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  • il y a 9 minutes
La crise migratoire se poursuit à Ceuta, l'enclave espagnole sur le territoire marocain. Alors que plusieurs milliers de migrants dorment dans les rues, le premier ministre espagnol a pris des vacances, pendant que les politiques français éludent le problème. «Tant que nos gouvernants ne verront pas la réalité, il n'y aura pas de solution».

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Transcription
00:00Il y a deux choses. Il y a la faute de communication. Dans une période où les politiques communiquent beaucoup,
00:05font attention à leur image, etc.
00:07Dans une période de crise, comme connaît l'Espagne, parce que c'est l'Espagne qui connaît une très grosse
00:11prise,
00:12le Premier ministre ne devrait pas aller faire des plongeons dans la mer.
00:15Il ne sera pas Premier ministre à vie, il aura tout le temps ensuite de faire des plongeons.
00:18Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est le refus du réel.
00:22C'est-à-dire qu'ils ne veulent pas voir le réel. Il y a un problème migratoire.
00:25Alors, on souffre, les populations locales dont ils ont la charge, les Espagnols, mais on souffre aussi les populations marocaines.
00:31Vous pensez que c'est très rigolo pour des milliers de jeunes d'être à la rue, entassés les uns
00:36sur les autres,
00:36de ne pas savoir ce qu'ils vont faire, comment ils vont vivre, de dépendre de la société et des
00:40aides.
00:41Mais il n'y a pas que les Espagnols.
00:43Moi, je me rappelle, notre ministre délégué au ministère de l'Intérieur, Jean-Didier Berger, nous a affirmé il y
00:50a quelques jours,
00:51mais en Espagne, il n'y a pas de problème, tout est réglé.
00:53Bien sûr.
00:54Déni de réalité. Tant qu'on aura des gens, des gouvernants qui ne veulent pas voir la réalité par idéologie
01:00ou par lâcheté,
01:01on n'arrive pas à trouver les solutions.
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