- il y a 2 heures
Envie de reprendre un peu d’info ? Ça tombe bien c’est le week-end et on peut encore plus prendre son temps. 120 minutes pour revenir sur les événements avec les acteurs de l'actualité.
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00:00On part dans les Landes, le préfet s'exprime sur l'incendie qui est toujours en cours.
00:04Alors l'évolution du feu, donc on a beaucoup combattu et beaucoup oeuvré
00:08avec encore une montée en capacité sur le terrain
00:11puisqu'il y a 550 pompiers qui sont mobilisés avec des renforts qui arrivent
00:15notamment en tout cas des colonnes du sud, etc.
00:18Ça a permis de contenir la progression du feu sans complètement l'enrayer.
00:23On est passé, on était à 1200 hectares à la mi-journée, on est passé à 1300.
00:28Donc le feu progresse un peu, son intensité est toujours forte
00:34mais elle diminue légèrement, c'est pas spectaculaire
00:38mais là on n'a pas de reprise très violente.
00:40Voilà le point de situation là maintenant pour l'évolution du feu
00:44avec une météo qui commence tout doucement à s'améliorer,
00:48les températures commencent à baisser, l'hygrométrie à remonter,
00:52les moyens aériens vont pouvoir continuer à tourner jusqu'à la nuit aéronautique
00:57c'est-à-dire 21h20 environ.
00:59On a dû procéder à quelques évacuations très limitées du côté de Garin
01:04parce qu'il y avait un risque potentiellement de saut supplémentaire vers le sud.
01:08Ça concerne 7 maisons et une vingtaine de personnes.
01:12Donc ça porte le bilan des évacués à 550.
01:15La très grande majorité d'entre eux sont prises en charge par la mairie de Sabres
01:21et donc par la maire de Sabres que je remercie de l'accueil qu'elle réserve aux évacués
01:27qui sont très bien accueillis dans votre commune.
01:29Madame la maire, merci.
01:31Voilà donc on en est là pour le moment.
01:33Pour l'engagement de la gendarmerie, une cinquantaine de militaires
01:36qui patrouillent, qui surveillent, qui protègent les axes routiers.
01:40Voilà, tout ça non plus n'inspire pas d'inquiétudes particulières
01:43avec des renforts de gendarmerie mobile qui sont arrivés pour sécuriser la zone.
01:48Donc les prochaines heures, c'est assez simple.
01:50On va continuer à lutter activement sous les ordres du colonel Fabre
01:55pour contenir la progression, progressivement traiter les lisières de différentes façons
02:00au sol donc avec des bulles, avec de l'eau pour noyer progressivement
02:06avec l'aide des agriculteurs bien sûr.
02:07On est allé tout à l'heure en reconnaissance avec le président du département
02:12Xavier Fortinon, le colonel Pâthier et le commandant des opérations de secours
02:16le lieutenant-colonel Desbier.
02:17On a fait une longue reconnaissance, une cinquantaine de minutes
02:20sur l'ensemble de la zone de feu, y compris les points qui sont actuellement
02:23les plus chauds entre guillemets.
02:25Bon, évidemment, il y a du travail.
02:28Les conditions sont dures, il y a beaucoup de fumée et des flammes
02:31mais enfin, on a vu une morphologie qui pour le moment est de mieux en mieux sous contrôle.
02:36Voilà ce que je peux vous dire au moment où nous nous parlons.
02:39Et évidemment, la suite des événements, c'est la nuit en espérant que les quelques gouttes de pluie
02:44mais alors limitées qu'on nous annonce en début de nuit se confirment.
02:49Il y aura de toute façon plus d'humidité.
02:52Donc ça, c'est plutôt favorable.
02:53Et puis quand même une chute des températures demain.
02:56Donc voilà, un scénario qui évolue favorablement à ce stade.
03:03Sur les personnes évacuées, est-ce qu'on sait combien sont aujourd'hui hébergées à la mairie ?
03:07Comment ça va se passer pour elles dans les jours ?
03:11Alors je vous propose de donner la parole à celle qui sait le mieux,
03:14c'est-à-dire madame la maire qui accueille les personnes.
03:17Donc vous avez, madame la maire, environ...
03:20Environ 200-250 personnes sur la commune de Sable.
03:23Voilà. Sachant que naturellement, sur les 550 que j'évoquais,
03:27vous avez beaucoup de gens aussi qui sont allés chez des amis, dans la famille, etc.
03:29Tout le monde n'est pas dans la commune de Sable.
03:32Voilà.
03:33Là, jusqu'à 21h20, il y aurait quel moyen ?
03:37Alors là, pour le moment, vous avez toujours le Chinook australien.
03:42C'est une grande première en France puisqu'il est arrivé hier soir.
03:46L'ambassadrice d'Australie était là.
03:48Hier après-midi, nous étions là pour accueillir formellement cet appareil.
03:52On a pu le mettre en œuvre tout de suite.
03:54C'est-à-dire dès ce matin, il a effectué toute une série de largages
03:59et on s'est aperçu que c'est très utile.
04:01Et donc il y a également, puisqu'on a plus ou moins deux zones de feu,
04:04il y en a une autre qui est occupée par deux Canadair qui vont être rejoints par deux autres.
04:07Mon colonel, c'est bien ça ?
04:08C'est ça.
04:09Voilà. Donc on a également un travail de moyen aérien qui est très conséquent.
04:14Pourquoi il n'y avait pas de Canadair ce matin ?
04:17Du coup, j'ai entendu aucun des deux. Oui, pardon ?
04:20Pourquoi il n'y avait pas de Canadair ce matin ?
04:22Alors, parce qu'il a fallu définir des zones d'intervention pour les deux types de moyens.
04:26Voilà. Pour qu'ils n'interviennent pas sur la même zone
04:28et notamment pour éviter tout risque d'accident.
04:36Alors, je peux vous en parler, mais ma science est quand même récente.
04:40Je vais plutôt laisser la parole à un homme de l'art, au colonel Favre.
04:43Alors, c'est un hélicoptère lourd qui peut transporter jusqu'à 11 000 litres.
04:52C'est l'équivalent du dash que vous voyez très régulièrement tourner autour de nos chantiers.
04:57Et puis, sa force, c'est qu'effectivement, il peut, entre guillemets, aspirer de l'eau
05:05à l'aide d'une très grosse paille qui lui permet, dès lors qu'il y a au moins 1
05:10mètre, 1 mètre 50 d'eau,
05:13de pouvoir faire le plein très rapidement en quelques minutes
05:17pour ensuite faire des rotations très régulières sur les chantiers, d'où son efficacité.
05:23On a senti la différence entre les deux ?
05:25Ah, pour nous, c'était un réel plus.
05:28Oui, oui, bien sûr que c'était une réelle satisfaction,
05:30d'autant qu'on a investi beaucoup de notre temps pour le rendre opérationnel
05:34dans des conditions de délai très, très rapides.
05:37Côté pompiers, c'est quoi les opérations qui sont en cours maintenant et ce soir dans la nuit ?
05:41On va conserver le dispositif actuel.
05:44Son objectif, c'est encore une fois d'assurer la protection des personnes et des biens,
05:47d'assurer des reconnaissances et de la surveillance aussi du dispositif.
05:55Merci beaucoup. Merci, merci. Bonne soirée.
06:02Voilà, on vient de suivre le point presse de Gilles Clavreau, le préfet des Landes,
06:08qui a fait un point sur l'incendie qui est toujours en cours.
06:11Lieutenant Colonel Frédéric Arrault, merci d'être avec nous.
06:14Vous êtes porte-parole de la sécurité civile.
06:151300 hectares parcourus.
06:18Un peu d'optimisme ce soir parce que le feu progresse peu,
06:23mais malgré tout, le combat continue pour les centaines de pompiers mobilisés.
06:28Une vigilance qui reste de mise.
06:30On a vu la nuit aéronautique qui arrive après 21h.
06:33Donc il y a encore plus de trois heures de travail.
06:38Et puis après, ça va être la phase de nuit qui là aussi va être cruciale
06:41parce que c'est ce qui va donner le tempo pour demain.
06:43Donc non, les heures qui viennent vont quand même être très actives.
06:47Rien n'est figé encore.
06:49Et pour l'instant, cette coordination air-sol a bien fonctionné aujourd'hui et tant mieux.
06:54Mais il faut continuer jusqu'au coucher du soleil.
06:56Quand le feu progresse encore, mais moins,
06:59est-ce que la nature du travail des pompiers change ?
07:02On entendait le préfet parler notamment de traiter les lisières.
07:06Oui, alors en fait, un petit peu.
07:08On a surtout les phases, c'est vraiment d'avoir un feu qui est maîtrisé dans un premier temps.
07:11On n'évolue plus dans son front de flamme qui n'évolue plus.
07:14Et puis ensuite, de le fixer dans un premier temps, pardon,
07:17de le maîtriser ensuite pour l'éteindre.
07:19Donc là, on n'en est pas encore là.
07:20On est vraiment dans un travail qui au sol reste le même.
07:24C'est-à-dire attaquer des flancs qui sont actifs avec des lisières,
07:28avec cette ligne de flamme qu'on va traiter soit avec des moyens aériens,
07:33soit avec des moyens terrestres, des fois avec les deux combinés.
07:35C'est plus délicat.
07:36Et puis, faire des barrières de retardant qui consistent à finalement anticiper sur des zones
07:42où le feu va arriver pour qu'il vienne perdre de l'intensité sur ces barrières-là.
07:46C'est une stratégie qui se fait avec le relief, qui se fait avec le vent,
07:49qui se fait avec l'évolution météo et pour essayer de resserrer le feu jusqu'à pouvoir l'éteindre.
07:54Le feu s'est déclaré hier à 14h30.
07:56Comment ça se passe de manière très technique en termes de rotation ?
07:59C'est-à-dire que là, il y a des pompiers, des hommes, des femmes qui se reposent
08:02parce qu'ils vont prendre leur service pour la nuit et ils le feront la nuit.
08:05Comment vous organisez pour assurer, on va dire, une lutte 24h sur 24 ?
08:11Alors, sur ce feu-là, on a beaucoup de monde.
08:12On a les pompiers, les pompiers professionnels et volontaires du SDIS,
08:16des Landes, du service départemental d'incendie et de secours.
08:18On a des pompiers qui viennent des départements limitrophes,
08:21voire même de départements plus loin parce qu'on a des colonnes de renforts durant l'été
08:26qui sont prépositionnées et qui sont amenées là.
08:28Donc, la rotation, elle va être un petit peu différente.
08:30C'est-à-dire que pour le SDIS des Landes, c'est les gens qui étaient de garde aujourd'hui
08:33qui vont travailler sur le temps de leur garde
08:35et puis qui, ce soir ou demain, vont être relevés par la garde montante ou descendante.
08:39Et puis, pour les colonnes de renforts, ils ont une autonomie un petit peu plus grande
08:42et donc, ils vont faire des rotations en interne.
08:44Et eux, la colonne elle-même sera relevée sous une dizaine de jours.
08:48Donc, le rythme va être différent.
08:49Puis, on a les renforts nationaux, qui sont les unités militaires de sécurité civile
08:53qui, eux, sont là aussi positionnées pendant plusieurs jours
08:56et vont organiser ces rotations en interne.
08:59Le temps d'engagement, il est assez limité.
09:00On voit qu'il fait déjà une chaleur intense.
09:02Le brasier rajoute une chaleur extrême.
09:05Et puis, on a ces tenues de feu qui rendent les conditions d'intervention relativement difficiles.
09:09Plus les cagoules, les masques, tout ce qui fait qu'on peut rester quelques dizaines de minutes
09:15à faire un travail intense.
09:16Et puis, il y a cette rotation qui se fait au niveau des engins
09:19et puis ensuite au niveau des groupes eux-mêmes pour durer dans le temps.
09:23Parce que là aussi, ça ne sert à rien de faire un travail intense pendant trois heures
09:26et puis de ne plus pouvoir continuer.
09:28Donc, il faut tenir dans la durée.
09:30C'est ce qui se fait.
09:30Et tenir sous des chaleurs caniculaires.
09:32Anthony Ferry nous a rejoint.
09:34Il a encore fait très chaud aujourd'hui dans les Landes,
09:37ce qui explique aussi que le feu est continué à progresser.
09:39Oui, mais les conditions sont tout de même vraiment plus favorables qu'hier.
09:43Hier, on avait une quarantaine de degrés.
09:44Aujourd'hui, au maximum à Luglon et à Garin.
09:47Donc là où on a les feux, il a fait 32 degrés.
09:50On a donc vraiment perdu 8 degrés en 24 heures.
09:52Mais surtout, c'est le taux d'humidité qui a largement augmenté dans l'atmosphère depuis 24 heures
09:58puisqu'il est à 60% actuellement.
10:00Et enfin, une encore meilleure nouvelle,
10:03puisque c'est à partir de cette nuit que l'on attend des pluies
10:07qui seront d'ailleurs très intenses demain sur le sud-ouest.
10:10Donc peut-être sur cette zone justement de Luglon.
10:13Il va falloir surveiller ça.
10:15Mais donc, du point de vue de la météo,
10:17tout s'aligne pour favoriser vraiment le travail des pompiers.
10:21J'imagine que ça change clairement la donne, lieutenant-colonel.
10:25Le fait qu'il y ait un peu de, on va dire, une amélioration en termes de température
10:31et aussi un peu d'humidité.
10:32C'est ce que disait tout à l'heure le préfet.
10:34Même si on ne sait jamais où, évidemment, il va pleuvoir
10:36et dans quelle quantité, malgré tout, ça peut alléger la tâche des pompiers.
10:41Alors clairement, l'alléger, je ne sais pas,
10:43en tout cas, on va adapter le dispositif en conséquence.
10:45Donc c'est un travail qui est fait en concertation avec Météo France
10:47au niveau local et au niveau national,
10:49qui est fait plusieurs fois par jour pour adapter la stratégie
10:52et prendre en compte ces évolutions météo.
10:55Maintenant, on sait que sur une sécheresse bien installée comme ça,
10:58sur un feu de cette nature,
11:01les pluies, elles vont avoir un effet pour quelques heures,
11:04mais qui ne sera pas un effet durable.
11:06Donc il faut en tirer profit, mais ça ne va pas tout régler.
11:10Il faut continuer, il faut de toute façon se préparer à continuer pour travailler plusieurs jours.
11:13Boris Vellachou, on voit 1300 hectares brûlés, 550 évacués.
11:17Quand on prend un peu de distance, quand on voit cet été,
11:19on a l'impression que ça devient presque une routine, entre guillemets.
11:23C'est-à-dire que ça s'est passé dans plusieurs régions,
11:26dans le nord, dans le sud, dans l'ouest du pays.
11:29Est-ce que c'est notre nouvelle norme, au fond, nos étés, désormais ?
11:34Ce sera moins l'insouciance et les vacances que des menaces de ce type
11:38et des situations humaines de ce type.
11:43Ça, c'est clair, de toute façon.
11:44C'est pour ça que je suis un petit peu contre le terme d'exceptionnel,
11:47en le sens que ça devient la norme.
11:49Donc c'est vrai qu'on atteint chaque année, à chaque fois, des records historiques.
11:53On bat des records historiques, mais on va en battre encore.
11:55Et cette année, d'ailleurs, même si on a encore battu des records historiques,
12:00on est quand même dans une situation où c'est vrai qu'il y a un gros stress hydrique
12:04dans pratiquement tout le département français, je crois, à part Mayotte et la Guyane.
12:08Je crois que ça doit être à peu près les deux seuls qui ne sont pas dans le stress hydrique.
12:10Donc il y a une grande sécheresse, mais on a eu des fortes précipitations au printemps.
12:15Imaginez que l'année prochaine, par exemple, on ait les mêmes canicules,
12:20mais sans période de pluie au printemps.
12:24Donc on va être dans une situation encore plus dramatique que celle qu'on a aujourd'hui.
12:27Donc il est essentiel de se préparer à cela et de cesser d'avoir une politique toujours
12:32où on attend en fait que la catastrophe arrive pour agir.
12:36Et on le voit d'ailleurs, ce sont même nos forces de sécurité civile qui en payent le tarif,
12:41puisqu'il y a quand même quatre morts chez les...
12:42Alors même s'il y a eu un travail remarquable et qu'on a évité tout décès de population civile,
12:49on a quand même à déplorer aujourd'hui quatre décès dans la sécurité civile.
12:54Et ce n'est pas normal.
12:55Ce n'est pas normal non plus qu'en jetant un mégot de cigarettes,
12:57il y a 50 000 hectares qui prennent feu.
13:00Donc on voit très bien qu'on n'est pas du tout préparé,
13:02qu'il va falloir changer un petit peu notre vision des choses
13:05et ne plus simplement attendre pour réparer, pour compenser.
13:09Il faut qu'on apprenne à préserver les fonctions essentielles de nos territoires
13:14et qu'on apprenne à prévenir nos territoires contre ces risques
13:17de façon à réduire ce risque et réduire donc l'impact de ces catastrophes.
13:22Voilà, un peu d'optimisme donc ce soir du côté des Landes
13:25avec un feu qui progresse toujours, des pompiers toujours mobilisés,
13:28même si les conditions, on l'a dit à l'instant, s'améliorent.
13:30Il y a une information qu'on retient aujourd'hui,
13:32c'est une première, un hélicoptère bombardier d'eau qui a été utilisé.
13:36Lisa Tralin nous rejoint sur ce plateau.
13:38C'est évidemment une arme décisive dans la lutte contre le feu.
13:41En effet, c'est un hélicoptère que nous prête l'Australie
13:43qui est arrivé en avion il y a quelques jours, en partie démonté.
13:47Vous le voyez là lors d'une démonstration.
13:50Il a une forme facilement reconnaissable.
13:52En fait, c'est la déclinaison d'un hélicoptère de transport de troupes
13:56fabriqué par Boeing et utilisé la première fois lors de la guerre du Vietnam.
14:00Son nom, c'est donc le Chinook CH47D.
14:03Il a une autonomie de vol de deux heures.
14:06Il est très stable.
14:07Et ce qu'il faut surtout retenir,
14:09c'est qu'il est capable de transporter près de deux fois plus d'eau qu'un Canadair.
14:1411 tonnes par rotation.
14:1511 000 litres d'eau.
14:17C'est encore extrêmement intéressant
14:19parce qu'il agit également de jour comme de nuit.
14:23Autre point important, il fait son plein en une minute et demie seulement au-dessus d'un point d'eau.
14:29Il n'a pas besoin de profondeur.
14:30Un mètre ou deux lui suffit.
14:33Ce sont donc des qualités très utiles aux pompiers français
14:36qui pourront bénéficier de cette aide jusqu'à fin septembre.
14:40Dernière précision, cet avion n'est pas venu tout seul.
14:43Il est accompagné d'un autre hélicoptère australien,
14:47le Bell 412,
14:48qui l'accompagne pour le guider dans ses objectifs
14:51avec, j'ajoute, un hélicoptère de la sécurité civile.
14:55Merci Elisa pour ces précisions.
14:57Lieutenant-Colonel, je vous voyais regarder cette séquence avec un grand sourire.
15:01J'imagine que pour vous, c'est une grande satisfaction
15:02de voir un tel bombardier d'eau entrer en action sur des incendies en cours en France.
15:08C'est impressionnant, c'est une première.
15:09Et puis, on a vu avec cet été assez intense, finalement,
15:12on a vu des nouvelles machines.
15:13Il y a des Black O qui sont venus de République Tchèque au mois de juillet.
15:17Donc, on voit un petit peu des nouvelles machines.
15:19On regarde un petit peu comment ça agit.
15:21On voit qu'on l'a testé,
15:22comme on a fait d'ailleurs avec la 400M aussi, il y a quelques semaines.
15:25Donc, c'est intéressant.
15:26Après, c'est toujours difficile de les comparer.
15:29C'est vrai qu'on parle de ces 11 tonnes.
15:30Ça correspond à peu près à ce qu'on a avec un dash.
15:33Mais ça n'argue pas à la même hauteur.
15:34Ça n'argue pas à la même vitesse.
15:35Ça n'a pas les mêmes effets.
15:36Et ça ne trouve pas les mêmes effets qu'un canadaire.
15:39Le canadaire, c'est une machine qui est unique,
15:40qui largue certes 6 tonnes d'eau, 12 tonnes quand on en a 2 d'affilée,
15:44mais avec une certaine vitesse et surtout une certaine hauteur
15:47qui fait que le canadaire, il a un effet de souffle
15:50qu'aucun autre appareil n'a.
15:51Et on peut larguer 11 tonnes,
15:53mais si on les largue de plus haut et que l'eau est vaporisée,
15:55ça n'aura pas l'effet d'un canadaire et l'effet impactant.
15:57Et c'est cet effet de souffle qui est vraiment très fort.
15:59Donc, c'est des éléments qui sont complémentaires.
16:02Dans la cinétique du feu,
16:04on va travailler d'abord au dash.
16:05Le dash, il fait son tour des zones à risque.
16:08Il voit le feu.
16:09Il va faire un premier largage retardant
16:10pour tenter de le stopper dans le premier hectare.
16:12Ça n'a pas fonctionné.
16:13On va faire une attaque massive au canadaire.
16:15Et les canadaires vont faire de l'effet de souffle
16:16pour vraiment taper le feu dans le jargon
16:19et tenter de l'avoir.
16:20Et puis, si ça poursuit encore,
16:22sur les gros chantiers qu'on a celui-ci des Landes aujourd'hui,
16:25on va continuer à travailler les lisières au canadaire.
16:27Et puis là, aujourd'hui, le Chinook,
16:29il a fait plutôt des sautes de feu
16:31pour faire des largages à 11 tonnes,
16:33mais sur des zones un petit peu plus précises
16:35et avec une attaque un peu différente.
16:37Aujourd'hui, on a 120 largages de canadaire sur ce feu.
16:39On a 7 largages au Chinook.
16:41Pour vous dire qu'ils n'ont pas fait tout à fait le même travail,
16:43mais c'est complémentaire.
16:44Le feu dans les Landes,
16:46mais le feu également en Ile-et-Vilaine.
16:48Troisième jour de combat pour les pompiers.
16:49On fait le point avec notre envoyé spécial sur place,
16:52Mathéo Frommi.
16:54Oui, la surface sinistrée est toujours aux alentours de 230 hectares
16:58ici à Saint-Just, en Ile-et-Vilaine.
16:59Le feu n'a donc pas repris depuis qu'il a été fixé
17:03dans la nuit de jeudi à vendredi.
17:05Les quelques 250 pompiers présents aujourd'hui
17:08se sont pleinement mobilisés
17:10pour empêcher que l'incendie ne reprenne.
17:12Il faut le dire, les conditions climatiques étaient contre eux.
17:15Des températures à 33 degrés,
17:17une végétation extrêmement sèche
17:19et puis bien sûr, ce vent présent tout au long de la journée.
17:24Et le travail continue.
17:25Je vous propose d'écouter le capitaine Maximilien Le Boulanger.
17:29On doit concentrer nos efforts et en nombre
17:32pour fixer le feu, le noyer avec ces opérations-là
17:36de manière à vraiment maintenir le feu dans son enveloppe initiale,
17:41traiter les points chauds dans la zone brûlée
17:44et pouvoir passer le feu éteint à la fin de la mission.
17:47Et ce travail va continuer jusqu'à ce que cet incendie soit éteint.
17:52Au moment où je vous parle, un hélicoptère bombardé d'eau
17:55est en train de prêter main forte aux pompiers.
17:57Voilà, des incendies dans les Landes, des incendies en Bretagne.
18:00Et au fond, c'est tout le pays qui est mobilisé.
18:03On va voir qu'il y a des feux qui sont en cours.
18:06Alors évidemment, plus ou moins importants.
18:07Mais vous voyez cette carte, ça va de l'Alsace au nord du pays,
18:12le centre, évidemment, la Bretagne.
18:15Boris Vellachou, ça veut dire qu'au fond, il y a encore quelques années,
18:19les feux, c'était le sud de la France, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône.
18:23Souvent, on avait vraiment le sentiment que c'était réservé
18:25au pourtour méditerranéen.
18:27Là, il y a un changement de culture qui est en train de s'opérer.
18:30Et c'est tout le pays, même en Bretagne.
18:32On était en Ile-et-Vilaine il y a un instant.
18:33Même dans le nord, dans les Hauts-de-France, par exemple,
18:37on acquiert une culture du feu parce que c'est une nouvelle réalité
18:41à laquelle on doit s'adapter.
18:42Mais on n'en est plus dans le même climat qu'on était il y a 20 ans, c'est
18:46clair.
18:46On l'avait annoncé depuis longtemps.
18:48Mais bon, il aura fallu attendre que le climat s'installe,
18:51ce nouveau climat s'installe pour le comprendre.
18:53C'est vrai qu'aujourd'hui, on a des zones comme la Bretagne.
18:56On n'imaginait pas encore, il y a 20 ans,
18:58avoir des incendies dans ces lieux-là,
18:59comme dans le nord de la France, etc.
19:02Donc, il va falloir, comme je l'ai dit tout à l'heure,
19:05on n'a pratiquement plus aucun département qui n'est pas en stress hydrique.
19:08Il va falloir réellement repenser notre politique préventive
19:13contre ce risque qui devient un risque qui couvre l'ensemble du territoire hexagonal.
19:19Y compris, d'ailleurs, on a des problèmes dans les Outre-mer,
19:22en Guadeloupe et en Martique,
19:23qui deviennent des départements où on a des problèmes de stress hydrique aussi.
19:26Donc, ça devient vraiment préoccupant.
19:28Donc, il va falloir prendre le taureau par les cordes
19:31et vraiment s'occuper de ce risque.
19:33Mais bon, il n'y a pas que ce risque-là.
19:34Il y a plein d'autres aléas.
19:35On l'a vu avec les inondations.
19:36On est à la saison des incendies.
19:38Mais on va repartir dans la saison des inondations, des tempêtes,
19:42des ouragans dans les Antilles bientôt.
19:44On va avoir pas mal de choses aussi à gérer.
19:46Et c'est pour ça qu'il est très important et primordial
19:48que nos politiques cessent un petit peu ces visions un peu court-termistes
19:53et commencent à envisager la chose sur le long terme
19:55de façon à ce qu'à l'avenir, on puisse pouvoir pallier ce genre de problème.
20:00Parce que si on continue comme cela, avec l'accélération des phénomènes,
20:03il est certain qu'on ne pourra plus venir secourir les populations
20:09ou avoir assez de moyens pour pouvoir pallier ces crises.
20:12– Lieutenant-Colonel, on voit qu'aucun département n'est épargné.
20:16On voit effectivement cette carte à l'instant.
20:18Comment on tire les leçons au fond de chaque incendie
20:21en termes d'organisation des moyens,
20:23en termes d'évacuation des personnes qui sont menacées ?
20:27Est-ce qu'il y a un retour d'expérience qui est fait après chaque incendie
20:30pour s'adapter au mieux à la nouvelle menace ?
20:33– Bien évidemment pour ces incendies majeurs.
20:35Il y a un retour d'expérience qui est fait au niveau local.
20:37Notre organisation de sécurité civile en France,
20:39elle tourne autour du préfet.
20:40On a un binôme qui est le binôme du commandant des opérations de secours
20:43qui est un pompier avec un directeur des opérations de secours
20:45qui est le préfet.
20:46Donc le pompier va vraiment gérer la stratégie du feu
20:49avec les services et les forces qui sont associées et en support.
20:52Et puis le préfet de manière générale,
20:55la réaction de la société et du système administratif
20:58pour mettre en place tous les acteurs
21:01et coordonner tous ces acteurs-là.
21:03Et donc on a un retour d'expérience qui va se faire au niveau local
21:05pour voir comment finalement ce feu a évolué,
21:08comment il a été traité, comment l'aménagement du territoire
21:11qui a été fait en amont, celui qui va devoir être fait après
21:13pour prévenir tout ça.
21:14Et donc tout ce travail se fait évidemment autour du préfet.
21:17Et puis on a une analyse qui est faite au niveau national
21:20où on va effectivement d'abord prendre en compte
21:22les plus gros sinistres, ceux qui ont mobilisé ces forces nationales,
21:27dans quelle mesure c'était suffisant ou pas,
21:29c'était adapté ou pas.
21:30Et puis quelle stratégie on adopte là aussi au niveau national
21:33pour coordonner au mieux.
21:36Et on a tiré des enseignements,
21:37beaucoup d'enseignements de 2022 par exemple,
21:39avec un centre avancé, une coordination qu'on a mis à Nîmes
21:42sur notre base aérienne.
21:44Maintenant on déporte une partie de notre centre opérationnel parisien
21:47à Nîmes durant la saison feu pour vraiment gérer cette partie feu de forêt.
21:51Voilà, c'est typiquement des enseignements
21:53qui ont été pris en 2022.
21:54Et puis là, avec la saison qu'on subit là,
21:57on aura d'autres enseignements qu'on va tirer
21:59pour adapter notre posture et la faire coller au mieux à la réalité du terrain.
22:03Boris Véliachef, on voit qu'il y a des leçons qui sont tirées
22:07dans l'urgence, dans l'opérationnel.
22:09Est-ce qu'on tire aussi des leçons en termes d'aménagement du territoire,
22:11en termes de plantation des zones à risque ?
22:16Est-ce que là aussi on réussit à s'adapter ?
22:19Alors, la secrétaire des civils, oui,
22:20utilise ce qu'on appelle le retour d'expérience depuis longtemps.
22:23Donc ça, on le sait, ils travaillent très bien,
22:25ils travaillent de mieux en mieux.
22:25D'ailleurs, ils savent de mieux en mieux comment paraît ce genre de phénomène,
22:30par exemple, comme les incendies de forêt,
22:31grâce à cela, grâce à des coopérations internationales,
22:35à des retours d'expérience.
22:37Maintenant, il est vrai que, comme je l'ai dit,
22:40c'est au niveau politique lui-même qu'on a vraiment des blocages
22:43au niveau de politiques qui sont bien trop court-termistes pour l'instant.
22:47Et qu'il faut vraiment reprendre la planification territoriale
22:51de façon à envisager ça.
22:53Mais ça va à tous les points de vue,
22:53y compris l'éducation des populations.
22:56On le voit, il y a des plans communaux,
22:58de sauvegarde communale, qui sont très bien.
23:00Mais ça, ça mobilise les autorités,
23:02les communes,
23:03tous les acteurs responsables de cela.
23:06Mais ça ne tombe pas jusqu'aux populations.
23:07On voit qu'il y a des gens qui ont des comportements
23:09qui ne sont pas les bons.
23:11Alors, il va falloir passer par,
23:12comme le font très bien les Japonais,
23:14où j'ai vécu longtemps,
23:15passer par l'éducation des populations,
23:17le fait de...
23:18Si on parle du risque incendie,
23:20les gens sous-estiment encore énormément
23:21ce risque incendie,
23:23que ce soit en forêt,
23:24que ce soit en zone urbaine, d'ailleurs.
23:26Donc, il faut repenser tout cela
23:30dans sa globalité,
23:32y compris l'éducation des architectes,
23:34comme j'en parlais aussi,
23:34qui ne sont toujours pas formés en 2026
23:36sur le fait de construire en zone inondable,
23:38ou en zone, justement,
23:40avec des problématiques de canicule,
23:41ou dans la zone sismique,
23:42ou en zone d'ouragan.
23:43C'est quand même impensable
23:44qu'en 2026,
23:45on ne soit toujours pas à même
23:47de former nos acteurs
23:49qui sont responsables
23:50de la transformation de nos territoires
23:51à ces problématiques-là.
23:52Et on rend plus que,
23:54sachant qu'on a 970 kilomètres de côtes,
23:56qu'il va falloir qu'on réaménage aussi
23:57avec l'érosion côtière, etc.
23:59Donc, c'est tout un ensemble.
24:00On a aussi le retrait
24:03et le gonflement des argiles
24:04qui posent un problème monumental
24:05aux assurances.
24:07Et donc, tout cela,
24:08il va falloir vraiment
24:09prendre le taureau par les cornes
24:10et anticiper tout cela.
24:12Des centaines et des centaines
24:13de pompiers toujours mobilisés.
24:15Vous le voyez notamment
24:15sur cette carte des feux ce soir.
24:18Des pompiers qui payent parfois
24:20au prix de leur vie.
24:21C'était le cas notamment
24:21de Wilfried Schmitter
24:22et Anthony Berthom.
24:2434 ans tous les deux,
24:26décédés le mois dernier
24:28au cours de l'incendie
24:29qui s'était déclaré
24:30du côté de Mérignac.
24:32Boris Karlamov,
24:33on a d'ailleurs du neuf
24:34en termes d'enquête,
24:36justement,
24:36à la suite de cet incendie
24:37avec un mineur de 15 ans
24:39qui a été mis en examen.
24:40Absolument.
24:41Information BFM TV
24:42que nous vous révélions
24:43dès hier soir sur notre antenne.
24:44Un mineur âgé de 15 ans
24:45a donc été mis en examen
24:46et placé en centre éducatif
24:48fermé.
24:49Le 21 juillet dernier,
24:50il y a eu cet incendie
24:51à proximité de l'aéroport
24:52de Bordeaux-Mérignac.
24:54Incendie dans lequel,
24:54vous venez de le dire Jérémy,
24:55il y a deux sapeurs-pompiers
24:56qui ont hélas perdu la vie.
24:58Une enquête judiciaire
24:59avait été très rapidement ouverte
25:02par le procureur de Bordeaux.
25:03Des investigations judiciaires
25:04menées sur le terrain
25:06quelques minutes
25:06après le premier départ de feu.
25:08Et cette enquête, justement,
25:10elle était parvenue
25:11à mettre en évidence
25:11la présence d'un véhicule
25:13situé à proximité
25:14de ce départ de feu.
25:17Les suites des investigations
25:18finissaient par permettre
25:19d'identifier un véhicule,
25:21donc ce fameux véhicule,
25:23puis ses occupants
25:24le jour des faits.
25:25Et mardi dernier,
25:26il y a eu deux interpellations,
25:27à savoir deux frères,
25:29l'un âgé de 22 ans,
25:30l'autre âgé de 15 ans.
25:32Ils ont été placés en garde à vue.
25:34Le mineur, lui, âgé de 15 ans,
25:37a donc été mis en examen.
25:38Son frère, l'aîné,
25:40a été remis en liberté
25:41puisque le mineur a expliqué
25:42que son frère n'avait strictement
25:43rien à voir dans l'origine
25:44de cet incendie.
25:45Puisqu'on va le rappeler,
25:46ce mineur pense être
25:48à l'origine de cet incendie
25:49puisqu'il a expliqué
25:50avoir fumé une cigarette
25:51puis avoir jeté le mégot
25:53par la fenêtre.
25:55Donc placé en centre éducatif
25:57fermé, mis en examen.
25:58Au regard de son âge,
26:00nous dit le procureur de Bordeaux,
26:01et de l'absence
26:02d'antécédents judiciaires,
26:03ce mineur n'encourait pas
26:04un placement en détention
26:06provisoire
26:08pour destruction involontaire
26:10par incendie de bois
26:11ayant provoqué la mort de truie
26:13par manquement
26:13à une obligation de sécurité
26:15ou de prudence imposée
26:16par la loi ou le règlement.
26:17La peine encourue
26:17est jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.
26:19Oui, mais là, c'est un mineur.
26:20Il est à l'excuse de minorité.
26:21C'est donc de moitié moins.
26:23Il encourt jusqu'à 5 ans
26:24d'emprisonnement.
26:26Dernier chiffre qui a été donné,
26:27donc 474 personnes interpellées
26:29depuis le début de l'été.
26:30C'est la suite d'incendies
26:33volontaires ou involontaires.
26:34Anthony Ferry,
26:35on a encore battu
26:36des records de températures
26:37aujourd'hui
26:37avec la canicule
26:38qui se poursuit.
26:40101 records précisément
26:41battus aujourd'hui.
26:42Soyons clairs,
26:43la France vit son pire été
26:45depuis le début
26:46des relevés météorologiques,
26:47sans être évidemment pessimiste,
26:48mais c'est le cas.
26:5088 records mensuels,
26:51ça veut dire qu'on n'avait jamais
26:52relevé des températures
26:53aussi chaudes au mois d'août.
26:54Je vous en donne quelques-uns,
26:55car pour le coup,
26:56ça concerne des villes
26:57très connues,
26:57par exemple l'île,
26:5838 degrés simples,
27:0038 degrés 5 pardon,
27:02du jamais vu
27:02donc au mois d'août,
27:04mais c'est aussi la même chose
27:04à Chartres et à Tours,
27:06on a atteint les 40 degrés,
27:07on bat donc les records de 2003,
27:09on a d'ailleurs atteint
27:10les 40 degrés
27:11dans une dizaine de villes
27:12aujourd'hui.
27:13Donc voilà effectivement
27:14des records à l'appel
27:15en journée,
27:16mais aussi Jérémy,
27:17la nuit,
27:17la nuit dernière
27:18a été excessivement chaude.
27:21Je vous donne un exemple,
27:22par exemple à Lyon,
27:23justement,
27:23on n'est pas descendu
27:24au plus frais
27:25en dessous des 25 degrés.
27:28Là,
27:28la nuit qui vient
27:29va être la plus chaude
27:30de la semaine ?
27:31La nuit qui vient
27:31va être encore très chaude,
27:33notamment pour ceux
27:34qui vivent dans les régions
27:35du centre,
27:36mais aussi sur l'est du pays,
27:37puisque vous le savez,
27:38des départements,
27:398 au total,
27:39se sont ajoutés
27:40à cette alerte.
27:41Et sur la canicule,
27:42est-ce qu'on en sort
27:42enfin de cet énième épisode ?
27:45Oui,
27:45mais on ne va pas tous
27:46sortir en même temps.
27:47Ceux qui habitent
27:48à l'ouest du pays
27:49vont sortir dès ce soir
27:50avec l'arrivée justement
27:51d'un air plus frais.
27:52Ceux qui habitent
27:53plutôt au niveau
27:54des régions du centre,
27:55notamment l'Île-de-France
27:56ou encore l'Auvergne-Rhône-Alpes,
27:58eh bien,
27:59ce sera soit demain,
28:00soit dimanche
28:01en fonction des orages
28:02que l'on attend ce week-end.
28:03En revanche,
28:04les moins bien lotis
28:05sont ceux qui vivent
28:06sur la façade est du pays,
28:07mais aussi sur le sud-est,
28:08car pour vous,
28:09eh bien,
28:09la canicule va perdurer
28:11au moins jusqu'à lundi.
28:12Lieutenant-colonel,
28:13ça n'a rien à voir
28:14de lutter contre des flammes
28:15à 30 degrés
28:15ou à 40 degrés ?
28:18Alors,
28:18ce n'est pas rien à voir,
28:19mais en tout cas,
28:19c'est compliqué.
28:19En termes de ressenti
28:20et de fatigue ?
28:21Ce qu'il faut comprendre,
28:22c'est cette aire ambiance,
28:24la chaleur générée par le feu
28:25et puis la chaleur
28:26des EPI,
28:27les équipements
28:28de protection individuelle.
28:29Donc,
28:29c'est des conditions compliquées.
28:31Et puis,
28:31les organismes
28:31qui sont éprouvés,
28:32pour les pompiers notamment,
28:33qui sont sur ces feux
28:35depuis plusieurs jours,
28:36plusieurs semaines
28:37et qui subissent
28:38les canicules
28:39comme tout le monde.
28:40Donc,
28:40oui,
28:41clairement,
28:41c'est difficile.
28:42Vous,
28:42vous regardez évidemment
28:43les prévisions météo
28:43en permanence,
28:44en temps réel quasiment
28:46pour voir effectivement
28:47les évolutions
28:48parce que ça va impacter
28:49votre travail directement.
28:50Inéluctablement.
28:51Et puis,
28:51les canicules,
28:52on sait qu'elles sollicitent
28:53également les services incendies
28:54pour le courant
28:55parce que c'est également
28:56des malaises,
28:57c'est aussi plus de départs de feu
28:58avec cette végétation
28:59qui a été largement atteinte.
29:02Donc,
29:02elles sollicitent aussi
29:03les pompiers au quotidien
29:05et augmentent
29:05les nombres d'interventions
29:06de secours.
29:06Merci,
29:07merci à vous trois
29:08pour ces précisions.
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