voulons convaincre,
04:05si nous voulons offrir une alternative,
04:07si nous voulons exister politiquement.
04:10Ce que j'ai entendu ce matin
04:11chez des élus, encore une fois très variés,
04:13et pas seulement des élus,
04:14des représentants de la société civile,
04:16à la Réunion,
04:17s'inscrit exactement dans cette logique.
04:19Je crois qu'elle est très largement partagée.
04:21Et donc, je ne suis pas surpris
04:22de l'avoir entendu ce matin
04:23dans la bouche du président
04:24du Conseil départemental,
04:25c'est la ministre de Théor.
04:26Je l'ai entendu aussi
04:27dans la bouche d'autres élus.
04:28Il y a ce besoin,
04:29cette envie de se rassembler.
04:31J'ai entendu Valérie Pécresse
04:34sur les ordres nationales
04:35qui évoquaient cette possibilité également.
04:37Et ce besoin,
04:38tout le monde, je crois, le ressent.
04:40Qu'est-ce que vous dites
04:40à Bruno Retailleau,
04:41justement, aujourd'hui,
04:42pour relancer votre campagne
04:43sur l'immigration ?
04:44Vous avez presque le soutien
04:45du président LR
04:46du département ICI-la-Réunion.
04:47C'est vraiment un virage à droite
04:49dans votre campagne.
04:49Qu'est-ce que vous dites
04:50à Bruno Retailleau ?
04:51Vous vous dirigez plus vers lui
04:52que vers Gabriel Attel ?
04:53Encore une fois,
04:54je parle aux Français
04:55et je leur dis ce que je pense.
04:57Sur certains sujets,
04:58je suis en accord avec Bruno Retailleau.
05:00C'est très bien.
05:00Ça ne me surprend pas.
05:01Sur d'autres,
05:02nous pouvons avoir des désaccords.
05:04La question,
05:04vous ne savez pas savoir
05:05si on est d'accord sur tout.
05:06La question,
05:06c'est de savoir
05:07comment est-ce qu'on travaille ensemble.
05:08C'est ce que nous demandent les Français.
05:09C'est ce que nous demandent
05:10l'électorat de la droite et du centre
05:12qui se souvient bien
05:13que les seuls moments
05:16où ils peuvent prévaloir,
05:17où nous pouvons prévaloir
05:18dans une élection présidentielle,
05:19c'est le moment où nous sommes rassemblés.
05:21Lorsque nous ne le sommes pas,
05:22bien nous les perdons.
05:23Et Gabriel Attel,
05:24de ce côté,
05:24il sort aussi ses mesures sur l'éducation
05:26quasiment en même temps que vous.
05:27On n'entend pas parler de lui.
05:28Vous êtes surtout sur LR.
05:29Est-ce qu'il existe encore
05:30dans ce rassemblement Gabriel Attel ?
05:31La formule des propositions
05:32sur l'éducation,
05:33il a bien raison.
05:35Je pense,
05:36je crois qu'il le pense aussi,
05:37que c'est un sujet essentiel
05:38pour la République,
05:39que c'est un sujet essentiel
05:39pour la France,
05:40que c'est même
05:41ce qui devrait être
05:42la grande ambition.
05:43S'il est d'accord avec ça,
05:44on est d'accord ensemble
05:45et c'est très bien.
05:45Vous ne vous tradirez pas
05:46vers Bruno Retailleau
05:47à ce que vous avez en train de faire ?
05:47Mais je ne fais pas plus
05:48vers Bruno Retailleau
05:49que vers Gabriel Attel.
05:51Je parle à la droite et au centre.
05:53Et je parle d'ailleurs
05:54pas seulement à la droite et au centre,
05:55parce qu'il y a beaucoup de Français
05:56qui se retrouvent dans l'idée
05:58que l'école,
05:59ça devrait être
05:59la grande ambition nationale.
06:01Bien plus simplement
06:02que la droite et au centre.
06:03Est-ce que vous parlez
06:04du premier ministre
06:04que vous avez invité
06:05à Mayotte ?
06:06Bien sûr.
06:07Vous n'habitez pas ?
06:08Je garde pour moi et pour lui
06:10les conversations
06:10que j'ai eu avec
06:11le premier ministre.
06:12Mais j'ai fait comme
06:13je m'y étais engagé
06:14auprès des interlocuteurs
06:15que j'ai croisés à Mayotte.
06:16Je lui ai invité
06:17ce que je retenais de ce déplacement,
06:18ce qu'il me semblait utile
06:20d'avoir à l'esprit
06:20alors qu'il s'apprêtait
06:21à y aller.
06:22Donc bien sûr, je l'ai fait.
06:23Il est dans quel état d'esprit
06:24avant d'arriver à Mayotte ?
06:25Vous allez lui demander.
06:26Je ne vais pas conjecturer
06:26sur les plans d'éfeu
06:27du premier ministre.
06:28Vous lui donnez des conseils ?
06:29Non, je n'ai pas de conseils
06:30à donner au premier ministre.
06:30Je lui ai fait état
06:32de ce que je retenais
06:33de mon déplacement sur place.
06:35Comme je le fais d'ailleurs
06:35assez systématiquement,
06:37quand je vais dans un endroit
06:38où il se passe quelque chose
06:39et où il y a des messages
06:40à faire face à l'exécutif,
06:41je le fais.
06:42Ça me paraît de courtoisie
06:46et d'intérêt général.
06:48Merci.
06:48Merci.
Commentaires