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  • il y a 7 minutes
Sébastien Lecornu, en déplacement à Mérignac, en Gironde, auprès des sinistrés après les incendies : «Nous n'avons rien à cacher».

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Transcription
00:00Ce qu'on fait là, ce matin, a un mérite essentiel, ça permet de se dire la vérité,
00:06de revenir évidemment, si vous avez des questions à poser, sur ce qui a pu se passer ces dernières semaines,
00:10et j'ai pris cet engagement auprès du maire du Porges, mais je le dis aussi pour les collègues maires
00:13qui sont assis à côté de lui,
00:16j'ai demandé à la préfète, j'ai demandé au contrôleur général qui commande et qui dirige le service départemental
00:22d'incendie de secours,
00:23de tenir toutes les réunions qui vont bien avec la population pour réexpliquer ce qui s'est passé minute par
00:28minute,
00:29heure par heure, la nature et la qualité des moyens qui ont été engagés, pourquoi tel ou tel choix tactique
00:34a été fait,
00:35parce que ce n'est pas des choix qui ont été décidés depuis Paris, pour être honnête,
00:38la plupart des choix des premières heures n'ont pas été décidés non plus depuis Bordeaux,
00:40on est véritablement dans une approche tactique très très déconcentrée de la prise de décision,
00:46et il y a de la colère, il y a de l'émotion, ça c'est bien naturel, les gens
00:50ont tout perdu, plus que ça.
00:54Mais je veux quand même qu'on remette un tout petit peu de vérité, de rationalité dans ce qui s
00:57'est passé,
00:57ça permettra à tout le monde de se faire une opinion, mais qui repose sur des faits objectivés,
01:03parce que d'un côté on ne peut pas dire qu'on a confiance dans nos pompiers,
01:06et en même temps donner à voir parfois quelques dérives un peu complotistes,
01:11dans lesquelles au fond l'essentiel n'aurait pas été fait.
01:13Je pense qu'il faut qu'on se dit la vérité, parce que je le redis en tout cas pour
01:15le gouvernement,
01:16nous n'avons rien à cacher, et pour cause.
01:20Ensuite, l'enjeu, évidemment, il est tout de suite de redonner des perspectives.
01:24Évidemment dans les communes évacuées, avec des sinistrés, dans une approche sociale,
01:29je remercie les collectivités qui se sont déjà mobilisées sur les questions de relogement,
01:34mais enfin on va voir un enjeu d'endurance.
01:36Il y a un éléphant qui est dans la pièce, qui perturbe tout le monde,
01:38c'est évidemment la rentrée scolaire, parce que ça va sonner comme le début d'un retour à la normale,
01:42qui ne sera pas un retour à la normale pour les personnes concernées.
01:46Toute la question, évidemment, de la reconstruction.
01:49Une part du ballon est dans le camp de l'État et des communes, donc la puissance publique.
01:54Le ministre du Logement est là, on va y revenir, on a des annonces à vous faire dans quelques instants.
01:58Une part est aussi dans le camp des assureurs, qui sont assez attendus, j'ai bien tout compris.
02:04Donc on va aussi regarder comment on peut avoir une méthodologie dans laquelle on ne se renvoie pas le ballon,
02:07tous les uns et les autres, parce que ça, pour le coup, ce serait insupportable pour nos compatriotes
02:11que de voir que la mairie renvoie à la préfecture, que la préfecture renvoie aux assureurs.
02:15Ça, c'est typiquement ce qu'il ne faut pas faire.
02:17Et si j'ai voulu justement ce format, c'est aussi pour qu'on ait le décloisonnement le plus efficace
02:21et que tout le monde entende la même chose ce matin dans notre capacité à redémarrer.
02:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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