00:00Je crois que ces images sont assez troublantes, voire ressemblent plus ou moins à un flagrant délit de passage, d
00:09'organisation, d'un modus operandi finalement entre les trafiquants et une ONG.
00:14Ce sont des images uniques, je les ai découvertes également, même si la justice italienne avait essayé en 2017 de
00:22mettre en cause trois ONG pour des faits identiques,
00:24ça n'avait pas débouché, un non-lieu avait été prononcé, mais là je crois qu'on est face à
00:31une situation un peu différente,
00:33où des images démontrent à l'évidence qu'il y a une forme d'entente, de collusion, d'accord entre
00:41les ONG et les trafiquants de migrants,
00:43on sait qu'ils communiquent par voie téléphonique, par boucle WhatsApp et autres, on sait qu'il y a bien
00:50évidemment des liens,
00:52et les passeurs font d'ailleurs payer aux migrants le service, on va dire, la traversée de la Méditerranée,
00:59et donc l'action des ONG finalement c'est une offre de service pour des trafiquants qui ne font pas
01:06la traversée intégrale de la Méditerranée.
01:09Et on sait d'ailleurs par ailleurs qu'il y a un réservoir, pardonnez-moi l'expression,
01:15un réservoir de 400 000 à 500 000 personnes en situation irrégulière en Libye qui sont en demande de passage,
01:23donc les trafiquants répondent à cette demande, et donc tout ça génère inévitablement du trafic,
01:31et potentiellement aussi des naufrages, parce que plus on met de bateaux à l'eau,
01:37et plus on risque un naufrage parce que tous les bateaux ne sont pas de ce type-là,
01:41et donc il y a aujourd'hui une situation qui est particulièrement compromettante pour SeaWatch.
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