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  • il y a 14 heures
Dans ce format « L’idée inacceptable », l’avocat et essayiste Juan Branco s’attaque au discours dominant sur le traitement judiciaire des violences s*xuelles en France.

Chiffres à l’appui, il affirme que le taux de condamnation devant les cours criminelles départementales atteint les 95%, transformant selon lui l’audience en un lieu de « négociation de la peine » plutôt qu’en un espace pour établir l’innocence.

Mais son constat va plus loin : il dénonce un système à deux vitesses. D’un côté, une justice implacable et un climat de « délation » ; de l’autre, une « impunité d’État » qui protégerait certaines personnalités influentes, créant ainsi un double standard particulièrement violent et sélectif.

Que pensez-vous de l’analyse de Juan Branco ? La justice française applique-t-elle un double standard selon le statut des accusés ? Le débat est ouvert en commentaires. 👇💬

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Transcription
00:00Très loin de ce que certains discours prétendent, les violences sexuelles sont particulièrement réprimées en France.
00:0595% de condamnations devant les cours criminels départementaux pour les affaires de viol.
00:10Vous avez une chance d'en sortir innocenté qui est proche de celle du taureau dans l'arène.
00:14Ce qui veut dire qu'en réalité, en France, et contrairement à ce qu'on pense, l'audience est avant
00:17tout le lieu de la négociation de la peine.
00:19On vous fait accepter la procédure et les accusations dont vous faites l'objet,
00:23et non pas où on essaye d'établir l'innocence, contrairement à ce qui est présenté dans beaucoup de films.
00:28Et surtout, un règne de la rumeur, de la dénonciation, de la délation, qui est particulièrement dangereux,
00:33parce qu'il finit par relativiser l'idée même de viol.
00:36Quand vous avez des personnes qui sont accusées par 30, 40, 50 femmes, qui restent en liberté pendant des années,
00:41sans qu'on comprenne en fait, ça crée un hiatus très important qui finit par se dire que finalement, justement,
00:47il y aurait une impunité,
00:48alors qu'en réalité, on est sur des dynamiques qui peuvent être alimentées par des scènes médiatiques violentes.
00:53Et à côté, il y a une véritable impunité d'État qui préserve un certain nombre de personnes.
00:57On l'a vu récemment avec un célèbre humoriste qui a pu mettre en sang une femme de façon répétée,
01:02qui a bénéficié d'un non-lieu sans même avoir été mise en examen, ou après avoir vu sa mise
01:07en examen, remise en question.
01:08Et en fait, ce double standard, il est particulièrement violent,
01:11parce qu'il fait que la justice s'abat de façon sélective, avec une absence de clarté et de rigueur,
01:18parce qu'on a généralisé les poursuites sans chercher à, évidemment, mettre à bas les véritables dangereux et les prédateurs.
01:27Le crayon.
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