00:00Oui, bonjour. Alors pour l'instant, tous les habitants sont rentrés chez nous.
00:04Donc là, on n'a plus de problématiques puisqu'effectivement, la vie est redevenue à peu près normale.
00:11Quand je dis la vie est à peu près normale, la vie des habitants, par contre, la vie de notre
00:15forêt à Arès,
00:16c'est 4 800 hectares de superficie de la commune, 4 000 en forêt et 95 % ont été, aujourd
00:23'hui, sont disparus par le feu.
00:25Donc la vie n'est plus la même. Effectivement, la vie des habitants, elle est traumatisée, c'est certain.
00:31Il faudra y penser. Et effectivement, si vous voulez, moi, j'ai trois choses à dire demain à M. le
00:37Premier ministre
00:37que je vais rencontrer avec quelques ministres. Tout d'abord, l'indemnisation.
00:41Il nous faut des indemnisations rapides sur trois volets. Un, pour les sylviculteurs, puisqu'effectivement,
00:47la sylviculture, 95 % de la forêt qui a brûlé, c'est une catastrophe d'abord humaine,
00:52parce que ce sont des gens qui sont attachés à leur territoire, attachés à leur forêt.
00:56Mais au-delà de ça, c'est une catastrophe économique, puisqu'il faudra plusieurs générations avant de régénérer cette forêt.
01:02Une vie, pardon, des indemnisations économiques également, puisque l'économie locale a connu un gros préjudice,
01:11puisque c'était pendant la période estivale, effectivement, ils ont subi ces difficultés.
01:16Et aussi des indemnisations pour les communes, les communes qui ont dû, par la même, générer de gros frais.
01:23Et donc, on en reparlera avec le Premier ministre.
01:25Il y a aussi, on le disait tout à l'heure, vos intervenants précédents l'utilisaient, sur la prévention.
01:31Il faudra changer de paradigme.
01:33Les OLD, comme elles sont réalisées aujourd'hui, les obligations légales des gros saillements devront être inversées.
01:39C'est une certitude. Il faudra que ce soit les sylviculteurs qui prévoient ces OLD, qui nettoient leurs forêts à
01:46proximité des maisons.
01:47On va inverser, puisqu'aujourd'hui, c'est le propriétaire du bâti qui doit nettoyer à 50 mètres dans la
01:51forêt.
01:52Et enfin, dernier point, et dernier point qui m'importe énormément, c'est les inondations.
01:57Je prends ma commune, je vous le disais à l'instant, 4 800 hectares, 4 000 ans de forêt,
02:02ce qui fait à peu près 7 millions de litres d'eau qui sont pompés par cette forêt.
02:08Demain, sans cela, je suis au point zéro, puisque je suis au niveau de la mer,
02:12Arès est au niveau de la mer, donc on va être inondé.
02:16C'est-à-dire que là, on a connu le feu, on sait que le feu, on ne l'arrête
02:19pas, on l'arrête difficilement.
02:20L'eau, de la même façon, on l'arrête, on l'arrête difficilement.
02:24Et demain, il y a deux ans, on a été obligé d'évacuer l'hôpital privé,
02:29qui est le seul hôpital du secteur, puisqu'il était inondé.
02:32Et demain, on connaîtra une catastrophe à la même hauteur.
02:36Avec ces incendies, c'est quoi le bilan des destructions ?
02:39Et à combien ça se chiffre et qui va payer ?
02:42Eh bien, c'est effectivement toutes les questions.
02:45Alors, la forêt, c'est considérable, je vous le dis, pour les sylviculteurs.
02:48Donc aujourd'hui, on n'a pas chiffré.
02:50Il faudra effectivement qu'on le chiffre avec les professionnels,
02:53avec les sylviculteurs, avec le monde économique du territoire.
02:57C'est toutes ces questions-là qu'on va devoir mettre en place.
03:00Mais également, parce que dans les chiffres, dans le montant financier,
03:04il faut comprendre qu'il faut aussi anticiper la forêt de demain,
03:08qui ne sera jamais la forêt de hier.
03:11C'est une certitude.
03:12Merci.
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