00:0010% d'augmentation des refus de tempérés, 10%… Vous voyez, il y a également… Tous les indicateurs sont
00:06en la hausse, s'agissant des violences, notamment des violences contre les gendarmes et les policiers.
00:11Alors, là, ce représentant syndical évoque l'évolution de la loi du code pénal. Et là, on est devant un
00:18paradoxe énorme, c'est-à-dire qu'on n'arrête pas de durcir le code pénal et rien ne change
00:24sur le terrain.
00:25Parce qu'il faut l'appliquer, mon général.
00:26Et parce qu'il faut l'appliquer. Et si vous voulez, cette dégradation, ce décalage qui est devenu systémique entre
00:32ce qui est écrit dans le code pénal… Le code pénal, c'est la loi.
00:36Ceux qui ont voté la loi, c'est le représentant de la nation. Eh bien, il n'y a plus
00:41du tout de corrélation ou de moins en moins de corrélation entre ce qui est écrit dans la loi et
00:47ce qui est appliqué par les tribunaux pour de multiples raisons.
00:50Quand vous parlez du refus d'obtempérer, c'est l'article 433-6 du code pénal. Il a été durci
00:56puisqu'il prévoit jusqu'à trois ans d'emprisonnement.
00:59Et s'agissant des violences envers les agents des bosnières de l'autorité publique, dès lors que notamment qu'il
01:04y a des ITT, eh bien, on est sur trois, quatre, cinq ans sur des amendes très significatives.
01:10– Mais le suspect sur le refus d'obtempérer, vous regardez, il ressort libre sous contrôle judiciaire, c'est inacceptable.
01:16– Si vous voulez, si on prend un peu de hauteur, une société s'est fondée sur un pacte social.
01:23Et dans un état de droit, il y a des principes qui ne doivent pas être transgressés.
01:30Mais il faut aussi que la loi s'applique. Si la loi ne s'applique plus, eh bien vous avez
01:35cette dérive qui a été amorcée dans les années 80 pour des raisons souvent idéologiques.
01:39– Maintenant, il y a d'autres facteurs qui jouent, le fait que les prisons, même si on construit des
01:45prisons, il faut saluer les efforts comme le ministre de la Justice
01:47pour faire avouer les choses. Mais on est dans une situation aujourd'hui qui est tellement dégradée que même des
01:53augmentations d'effectifs,
01:54parce que le problème n'est pas là. Le problème, c'est de refonder le pacte social. Dans ce cas
01:59-là, quelqu'un qui commet une infraction grave,
02:01notamment envers les membres de force de l'homme, envers les pompiers, envers des professeurs, des maires, parce que qu
02:06'en est-il si là, il y a une impunité vis-à-vis du simple citoyen ?
02:09– Oui, bien sûr. – Donc, le grand défi des prochains mois, et il faut mettre en perspective cette élection,
02:16c'est quand même que ce pays revienne dans la normale.
02:22– Sous-titrage Société Radio-Canada
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