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  • il y a 6 semaines
Chaque week-end, Jérémy Brossard vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:01– Bienvenue à tous dans BFM Grand Soir, retour à présent sur ce week-end très politique.
00:06C'est la première passe d'arme de cette pré-campagne présidentielle.
00:09Édouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon qui se répondent sur la question migratoire
00:13au sujet notamment de Mayotte où l'ancien Premier ministre a fait, vous le savez,
00:16des propositions pour mettre fin à l'appel d'air de l'immigration dans ce département français.
00:21Édouard Philippe qui a accordé une interview à notre équipe sur place.
00:24Sophie Dupont et Bastien Dufour, écoutez-le justement au sujet de Jean-Luc Mélenchon.
00:28– Monsieur Mélenchon accuse quelqu'un de démagogie.
00:33Waouh ! Bon, vous voyez, je veux dire, il n'est pas d'accord avec moi, je ne suis pas
00:36d'accord avec lui.
00:37Moi, je vais continuer à faire la campagne telle que je le fais, c'est-à-dire en disant ce
00:41que je pense.
00:42Peut-être que Monsieur Mélenchon ne sera pas d'accord avec moi.
00:44Peut-être qu'à la fin, il ne votera pas pour moi au premier tour.
00:47Peut-être. L'inverse est vrai.
00:50Je ne voterai pas pour lui au premier tour et je ne suis pas d'accord avec lui.
00:53Je l'invite à venir ici.
00:54– Il s'est rendu ici dès 2005, avant vous, c'est ce qu'il dit.
00:57– Très bien, mais je ne suis pas sûr que la crise migratoire en 2005 avait l'amplitude, l'acuité
01:03qu'elle a aujourd'hui.
01:04Et par ailleurs, par ailleurs, Monsieur Mélenchon n'est pas d'accord avec moi, ça ne me pose aucun problème.
01:08Je suis rarement d'accord avec lui.
01:11– Bonsoir Manon Aubry, merci d'être en direct ce soir dans BFM Grand Soir.
01:14Vous êtes en direct de Châteauneuf-sur-Isère dans la Drôme, où se tiennent ce week-end les universités d
01:18'été des Insoumis.
01:19On suivra notamment demain le discours de Jean-Luc Mélenchon.
01:22Vous venez d'entendre à l'instant Édouard Philippe.
01:25Il appelle Jean-Luc Mélenchon à venir à Mayotte.
01:28Qu'est-ce que vous lui répondez ce soir ?
01:29– Il y a peut-être un truc qui m'échappe, mais attendez, Édouard Philippe, c'est celui qui a
01:36été Premier ministre de la France.
01:37Il s'est rendu à Mayotte quand il était Premier ministre de la France.
01:40Il a pris à bras-le-corps la question des Mahorais et des Mahoraises quand il était Premier ministre.
01:45Vous voyez, on a aujourd'hui face à nous un candidat à l'élection présidentielle
01:51qui va sur les plates-bandes du Rassemblement National,
01:55instrumentalise la question migratoire avec un seul objectif,
01:59c'est sur le dos des Mahorais et des Mahoraises tenter d'emporter l'élection présidentielle
02:04alors que c'est le même qui a été Premier ministre et n'a rien fait pour eux.
02:08Donc je pense que malheureusement, Édouard Philippe indique très clairement la direction
02:13qu'il entend prendre pour cette campagne présidentielle.
02:16Mais je crois qu'on a assez de Marine Le Pen comme candidate d'extrême droite.
02:19On n'a pas besoin de supplétifs.
02:21– Au fond, Édouard Philippe, c'est votre principal adversaire pour vous qualifier au second tour
02:25parce que les derniers sondages, ils peuvent changer.
02:27On est à huit mois évidemment d'élection, mais les derniers sondages estiment
02:31qu'il y aura le Rassemblement National qualifié pour le deuxième tour
02:34et donc une seule place, soit Jean-Luc Mélenchon, soit Édouard Philippe.
02:37– Vous savez, j'ai appris à me méfier des sondages
02:42parce qu'à la même époque de l'année avant la précédente campagne élection présidentielle en 2022,
02:48nous étions donnés à plus de dix points du Rassemblement National.
02:52Au final, au mois d'avril 2022, nous sommes à moins d'un point de Marine Le Pen.
02:58Donc je n'exclus pas l'hypothèse, la nécessité, la possibilité d'exclure Marine Le Pen du second tour.
03:04Mais quoi qu'il arrive, oui, aujourd'hui, la vérité, c'est que Jean-Luc Mélenchon
03:08est le seul candidat à gauche à même de se qualifier au second tour,
03:13que ce soit contre Édouard Philippe ou contre Marine Le Pen.
03:15Et le succès des universités d'été d'où je vous parle, ici à Châteauneuf-sur-Isère,
03:21où on a accueilli plus de 7000 participants, à la fois pour des grands moments de formation,
03:26mais aussi vous avez derrière moi un concert, des moments culturels,
03:29démontrent l'envie, démontrent la dynamique, démontrent aussi la nécessité de se rassembler
03:34parce qu'aujourd'hui, c'est la seule option qui existe,
03:38celle de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon,
03:40pour l'emporter face à Édouard Philippe et Marine Le Pen,
03:43qui manifestement ont fait le choix, sur les questions migratoires,
03:47d'être un peu les deux faces d'une même pièce.
03:50Manon Aubry, une question de Bruno Jeudy qui est avec nous en plateau.
03:53Bonjour Madame Aubry, qu'est-ce que vous allez proposer aux écologistes
03:58et à Marine Tondelier qui vous tend la main ?
04:00Est-ce que vous allez passer un accord programmatique avec les écologistes ?
04:05Est-ce qu'en gros vous allez un peu modifier votre programme
04:08qui jusqu'à présent ne reçoit pas le soutien d'autres formations de gauche ?
04:16Notre proposition, elle est sur la table.
04:19Elle est sur la table depuis un petit moment.
04:21Il y a déjà quelques mois, nous avions fait la proposition d'une nouvelle alliance populaire.
04:25Nous avons dit à nos partenaires naturels, écologistes et communistes,
04:30avec qui nous avons voté les censures du gouvernement,
04:33des différents gouvernements macronistes, avec qui nous avons bataillé
04:37notamment contre les budgets austéritaires, que ce soit de M. Bayrou ou de M. Lecornu.
04:41Nous avons dit, rassemblons-nous ensemble pour la campagne présidentielle de 2027
04:47et la candidature de Jean-Luc Mélenchon est la plus à même de l'emporter.
04:51Cette proposition, elle est toujours sur la table,
04:52mais je veux aussi dire à Marine Tondelier et à tous les amis écologistes
04:57qu'on n'a plus le temps d'attendre et qu'aujourd'hui on doit aussi faire campagne
05:03pour le plus grand nombre, aller convaincre un à un les Françaises et les Français
05:06pour qu'ils se mobilisent l'an prochain, pour qu'il y ait un grand élan populaire
05:10et on n'aura plus le temps d'attendre.
05:12Donc on ne peut pas se perdre en palabres sans fin.
05:16On peut évidemment discuter dans le respect mutuel.
05:19On a accueilli ici à nos universités d'été Cyrielle Châtelain,
05:22la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.
05:25J'ai débattu avec elle.
05:27Elle a mentionné la question européenne comme un des points d'achoppement potentiel
05:32entre les écologistes et les insoumis.
05:34Je lui ai dit, bah chiche, discutons, débattons de la question européenne
05:39si on estime que c'est celle qui est à même aujourd'hui de nous diviser
05:43alors que plus de 80% de nos votes sont en commun.
05:46Donc si BFM veut l'accueillir, vous serez les bienvenus.
05:49Ce débat, je pense, il doit avoir lieu le plus rapidement possible.
05:52Mais j'ai envie de dire, après l'heure, ce ne sera plus l'heure.
05:56Et donc au bout d'un moment, il faudra aussi se mettre en dynamique
05:58et on ne pourra pas attendre de manière indéfinie,
06:01même si j'ai la conviction que tous ceux qui,
06:04après l'été cataclysmique qu'on vient de passer,
06:07ne se résolvent pas à l'inaction climatique de ce gouvernement
06:12et ont envie d'avoir une transformation profonde de la société,
06:16de l'économie pour prendre à bras le corps la question climatique,
06:19seront sensibles à la nécessité de se rassembler
06:21et de pouvoir l'emporter l'an prochain.
06:23Alors on entend bien l'appel du pied que vous faites aux écologistes.
06:26On a vu les images à l'instant de Cyriel Châtelain
06:28aux côtés de Jean-Luc Mélenchon.
06:29Est-ce que l'idée d'un ralliement a avancé ce week-end
06:32dans la Drôme où vous êtes réunis ?
06:36On discute et c'est normal.
06:38On discute avec nos camarades écologistes
06:42avec qui on partage beaucoup de combats.
06:45Mais je crois qu'aujourd'hui,
06:47l'enjeu, ce n'est pas un ralliement aveugle.
06:51Moi, je respecte les formations politiques,
06:55mais je les entends beaucoup.
06:57Et notamment Marine Tondelier,
06:58elle l'a répété lors de son discours de clôture
07:01de leurs universités d'été,
07:03ils ne sauront pas le butin de vote
07:06qui fera gagner l'extrême droite.
07:07Et j'ai envie de dire que c'est maintenant que ça se joue.
07:10Et venez nous aider, en fait.
07:12Parce qu'à quoi bon faire une campagne présidentielle
07:16pour aller faire quoi ?
07:171%, 2%, 3%, même 4 ou 5% ?
07:20Ce sont des points qui seront précieux
07:23si l'on veut l'emporter l'an prochain,
07:25aller au second tour et évidemment l'emporter dans un second temps.
07:28Donc moi, j'ai envie de leur dire
07:31le temps presse, il faut qu'on puisse avancer.
07:34Et quoi qu'il arrive, là, vous avez derrière moi
07:37des milliers de militants qui sont déjà en campagne.
07:40Et pour avoir échangé avec Cyrielle Châtelain,
07:43elle n'était pas la seule députée présente
07:44dans nos universités d'été.
07:45Il y en avait 8 en tout.
07:47Tous les députés écologistes étaient assez impressionnés
07:49par l'ampleur de nos universités d'été,
07:53la dynamique, et ont bien conscience
07:54que ça va être difficile de faire sans
07:57la force motrice de la gauche,
07:58même si évidemment tout ça doit se faire
08:00dans un respect mutuel.
08:01Et il n'est pas question pour nous, pour moi,
08:04d'avoir des écologistes qui sont repeints
08:06en insoumis du jour au lendemain.
08:08Par contre, il y a un enjeu en effet à pouvoir...
08:12Allez-y, je vous en prie.
08:13Vous dites le temps presse,
08:14parce que si les écologistes ne rallient pas
08:17Jean-Luc Mélenchon rapidement,
08:18qu'est-ce qui se passe ?
08:18Il y a un risque de désunion,
08:21et donc in fine peut-être de défaite
08:22pour la gauche l'an prochain ?
08:27L'enjeu, c'est de pouvoir l'emporter
08:29face à l'extrême droite.
08:30Donc plus on est nombreux à se rassembler,
08:34logiquement, plus on doit l'emporter,
08:35mais on doit le faire dans la clarté.
08:37Et c'est ça aussi tout l'enjeu,
08:39parce que le projet qui consiste à se réunir,
08:42pour se réunir d'un axe politique
08:44qui irait de la France insoumise
08:46à Raphaël Glucksmann,
08:47alors qu'on a des points de désaccord,
08:49et c'est normal, c'est la politique,
08:51qu'on ne va pas prétendre du jour au lendemain
08:54que d'un coup, on est devenu d'accord
08:56sur un certain nombre de sujets.
08:57J'entendais dans le cadre de la primaire socialiste
09:00un candidat qui proposait par exemple
09:02la retraite par capitalisation.
09:04Nous, on a toujours défendu la retraite à 60 ans,
09:06on a toujours défendu le système de retraite
09:08par répartition.
09:09Donc il y a un enjeu à ce que tout ça
09:12se fasse dans la clarté.
09:14On a un programme, il est sur la table,
09:16évidemment on peut en discuter,
09:18mais on ne va pas faire un grand écart
09:21programmatique qui n'aurait pas de sens
09:22et surtout qui ne serait pas à même
09:23de mobiliser le plus largement,
09:26de créer une dynamique populaire.
09:27C'est ça les leçons des victoires de la gauche
09:30partout dans le monde, partout, ça s'est passé.
09:31Il faut qu'il y ait un élan populaire,
09:33il faut qu'il y ait des gens qui se disent
09:34cette fois-ci on peut y arriver,
09:36on n'est pas condamnés à vivre la 5ème République
09:38d'un homme qui décide de tout.
09:39On n'est pas condamnés à vivre des inégalités
09:42de richesse, le prix de l'essence qui explose.
09:44On n'est pas condamnés à tout ça
09:45et des jours un peu plus lumineux
09:48peuvent advenir l'an prochain.
09:49Même s'il y a un rapprochement
09:50entre les écologistes et les insoumis,
09:53il y a le Parti Socialiste
09:54qui organise une primaire
09:55et notamment Raphaël Guxman
09:57qui doit officialiser sans doute demain
09:58sa candidature.
10:00La gauche sera de toute façon
10:02désunie, elle reste irréconciliable ?
10:08Vous savez quand la gauche l'a emporté
10:10dans l'histoire depuis la Seconde Guerre mondiale
10:12dans notre 5ème République,
10:14je pense à François Mitterrand,
10:17je pense à François Hollande
10:19quand il faisait campagne sur mon ennemi
10:21c'est la finance avant de faire autre chose,
10:23il y avait plusieurs candidatures de gauche.
10:25Ce qu'il faut c'est le rassemblement
10:27le plus large possible dans la clarté.
10:29Aujourd'hui Raphaël Guxman est candidat
10:32pour être premier secrétaire du Parti Socialiste,
10:35pour refonder d'une manière ou d'une autre
10:37la Macronie, grand bien lui en face,
10:39mais ce n'est pas la stratégie
10:41dans laquelle nous on s'inscrit aujourd'hui,
10:43ce n'est pas la stratégie politique
10:46qui nous permettra je pense
10:47de l'emporter l'an prochain.
10:49Si on veut l'emporter l'an prochain,
10:50il faut apporter des réponses sociales
10:52très concrètes.
10:53Ça va du blocage des prix
10:55des produits de première nécessité,
10:57je parlais du prix de l'essence,
10:58tout le monde l'a vu cet été
10:59qui explose encore
11:00et plus personne ne parle du prix de l'essence
11:01à plus de 2 euros.
11:02Ça va sur la retraite à 60 ans.
11:05Ça va sur l'augmentation du SMIC à 1 700 euros.
11:08Tous ces sujets-là
11:09ne sont pas aujourd'hui des propositions
11:12qui sont portées par Raphaël Guxman,
11:13ça tombe bien, c'est la démocratie,
11:15il aura tout le droit d'être candidat
11:16s'il le souhaite,
11:16mais pendant que Raphaël Guxman
11:18parle aux militants socialistes,
11:20nous on essaie de parler au pays tout entier
11:21pour désigner le prochain président de la République.
11:25Bruno Jeudy.
11:26Dans votre programme,
11:28Madame Aubry,
11:28dans le programme de Jean-Luc Mélenchon,
11:30qui l'a exprimé il y a quelques jours,
11:33il y a cette idée de supprimer une partie
11:36de la dette de la France.
11:38Est-ce que c'est un signal bien raisonnable
11:41qui risquerait, pour le coup,
11:44peut-être de mener tout droit à la faillite le pays ?
11:48Le pire des signals qu'on peut envoyer à nos créanciers
11:50dont une partie, on le sait,
11:52sont issues de l'étranger.
11:58Ça tombe bien, parce que ça fait un certain temps
12:01que je travaille sur nos propositions économiques,
12:03et c'est pas nouveau qu'on dise
12:05qu'il faut mettre au congélateur, au frigo,
12:11une partie de la dette française.
12:12Et on est précis dans cette proposition.
12:14Il y a près de 20% de la dette française
12:16qui est détenue par la Banque Centrale Européenne.
12:18Ces titres de dette-là,
12:20on pourrait les transformer en titres de dette perpétuels.
12:22C'est ce qu'on appelle faire rouler la dette.
12:24Et donc, ce n'est pas manquer de crédibilité
12:26sur les marchés financiers.
12:27Bien au contraire,
12:28c'est se donner les marges de manœuvre financière
12:31dont la France a besoin
12:32pour réaliser, répondre aux défis qui sont les nôtres.
12:36Et cette question, elle se pose pour la France,
12:37mais elle se pose pour l'ensemble des États européens.
12:39Vous savez, moi, en tant que députée européenne,
12:41on va discuter dans les prochains mois
12:42du cadre financier pluriannuel,
12:43donc du budget au niveau européen.
12:45Et de la même manière,
12:47il y a eu un grand emprunt
12:48qui a été fait par l'Union Européenne
12:49au moment de la crise du Covid.
12:50Et on ne sait pas comment rembourser cet emprunt.
12:52Donc, quelque chose me dit
12:54que ce qui, aujourd'hui,
12:56fait se hisser les poils
12:59à beaucoup d'économistes
13:02un peu orthodoxes et old school,
13:05en réalité, va être une proposition
13:07qui va être au cœur du débat.
13:08parce que nous n'avons pas
13:10la possibilité de rembourser
13:12l'ensemble de la dette.
13:13Et il se trouve qu'une partie de la dette...
13:16Mais là, je vous parle de la part de la dette...
13:17Ce qui compte, c'est surtout ceux qui nous prêtent de l'argent,
13:18ce n'est pas tellement les économistes.
13:22C'est ceux qui nous prêtent de l'argent
13:23si on ne les rembourse pas.
13:25C'est un problème de crédibilité
13:27pour ceux qui nous prêtent de l'argent.
13:31Déjà, on avance si on considère que ces remarques
13:34qui ont été faites par certains économistes
13:36d'un certain bord politique
13:38ne sont pas celles qui comptent.
13:39Pour le reste, je ne parle pas des créanciers particuliers,
13:43c'est-à-dire des fonds de pension,
13:45des banques, etc.
13:46et des titres de dette qui s'échangent
13:49sur les marchés financiers.
13:50On parle ici d'un pan de la dette spécifique
13:53qui est détenu par la Banque Centrale Européenne.
13:56Je ne vous parle pas de l'ensemble
13:57de la dette française,
13:59mais je vous parle d'un peu moins de 20%
14:00qui sont détenus par la Banque Centrale Européenne.
14:03Ça s'est fait dans l'histoire.
14:04C'est fait par la Fed.
14:06Je ne crois pas que la Banque Centrale Américaine,
14:10la Fed, soit une officine insoumise.
14:12Et aux États-Unis, ça s'est déjà fait
14:15d'avoir des titres de dette perpétuels.
14:17Et je pense qu'on arrive aujourd'hui
14:19à un moment clé,
14:22à un tournant de notre histoire économique.
14:24Et on ne peut pas se contenter
14:26d'avoir une Banque Centrale Européenne
14:28qui mène sa politique monétaire
14:30sans aucun contrôle démocratique.
14:32Et c'est ça aussi une partie du débat
14:34qui a été posée par Jean-Luc Mélenchon
14:36dans cette campagne présidentielle.
14:37Et je suis ravie,
14:37si ça peut faire l'objet de débats
14:39sur vos plateaux télé,
14:40je serais ravie de revenir
14:42pour en débattre plus en détail.
14:43Parce qu'en réalité,
14:44c'est une proposition qui est crédible.
14:46Il y a une tribune qui est sortie aujourd'hui
14:48de 50 économistes dans le Nouvel Obs
14:50qui appuie cette idée
14:51de mettre au congélateur
14:52une partie de la dette française
14:54pour répondre à nos défis.
14:55Merci beaucoup, Manon Aubry,
14:56d'avoir répondu à nos questions
14:58ce soir dans BFM Grand Soir.
15:00Et demain, il y aura le discours
15:02de rentrée de Jean-Luc Mélenchon
15:03depuis Châteauneuf-en-Lysère,
15:05donc dans la Drôme.
15:05Ce sera à suivre en direct
15:07sur BFM TV
15:07à partir de 11h.
15:09C'est parti pour la vidéo.

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