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Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:02Où est le monde des artistes ? Où sont les rappeurs, les producteurs, les chanteurs ?
00:00:07Pour soutenir et j'allais même dire pour porter secours à Barbara Butch,
00:00:10la talentueuse DJ qui s'était rendue célèbre, souvenez-vous, par la qualité du son lors de la cérémonie d
00:00:15'ouverture des JO.
00:00:16Elle a vu son concert à Grenoble stopper.
00:00:19Stopper, pourquoi ? Parce qu'elle avait signé la tribune soutenant la loi Yadant
00:00:23destinée à lutter contre l'antisémitisme en France.
00:00:26Barbara Butch est LGBT et elle est de confession juive.
00:00:30D'un côté, la communauté artistique la soutient.
00:00:32De l'autre, au mieux, elle se tait. Au pire, elle la méprise.
00:00:36C'est totalement binaire.
00:00:37Les sacs d'insultes totalement abjectes que Barbara Butch a prises dans la figure sont totalement inouïes.
00:00:43Et dans une vidéo que vous découvrirez dans quelques instants avec beaucoup de sang-froid,
00:00:47beaucoup de gentillesse, elle exprime son incompréhension et elle condamne.
00:00:51Aujourd'hui, ce n'est pas une tribune pour la loi Yadant qu'il faudrait faire.
00:00:56C'est une tribune pour soutenir Barbara Butch.
00:00:59Cet artiste qui a fièrement signé une tribune destinée à stopper l'abjecte, à stopper l'intolérable,
00:01:05ce fois jeté en pâture par des manifestants dogmatiques et intolérants.
00:01:08On arrive en réalité au bout d'un système.
00:01:11Tu es artiste, tu te conformes à la pensée unique.
00:01:14Tu sors de cette pensée unique, alors on t'écrase, on te rejette, on te méprise.
00:01:18La ville de Grenoble l'a bien dit dans son communiqué.
00:01:22On ne peut pas déprogrammer sur la base d'intentions idéologiques.
00:01:29Cela reviendrait à faire des organisations culturelles, des arbitres idéologiques.
00:01:33L'antisémitisme en France, c'est 3,5 actes par jour.
00:01:37D'autres actes encore ce week-end avec des dégradations à Paris.
00:01:41On en parle dans ce Midi News, juste après les dernières informations de Somaya Labidi.
00:01:46Bonjour Somaya.
00:01:46Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:48A la une, malgré quelques reprises durant la nuit, le feu n'est pas encore fixé.
00:01:52Mais il ne progresse plus dans le Var.
00:01:54Le pire est passé.
00:01:55Les mots du directeur départemental du service incendie du département.
00:01:59Toutefois, les sapeurs-pompiers restent sur le qui-vive.
00:02:01Car la journée de demain et celle de jeudi s'annonce à au risque.
00:02:07L'Espagne aussi toujours en proie aux flammes.
00:02:0926 000 hectares brûlés dans un incendie à 100 km au nord de Madrid.
00:02:12Un incendie qui s'est déclaré jeudi et qui a provoqué l'évacuation de 1 200 personnes.
00:02:18Et puis bientôt, un nouveau gouvernement.
00:02:19Outre-Mange, d'ici quelques heures, Andy Burnham va succéder à Kerstarmer au poste de Premier ministre.
00:02:24Le chef du parti travailliste a promis d'être authentiquement travailliste
00:02:28et se présente comme la dernière chance de son parti pour redresser la situation au Royaume-Uni.
00:02:32Merci Sommayel Abidi, à tout à l'heure dans une de bière, pour d'autres informations.
00:02:37On est à table avec moi pour ce Midi News, Stanislas Godon.
00:02:39Bonjour, merci d'être avec nous.
00:02:41Régis Le Sommier.
00:02:42Bonjour Pierre.
00:02:43Pierre Crépy, du spécialiste international.
00:02:46Et Anthony Bem.
00:02:47Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:02:49Merci beaucoup d'être avec nous pour évoquer d'abord la situation en Iran, au Moyen-Orient.
00:02:53Nouvelle semaine qui reste toujours avec le Moyen-Orient sous le joug des menaces iraniennes et américaines.
00:02:59Le bras de fer continue.
00:03:00Pierre Crépy, les frappes, il faut le dire, ont encore décimé la région cette nuit.
00:03:04Tout à fait.
00:03:05Les deux armées se rendent coup pour coup dans le Moyen-Orient.
00:03:08L'Iran et les Etats-Unis ont poursuivi leurs frappes avec très forte intensité.
00:03:12De son côté, les Américains, comme vous le voyez sur cette carte, ont frappé à peu près une dizaine de
00:03:17villes,
00:03:17toutes situées encore une fois sur les côtes maritimes,
00:03:20parce que c'est de là que partent la plupart des missiles et des drones iraniens.
00:03:23Tandis que l'Iran a de son côté riposté en frappant l'Irak, la Jordanie, le Koweït, mais aussi le
00:03:29Bahreïn,
00:03:30l'Irak et la Jordanie, les pays dans lesquels des soldats américains sont récemment décédés d'ailleurs.
00:03:36Justement, l'armée américaine a révélé la mort d'un de ses soldats.
00:03:39C'est le troisième en 48 heures.
00:03:40Alors troisième et peut-être même quatrième, puisque le Senkom nous avait informé hier
00:03:45qu'il y avait des restes d'un soldat américain qui avait été retrouvé toujours non identifié.
00:03:50Sur la base en Jordanie, donc il reste un disparu.
00:03:53Au moins trois morts au total, deux en Jordanie, un en Irak.
00:03:57Ce dernier en Irak aurait apparemment été décédé suite à un accident technique militaire sur cette base.
00:04:04Sur les bases en Jordanie, on a quand même pu, depuis le temps, observer la frappe du missile balistique.
00:04:10Une image assez impressionnante que vous avez vue juste avant à l'écran,
00:04:13qui nous a révélé que le missile balistique utilisé est un type MRBM.
00:04:18Ça nous permet aussi de voir comment est-ce que l'Iran s'est adapté à cette guerre
00:04:22et pourquoi est-ce que cette frappe a été aussi dévastatrice.
00:04:24Une portée d'un missile qui peut aller jusqu'à 2000 km de diamètre,
00:04:29une vitesse qui va de 10 000 à 18 000 km heure
00:04:33et une charge explosive qui peut aller jusqu'à une tonne d'explosifs.
00:04:36Ce qui est extrêmement impressionnant et ça signifie que l'Iran cherche à avoir des missiles
00:04:40qui sont de plus en plus rapides pour pouvoir justement faire face aux défenses américaines
00:04:45présentes sur les bases qui sont extrêmement puissantes
00:04:47mais qui parfois peuvent avoir des limites comme sur ce missile par exemple.
00:04:51Alors ce recommencement de la guerre évidemment nous interroge
00:04:56et dans un instant avec vous Pierre on verra que l'armée israélienne est à nouveau réimpliquée dans cette guerre.
00:05:02Mais Régis Le Sommier, on pensait tout ça derrière nous, on avait cet accord en 14 points
00:05:06qui maintenant remonte à trois semaines pratiquement
00:05:09et puis c'est reparti pour on ne sait pas combien de temps.
00:05:13Oui au point que la région reste en fait en alerte permanente, c'est-à-dire tous ces pays-là.
00:05:19Moi je reviens d'Irak et je suis passé par Doha également.
00:05:24Tout est absolument perturbé, la circulation aérienne par exemple est concentrée sur l'aéroport de Doha
00:05:29le matin jusqu'à 15h environ et ensuite après il n'y a plus de vol.
00:05:33Donc les vols qui étaient prévus pour la fin de l'après-midi sont tous annulés et reportés.
00:05:37Donc vous imaginez la logistique parce que c'est quand même des hubs incroyables.
00:05:41Donc ça perturbe, ça je vous parle uniquement du transport des passagers.
00:05:45Je ne vous raconte pas au niveau économique, des échanges, etc.
00:05:47Tout ça est totalement perturbé et là cette reprise des hostilités fait qu'on se retrouve dans une région
00:05:56où les combats ont lieu en même temps que les avions volent.
00:06:01C'est extrêmement compliqué.
00:06:03Et ce qui est aussi étonnant, c'est que, pour compléter ce qui a été dit tout de suite sur
00:06:09la question des missiles iraniens,
00:06:10c'est que les Américains, c'est le Wall Street Journal qui révèle ça,
00:06:16c'est que les missiles iraniens sont beaucoup plus puissants, beaucoup plus imprévisibles
00:06:21et surtout peuvent changer leur objectif avant de...
00:06:24C'est-à-dire qu'il y a une nouveauté encore avant de frapper la cible.
00:06:28Donc pour évidemment contourner les batteries de missiles Patriot qui elles par contre ont un véritable problème,
00:06:36c'est-à-dire que les Etats-Unis n'arrivent pas à fabriquer autant de patriotes qu'il faudrait
00:06:42pour fournir leur base au Moyen-Orient, pour fournir l'Ukraine, vous imaginez.
00:06:47D'ailleurs ils ont délégué pour l'Ukraine, Donald Trump a dit on va vous apprendre à les faire
00:06:51et on va même faire une usine là-bas.
00:06:53Non mais aujourd'hui, ce que prouve cette guerre en tout cas, elle prouve plein de choses,
00:06:56elle a changé beaucoup de choses, mais elle prouve que la sacro-sainte puissance des bases américaines dans le monde
00:07:01est totalement remise en cause parce que qui dit base américaine dit base
00:07:06avec une certaine surface et qu'aujourd'hui, plus on est gros, plus on est victime de cibles, de drones
00:07:11et que ça ne correspond plus au combat asymétrique que l'Iran mène parfaitement.
00:07:16C'est-à-dire qu'on a, depuis le début, l'Iran a utilisé au fur et à mesure des
00:07:21missiles nouveaux
00:07:22et là on est encore passé à une nouvelle dimension.
00:07:25Ce qui prouve que la vraie question qui se pose, ça va être combien en ont-ils et combien de
00:07:30temps ça va durer.
00:07:31On va en parler, mais en fait ce qui concerne également les Français, un peu égoïstement, il faut le dire,
00:07:35c'est parce qu'on est en période de vacances, c'est le pétrole, le prix monte encore en France
00:07:39et du côté Hormuz, les choses ne bougent pas vraiment, Pierre.
00:07:44Complètement, quand on regarde le trafic dans le détroit d'Hormuz aujourd'hui,
00:07:47on constate que quasiment aucun bateau ne circule et pour les rares bateaux qui circulent,
00:07:50regardez celui-ci par exemple, un pétrolier cette nuit a été frappé par l'Iran,
00:07:55alors possiblement par une mine, mais au moins par un missile.
00:07:58En tout cas, c'est une cause iranienne qui a provoqué cet incident.
00:08:02L'Iran revendique même une deuxième frappe qui n'a de son côté pas été confirmée.
00:08:05Mais ce qui signifie que le moindre navire pétrolier qui circule dans le détroit peut être touché.
00:08:10En l'occurrence, c'est un navire qui bat pavillon maltais,
00:08:13qui transportait du pétrole saoudien en direction des Etats-Unis.
00:08:17Donc ça montre que l'Iran mène une guerre navale également par le pétrole et donc une guerre économique.
00:08:22Ce qui existe toutefois, pour essayer de nous rassurer un petit peu,
00:08:26comment est-ce que le pétrole vient encore en France ?
00:08:28Eh bien par des voies terrestres comme vous pouvez le voir ici.
00:08:30Il existe donc des alternatives terrestres.
00:08:32Tout simplement, le pétrole est acheminé par exemple de la raffinerie de Rastanoura
00:08:36jusqu'au port de Yannboud où il va partir vers le canal de Suez pour remonter vers la Méditerranée.
00:08:41Ou bien par des voies secondaires en traversant l'Irak, la Syrie ou la Jordanie encore.
00:08:46Ça reste beaucoup plus lent, ça reste beaucoup plus faible.
00:08:48Et les volumes sont beaucoup moindres.
00:08:49Parce que si vous ne mettez pas sur un camion, ce que vous mettez sur un porte-conteneur.
00:08:53Et puis rien n'empêche d'ailleurs les Iraniens de bombarder les routes.
00:08:55Ils l'ont déjà fait.
00:08:56Ils ont déjà ciblé, comme on le voit sur la carte, le fameux pipeline Est-Ouest
00:09:03qui rejoint la mer Rouge et qui, cet an dernier, est coulé jusqu'à 8 millions de barils par jour.
00:09:11Et les Iraniens ne l'ont pas détruit.
00:09:14Mais ils l'ont ciblé pour dire, vous savez, on peut encore augmenter.
00:09:18On peut aller, la montée en puissance n'est pas terminée.
00:09:21Évidemment, ça risque d'être la mauvaise surprise de cet été.
00:09:24Pierre Chasserey est avec nous de 40 millions d'automobiles.
00:09:27Pierre, est-ce que comme vous, comme nous plutôt, vous craignez qu'on ait un diesel,
00:09:34un prix du diesel et peut-être un prix de l'essence à 2,30, 40, 50 ?
00:09:39Bien sûr que je le crains.
00:09:40Mais encore une fois, je veux vraiment poser les bases de cela
00:09:43parce que la responsabilité, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer,
00:09:47ce n'est pas la guerre, ce n'est pas la crise du détroit d'Hormuz.
00:09:51C'est trop simple de schématiser l'augmentation du prix des carburants
00:09:55et à une simple constatation qui est, mais vous voyez bien,
00:10:00que du côté du détroit d'Hormuz, c'est tendu.
00:10:01La seule raison qui, aujourd'hui, explique cette croissance exponentielle du prix du carburant,
00:10:07ce sont les taux de fiscalité en France qui sont absolument délirants.
00:10:13C'est ça la clé.
00:10:14La clé pour avoir des prix de la mobilité qui reviennent à des niveaux acceptables,
00:10:20sous la barre des 2 euros, et bien en deçà d'ailleurs,
00:10:23c'est de revenir à un taux de fiscalité qui ne vient pas flinguer la croissance française.
00:10:28Parce qu'actuellement, on multiplie les taxes sur le carburant,
00:10:31et au final, on se retrouve avec, quelle conséquence ?
00:10:34Une croissance zéro.
00:10:35Donc, c'est le mauvais choix politique.
00:10:37Pierre, la taxation, elle se fait sur, déjà, un prix du baril.
00:10:42Donc, forcément, plus le baril est élevé et plus le litre d'essence,
00:10:46avec les taxes, devient de plus en plus élevé.
00:10:48Il y a effectivement le détroit d'Hormuz qui est, j'en conviens, une donnée.
00:10:53Il y a une autre donnée qui est celle du cours à Rotterdam,
00:10:58où il y a des traders, des brokers en pétrole,
00:11:01et qui, là, pour le coup, se font des marges.
00:11:04Et là, personne n'en parle, à part peut-être 40 millions d'automobilistes,
00:11:07où vous vous dites, il y a des petits malins qui profitent aussi du cours du pétrole à cet endroit
00:11:11-là.
00:11:12Mais évidemment, mais là, on parle de plus, on parle de micro-centimes
00:11:16qui font des millions pour les traders, bien évidemment.
00:11:18Mais la réalité, c'est que si demain, on imposait au carburant uniquement une seule taxe,
00:11:23la TVA, juste la TVA, on serait largement en dessous d'un euro le litre.
00:11:27Si on enlève les taxes qui sont apposées au carburant,
00:11:32on se retrouve avec un prix dérisoire.
00:11:34Les variations du prix du baril ont un impact évident sur le prix global
00:11:39parce qu'elles sont portées par la fiscalité.
00:11:42La réalité, c'est que la France fait du zèle.
00:11:44Alors, voilà encore quelque chose que j'ai détaillé dans mon livre.
00:11:47La France fait énormément de zèle.
00:11:49C'est-à-dire que vous avez une Europe qui, souvent, sert de bouc émissaire.
00:11:55Mais la réalité, c'est que si la France appliquait les taux de fiscalité préconisés par l'Europe,
00:12:01uniquement les taux préconisés par l'Europe,
00:12:04on serait 70 centimes par litre inférieur au prix des carburants que l'on connaît aujourd'hui.
00:12:10La France fait un excès de zèle sur la mobilité parce qu'on n'a pas compris,
00:12:14pourtant, ça me paraît plutôt évident, que si on grève et on taxe la mobilité,
00:12:20eh bien, derrière, ça se ressent sur la croissance.
00:12:22Et pourtant, je ne sais pas ce qu'il faut pour ne pas le comprendre
00:12:24puisqu'aujourd'hui, on voit bien que depuis la crise du détroit d'Hormuz,
00:12:28on a un taux de croissance qui est complètement dérisoire, voire même qui est à zéro.
00:12:32Donc, on ne va quand même pas continuer à rentrer dans le mur,
00:12:35reculer, re-rentrer dans le mur, reculer, rentrer dans le mur.
00:12:38Il faut, à tout prix, baisser cette fiscalité sur la mobilité
00:12:42qui n'a pas de sens en termes économiques.
00:12:45Anthony Bem, quand on entend Pierre Chasserey,
00:12:47est-ce qu'effectivement, on est un pays à part
00:12:50où les choses ne se passent absolument pas comme dans le reste de l'Europe ?
00:12:54Il a raison.
00:12:55En effet, il existe un millefeuille d'impôts sur le litre d'essence
00:13:00que le consommateur, l'automobiliste paye.
00:13:04Finalement, c'est 50% d'imposition.
00:13:06C'est colossal.
00:13:07Et on comprend que l'État a le levier pour fixer le taux d'imposition
00:13:13comme il le fait, par exemple, sur la TVA.
00:13:15Il y a différents taux de TVA.
00:13:17Et on comprend que cet impôt est aussi une manne pour l'État,
00:13:22une manne très importante,
00:13:23parce que l'État, c'est à la fois des entrées et des sorties,
00:13:27un actif et un passif.
00:13:28Et sans cet impôt, il va falloir que le contribuable,
00:13:33de toutes les façons, paye ailleurs.
00:13:35C'est des vases communiquants.
00:13:37Et il faut que nous le comprenions.
00:13:39L'État, c'est nous.
00:13:41Donc, la question de l'impôt, c'est une question, évidemment, essentielle.
00:13:47Mais ce n'est pas tout.
00:13:47En réalité, ce que l'on paye aujourd'hui,
00:13:49ce n'est pas le prix de la guerre,
00:13:51puisque les stocks existent.
00:13:53L'essence, on l'a.
00:13:55Le pétrole circule.
00:13:57Il n'y a pas de rupture dans l'approvisionnement.
00:14:00En réalité, ce que l'on paye, c'est la peur du risque d'enlisement
00:14:03et que les stocks que l'on a s'épuisent.
00:14:07Or, ces stocks sont là pour des mois, en réalité.
00:14:09Il n'y a pas de crise.
00:14:11Et c'est ce que l'on paye aujourd'hui.
00:14:12C'est juste la pensée que l'on peut avoir,
00:14:15que cela s'enlise dans le temps.
00:14:17C'est l'offre, la demande et le marché
00:14:18que l'on ne peut pas maîtriser.
00:14:20Pierre Chasserey.
00:14:21Oui, non.
00:14:23J'entends, l'intention est bonne dans le raisonnement.
00:14:25Mais malheureusement, c'est faux.
00:14:27Et là où vous avez raison, c'est qu'effectivement,
00:14:29les traders jouent sur la peur de l'enlisement,
00:14:33la peur du manque de carburant pour augmenter les prix.
00:14:36Là-dessus, vous avez raison.
00:14:37Le taux de fiscalité, on est plus proche des 60%
00:14:40que des 50%, pour corriger.
00:14:42Le second point, c'est quand vous dites
00:14:44« l'argent ne va pas disparaître,
00:14:47il va falloir que l'État le trouve par une nouvelle taxe ».
00:14:49Vous vous trompez.
00:14:51Il faut arrêter avec ce discours
00:14:54sempiternel que tout le monde répète,
00:14:56qui est « l'État n'a pas les moyens
00:14:57de baisser les taxes ».
00:14:58C'est faux.
00:14:59Si demain, la fiscalité,
00:15:02sur cet argent mort,
00:15:03cet argent qui ne travaille pas dans la société,
00:15:06le carburant, c'est de l'argent mort.
00:15:07Vous le mettez dans la pompe
00:15:08et il va directement dans les caisses de l'État.
00:15:10Il n'a pas servi l'économie française.
00:15:12Le principe de l'économie,
00:15:14c'est l'argent qui circule.
00:15:15Je vous conseille la lecture de mon bouquin.
00:15:17Désolé de faire de la pub.
00:15:18« Balance ton plein aux éditions Fayard ».
00:15:19C'est de l'autopromo, comme on dit.
00:15:21Pierre Chasserey.
00:15:21C'est fait.
00:15:22« Balance ton plein aux éditions Fayard ».
00:15:24On va retrouver la couverture.
00:15:25Vous inquiétez pas.
00:15:27J'ai fait dans ce livre,
00:15:28j'ai voulu combattre justement
00:15:30contre cette idée qui est répétée partout,
00:15:32c'est qui est « l'État n'a pas les moyens ».
00:15:34C'est faux.
00:15:35L'État n'a pas les moyens
00:15:36de ne pas baisser les taxes.
00:15:39Si on ne baisse pas la fiscalité
00:15:41sur les carburants,
00:15:42vous mettez un coup à la mobilité.
00:15:44S'il n'y a pas de mobilité,
00:15:45il n'y a pas d'achat,
00:15:47il n'y a pas de croissance.
00:15:48Les seuls achats
00:15:49qui sont générés ces derniers mois,
00:15:51regardez, ma thèse,
00:15:52je vais l'étayer,
00:15:53depuis quelques mois,
00:15:54augmentation de 20%
00:15:55des ventes de petits colis
00:15:57à domicile.
00:15:58Les Français, pour certains,
00:16:00ne se déplacent plus
00:16:01pour des petits achats.
00:16:03Ils commandent directement
00:16:04via des sites Internet
00:16:05et ça arrive dans la boîte aux lettres.
00:16:07C'est ça, l'impôt sur la mobilité.
00:16:09Taxer la mobilité,
00:16:11c'est accepter de foutre en l'air
00:16:13la croissance française.
00:16:15L'État n'a pas les moyens
00:16:17de ne pas baisser
00:16:19la fiscalité sur les carburants.
00:16:21Toute fiscalité sur la mobilité
00:16:23excessive est une erreur fondamentale.
00:16:25C'est parfaitement clair.
00:16:26Merci beaucoup, Pierre Chasserey,
00:16:27d'avoir été quelques instants avec nous.
00:16:29Effectivement,
00:16:29Balance ton plein est publié chez Fayard.
00:16:31Pour ceux qui voudraient le lire,
00:16:32Régis Le Sommier,
00:16:32quelques alertes qui tombent
00:16:34alors qu'on est en train de se parler.
00:16:35D'abord, le ministre iranien de l'Intérieur
00:16:37doit s'en rendre à Islamabad.
00:16:39Est-ce que ça signifie
00:16:40qu'il y a des nouvelles négociations en cours ?
00:16:42On n'en sait rien.
00:16:42L'Iran fait face à une guerre
00:16:44à grande échelle contre les États-Unis,
00:16:47dit justement le président iranien.
00:16:49À Bahreïn,
00:16:50on signale des équipements d'aviation civile
00:16:52visés par des drones iraniens.
00:16:54Les vols ne sont pas affectés,
00:16:55mais effectivement,
00:16:56vous avez parlé d'une situation difficile,
00:16:58notamment dans les pays du Golfe.
00:17:00Et puis, le Hamas annonce l'élection
00:17:03de Khalil Al-Khaya
00:17:04comme nouveau chef du mouvement.
00:17:06C'est beaucoup de choses.
00:17:07Ça fait beaucoup de choses,
00:17:08mais on a l'impression que tous les jours,
00:17:09l'actualité reste complètement intense
00:17:12et surtout imprévisible.
00:17:13C'est-à-dire que,
00:17:15en fait,
00:17:16le problème,
00:17:16c'est qu'on a aussi du mal,
00:17:18chaque matin,
00:17:18à évaluer l'état,
00:17:20finalement,
00:17:21de la riposte iranienne
00:17:22ou l'état de l'attaque américaine
00:17:24et vice-versa.
00:17:26C'est-à-dire que chacun contrôle
00:17:28sa communication.
00:17:30L'Iran a plusieurs vecteurs
00:17:33de communication,
00:17:34d'ailleurs.
00:17:35Quand Araqchi,
00:17:36le ministre des Affaires étrangères,
00:17:37dit quelque chose,
00:17:38on a l'impression que
00:17:39les gardiens de la Révolution
00:17:40ont une vision
00:17:41pas tout à fait alignée
00:17:43et que l'Iran,
00:17:44on le sait,
00:17:45de toute façon,
00:17:45c'est un pouvoir très polycentrique
00:17:47avec plusieurs centres de décisions
00:17:49et puis surtout
00:17:49qui a été conçu
00:17:50dans le cadre d'une guerre
00:17:52pour être justement
00:17:53en une sorte de mosaïque comme ça.
00:17:55Donc,
00:17:56la riposte est parfois,
00:17:57en fait,
00:17:58la vraie question,
00:18:00c'est est-ce que
00:18:00les frappes américaines
00:18:01ont une portée ?
00:18:03Est-ce que
00:18:03continuer ces frappes,
00:18:05mais je parle pour Donald Trump
00:18:06et pour l'Occident en général,
00:18:08ça peut arriver à quelque chose
00:18:10ou est-ce que finalement,
00:18:12c'est vain
00:18:12parce que l'Iran
00:18:13fait 1,5 million de kilomètres carrés
00:18:15et que vous avez un régime
00:18:18qui est arc-bouté
00:18:19sur la défense de son territoire
00:18:21depuis 30 ans
00:18:22et qui a conçu
00:18:23tout son programme balistique
00:18:24et on n'est pas à l'abri
00:18:25de nos surprises,
00:18:26à mon avis,
00:18:27autour justement
00:18:28de cette défense du territoire
00:18:29qu'il tient en otage
00:18:31les pays du Golfe
00:18:33et les pays de la région.
00:18:34Vous parlez d'Araqchi
00:18:35à Islamabad,
00:18:37c'est en effet une bonne nouvelle,
00:18:38ça veut dire que
00:18:39l'Iran est toujours
00:18:40en train de négocier
00:18:41et les États-Unis
00:18:42ont dit ce matin
00:18:42qu'ils continuaient
00:18:44à négocier aussi.
00:18:45Bien sûr, mais en même temps,
00:18:45vous avez M. Pézezchkin,
00:18:47le président iranien,
00:18:48qui dit la réalité
00:18:49est qu'aujourd'hui,
00:18:50la République islamique d'Iran
00:18:51est engagée dans une guerre totale
00:18:53contre les États-Unis.
00:18:55Les Iraniens devaient accepter
00:18:57les conséquences naturelles
00:18:58de cette résistance
00:18:59et on sait ce que c'est
00:19:00que les conséquences naturelles
00:19:01d'une résistance.
00:19:02Oui, et Donald Trump
00:19:03va dire peut-être ce soir
00:19:04qu'il va rayer l'Iran de la carte.
00:19:07Donc, cette rhétorique...
00:19:08En tout cas, on ne sait pas
00:19:09ce qu'il va dire ce soir,
00:19:10mais voilà ce qu'il disait
00:19:11ces dernières heures.
00:19:12On écoute Donald Trump.
00:19:17L'Iran a été très, très durement touché.
00:19:19Ils ont presque tout perdu militairement.
00:19:22Ils n'ont plus grand-chose.
00:19:23Ils ont quelques missiles,
00:19:24quelques drones,
00:19:25une certaine capacité de production,
00:19:27pas beaucoup.
00:19:28Nous contrôlons le détroit d'Harmouz.
00:19:30Ils ne contrôlent rien.
00:19:34Nous verrons ce qui se passe,
00:19:36mais nous les avons frappés
00:19:37très durement à nouveau ce soir.
00:19:38Et nous l'avons fait en l'honneur
00:19:40des probablement trois,
00:19:41c'est sans doute trois
00:19:42plutôt que deux,
00:19:43grands patriotes.
00:19:45Le truc, c'est qu'on peut reprendre
00:19:48un Donald Trump d'il y a deux mois.
00:19:50Il dit exactement la même chose,
00:19:51en fait, Pierre Creppy.
00:19:52C'est une communication de Donald Trump,
00:19:54surtout, qui vise à faire croire
00:19:55que l'Amérique est surpuissante
00:19:57dans cette guerre,
00:19:57ce qui peut être nuancé.
00:19:59Il est vrai, on l'a vu,
00:20:00que les États-Unis
00:20:01sont implantés un peu partout.
00:20:02dans le Moyen-Orient,
00:20:03qu'ils ont des bases militaires
00:20:04un peu partout
00:20:04et qu'ils peuvent donc contrôler
00:20:06notamment par le ciel
00:20:08cette guerre.
00:20:09On l'a vu,
00:20:09quand les deux pilotes américains,
00:20:10par exemple,
00:20:12s'étaient crachés en Iran,
00:20:13les Américains pouvaient
00:20:14survoler le ciel iranien
00:20:16sans être mis en danger
00:20:17et pouvoir chercher
00:20:18ces fameux pilotes.
00:20:19La réalité, c'est aussi
00:20:20que quand Donald Trump dit
00:20:21que le détroit d'Harmouz
00:20:22est sous leur contrôle,
00:20:23le navire qui a été frappé
00:20:24aujourd'hui prouve le contraire.
00:20:26Et puis,
00:20:26quand les bases américaines,
00:20:27toutes les nuits,
00:20:28se font frapper par les Iraniens,
00:20:29ça montre aussi
00:20:30que l'Iran n'est pas
00:20:31avec quelques drones
00:20:32et quelques missiles
00:20:32ou alors, en tout cas,
00:20:33ces missiles sont assez importants.
00:20:35L'Iran, c'est un pays
00:20:36qui s'est développé,
00:20:36comme la dirigeuse,
00:20:38depuis un long moment
00:20:38sur la technologie.
00:20:40Ce n'est pas pour rien
00:20:41que l'Iran vend des drones
00:20:42à la Russie
00:20:43dans le cadre de la guerre en Ukraine.
00:20:45C'est un pays
00:20:45qui s'est développé massivement
00:20:47autour de tout cela.
00:20:47Quand on parle d'un missile balistique
00:20:49qui est capable
00:20:49de dévier sa trajectoire
00:20:51en plein vol,
00:20:52ce sont des missiles
00:20:52qui sont autopilotés,
00:20:54ce sont des toutes dernières technologies
00:20:55qui inspirent d'ailleurs
00:20:56les derniers conflits,
00:20:57notamment du côté américain,
00:20:59qui a un drone Lucas
00:21:00qui s'est inspiré
00:21:01du drone Shahed 136
00:21:02des Iraniens.
00:21:03Donc, l'Iran est plus ou moins
00:21:05une référence
00:21:05sur certaines technologies
00:21:06dans le monde
00:21:07de la guerre moderne.
00:21:08Et donc, la réalité,
00:21:09c'est que c'est plus compliqué
00:21:10que ça dans le monde.
00:21:11Ça intéresse même les Français
00:21:12d'avoir des munitions
00:21:13du type drone Shahed
00:21:14qui sont des munitions à bas coût.
00:21:16Et comme dit souvent
00:21:18Jean-Dominique Merchet,
00:21:19on sait faire des Rolls
00:21:20mais on ne sait pas faire
00:21:21des deux choses.
00:21:21C'est-à-dire qu'on sait faire
00:21:22des M51
00:21:24de dernière technologie
00:21:25qu'on ne balancera jamais
00:21:25parce que sinon,
00:21:26c'est le début de la fin.
00:21:27C'est le but du jeu.
00:21:28Mais c'est le but du jeu.
00:21:30On continue d'en produire.
00:21:31C'est ça qui est un peu chadokien.
00:21:33On a un des meilleurs missiles nucléaires
00:21:35pour parler du M51
00:21:36toutes armées confondues.
00:21:37Alors, le M51
00:21:38pour les téléspectateurs,
00:21:40c'est les très très gros
00:21:42missiles nucléaires
00:21:43qui sont notamment embarqués
00:21:43dans les SNLE,
00:21:44dans les sous-marins nucléaires
00:21:46lanceurs d'engins
00:21:47et qui évidemment
00:21:47servent de dissuasion
00:21:49si on commence à en balancer un.
00:21:51Les Russes ont des Satans,
00:21:52c'est ça ?
00:21:53C'est les Satans 2
00:21:53qui est à peu près la même chose.
00:21:55Non mais les nôtres
00:21:56ont vraiment une...
00:21:57Les noms ont une signification.
00:21:59Oui, mais les nôtres,
00:22:00je veux dire,
00:22:01le M51 en tant que particulier
00:22:02est vraiment très très performant.
00:22:04On a une flotte sous-marine aussi
00:22:05qui est d'un silence,
00:22:07d'un silence,
00:22:07On n'a pas envie d'en venir là.
00:22:09On n'a pas envie d'en venir là.
00:22:12Et en attendant,
00:22:13Donald Trump effectivement
00:22:13continue de menacer.
00:22:15On ne sait pas
00:22:16où est-ce que va s'arrêter cette guerre.
00:22:18En tout cas,
00:22:18on a l'impression
00:22:19qu'elle recommence sans cesse,
00:22:20que c'est une île sans fin.
00:22:21Et certains commencent
00:22:22à parler de nouvel Afghanistan,
00:22:24de nouveau Vietnam.
00:22:25C'est peut-être
00:22:26ce qui est en train d'arriver.
00:22:27En tout cas,
00:22:27comme on l'a vu avec Pierre Chasserey,
00:22:28la mauvaise surprise de l'été,
00:22:30c'est cette essence
00:22:31qui va augmenter
00:22:32soit par la fiscalité,
00:22:33soit effectivement
00:22:34par le blocage
00:22:34du détroit d'Hormuz.
00:22:36Et les prix des traders
00:22:37à Rotterdam
00:22:38ont remarqué une pause.
00:22:38Dans un instant,
00:22:39on va parler de l'antisémitisme
00:22:40qui frappe à nouveau durement
00:22:41ce week-end
00:22:43avec notamment cette stèle,
00:22:45cette plaque
00:22:46qui a été détruite
00:22:48avec des annotations
00:22:51absolument ignobles
00:22:52qui ont été écrites
00:22:53alors que justement
00:22:54on célébrait les justes
00:22:57ce week-end
00:22:58dans toute la France.
00:23:00Et puis Barbara Butch
00:23:00qui a été prise pour cible
00:23:02parce qu'elle est
00:23:04de confession juive
00:23:05et parce qu'elle a osé
00:23:07je dis bien osé
00:23:08entre guillemets
00:23:09signer une tribune
00:23:10en faveur de la loi Yadant
00:23:12qui est là pour justement
00:23:13combattre l'antisémitisme
00:23:14en France.
00:23:15On voit ça dans quelques instants.
00:23:16Restez bien avec nous
00:23:17sur CNews.
00:23:20Instant, mais où est donc
00:23:21le soutien pour Barbara Butch
00:23:23taxée effectivement
00:23:24et sortie de son concert
00:23:26par des militants LFI ?
00:23:28On voit ça après.
00:23:28Les dernières informations.
00:23:30Sommayel Abidi.
00:23:31Et on commence ce journal
00:23:32par le bilan des arrestations
00:23:33dans le cadre des incendies.
00:23:34Laurent Nouniez fait état
00:23:36de 111 interpellations
00:23:37pour la France entière
00:23:38dont une grande partie
00:23:40reconnaissent les faits.
00:23:41Le ministre de l'Intérieur
00:23:41en a profité pour rappeler
00:23:43que 9 sur 10 sont
00:23:44d'origine humaine,
00:23:45volontaire ou accidentelle
00:23:46alors que près de 40 000 hectares
00:23:48sont déjà partis en fumée
00:23:49depuis le début de l'année.
00:23:51A l'étranger,
00:23:5210 blessés dans une vaste attaque
00:23:53de drones contre Moscou
00:23:54et sa région,
00:23:55attaque nocturne
00:23:56qui a provoqué un incendie
00:23:57sur un important site industriel.
00:23:59Plus de 400 engins
00:24:00ont été lancés
00:24:01dont 85 ont été détruits
00:24:03aux extrémités de la ville
00:24:04selon le maire
00:24:05de la capitale rousse.
00:24:07Et puis la victoire
00:24:07de la Roja
00:24:08endeuillée par le décès
00:24:09d'un adolescent
00:24:10à Ciudad Rodrigo
00:24:11dans l'ouest de l'Espagne.
00:24:13Le jeune homme est mort
00:24:14dans l'effondrement
00:24:14d'une fontaine
00:24:15sur laquelle étaient montés
00:24:16plusieurs spectateurs.
00:24:17Trois autres personnes
00:24:18ont été grièvement blessées.
00:24:19Merci Somaïa,
00:24:20à tout à l'heure,
00:24:2114h,
00:24:21pour d'autres informations.
00:24:23Sont à table avec moi
00:24:24Maître Anthony Bem,
00:24:26Stanislas Godon
00:24:27du syndicat
00:24:27Alliance Police Nationale,
00:24:29Régis Le Sommier
00:24:30qui revient tout juste
00:24:31d'Irak.
00:24:33Et tout à l'heure,
00:24:33sachez à 14h
00:24:34que nous serons
00:24:34avec François Valret.
00:24:35Il est secrétaire général
00:24:37de la coordination rurale.
00:24:39On parlera bien sûr
00:24:39de la loi agricole
00:24:41qui revient aujourd'hui
00:24:42à l'Assemblée nationale.
00:24:44Beaucoup de points
00:24:44de désaccord sur cette loi.
00:24:46On en parlera avec lui.
00:24:48Ce samedi, le concert
00:24:49de la DJ Barbara Butch
00:24:51a été interrompu
00:24:52par des militants
00:24:53pro-palestiniens.
00:24:55C'était lors du festival
00:24:56Cabaret Frappé de Grenoble.
00:24:58Ces derniers lui reprochent
00:25:00le soutien qu'elle a apporté
00:25:02à la loi Yadant
00:25:03et de son côté,
00:25:04la ville de Grenoble
00:25:05condamne fermement
00:25:06ses agissements.
00:25:07Détail avec Florian Doré.
00:25:13Le concert n'aura duré
00:25:15qu'une vingtaine de minutes
00:25:16avant d'être définitive
00:25:18arrêtée.
00:25:19Munis de drapeaux
00:25:19et de keffiers,
00:25:20près de 200 militants
00:25:21pro-palestiniens
00:25:22ont perturbé
00:25:23la prestation
00:25:23de l'artiste
00:25:24Barbara Butch
00:25:25avec des chants
00:25:26en faveur de la Palestine.
00:25:32Une action
00:25:32soutenue par la section
00:25:34grenobloise
00:25:35de la France insoumise
00:25:36dont plusieurs
00:25:36de leurs membres
00:25:37étaient présents
00:25:38dans la foule.
00:25:39Les grenoblois
00:25:39ont manifesté
00:25:40nombreux pacifiquement
00:25:41et Grenoble a décidé.
00:25:43Jamais nous nous tairons
00:25:44face au génocide à Gaza
00:25:45et à ceux qui soutiennent
00:25:46des lois pour faire taire
00:25:47les militants palestiniens.
00:25:49Barbara Butch,
00:25:50artiste connue
00:25:50pour son engagement LGBT
00:25:52est ciblée par les militants
00:25:53de LFI
00:25:54en raison de son soutien
00:25:55à la loi Yadant.
00:25:57Victime d'antisémitisme
00:25:58depuis l'enfance,
00:25:59elle a signé une pétition
00:26:00en faveur de ce texte
00:26:01destinée à mieux lutter
00:26:03contre les nouvelles
00:26:03formes d'antisémitisme,
00:26:05une proposition
00:26:06abandonnée depuis.
00:26:07L'association
00:26:08retour de scène
00:26:09chargée de la programmation
00:26:10du festival
00:26:11assume la présence
00:26:12de l'artiste.
00:26:13Nous entendons
00:26:14et comprenons
00:26:15que la programmation
00:26:16de l'artiste
00:26:17suscite des réactions
00:26:18et sommes sensibles
00:26:19aux personnes
00:26:19que cela peut toucher
00:26:21ou heurter.
00:26:22Déprogrammer
00:26:22sur la base d'opinion
00:26:23est un acte fort
00:26:24qui reviendrait
00:26:25à faire des organisations
00:26:26culturelles
00:26:27des arbitres idéologiques
00:26:29au risque d'affaiblir
00:26:30à long terme
00:26:30la liberté artistique
00:26:32et le débat public.
00:26:34De son côté,
00:26:35la ville de Grenoble
00:26:36condamne fermement
00:26:37les menaces
00:26:37et apporte son soutien
00:26:39aux organisateurs
00:26:40du festival.
00:26:42Effectivement,
00:26:43on peut se demander
00:26:43où sont les artistes,
00:26:44où sont les producteurs,
00:26:46où sont les chanteurs
00:26:47qui évidemment craignent
00:26:48pour leur image,
00:26:50pour la vente
00:26:51de leur disque.
00:26:52Anthony Bem,
00:26:54c'est ça,
00:26:54c'est la crainte,
00:26:55on se planque.
00:26:56C'est notre époque,
00:26:57Pierre,
00:26:58c'est notre époque.
00:26:59Depuis le 7 octobre
00:27:002023,
00:27:02il y a eu
00:27:02un inversement
00:27:05de la culpabilité.
00:27:06Israël s'est lui reproché
00:27:08de se défendre.
00:27:09Et ce ne s'est pas arrêté
00:27:11le 7 octobre 2023.
00:27:12Lorsqu'on regarde
00:27:13les projectiles
00:27:14de l'espace,
00:27:16jusqu'à aujourd'hui,
00:27:18ça a été
00:27:19une pluie de missiles
00:27:21reçus
00:27:22depuis
00:27:23les pays voisins
00:27:25sur Israël.
00:27:27On en parlait
00:27:27tout à l'heure
00:27:28de l'Iran,
00:27:29ça a été une pluie
00:27:30de missiles.
00:27:31quand le dictateur
00:27:32a été
00:27:33tué,
00:27:34aussitôt,
00:27:35ça a été une pluie
00:27:36des dizaines
00:27:37de milliers
00:27:37de missiles.
00:27:38Et depuis
00:27:39plusieurs années.
00:27:41On reproche
00:27:42aujourd'hui
00:27:42à Israël
00:27:43de se défendre,
00:27:44le seul pays
00:27:45sur la planète
00:27:46dans lequel
00:27:47il se passe
00:27:49des choses
00:27:50ainsi.
00:27:51Dans nul autre pays,
00:27:53des puits de missiles
00:27:54depuis plusieurs années
00:27:55s'achèvent.
00:27:56à l'égard
00:27:57d'aucun autre pays
00:27:58d'ailleurs,
00:27:59il n'est fait
00:28:00de procès
00:28:01contre l'existence
00:28:02de ce pays,
00:28:04contre aucune dictature
00:28:05n'est fait
00:28:06de procès
00:28:07pour que ce pays
00:28:08disparaisse
00:28:09parce que c'est
00:28:10une dictature.
00:28:11Donc Barbara Butch
00:28:12est un prétexte ?
00:28:13C'est une juive
00:28:15prise pour juive
00:28:17et c'est des actes
00:28:19antisémites
00:28:20en tendant
00:28:21à empêcher
00:28:22une personne
00:28:23juive
00:28:24d'être une didget
00:28:26dans un concert
00:28:28populaire
00:28:29et pas n'importe
00:28:30quelle didget
00:28:30parce que Barbara Butch
00:28:32c'est celle
00:28:33qui a aussi
00:28:34représenté la scène
00:28:35durant les Jeux Olympiques
00:28:37qui a fait décrier
00:28:38c'est une
00:28:41partisane
00:28:43LGBT
00:28:43de la différence
00:28:45c'est une humaniste
00:28:47parmi tous les humanistes
00:28:48qui fait de la différence
00:28:50de la diversité
00:28:51une richesse
00:28:52et c'est ça
00:28:53à elle son combat
00:28:54juive ou pas juive
00:28:56c'est pas du tout
00:28:57la question
00:28:57elle a été
00:28:58de tous les combats
00:28:59et aujourd'hui
00:29:00c'est de cette judéité
00:29:02dont il s'agit
00:29:03et c'est à cause
00:29:04de cela
00:29:04qu'elle est empêchée
00:29:06et qu'elle doit
00:29:07arrêter son concert
00:29:08avec Imagine
00:29:10de John Lennon
00:29:12pour mettre un terme
00:29:13aux cris
00:29:14et aux jets
00:29:15et aux jets
00:29:15pour essayer de pacifier
00:29:16elle a fait ça
00:29:17avec son arme à elle
00:29:18qui est l'arme de la musique
00:29:19la communication par la musique
00:29:21bien sûr
00:29:21bien sûr
00:29:22et justement
00:29:22c'était le 9 mai dernier
00:29:24donc bien avant
00:29:25ce qui se passe
00:29:26là maintenant
00:29:27en juillet
00:29:28le 9 mai déjà
00:29:29Barbara Butch
00:29:31qui recevait
00:29:33sur ses réseaux sociaux
00:29:35des insultes
00:29:35des menaces
00:29:36totalement abjectes
00:29:38déjà témoigné
00:29:39regardez cette vidéo
00:29:40cette manière
00:29:42de m'attaquer
00:29:43est intolérable
00:29:45et franchement
00:29:46quand ça vient
00:29:47de son propre camp
00:29:48c'est pire que tout
00:29:49j'espère que
00:29:51les personnes
00:29:52qui m'ont envoyé
00:29:53toute cette haine
00:29:54à la figure
00:29:56vont comprendre
00:29:58que
00:29:58ça se fait pas
00:29:59et que ça fait
00:30:01pas du tout
00:30:02évoluer la cause
00:30:03j'ai signé une tribune
00:30:05pour dénoncer
00:30:06l'antisémitisme
00:30:07en France
00:30:08l'antisémitisme
00:30:09que je subis
00:30:11au quotidien
00:30:11que je subis
00:30:12depuis des années
00:30:13depuis mon enfance
00:30:14qui a été encore plus fort
00:30:16après les JO
00:30:17vous en avez tous
00:30:18été témoins
00:30:19vous avez tous vu
00:30:20ce que je me suis pris
00:30:21dans la figure
00:30:21j'ai signé une tribune
00:30:22j'ai signé une tribune
00:30:25pour
00:30:25qui dénonçait justement
00:30:27l'antisémitisme
00:30:28et le fait que
00:30:30tout le monde
00:30:31fasse des amalgames
00:30:32entre
00:30:32la politique israélienne
00:30:34et le fait d'être juif
00:30:35j'en peux plus
00:30:36en fait
00:30:37moi je suis française
00:30:38je suis pas israélienne
00:30:39la politique israélienne
00:30:40elle me concerne pas
00:30:41je ne vote pas
00:30:43en Israël
00:30:44je vote en France
00:30:45le seul truc
00:30:46que je peux dire
00:30:46c'est que
00:30:47bien évidemment
00:30:48je suis contre
00:30:50ce gouvernement
00:30:51vous savez tous
00:30:51vous me connaissez tous
00:30:52depuis longtemps
00:30:53je suis pas quelqu'un
00:30:55qui
00:30:56qui lutte
00:30:57dans la violence
00:30:58je suis pas
00:30:59je suis quelqu'un
00:31:00qui prône l'amour
00:31:01et ça changera pas
00:31:02voilà ce que disait
00:31:03Barbara Butch
00:31:04le 9 mai
00:31:05dernier
00:31:06avec
00:31:07une simplicité
00:31:09une gentillesse
00:31:11elle était presque
00:31:13assommée
00:31:14en fait
00:31:14de tout ce qu'elle se prenait
00:31:16dans la figure
00:31:16elle est assommée
00:31:17et moi j'entends
00:31:19un discours extrêmement
00:31:20modéré
00:31:20plutôt
00:31:21apaisant
00:31:22et moi je trouve
00:31:24que ce qui est
00:31:24d'autant plus grave
00:31:25dans la séquence
00:31:26que l'on vit aujourd'hui
00:31:27c'est l'attaque
00:31:28frontale
00:31:29vis-à-vis de la liberté
00:31:31d'expression
00:31:31de la liberté artistique
00:31:33la liberté d'entreprendre
00:31:34je rappelle quand même
00:31:36qu'en janvier 2015
00:31:37on disait
00:31:38je suis Charlie
00:31:39et qu'on avait
00:31:41été attaqué
00:31:42sur notre sol
00:31:42donc où est
00:31:44ce temps là
00:31:44je crois qu'il a volé
00:31:46en éclat malheureusement
00:31:47et
00:31:47la France Insoumise
00:31:49elle ne s'illustre pas
00:31:50en ce moment
00:31:51par ses actions
00:31:52qu'elle mène
00:31:53d'ailleurs dans
00:31:54beaucoup de domaines
00:31:54que ce soit
00:31:55l'Assemblée Nationale
00:31:56ou même dans des concerts
00:31:57en tout cas
00:31:58la France Insoumise
00:31:59et on entendra
00:31:59la réaction de Manuel Bompard
00:32:00est assez étonnante
00:32:02en tout cas
00:32:04il y a peut-être
00:32:05une personne
00:32:05qui a entendu
00:32:06cet appel
00:32:07que je manifestais
00:32:09tout à l'heure
00:32:10à se rassembler
00:32:11autour de
00:32:11Barbara Butch
00:32:12et bien
00:32:14Clémentine Autain
00:32:15qui a été
00:32:16à la France Insoumise
00:32:17et qui ne l'est plus
00:32:17dit ceci
00:32:18un tel sectarisme
00:32:20un tel sectarisme
00:32:20une telle mise en cause
00:32:22de la liberté
00:32:23de création
00:32:23et de diffusion
00:32:24nous conduisent
00:32:24dans le mur
00:32:25ils envoient
00:32:26des signaux contraires
00:32:27à la fois
00:32:28sur les principes
00:32:29que nous défendons
00:32:29et sur les ennemis
00:32:30qui sont les nôtres
00:32:31doit-on être d'accord
00:32:31politiquement
00:32:32avec les artistes
00:32:33et surtout
00:32:35pour accepter
00:32:36qu'ils et elles
00:32:37se produisent sur scène
00:32:38cette façon de voir
00:32:39préfigure un rapport
00:32:40instrumental
00:32:41et autoritaire
00:32:42à la production culturelle
00:32:43les arts et la culture
00:32:45ce n'est pas le consensus
00:32:45c'est le dissensus
00:32:46si nous les plaçons
00:32:48sous le signe
00:32:48de la vérité
00:32:49ou du mensonge
00:32:50nous ferons
00:32:51dangereusement
00:32:52fausse route
00:32:53voilà ce que dit
00:32:54Clémentine Autain
00:32:54c'est très intéressant
00:32:57parce qu'elle anticipe
00:32:58alors étant
00:32:59ayant été
00:33:00au coeur
00:33:01dans le coeur nucléaire
00:33:02de LFI
00:33:03elle anticipe
00:33:04une évolution
00:33:05qui à mon avis
00:33:05est en train de se produire
00:33:07dans cette mouvance
00:33:08c'est un phénomène
00:33:09que j'appellerais
00:33:10le phénomène garde rouge
00:33:11les gardes rouges
00:33:13c'était
00:33:1366-68
00:33:15la révolution
00:33:15culturelle
00:33:16sous le maoïsme
00:33:17c'est à dire
00:33:17un mélange
00:33:18d'arrogance
00:33:19d'idéologie
00:33:20et d'ignorance
00:33:21et cette combinaison
00:33:24a fait
00:33:24des milliers de morts
00:33:25des millions de morts
00:33:26en Chine
00:33:27si vous voulez
00:33:28mais c'est
00:33:28le fanatisme
00:33:30c'est à dire que
00:33:31dans le cas de Barbara Bush
00:33:32c'est quand même
00:33:32très intéressant
00:33:33c'est quand Barbara Bush
00:33:35on va dire
00:33:36devant la planète entière
00:33:38incarne Jésus
00:33:39dans la scène
00:33:40dans cet épisode
00:33:43qui est quand même
00:33:43pas glorieux
00:33:44il faut quand même
00:33:44le rappeler
00:33:45qui a choqué
00:33:46beaucoup de catholiques
00:33:47dans le monde
00:33:48à l'époque
00:33:49on n'a pas entendu
00:33:50LFI dire quoi que ce soit
00:33:51on n'a pas entendu
00:33:52non plus LFI protester
00:33:54quand elle fait ses shows
00:33:55dans des églises
00:33:56où des catholiques
00:33:57sont venus prier devant
00:33:58et ont été arrêtés
00:33:59donc ça
00:33:59de ce point de vue là
00:34:00on ne l'a pas entendu
00:34:01par contre
00:34:01là
00:34:03le curseur est placé
00:34:05elle signe
00:34:05cette pétition
00:34:07et là
00:34:07en fait
00:34:08elle s'exclut
00:34:09donc il y a vraiment
00:34:10un processus
00:34:11je vous dis
00:34:12révolutionnaire
00:34:13dans ce parti
00:34:13ce n'est pas la première fois
00:34:14que je le dis
00:34:15sur cette antenne
00:34:15je pense que
00:34:17Clémentine Autain
00:34:17d'ailleurs
00:34:18si mes souvenirs sont exacts
00:34:19disait
00:34:20ce que nous n'obtiendrons pas
00:34:21dans les urnes
00:34:22nous l'obtiendrons dans la rue
00:34:23à l'époque
00:34:23donc il y a vraiment
00:34:24ces deux piliers
00:34:26avec une instrumentalisation
00:34:28de chaque épisode
00:34:29une attention scrupuleuse
00:34:31à ce qui se passe
00:34:32au niveau du monde
00:34:32de la culture
00:34:33avec un curseur
00:34:35le bien
00:34:35le mal
00:34:36ce que dit
00:34:37Clémentine Autain
00:34:37c'est totalement binaire
00:34:38mais totalement
00:34:39et on est dans une dynamique
00:34:41où il y a
00:34:42un parti en France
00:34:42qui a
00:34:44une véritable
00:34:45pensée révolutionnaire
00:34:46c'est totalement binaire
00:34:47et
00:34:47c'est contre la binarité
00:34:49aussi
00:34:50c'est à dire
00:34:51vous dites
00:34:51c'est totalement binaire
00:34:52mais c'est contre la binarité
00:34:53c'est totalement binaire
00:34:54c'est à dire
00:34:55que si vous êtes artiste
00:34:57vous devez être
00:34:57d'une pensée majoritaire
00:34:59mais en même temps
00:34:59qui se revendique
00:35:00pour la diversité
00:35:02pour la différence
00:35:03finalement
00:35:04c'est contre la différence
00:35:07cette
00:35:08cette didgette là
00:35:09elle représente
00:35:10Madame Butch
00:35:11elle représente
00:35:12la différence
00:35:12elle est toute la différence
00:35:14elle revendique
00:35:17d'être lesbienne
00:35:19elle est
00:35:20elle est
00:35:20elle est différente
00:35:21c'est un personnage
00:35:23donc à part entière
00:35:24lorsqu'on s'en prend
00:35:25à Barbara Butch
00:35:26c'est à la différence
00:35:27à laquelle on s'en prend
00:35:29et c'est ça qui est grave
00:35:30à la diversité
00:35:31et d'un autre côté
00:35:32justement
00:35:32alors là où Clémentine Autain
00:35:34prend la brèche
00:35:35et sort un peu du lot
00:35:36de cette pensée
00:35:38Manuel Bompard
00:35:39sur France Info
00:35:40ce matin
00:35:42vole au secours
00:35:44justement
00:35:44de ces militants
00:35:46LFI
00:35:47qu'il a considérés
00:35:48comme pacifistes
00:35:50la municipalité de Grenoble
00:35:51a décidé de maintenir
00:35:52ce concert
00:35:52et il y a eu
00:35:53une protestation
00:35:54pacifique
00:35:55à ma connaissance
00:35:55pas tout à fait pacifique
00:35:56Manuel Bompard
00:35:57pas tout à fait
00:35:58et en tout cas
00:35:58s'il y a eu des choses
00:35:59qui sortaient
00:36:00du cadre pacifique
00:36:02je les désapprouve absolument
00:36:03mais par contre
00:36:04le fait qu'on puisse avoir
00:36:06une protestation pacifique
00:36:07contre des prises
00:36:08de position politique
00:36:10d'une artiste
00:36:10parce que c'est de ça
00:36:11dont il s'agit
00:36:11de Barbara Boucher
00:36:13qui a signé une tribune
00:36:15ça commence par
00:36:16ils ont maintenu le concert
00:36:18ils n'auraient pas dû
00:36:19voilà
00:36:19c'est ce que dit
00:36:20Manuel Bompard
00:36:21ils n'auraient pas dû
00:36:22parce que sinon
00:36:22on n'aurait pas manifesté
00:36:23mais je pense que
00:36:24Manuel Bompard
00:36:25n'a pas du tout vu la séquence
00:36:26il dit que c'était pacifique
00:36:27bien sûr qu'il l'a vu
00:36:28c'était loin d'être pacifique
00:36:29c'est à tel point
00:36:30que Mme Boucher
00:36:31a dû interrompre
00:36:33son spectacle
00:36:33et les organisations
00:36:34ont dû la sortir de la scène
00:36:36a dû quitter la scène
00:36:36pour des questions de sécurité
00:36:38parce qu'elle se faisait
00:36:39insulter
00:36:39parce qu'il n'était plus possible
00:36:40de s'exprimer
00:36:41de passer ces musiques
00:36:44donc arrêtons de dire
00:36:46que c'était pacifiste
00:36:47au contraire
00:36:47cela fait des mois
00:36:48qu'on appelle
00:36:49qu'on crie au loup
00:36:50pour justement
00:36:51donner rendez-vous
00:36:52à cette occasion
00:36:53parce que ce concert
00:36:54a été programmé
00:36:55de longue date
00:36:56et cela fait des semaines
00:36:57que déjà
00:36:58Mme Boucher essuie
00:36:59à cause de son soutien
00:37:00au projet
00:37:01à la proposition
00:37:03de loi Yadam
00:37:03parce que le projet de loi
00:37:04est en cours
00:37:05le gouvernement a récupéré
00:37:06la proposition
00:37:06avec la loi Berger
00:37:07exactement
00:37:08donc on va
00:37:09on va avoir
00:37:10j'espère
00:37:11de nouvelles dispositions
00:37:12sur les nouvelles formes
00:37:13discutées en octobre prochain
00:37:15voilà
00:37:15et il le faut
00:37:16donc on verra
00:37:18à ce moment-là
00:37:19dans les urnes
00:37:20ce qui se passe
00:37:20et les urnes auront
00:37:22une importance
00:37:23très importante
00:37:25parce que c'est contre
00:37:26la démocratie
00:37:26que ce parti
00:37:27combat
00:37:27on verra
00:37:28comment se comporte
00:37:29la France insoumise
00:37:30à la discussion
00:37:32de cette loi
00:37:33Stanislas
00:37:34juste je voulais
00:37:34parce que M. Mompard
00:37:35aime bien les choses précises
00:37:37il a parlé
00:37:38d'une action politique
00:37:40c'était un concert
00:37:41il ne me semble pas
00:37:42qu'elle était dans une tribune politique
00:37:43et ce n'était pas
00:37:44un concert politique
00:37:45c'est ça
00:37:45donc je crois qu'il faut
00:37:46un peu mettre les choses
00:37:47à leur place
00:37:48et arrêter d'instrumentaliser
00:37:50les choses
00:37:50qui n'en sont pas
00:37:51et je voulais
00:37:52réagir à ce que vous disiez
00:37:53quand vous disiez
00:37:54qu'elle exprimait
00:37:56la différence
00:37:56peut-être
00:37:57mais d'abord
00:37:59et avant tout
00:37:59elle fait de la musique
00:38:00c'est-à-dire que
00:38:01avant même
00:38:02d'être une représentante
00:38:04je ne sais pas
00:38:05moi d'ailleurs
00:38:05si elle milite
00:38:06et vit beaucoup
00:38:07pour les droits
00:38:08LGBTQ+,
00:38:09ou plus autre
00:38:11mais en fait
00:38:12avant tout
00:38:12elle fait de la musique
00:38:13elles sont assez excessives même
00:38:14avant tout
00:38:14elle fait de la musique
00:38:15là en l'occurrence
00:38:16elle arrive
00:38:18par exemple
00:38:18elle n'a pas dit
00:38:19ne sont conviés
00:38:21que les LGBTQ+,
00:38:22à mon concert
00:38:23elle est très engagée
00:38:24elle est dans
00:38:25le vivre ensemble
00:38:26ça n'empêche
00:38:27qu'elle soit engagée
00:38:28et très bien
00:38:30je voudrais qu'on voit
00:38:31également une autre
00:38:33réaction politique
00:38:34puisqu'elle se multiplie
00:38:35ses réactions politiques
00:38:38notamment
00:38:38c'est Gabriel Attal
00:38:40qui a réagi
00:38:40avec ce tweet
00:38:41ce n'est pas une manifestation
00:38:43pacifique
00:38:43voilà il répond
00:38:44à Emmanuel Bompard
00:38:45c'est une attaque directe
00:38:46c'est de l'antisémitisme pur
00:38:47ce sont les limites
00:38:48de notre démocratie
00:38:49qui sont franchies
00:38:50autre réaction
00:38:53justement
00:38:54après
00:38:54ça c'est la suite
00:38:55de Gabriel Attal
00:38:56à la France insoumise
00:38:57où la démocratie
00:38:58est secondaire
00:38:59la liberté est une ennemie
00:39:00de nombreux élus
00:39:01se félicitent
00:39:02de cette attaque
00:39:02honte à eux
00:39:03qui une fois de plus
00:39:04cautionnent
00:39:04minimisent
00:39:05et excusent
00:39:05et Marine Le Pen
00:39:07a réagi
00:39:07au tweet
00:39:08de Gabriel Attal
00:39:09Gabriel Attal
00:39:11découvre que le mouille
00:39:12dénoncer l'antisémitisme
00:39:13de l'extrême gauche
00:39:14sa violence récurrente
00:39:15sa nature
00:39:15et son projet
00:39:17totalitaire
00:39:17souffre d'une terrible
00:39:19et coupable insincérité
00:39:20quand on a été le Premier ministre
00:39:21qui ouvertement a appelé
00:39:2224 jeux
00:39:23en 2024
00:39:24à voter
00:39:25pour les candidats
00:39:27de
00:39:28Jean-Luc Mélenchon
00:39:29en législatif
00:39:29il y a deux choses
00:39:30c'est qu'il y a effectivement
00:39:33les dénonciations
00:39:34de ce qui s'est passé
00:39:36à ce concert
00:39:37et puis il y a la
00:39:39présidentielle
00:39:40qui se met en route
00:39:40bien sûr
00:39:41voilà
00:39:41on est quand même
00:39:42dans un système électoral
00:39:43il y a quand même une chose
00:39:44qui me paraît
00:39:45quand même assez inquiétante
00:39:46parce que Barbara Butch
00:39:48est loin
00:39:50moi je ne la défends pas
00:39:52bec et ongle
00:39:52dans le sens que je pense
00:39:54que c'est une personne
00:39:55qui a fait de la provocation
00:39:57une arme
00:39:58mais de la provocation
00:39:59voilà
00:39:59très bien
00:40:00on est dans un système
00:40:01où on peut s'exprimer
00:40:02et faire de la provocation
00:40:03Charlie Hebdo
00:40:04en est l'incarnation
00:40:05mais là quand même
00:40:07qu'on interrompe son concert
00:40:08non pas pour des propos
00:40:10qu'elle aurait tenus
00:40:11mais simplement
00:40:12parce qu'elle a signé
00:40:13une pétition
00:40:14c'est là
00:40:14il y a quand même
00:40:15quelque chose
00:40:16de profondément
00:40:17c'est ce qu'on dit
00:40:18depuis le début
00:40:19et l'antisémitisme
00:40:20a frappé encore
00:40:21ce week-end
00:40:22et on le verra
00:40:23dans un instant
00:40:24mais écoutez
00:40:24ce que disait
00:40:25tout à l'heure
00:40:25sur CNews
00:40:26le vice-président
00:40:27du CRIF
00:40:27Philippe Meyer
00:40:29quand je parle de réaction
00:40:31c'est par rapport
00:40:31à cet antisémitisme
00:40:33culturel
00:40:33qui est en train
00:40:34de s'infiltrer en France
00:40:35on aimerait entendre
00:40:37notamment dans le monde
00:40:37de la culture
00:40:38beaucoup plus de réaction
00:40:39que cela
00:40:39on n'entend pas
00:40:40beaucoup d'artistes
00:40:41se lever contre cela
00:40:42et le deuxième point
00:40:44que je voulais juste
00:40:44souligner
00:40:45c'est de convoquer
00:40:47l'histoire
00:40:47dans l'histoire
00:40:48chaque fois
00:40:49chaque fois
00:40:50que des tyrans
00:40:51que des tyrannies
00:40:51ont voulu
00:40:53développer
00:40:54leur funeste dessin
00:40:56ils ont commencé
00:40:56par la culture
00:40:57les nazis
00:40:58brûlaient des livres
00:40:59avant de brûler
00:41:00les juifs
00:41:00et de brûler
00:41:01leurs auteurs
00:41:01Daesh
00:41:02Daesh
00:41:03cassait des statues
00:41:04avant de développer
00:41:06sa terreur
00:41:06et quand on laisse faire
00:41:08quand on ne dit rien
00:41:09par calcul électoral
00:41:11on le sait de certains
00:41:12par provocation
00:41:13pour d'autres
00:41:14et par lâcheté
00:41:15pour la majorité
00:41:16quand on ne dit rien
00:41:17sur le fait que la culture
00:41:18devienne un lieu
00:41:20de haine
00:41:20et notamment
00:41:21dans ce cas précis
00:41:22de haine anti-juive
00:41:23de haine anti-sémite
00:41:24quand on laisse faire
00:41:25qu'on ne dit rien
00:41:25on prépare des jours difficiles
00:41:27et la responsabilité
00:41:28de la société
00:41:29à cet égard
00:41:29est énorme
00:41:30il ne faudra pas dire après
00:41:31qu'on ne savait pas
00:41:32on l'a vu
00:41:32on le voit sur les images
00:41:33c'est pour ça
00:41:34qu'on ne peut pas
00:41:35rien dire
00:41:35c'est pour ça
00:41:36que j'appelais
00:41:37à une tribune
00:41:38il faut que quelqu'un
00:41:40mette en place
00:41:41une tribune
00:41:41pour soutenir Barbara Butch
00:41:43en fait l'antisémitisme
00:41:44aujourd'hui
00:41:44n'est pas que dans la culture
00:41:46l'antisémitisme
00:41:47est partout
00:41:48il est dans la stèle
00:41:49dont on va parler
00:41:50qui est des justes
00:41:51qui a été saccagé
00:41:53il est lors de représentations
00:41:55de jeunes élèves
00:41:57ou étudiants
00:41:58dans des salles de spectacle
00:41:59où c'est l'occasion
00:42:01de crier
00:42:05contre les génocidaires
00:42:06et donc contre ces enfants
00:42:08pour qu'ils ne puissent plus
00:42:11faire leurs exposés
00:42:13devant d'autres
00:42:14c'est des artistes
00:42:16qui sont boycottés
00:42:17parce qu'en lien avec Israël
00:42:19parce qu'ils sont binationaux
00:42:21je pense à Amir
00:42:22je pense à Ma'am Butch
00:42:24je pense à plein d'autres comiques
00:42:26aussi
00:42:26celles qui à Marseille
00:42:27sur sa terrasse de café
00:42:30prenant un café sur le port
00:42:31a dû quitter
00:42:32parce que ça devenait
00:42:33violent contre elle
00:42:34donc finalement
00:42:35tout ce qui a un lien
00:42:36avec Israël
00:42:37c'est là où je vous disais
00:42:38à partir du moment
00:42:39où on est juif
00:42:40on n'a pas de lien
00:42:41avec Israël
00:42:41personne ne vote
00:42:42en Israël en France
00:42:43c'est ce que disait
00:42:44Madame Butch
00:42:45le sionisme
00:42:46aujourd'hui
00:42:47devient
00:42:48l'anti-sionisme
00:42:50devient le nouvel
00:42:52antisémitisme
00:42:52et tout ce qui est juif
00:42:54devient génocidaire
00:42:56cela se passe en France
00:42:57mais cela se passe
00:42:58exactement
00:42:59de la même manière
00:42:59en Australie
00:43:00en Thaïlande
00:43:01dès qu'on entend
00:43:02parler hébreu
00:43:03on risque pour sa peau
00:43:04et certains se font frapper
00:43:05voire tuer
00:43:06certaines se font violer
00:43:08à Levallois
00:43:09à Courbevoie
00:43:10il y a quelques mois
00:43:10donc on voit
00:43:11que l'antisémitisme
00:43:12évidemment qu'il n'est pas résiduel
00:43:14Madame Le Pen
00:43:15tout le monde le sait
00:43:16on en parle depuis des années
00:43:17sur les plateaux de CNews
00:43:19mais aujourd'hui
00:43:20il est gravissime
00:43:21puisque cet antisémitisme
00:43:23fait pousser les juifs
00:43:24par la porte de sortie
00:43:26et aller dans un pays
00:43:27qui est en guerre
00:43:29faire leur alia
00:43:29on pense à partir
00:43:31d'un pays en paix
00:43:32la France
00:43:33d'où ce France
00:43:34à partir en Israël
00:43:36où c'est la guerre
00:43:37c'est incompréhensible
00:43:38incompréhensible
00:43:39et on en reparlera
00:43:40bien sûr
00:43:40de l'antisémitisme
00:43:41en deuxième heure
00:43:42de Midi News
00:43:43et juste après
00:43:44on parlera également
00:43:45de cette loi agricole
00:43:47le projet de loi
00:43:48d'urgence pour la protection
00:43:49de souveraineté agricole
00:43:50qui fait débat
00:43:51à l'Assemblée nationale
00:43:52elle a tout de suite
00:43:52dans Midi News
00:43:56Dans un instant
00:43:57direction l'Assemblée nationale
00:43:59pour le vote
00:44:00sur la loi agricole
00:44:01mais d'abord
00:44:01toute l'information
00:44:02sommeille à l'habit
00:44:03A la une de l'actualité
00:44:04malgré quelques reprises
00:44:06durant la nuit
00:44:06le feu n'est pas encore fixé
00:44:08mais il ne progresse plus
00:44:09dans le Var
00:44:09le pire est passé
00:44:10les mots du directeur départemental
00:44:12du service incendie
00:44:13du département
00:44:14toutefois
00:44:15les sapeurs pompiers
00:44:15restent sur le qui-vive
00:44:17car la journée de demain
00:44:18et celle de jeudi
00:44:19et celle de jeudi
00:44:20s'annonce taurisque
00:44:2210 maisons impactées
00:44:244 ont totalement brûlé
00:44:27dont celle de Camille
00:44:28qui nous raconte
00:44:28cette épreuve douloureuse
00:44:30à notre micro
00:44:31écoutez
00:44:31L'année dernière
00:44:32on s'était un peu fait du souci
00:44:34en voyant passer des avions
00:44:35mais là
00:44:36quand on a vu la fumée
00:44:37on imaginait
00:44:37que c'était plus loin
00:44:38et on ne pouvait pas
00:44:39s'attendre
00:44:40à ce que ça arrive
00:44:41aussi vite
00:44:41sur les habitations
00:44:44C'est inhumain
00:44:45ça a mis en danger
00:44:47de nombreuses vies
00:44:48un monsieur en fauteuil roulant
00:44:50qui était coincé
00:44:50dans sa maison
00:44:51on a perdu des animaux
00:44:54nous nous avons
00:44:55complètement perdu
00:44:56notre maison
00:44:58c'est criminel
00:44:59et j'espère
00:45:00qu'on trouvera
00:45:01les personnes
00:45:02Vous demandez
00:45:03des sanctions sévères
00:45:04parce que souvent
00:45:04ils ont pas
00:45:05exemplaires
00:45:05il vaut mieux
00:45:06qu'ils prennent
00:45:06des sanctions exemplaires
00:45:09pour que plus personne
00:45:10ne se permette ça
00:45:11Les enquêtes progressent
00:45:13ce matin
00:45:14Laurent Nunez
00:45:15a fait état
00:45:16de 111 interpellations
00:45:17dans le cadre
00:45:18de ces incendies
00:45:19L'Espagne aussi
00:45:21toujours en proie aux flammes
00:45:2226 000 hectares
00:45:23brûlés dans un incendie
00:45:24à 100 km au nord de Madrid
00:45:26incendie qui s'est déclaré jeudi
00:45:28et qui a provoqué
00:45:29l'évacuation
00:45:29de 1200 personnes
00:45:32Bientôt
00:45:32un nouveau gouvernement
00:45:34Outre-Manche
00:45:34c'est officiel
00:45:35Andy Bornham
00:45:36succède à Kirstarmer
00:45:37au poste de Premier ministre
00:45:38Le chef du Labour
00:45:40a promis d'être
00:45:40authentiquement travailliste
00:45:42et se présente
00:45:42comme la dernière chance
00:45:43de son parti
00:45:44pour redresser
00:45:45la situation
00:45:46du Royaume-Uni
00:45:47Et puis 9 jours
00:45:49après la reprise
00:45:49des hostilités
00:45:50l'Iran affirme
00:45:51que des échanges diplomatiques
00:45:52via les médiateurs
00:45:53Qatari et Omane
00:45:55se poursuivent
00:45:55avec les Etats-Unis
00:45:57Déclaration du porte-parole
00:45:58de la diplomatie iranienne
00:45:59Ismail Baghaï
00:46:00lors d'une conférence
00:46:01de presse
00:46:02qui s'est tenue ce matin
00:46:03à Téhéran-Pierre
00:46:05Merci Ismaila
00:46:06tout à l'heure
00:46:06pour d'autres informations
00:46:08sont à table
00:46:08dans ce midi news
00:46:09Stanislas Godon
00:46:10du syndicat
00:46:11Alliance Police
00:46:12Régis Le Sommier
00:46:13Anthony Bem
00:46:14pour commenter
00:46:16l'actualité
00:46:16qui est effectivement
00:46:18urgente
00:46:19à l'Assemblée nationale
00:46:20puisque le projet
00:46:21pour la protection
00:46:22à la souveraineté agricole
00:46:23soutenu
00:46:24par le Rassemblement national
00:46:25la droite
00:46:26une partie du centre
00:46:27fait l'objet
00:46:27d'un examen décisif
00:46:29ce lundi
00:46:30à l'Assemblée nationale
00:46:31deux points de crispation
00:46:32notamment
00:46:34parce qu'il y en a d'autres
00:46:35la gestion de l'eau
00:46:36et puis
00:46:37la question
00:46:37des pesticides
00:46:38Dunia Tengour
00:46:39vous êtes
00:46:40en direct
00:46:41de l'Assemblée nationale
00:46:42où effectivement
00:46:43il y aura
00:46:44l'examen
00:46:45de ce texte
00:46:49Oui Pierre
00:46:50nouveau temps fort
00:46:51ici à l'Assemblée nationale
00:46:53avec l'examen
00:46:53final de ce projet
00:46:55de loi
00:46:55d'urgence agricole
00:46:56un texte
00:46:57qui divise profondément
00:46:58les députés
00:46:58notamment
00:46:59vous l'avez dit
00:47:00sur la question
00:47:00des pesticides
00:47:01alors vous avez
00:47:02d'un côté
00:47:03les députés
00:47:04plutôt à droite
00:47:05au Rassemblement national
00:47:06et le camp
00:47:07macroniste
00:47:08qui voit une réponse
00:47:09aux difficultés
00:47:09du monde agricole
00:47:11tandis que les opposants
00:47:12dénoncent
00:47:13un recul
00:47:13des protections
00:47:15environnementales
00:47:15nous avons pu
00:47:16nous entretenir
00:47:17avec l'une
00:47:17des députés
00:47:18du camp
00:47:18ensemble
00:47:19pour la République
00:47:20Prisca Thévenot
00:47:21je vous propose
00:47:21de l'écouter
00:47:23La position
00:47:23est assez simple
00:47:24c'est un texte
00:47:25qui est attendu
00:47:26et qui a été travaillé
00:47:27avec l'ensemble
00:47:28des acteurs
00:47:28du monde agricole
00:47:29et les acteurs
00:47:30concernés
00:47:31Ce texte
00:47:31il est urgent
00:47:32qu'il soit voté
00:47:33et qu'il soit appliqué
00:47:35parce qu'il y a
00:47:36un certain nombre
00:47:36de dispositions
00:47:37qui sont extrêmement
00:47:38importantes
00:47:38notamment sur la gestion
00:47:39de l'eau
00:47:40sur le foncier
00:47:41et sur la capacité
00:47:43d'exploitation
00:47:43et de souveraineté
00:47:44au global
00:47:44de nos agriculteurs
00:47:46de notre pays
00:47:47Maintenant
00:47:47ne soyons pas
00:47:49naïfs
00:47:50et regardons les choses
00:47:51telles qu'elles existent
00:47:51sur 78 articles
00:47:53il y en a un
00:47:54qui interroge
00:47:55c'est l'article
00:47:56sur les phytosanitaires
00:47:57et notamment
00:47:57l'acétamipride
00:47:58Ce que je dis
00:48:00assez simplement
00:48:00c'est qu'il faut
00:48:01que l'acétamipride
00:48:02ne figure pas
00:48:03dans ce texte
00:48:05Elle nous a aussi
00:48:07donc confié
00:48:08qu'il y avait
00:48:09ce point de crispation
00:48:10autour de l'acétamipride
00:48:12qui pouvait mettre
00:48:13en danger
00:48:13tout le projet
00:48:15de loi
00:48:15C'était sa peur
00:48:16la peur de cette députée
00:48:18mais elle nous a aussi
00:48:19confié que le gouvernement
00:48:21pouvait encore agir
00:48:22avec ce qu'on appelle
00:48:23un amendement
00:48:24de suppression
00:48:24et d'ailleurs
00:48:25une réunion
00:48:26a lieu
00:48:27en ce moment même
00:48:28à 14h
00:48:28à Matignon
00:48:29pour voir
00:48:30si un amendement
00:48:31de suppression
00:48:32pourrait avoir lieu
00:48:33parmi les participants
00:48:34il y a bien sûr
00:48:34la ministre de l'Agriculture
00:48:36Annie Gennevard
00:48:36mais aussi
00:48:37Laurent Wauquiez
00:48:38et d'autres personnes
00:48:40d'autres personnages
00:48:41importants
00:48:42du gouvernement
00:48:43qui sont présents
00:48:44et le vote définitif
00:48:45lui aura lieu
00:48:46durant la deuxième séance
00:48:48durant cette soirée
00:48:49bien sûr
00:48:49et ça sera un scrutin
00:48:51très suivi
00:48:51cher Pierre
00:48:52Merci beaucoup
00:48:53Dunia Tengour
00:48:54avec Patrick Ayamanson
00:48:55à l'Assemblée nationale
00:48:57sachant que la gauche
00:48:58a déjà annoncé
00:48:58qu'elle saisirait
00:48:59le Conseil constitutionnel
00:49:00pour se poser
00:49:02à ce texte
00:49:02nous sommes avec
00:49:03François Valard
00:49:04secrétaire général
00:49:05de la coordination rurale
00:49:06bonjour
00:49:06merci d'être avec nous
00:49:09comment est-ce que
00:49:10vous envisagez
00:49:11le vote de ce texte
00:49:13et surtout l'examen
00:49:14plutôt de ce texte
00:49:15à l'Assemblée nationale
00:49:17Oui bonjour Pierre
00:49:20actuellement
00:49:20c'est vrai qu'on est
00:49:21un petit peu inquiet
00:49:22parce que les informations
00:49:23que l'on a
00:49:24des différents partis politiques
00:49:25comme l'a dit
00:49:25votre correspondante
00:49:27sont pas très sûres
00:49:29il y a un risque
00:49:30effectivement
00:49:30que la loi
00:49:31ne soit pas votée
00:49:32à cause précisément
00:49:33de cet article
00:49:34sur l'acétamipride
00:49:35et je trouve ça
00:49:36vraiment dommage
00:49:37parce que
00:49:38la version qui est sortie
00:49:39de la commission mixte paritaire
00:49:40concernant l'acétamipride
00:49:42il est assez bien rédigé
00:49:45puisque l'usage
00:49:46est réservé
00:49:46pour une seule culture
00:49:48qui est celle
00:49:48de la noisette
00:49:49qui est vraiment
00:49:50dans une impasse technique
00:49:51ils n'ont pas de moyens
00:49:53de se protéger
00:49:53et en plus
00:49:54ce qui est proposé
00:49:56c'est vraiment
00:49:56de remettre la science
00:49:57au cœur de la décision
00:49:59lorsque l'acétamipride
00:50:00a été interdit
00:50:02en France
00:50:02par Barbara Pompili
00:50:04c'était vraiment
00:50:04une décision
00:50:05strictement politique
00:50:06qui n'avait pas
00:50:07pris en compte
00:50:08la science
00:50:08et là
00:50:09en remettant
00:50:09l'ANSES
00:50:10et nos scientifiques
00:50:11au cœur de la décision
00:50:12on envoie un message fort
00:50:13effectivement
00:50:14qui est de dire
00:50:14oui
00:50:14on fait confiance
00:50:15à la science
00:50:16on fait confiance
00:50:17à la parole scientifique
00:50:18et finalement
00:50:18si les responsables politiques
00:50:19ne veulent pas
00:50:21voter ce texte
00:50:22finalement
00:50:23c'est qu'ils ne veulent pas
00:50:25considérer cette parole scientifique
00:50:26c'est qu'ils ne font pas
00:50:27confiance à l'ANSES
00:50:28et finalement
00:50:29qu'ils ne font pas confiance
00:50:30aux scientifiques français
00:50:30et je trouve ça
00:50:31vraiment dommage
00:50:33et c'est triste
00:50:34parce qu'on sent bien
00:50:35que derrière
00:50:35il y a quand même
00:50:37l'élection présidentielle
00:50:38de 2027
00:50:39qui est là
00:50:39et des positionnements
00:50:40qui ne sont pas basés
00:50:41sur la raison
00:50:42mais sur un positionnement
00:50:43politique
00:50:44d'un électorat
00:50:45pour 2027
00:50:46expliquez-nous
00:50:47ce que c'est
00:50:47que cet acétamipride
00:50:48j'ai l'impression
00:50:49que d'autres pays
00:50:50membres de l'Union Européenne
00:50:52l'utilisent sans crainte
00:50:54oui exactement
00:50:55l'acétamipride
00:50:56c'est un insecticide
00:50:57qui peut être utilisé
00:50:58sur différentes cultures
00:50:59qui peut être utilisé
00:51:01sur la betterave
00:51:01qui peut être utilisé
00:51:02sur des légumes
00:51:03qui peut être utilisé
00:51:04sur la noisette
00:51:07et là
00:51:08on propose
00:51:09de n'utiliser
00:51:10cet insecticide
00:51:11que sur la noisette
00:51:11puisque les producteurs
00:51:12ils n'ont pas moyen
00:51:13alors si je ne dis pas de bêtises
00:51:14de se protéger
00:51:15contre la punaise
00:51:16qui ravage les cultures
00:51:17et donc c'est
00:51:18c'est un insecticide
00:51:19qui permet de se protéger
00:51:20il est autorisé
00:51:21dans le reste de l'Europe
00:51:22et nous la France
00:51:23par pur dogme politique
00:51:25on a décidé
00:51:26de se refuser
00:51:27la possibilité
00:51:28de l'utiliser
00:51:29et ce qui est le plus agaçant
00:51:31c'est que finalement
00:51:31en France
00:51:32on refuse de l'utiliser
00:51:33on refuse de protéger
00:51:35nos cultures
00:51:35et donc de protéger
00:51:36nos producteurs
00:51:37de noisettes
00:51:38et malgré ça
00:51:39on n'interdit pas
00:51:40l'importation de noisettes
00:51:42ou de produits
00:51:42qui sont faits
00:51:43avec des noisettes
00:51:44qui utilisent
00:51:45cet acétamipride
00:51:46notamment en Turquie
00:51:47alors là
00:51:48l'acétamipride
00:51:49et également
00:51:49le flupiradifuron
00:51:52bon ça c'est encore
00:51:53autre chose
00:51:54et puis surtout
00:51:55alors il y a effectivement
00:51:56ces insecticides
00:51:57qui posent problème
00:51:58et puis il y a aussi
00:52:00la question
00:52:00de la gestion de l'eau
00:52:01et là ça peut être
00:52:03un peu plus grave
00:52:03effectivement
00:52:04puisque là
00:52:04il y a vraiment
00:52:05deux salles de ambiance
00:52:06sur la gestion de l'eau
00:52:07on l'a vu notamment
00:52:08avec les manifestations
00:52:09à Sainte-Soline
00:52:10sur les mégabassines
00:52:11Oui exactement
00:52:12mais là encore
00:52:13le texte
00:52:15qui a été négocié
00:52:16en commission mixte
00:52:17paritaire
00:52:18est équilibré
00:52:20contrairement
00:52:21à ce qui avait été
00:52:21proposé par le Sénat
00:52:23il n'est plus question
00:52:24de donner une priorité
00:52:25à l'agriculture
00:52:27pour la gestion de l'eau
00:52:28mais d'avoir une gestion
00:52:29qui soit équilibrée
00:52:30entre les différents acteurs
00:52:31dans les comités
00:52:33locales de l'eau
00:52:33les collectivités locales
00:52:36qui représentent
00:52:37la part
00:52:38si on peut dire
00:52:38de l'eau
00:52:39pour l'eau potable
00:52:40sont présents
00:52:41les industriels
00:52:43et agriculteurs
00:52:43qui représentent
00:52:44la partie industrielle
00:52:45et utilisation économique
00:52:47de l'eau
00:52:47sont présents aussi
00:52:48et les associations
00:52:49écologistes
00:52:50qui représentent
00:52:51finalement
00:52:52la gestion
00:52:53en termes de biodiversité
00:52:54de sauvegarde de l'eau
00:52:55comme un bien public
00:52:56sont présents aussi
00:52:57donc tous ces acteurs
00:52:58sont là
00:52:59ils sont là
00:52:59pour discuter
00:53:01de la façon
00:53:01dont on doit utiliser l'eau
00:53:02et il y a vraiment
00:53:03une discussion
00:53:04qui est possible
00:53:05avec une répartition
00:53:06équilibrée
00:53:07de tous ces acteurs
00:53:07donc on ne peut pas dire
00:53:08que l'agriculture
00:53:09elle veut s'accaparer l'eau
00:53:10ou elle veut
00:53:11priver les autres
00:53:12de leurs ressources
00:53:13en eau
00:53:14et puis indépendamment
00:53:15de ça
00:53:15on voit bien que
00:53:16l'été extrêmement sec
00:53:17que nous sommes en train
00:53:18d'avoir
00:53:19avec ces épisodes
00:53:19de canicule
00:53:21nous montre aussi
00:53:22qu'on ne peut pas faire
00:53:23d'agriculture
00:53:24sans eau
00:53:24l'eau est absolument
00:53:25indispensable
00:53:26et nécessaire
00:53:27pour pouvoir avoir
00:53:28une agriculture
00:53:29qui soit performante
00:53:30ce ne sera pas
00:53:30la seule réponse
00:53:31à avoir
00:53:32face à ces épisodes
00:53:33de sécheresse
00:53:34et de canicule
00:53:34mais c'est indispensable
00:53:35de pouvoir stocker de l'eau
00:53:36et la loi d'urgence
00:53:38nous permet quand même
00:53:39de pouvoir stocker
00:53:40un peu plus facilement
00:53:41de l'eau pour l'utiliser
00:53:42en agriculture
00:53:42c'est parfaitement clair
00:53:44merci beaucoup
00:53:45François Valerette
00:53:46d'avoir été avec nous
00:53:47en duplex
00:53:47sur CNews
00:53:48on a toujours
00:53:49l'impression
00:53:52qu'on trouve
00:53:53des limites
00:53:54pour nos amis
00:53:55les agriculteurs
00:53:56qui sont quand même
00:53:56ceux qui nous nourrissent
00:53:57il y a quand même
00:53:58quelque chose
00:53:58d'assez paradoxal
00:53:59et on a un vrai problème
00:54:00c'est qu'on se nourrit
00:54:01avec des produits importés
00:54:02c'est-à-dire que la majorité
00:54:04de nos fruits et légumes
00:54:05viennent de pays
00:54:06qui ne sont pas soumis
00:54:07aux mêmes réglementations
00:54:08et c'est ce problème
00:54:10de réglementation
00:54:11à laquelle la France
00:54:13est confrontée
00:54:14puisque la réglementation
00:54:15c'est l'Europe
00:54:16qui la dicte
00:54:17les 27 états
00:54:19membres de l'Union Européenne
00:54:20sont censés
00:54:22respecter
00:54:23la politique
00:54:23agricole commune
00:54:25et du coup
00:54:25même si nous pondons
00:54:27des textes
00:54:28en France
00:54:28qui sont en faveur
00:54:30des agriculteurs
00:54:31car cette loi
00:54:32est ancienne
00:54:33depuis la crise
00:54:34de 2023-2024
00:54:35cette loi est attendue
00:54:36et poussée
00:54:37par les agriculteurs
00:54:38certes
00:54:38les agriculteurs
00:54:39ont participé
00:54:40il y a de nombreuses
00:54:41dispositions
00:54:42dans cette loi
00:54:43c'est une loi d'urgence
00:54:44certes
00:54:44mais c'est une loi
00:54:45avec de nombreuses dispositions
00:54:47on ne va pas y rentrer
00:54:47en détail
00:54:48aujourd'hui pour l'heure
00:54:49néanmoins
00:54:50c'est une loi intéressante
00:54:51c'est une loi favorable
00:54:52pour les agriculteurs
00:54:53mais avec une problématique
00:54:55de la réglementation européenne
00:54:56qui nous fait une concurrence
00:54:58quelque part déloyale
00:54:59Stanislas
00:55:00oui
00:55:00je voulais juste rappeler
00:55:01que la situation de crise
00:55:03notamment des agriculteurs
00:55:04que nous soutenons
00:55:05d'ailleurs nous
00:55:06en tant que policiers
00:55:06elle a quand même amené
00:55:07à des manifestations
00:55:08extrêmement importantes
00:55:09sur l'ensemble du territoire national
00:55:11il y a des attentes
00:55:12il y a des choses
00:55:12qui ont été exprimées
00:55:13de manière très très claire
00:55:14sur effectivement
00:55:15cette espèce de concurrence déloyale
00:55:17donc là pour une fois
00:55:18qu'il y avait quelque chose
00:55:18qui avait l'air de répondre
00:55:20justement aux attentes
00:55:21des agriculteurs
00:55:22je trouve qu'on est en train
00:55:24de chercher un peu
00:55:24la petite bête
00:55:25à des endroits
00:55:26où eux en fait
00:55:27ils voient d'abord
00:55:28la pérennisation
00:55:29de leur métier
00:55:30et puis d'assurer surtout
00:55:32je dirais
00:55:33leur cœur de métier
00:55:34de nourrir
00:55:35vous avez eu raison
00:55:36de le rappeler
00:55:36les citoyens
00:55:38et puis de prévenir aussi
00:55:39parce que eux
00:55:40ils sont très très sensibles
00:55:41au changement climatique
00:55:43et ils essayent
00:55:44d'anticiper aussi
00:55:44si on ne leur donne pas
00:55:45les moyens d'anticiper
00:55:46ça va être très compliqué
00:55:46surtout vous voyez
00:55:47les changements climatiques
00:55:48qu'il y a en ce moment
00:55:49vous avez vu
00:55:49les grêlons
00:55:50qui sont tombés
00:55:51l'autre jour
00:55:51qui faisaient la taille
00:55:52de balles de tennis
00:55:53donc ça
00:55:54ça tombe sur des cultures
00:55:55par exemple
00:55:56de fruits
00:55:57comme des cerises
00:55:58ou par exemple
00:56:00que sur des vignobles
00:56:00c'est fini
00:56:01on passe
00:56:03son tour
00:56:03il faut s'imaginer
00:56:05la vie des agriculteurs
00:56:07qui eux
00:56:07sont à regarder
00:56:09la pluviométrie
00:56:10par exemple
00:56:10en permanence
00:56:11surtout en ce moment
00:56:11et à compter
00:56:12combien de millimètres
00:56:13d'eau vont tomber
00:56:15à espérer la pluie
00:56:17puisqu'il y a eu quand même
00:56:17des épisodes
00:56:18de canicules terrifiants
00:56:19ça impacte les bêtes
00:56:20ça impacte
00:56:21comment
00:56:24les plantes
00:56:25enfin tout est
00:56:25tout est conditionné
00:56:26à ça
00:56:26et leur vie
00:56:27est autour de ça
00:56:28et à côté de ça
00:56:29effectivement on dit
00:56:30oui ils nous nourrissent
00:56:31mais on a l'impression
00:56:33qu'ils sont quand même
00:56:33surveillés
00:56:34beaucoup plus
00:56:35que certains agriculteurs
00:56:37sont surveillés
00:56:38par des drones
00:56:39par exemple
00:56:39pour voir
00:56:40s'ils
00:56:40et quand ils font
00:56:42une entorse
00:56:42on vient les voir
00:56:43à la ferme
00:56:44avec l'amande
00:56:44c'est quand même
00:56:45un peu gênant
00:56:46d'avoir une catégorie
00:56:47qui était extrêmement
00:56:50comment
00:56:50sous pression
00:56:51voilà
00:56:52alors que
00:56:53ce sont des gens
00:56:54qui sont
00:56:54dont le but
00:56:56est finalement
00:56:56de nourrir les français
00:56:57quoi
00:56:57on va parler des policiers
00:56:59aussi qui sont là
00:56:59pour nous
00:57:01pour notre protection
00:57:02faut-il le rappeler
00:57:03parfois j'ai l'impression
00:57:04qu'à certains partis
00:57:06il faut rappeler ça aussi
00:57:07que vous êtes là
00:57:08pour assurer
00:57:09la protection
00:57:10des populations
00:57:12agression
00:57:12agression
00:57:12de trois agents
00:57:14dans la région
00:57:16Auvergne-Rhône-Alpes
00:57:17au commissariat
00:57:19de Villeurbanne
00:57:20ce week-end
00:57:21le syndicat
00:57:22Alliance Police Nationale
00:57:24de la région
00:57:25Auvergne-Rhône-Alpes
00:57:25a vivement réagi
00:57:26à la condamnation
00:57:27d'un jeune de 19 ans
00:57:28qui a agressé
00:57:29trois agents
00:57:30c'était mardi 14 juillet
00:57:31au sein du commissariat
00:57:33de Villeurbanne
00:57:34pourquoi est-ce que
00:57:35le syndicat Alliance Police
00:57:37réagit ?
00:57:38parce qu'il n'y a pas eu
00:57:38une seule minute
00:57:40d'incarcération
00:57:41je vous propose
00:57:42d'écouter
00:57:42Philippe Bouffe
00:57:43du syndicat Alliance Police Nationale
00:57:45Auvergne-Rhône-Alpes
00:57:46les délinquants
00:57:47ils se disent
00:57:48on peut toucher
00:57:49à l'autorité de l'État
00:57:49on peut toucher aux policiers
00:57:51de toute façon
00:57:51on ne va pas en prison
00:57:52donc comment voulez-vous
00:57:54que les personnes ont peur
00:57:55s'il n'y a pas
00:57:55la case prison derrière
00:57:56et bien en fait
00:57:57les délinquants
00:57:58n'ont plus peur
00:57:59de s'attaquer
00:57:59à l'autorité
00:58:01et quand j'ai l'autorité
00:58:02je parle de tout le monde
00:58:03et la police actuellement
00:58:04il n'y a plus d'autorité
00:58:05je veux dire
00:58:06les délinquants
00:58:06n'ont plus peur
00:58:07ils peuvent toucher à la police
00:58:08on peut foncer
00:58:09lors d'un simple contrôle
00:58:10un banal contrôle
00:58:12sur la police
00:58:12là vous imaginez
00:58:14dans un commissariat de police
00:58:16mes collègues
00:58:16se sont fait agresser
00:58:18je veux dire
00:58:18violemment
00:58:1945 jours d'ITT
00:58:20fracture de la mâchoire
00:58:21et aucune réponse pénale derrière
00:58:23donc pas de réponse pénale
00:58:24bien sûr
00:58:24ça encourage la délinquance
00:58:25à dire
00:58:26on peut toucher les policiers
00:58:27on peut toucher l'autorité de l'État
00:58:28de toute façon
00:58:29on n'aura rien derrière
00:58:30donc fatalement
00:58:31il faut que la justice
00:58:31soit ferme
00:58:32sur ces peines
00:58:33vous touchez à l'autorité de l'État
00:58:34vous devez passer par la caisse prison
00:58:36voilà
00:58:36c'est totalement intolérable
00:58:38c'est à dire que là
00:58:38vous êtes habillé
00:58:39mais en réalité
00:58:40de manière fictive
00:58:41vous êtes à poil
00:58:42c'est à dire que vous n'avez plus
00:58:43l'uniforme
00:58:44l'uniforme ne fait plus peur
00:58:46c'est à dire
00:58:46l'uniforme ne fait plus peur
00:58:47et le commissariat
00:58:48ne fait plus peur
00:58:49vous rentrez dans un commissariat
00:58:50vous allez agresser un policier
00:58:52c'est open bar
00:58:52c'est exactement ça
00:58:54et d'ailleurs
00:58:54vous savez en 2021
00:58:56il y a eu un observatoire
00:58:57de la réponse pénale
00:58:57qui avait été publié
00:58:58par le ministère de l'Intérieur
00:59:00les refus d'obtempérer
00:59:01le quantum moyen
00:59:02c'était 7 mois
00:59:03pour une peine encourue
00:59:04de 2 ans
00:59:04par exemple
00:59:05pour les violences
00:59:06à l'encontre des policiers
00:59:07quand vous aviez une peine
00:59:09encourue de 5 à 7 ans
00:59:10et bien vous avez
00:59:11une moyenne
00:59:12un quantum moyen
00:59:13j'insiste là-dessus
00:59:14de à peu près 5 à 6 mois
00:59:16aujourd'hui il est à 8
00:59:17donc c'est ça en fait
00:59:18la réalité
00:59:18de la réponse pénale
00:59:20lorsqu'on agresse un policier
00:59:21et en fait
00:59:22non seulement ça fragilise
00:59:23l'autorité du policier
00:59:25mais ça encourage les autres
00:59:26parce que maintenant
00:59:27on assiste à des choses
00:59:28comme par exemple à Cachan
00:59:29où on n'hésite pas
00:59:30à attaquer un commissariat
00:59:31avec un couteau
00:59:31heureusement qu'il y avait
00:59:32des portes
00:59:33notamment automatiques
00:59:33pour fermer
00:59:34ce que je veux dire
00:59:35c'est que le climat
00:59:36aujourd'hui de l'ultra-violence
00:59:37qui s'exerce notamment
00:59:39et il ne faut pas l'oublier
00:59:40par des mineurs
00:59:41de plus en plus jeunes
00:59:42qui n'hésitent pas
00:59:43à 14 ans
00:59:43d'attaquer en bande
00:59:45en entendant des guets tapants
00:59:46notamment
00:59:46à l'encontre de mes collègues
00:59:48sur le terrain
00:59:48donc c'est cette situation
00:59:50si on n'y met pas un terme
00:59:52avec une réponse terme
00:59:53moi souvent
00:59:53j'utilise ce slogan
00:59:54en disant
00:59:55essayons la fermeté
00:59:56une fois
00:59:57essayons la fermeté
00:59:58une fois
00:59:58c'est totalement
00:59:59une ineptie
01:00:00de dire aujourd'hui
01:00:01essayons la fermeté
01:00:02on a l'impression
01:00:02que vous demandez
01:00:03la lune
01:00:04mais à chaque fois
01:00:04on nous oppose
01:00:05le problème des audiencements
01:00:07parce que la justice
01:00:08est en sous-dotation
01:00:09on nous dit
01:00:09qu'il n'y a pas de place
01:00:10en prison
01:00:10oui on est à 88 000
01:00:12pour 62 000 places
01:00:13mais ça c'est le résultat
01:00:15des politiques publiques
01:00:16de plusieurs années
01:00:17parce qu'on n'a pas anticipé
01:00:19et puis on n'a pas regardé
01:00:20les courbes de la délinquance
01:00:21aujourd'hui
01:00:21en 9 ans de temps
01:00:22les tentatives d'homicide
01:00:23c'est plus 98%
01:00:25avec 13% de mineurs
01:00:26à l'intérieur
01:00:27c'est ça aussi
01:00:27qu'on n'arrive pas
01:00:29à endiguer
01:00:30par une réponse
01:00:31alors on essaye
01:00:32de faire une réponse
01:00:32il y a la loi Riposte
01:00:33il y a aussi
01:00:34dans la loi Riposte
01:00:35il y a cette disposition
01:00:36de la présomption
01:00:37de légitime défense
01:00:38des policiers
01:00:38et regardez
01:00:40cette séquence
01:00:40est saisissante
01:00:41ce que répond
01:00:44le secrétaire général
01:00:45du syndicat
01:00:46de la magistrature
01:00:48je rappelle
01:00:48que les magistrats
01:00:49sont indépendants
01:00:50d'ailleurs
01:00:50ils s'en orgueillissent
01:00:51eux-mêmes
01:00:52d'être indépendants
01:00:53ce texte
01:00:54en somme
01:00:54il pose un problème
01:00:56non seulement
01:00:56du point de vue politique
01:00:57mais aussi du point de vue juridique
01:00:59au sens où
01:00:59il est en contrariété
01:01:01avec les normes internationales
01:01:03et les normes constitutionnelles
01:01:04qui fondent notre état de droit
01:01:06nous sommes donc
01:01:07légitimement inquiets
01:01:08des suites
01:01:10des retombées
01:01:10dans la pratique
01:01:11notamment
01:01:12d'une hausse
01:01:13de tir mortel
01:01:14c'est la raison
01:01:15pour laquelle
01:01:15nous appelons
01:01:16à la signature massive
01:01:17de la pétition
01:01:19ainsi
01:01:19que nous nous joindrons
01:01:20évidemment
01:01:21à l'appel
01:01:21de la mobilisation
01:01:22à manifestation
01:01:23le 19 septembre prochain
01:01:25voilà
01:01:26moi j'aimerais bien savoir
01:01:26ce que dit
01:01:27monsieur Fichesser
01:01:28sur l'intrusion
01:01:29d'individus
01:01:30dans un commissariat
01:01:31de police
01:01:31et cette agression
01:01:33par exemple
01:01:34puisqu'il est plus
01:01:35vraiment indépendant
01:01:36comme tous les magistrats
01:01:37auxquels vous faites face
01:01:38lorsque vous plaidez
01:01:41moi ce qui me choque
01:01:42quelque part
01:01:43c'est que des magistrats
01:01:44utilisent leur qualité
01:01:45de magistrat
01:01:45leur qualité
01:01:46de représentant
01:01:48syndical
01:01:49pour empiéter
01:01:50sur le pouvoir
01:01:51législatif
01:01:52normalement
01:01:53cette séparation
01:01:54des pouvoirs
01:01:55entre le judiciaire
01:01:57le législatif
01:01:58et l'exécutif
01:01:59est la garantie
01:02:00de notre démocratie
01:02:00c'est ce qu'on apprend
01:02:00en première année
01:02:01de droit constitutionnel
01:02:02exactement
01:02:03et la limite
01:02:03contre l'arbitraire
01:02:04la dictature
01:02:05est une garantie
01:02:06de la démocratie
01:02:07on ne comprend pas
01:02:08alors pourquoi
01:02:08et aussi
01:02:11eu égard
01:02:12à leur obligation
01:02:13leur devoir
01:02:14de réserve
01:02:15donc comment critiquer
01:02:17un texte de loi
01:02:18quand on est magistrat
01:02:20quand on est représentant
01:02:22syndical
01:02:23et qu'on a un devoir
01:02:23de réserve
01:02:24surtout quand
01:02:26ce projet de loi
01:02:27vise à protéger
01:02:28normalement
01:02:29des fonctionnaires
01:02:30de police
01:02:31et des gendarmes
01:02:32car c'est de ça
01:02:33dont il s'agit
01:02:34donc normalement
01:02:36on penserait a priori
01:02:37que les magistrats
01:02:38sont du même côté
01:02:39que les représentants
01:02:40des forces de l'ordre
01:02:41visiblement non
01:02:41en tout cas
01:02:42quand on écoute
01:02:43M. Fichesser
01:02:43le syndicat de la magistrature
01:02:46je n'essentialise rien
01:02:47mais en tout cas
01:02:48M. Fichesser
01:02:49apparemment
01:02:49n'est pas sur cette mouvance
01:02:50réagisse le sommet
01:02:51non il n'est pas
01:02:51et en plus
01:02:52ce qui me paraît
01:02:53assez intéressant
01:02:54enfin assez intéressant
01:02:55assez inquiétant
01:02:55plutôt
01:02:56j'ai l'impression
01:02:57qu'il y a comme une sorte
01:02:58de glissement du curseur
01:02:59c'est à dire que
01:03:00que notre société
01:03:01admet comme
01:03:03normale
01:03:03évidente
01:03:04que des magistrats
01:03:05par exemple
01:03:05mettent en cause
01:03:06l'action des policiers
01:03:08parce que ce qui se passe
01:03:09derrière
01:03:09c'est quand même
01:03:10l'idée que le policier
01:03:11est agresseur
01:03:12ou que le policier
01:03:14se comporte
01:03:16naturellement mal
01:03:17alors que
01:03:18la réalité
01:03:18est tout autre
01:03:19mais il y a une sorte
01:03:20de
01:03:20comme je dis
01:03:21j'ai l'impression
01:03:22que des choses
01:03:23dans l'exercice
01:03:23de l'autorité
01:03:24qui était évidente
01:03:25autrefois
01:03:26aujourd'hui
01:03:26sont mises en cause
01:03:27et cette montée
01:03:29en puissance
01:03:29des magistrats
01:03:30elle est quand même
01:03:31assez caractéristique
01:03:32de notre époque
01:03:33et il y a besoin
01:03:34quand même
01:03:35d'un retour
01:03:35à une sorte
01:03:36de normalité
01:03:37j'ai l'impression
01:03:38Juste rappeler
01:03:39quand même
01:03:40que moi j'ai regardé
01:03:41les débats
01:03:41à l'Assemblée Nationale
01:03:42qui ont eu lieu
01:03:43sur justement
01:03:44la présomption
01:03:44de l'équipe des France
01:03:45qui s'est terminée
01:03:46en pagaille
01:03:47et surtout
01:03:48les propos
01:03:48qui ont été tenus
01:03:49par des députés
01:03:50qui d'ailleurs
01:03:51ont entretenu
01:03:52cette histoire
01:03:52de présomption
01:03:53de culpabilité
01:03:54et qui ont invité
01:03:55le collectif
01:03:56bien sûr
01:03:56mais ils ont surtout
01:03:57affirmé
01:03:57que grâce à cette loi
01:03:59les policiers
01:04:00allaient tirer
01:04:00sur des noirs
01:04:01et des arabes
01:04:01dans la rue
01:04:02c'est ça les propos
01:04:03qui ont été tenus
01:04:03dans l'hémicycle
01:04:04ces propos sont
01:04:05absolument inexcusables
01:04:07et impardonnables
01:04:08pour reprendre
01:04:09juste une phrase
01:04:10notamment d'un certain
01:04:10président de la république
01:04:11d'autre part
01:04:12c'est parlementaire
01:04:13bien sûr
01:04:14d'autre part
01:04:15je tiens à rappeler
01:04:16que ce texte de loi
01:04:17n'a pas modifié
01:04:19les textes fondateurs
01:04:19un de la légitime défense
01:04:21deux de l'usage des armes
01:04:22et l'usage des armes
01:04:23est toujours régi
01:04:24par la convention européenne
01:04:25des droits de l'homme
01:04:26avec la proportionnalité
01:04:28et l'absolue nécessité
01:04:29donc je ne sais pas
01:04:29où est-ce qu'ils ont été cherchés
01:04:31que cette loi
01:04:32serait un permis de tuer
01:04:33en tout cas
01:04:33ils se sont disqualifiés
01:04:34d'un point de vue
01:04:35du pacte républicain
01:04:36et dans un instant
01:04:37nous irons
01:04:37dans un autre commissariat
01:04:39à Cachan
01:04:39près de Paris
01:04:40où vous allez voir
01:04:40les images sont impressionnantes
01:04:43un individu
01:04:44armé d'un couteau
01:04:45à essayer de
01:04:46de pédétrer
01:04:47justement
01:04:47dans ce commissariat
01:04:48restez avec nous
01:04:50sur CNews
01:04:53Suite de Midi News
01:04:54avec à nouveau
01:04:55des policiers en danger
01:04:56et cette fois-ci
01:04:57au commissariat de Cachan
01:04:58après les dernières informations
01:04:59Sommayel Abidi
01:05:00Et on commence ce journal
01:05:01par le bilan des arrestations
01:05:03dans le cadre des incendies
01:05:04Laurent Nunez
01:05:05fait état de 111 interpellations
01:05:06pour la France entière
01:05:07dont une grande partie
01:05:08reconnaissent les faits
01:05:09Le ministre de l'Intérieur
01:05:10en a profité pour rappeler
01:05:11que 9 feux sur 10
01:05:12sont d'origine humaine
01:05:14volontaire ou accidentelle
01:05:15alors que près de 40 000 hectares
01:05:17sont déjà partis en fumée
01:05:18depuis le début de l'année
01:05:20A l'étranger
01:05:21blessé dans une vaste attaque
01:05:22de drones contre Moscou
01:05:23et sa région
01:05:24attaque nocturne
01:05:25qui a provoqué un incendie
01:05:26sur un important site industriel
01:05:27comme vous pouvez le voir
01:05:28sur ces images
01:05:29Plus de 400 engins
01:05:31ont été lancés
01:05:32dont 85 ont été détruits
01:05:33aux extrémités de la ville
01:05:34selon le maire
01:05:35de la capitale russe
01:05:37Et puis la victoire
01:05:38de la Roja
01:05:38endeuillée par le décès
01:05:39d'un adolescent
01:05:40à Ciudad Rodrigo
01:05:41dans l'ouest de l'Espagne
01:05:43Le jeune homme est mort
01:05:44dans l'effondrement
01:05:45d'une fontaine
01:05:45sur laquelle étaient montés
01:05:46plusieurs spectateurs
01:05:47Trois autres personnes
01:05:48ont également été blessées
01:05:50Merci beaucoup Sommaya
01:05:52Labidi
01:05:53D'autres informations
01:05:54tout à l'heure
01:05:54à 15h
01:05:56et tandis qu'à Cachan
01:05:57en région parisienne
01:05:58un homme muni d'un couteau
01:05:59a été interpellé hier
01:06:00devant un commissariat
01:06:02L'individu a proféré
01:06:03des menaces
01:06:04et des insultes
01:06:05récit de Michael Dos Santos
01:06:08A quelques mètres du commissariat
01:06:10un homme muni d'un couteau
01:06:11fait face aux forces de l'ordre
01:06:13Une dizaine de policiers
01:06:15lui somme de lâcher son arme
01:06:18L'individu refuse
01:06:20il est finalement maîtrisé
01:06:21à l'aide d'un taser
01:06:22interpellé
01:06:23et placé en garde à vue
01:06:24L'individu
01:06:26L'individu est bien évidemment
01:06:26vu par un médecin
01:06:28et un psychiatre
01:06:30on sait malheureusement
01:06:31beaucoup d'individus
01:06:33passent à l'acte
01:06:35et à l'action
01:06:35contre les fonctionnaires
01:06:37de police
01:06:37ailleurs en priorité
01:06:38en général
01:06:40parce qu'ils ont
01:06:41des troubles mentaux
01:06:42Quelques minutes plus tôt
01:06:44l'homme avait tenté
01:06:44d'entrer dans le commissariat
01:06:46il avait pris la fuite
01:06:47devant un important dispositif
01:06:49de sécurité
01:06:50La plupart des commissariats
01:06:51maintenant sont équipés
01:06:52de salles sécurisées
01:06:53avec des vitres blindées
01:06:54des détecteurs de métaux
01:06:56on peut aussi avoir
01:06:57sur certains grands commissariats
01:07:00des machines à rayons X
01:07:02pour passer les différents bagages
01:07:05il y a aussi un collègue
01:07:06ou deux collègues
01:07:07tout dépend encore une fois
01:07:08de la taille du commissariat
01:07:09mais ça malheureusement
01:07:12nous prend aussi
01:07:13beaucoup d'effectifs
01:07:14L'enquête devra désormais
01:07:16déterminer les motivations
01:07:17de cet homme
01:07:18son profil lui
01:07:19reste pour le moment inconnu
01:07:22On disait tout à l'heure
01:07:24effectivement
01:07:24et ce matin
01:07:25dans la grande interview
01:07:27sur CNews et sur Europe
01:07:28Franck Elisio
01:07:29du RN
01:07:30s'interrogeait
01:07:32justement à mon micro
01:07:34Il faut rétablir
01:07:35l'ordre dans notre pays
01:07:37en matière de justice
01:07:38en matière de police
01:07:40et à nouveau
01:07:40sanctionner
01:07:41à nouveau
01:07:42sacraliser l'atteinte
01:07:43par exemple Marine Le Pen
01:07:44part du principe
01:07:45que lorsqu'il y a
01:07:46atteinte physique
01:07:48à la personne
01:07:49il y a
01:07:50mécaniquement
01:07:51peine de prison
01:07:52ferme
01:07:53et construire des places
01:07:53de prison
01:07:54évidemment
01:07:54parce que si on condamne
01:07:55à la prison
01:07:56mais qu'il n'y ait pas
01:07:56de place en prison
01:07:57vous savez on en revient
01:07:58toujours au même problème
01:07:59il faut se donner
01:08:00les moyens
01:08:01de notre politique
01:08:02Je reprends plutôt
01:08:05à mon compte
01:08:06la formulation
01:08:06de Franck Elisio
01:08:08on en revient toujours
01:08:09au même problème
01:08:10Et oui malheureusement
01:08:13avec les surcouches
01:08:15en fait législatives
01:08:16qui ont d'ailleurs
01:08:17ramené à ce constat-là
01:08:18c'est que par exemple
01:08:19les aménagements
01:08:20à Vinicio
01:08:20pardon du terme technique
01:08:22mais qui fait que
01:08:23quand vous êtes condamné
01:08:24vous pouvez être de facto
01:08:25aménagé
01:08:26dès le début
01:08:26de la condamnation
01:08:27Voilà
01:08:28et ça ça marche
01:08:29pour toutes les peines
01:08:30de prison
01:08:31inférieures à 6 mois
01:08:32de manière automatique
01:08:33et inférieures à 1 an
01:08:35ça c'est ce qui se fait
01:08:35à l'heure actuelle
01:08:36d'ailleurs il y a un rapport
01:08:37du Sénat extrêmement clair
01:08:38sur la situation
01:08:39Et quand c'est un jeune
01:08:40par exemple
01:08:41la première fois
01:08:42on lui laisse sa chance
01:08:42Les mineurs
01:08:43là justement
01:08:44c'est l'échec
01:08:45en fait des mesures éducatives
01:08:46qui sont sacralisées
01:08:48par le Conseil constitutionnel
01:08:49on se rappelle que
01:08:50quand M. Attal
01:08:51avait proposé
01:08:51de déroger un peu
01:08:53au système
01:08:53notamment pour les récidivistes
01:08:55bon il a été retoqué
01:08:56de facto
01:08:56par le Conseil constitutionnel
01:08:57donc tant qu'on n'arrivera pas
01:08:59à débloquer les verrous
01:09:01notamment législatifs
01:09:02pour faire avancer
01:09:03alors je ne dis pas
01:09:04de faire
01:09:06je dirais
01:09:06de la surenchère
01:09:08des peines de prison
01:09:09mais au moins
01:09:10de les appliquer
01:09:10au moins d'appliquer
01:09:11avec le rétablissement
01:09:13notamment
01:09:13de ce qu'on appelle
01:09:14les peines courtes
01:09:15et juste
01:09:16permettez-moi de faire
01:09:17un petit commentaire
01:09:18quand même
01:09:18sur l'action
01:09:20notamment de mes collègues
01:09:20sur le terrain
01:09:21vous voyez que
01:09:22les policiers
01:09:23ne sont pas des cow-boys
01:09:23et qu'ils ne tirent pas
01:09:24sur tout le monde
01:09:24puisqu'ils ont fait usage
01:09:26notamment d'un pistolet
01:09:27à impulsion électrique
01:09:28pour notamment
01:09:29neutraliser l'individu
01:09:30contrairement à
01:09:31ce qu'il raconte
01:09:32oui exactement
01:09:33et qu'on n'a pas
01:09:34un permis de tuer
01:09:34entre les mains
01:09:36Oui les policiers
01:09:37et les gendarmes
01:09:38sont victimes
01:09:39chaque année
01:09:40de nombreux actes
01:09:41de violence
01:09:42il faut le rappeler
01:09:43c'est entre 3000
01:09:44et 7000 par an
01:09:46donc c'est beaucoup
01:09:47c'est 23 par jour
01:09:48et ce qui est frappant
01:09:51c'est l'augmentation
01:09:52de la violence
01:09:53durant cette dernière décennie
01:09:55on constate
01:09:55une augmentation
01:09:56de 88%
01:09:57c'est énorme
01:09:58et dans
01:10:00aussi
01:10:02le fait
01:10:02que c'est avec
01:10:03une arme
01:10:04à chaque fois
01:10:04et donc
01:10:05cette violence
01:10:06à l'égard des forces
01:10:08de l'ordre
01:10:08est un signe
01:10:10du mal-être
01:10:11de nos sociétés
01:10:11parce que c'est un mal-être
01:10:12de considérer
01:10:13que ceux qui nous représentent
01:10:15constituent des menaces
01:10:16mais on comprend
01:10:17qu'entre certains partis
01:10:18que tout le monde
01:10:19déteste la police
01:10:20on comprend que finalement
01:10:21on en arrive aux actes
01:10:22aujourd'hui
01:10:24et les forces de l'ordre
01:10:25hier on disait
01:10:26la peur du gendarme
01:10:27on avait peur de la police
01:10:28on avait peur du gendarme
01:10:29ils sont à poil
01:10:30ils sont à poil
01:10:31il n'y a plus d'uniforme
01:10:31il n'y a plus rien
01:10:32quand on entend des policiers
01:10:33et nous dire
01:10:34à votre antenne
01:10:35que les gens
01:10:36n'ont plus peur
01:10:36de foncer sur nous
01:10:38lors de barrages
01:10:38donc l'époque a changé
01:10:41les gens
01:10:41l'état d'esprit
01:10:43a changé
01:10:43et il est important
01:10:45et je pense que cette loi
01:10:46finalement
01:10:46est importante
01:10:47qu'elle passe
01:10:48parce qu'elle permet
01:10:48d'avoir une présomption
01:10:50de bonne intention
01:10:52de la part
01:10:53des forces de l'ordre
01:10:53elle n'est pas irréfragable
01:10:54la présomption
01:10:55de responsabilité
01:10:56dans cette nouvelle loi
01:10:57qui vise à faire en sorte
01:10:59dans le code
01:10:59de la sécurité intérieure
01:11:00que quand les forces de l'ordre
01:11:02font usage
01:11:03de leur âme
01:11:03c'est forcément
01:11:04dans le cadre
01:11:05de leur mission
01:11:06avec une bonne intention
01:11:07ils ne sont pas responsables
01:11:08néanmoins
01:11:09si on prouve
01:11:09qu'ils sont responsables
01:11:10évidemment
01:11:11leur responsabilité
01:11:12peut être mise en jeu
01:11:13et donc c'est cette question
01:11:14de responsabilité
01:11:15qui est simplement
01:11:17modifiée dans cette loi
01:11:18et contre lequel
01:11:19les fils
01:11:20veulent lutter contre
01:11:21on se demande
01:11:21pourquoi ça n'arrive
01:11:22que maintenant
01:11:22mais enfin bon
01:11:23mieux vaut tard que jamais
01:11:24ça a été
01:11:24en fait
01:11:25il y a un phénomène
01:11:26qui me paraît
01:11:27au-delà du policier
01:11:28c'est la question
01:11:29du rapport
01:11:29à l'uniforme
01:11:30en fait
01:11:30parce qu'on voit
01:11:31que les pompiers
01:11:32aussi sont caillassés
01:11:33parfois les ambulanciers
01:11:34etc.
01:11:35dans certains quartiers
01:11:36c'est-à-dire que tout
01:11:37ce qui représente
01:11:38l'autorité
01:11:38ou quelque part
01:11:40on va dire
01:11:40la république
01:11:41est considéré
01:11:42comme une menace
01:11:43voire une bande rivale
01:11:44quand il s'agit
01:11:45de policiers
01:11:46quand il s'agit
01:11:46de commissariats
01:11:47qui se retrouvent
01:11:47dans des endroits
01:11:49on va dire
01:11:49dans des cités à risque
01:11:52mais là
01:11:52en l'occurrence
01:11:54quand on
01:11:54quand on se souvient
01:11:56de ce que représentait
01:11:57les policiers
01:11:58il y a 20 ans
01:12:00vous aviez
01:12:00des policiers municipaux
01:12:02qui partaient en retraite
01:12:03sans jamais avoir
01:12:03fait usage
01:12:04ni même sorti leur arme
01:12:05aujourd'hui
01:12:06c'est quasiment
01:12:07inimaginable
01:12:08c'est-à-dire
01:12:08aujourd'hui
01:12:09il y a un rapport
01:12:10à la violence
01:12:10une raison de souligner
01:12:11ces chiffres
01:12:12qui n'est plus du tout
01:12:13le même
01:12:13mais qui me semble
01:12:15être dans une sorte
01:12:16de confrontation
01:12:17avec l'autorité
01:12:19en fait
01:12:19c'est ça
01:12:19le problème
01:12:21c'est la désignation
01:12:23de l'autorité
01:12:23comme ennemi
01:12:24comme quelque chose
01:12:25qu'il faut combattre
01:12:26évidemment
01:12:27il y a la question
01:12:27des territoires
01:12:28il y a la question
01:12:29du trafic de drogue
01:12:29qui se sont évidemment
01:12:33multipliées
01:12:33et on n'est plus du tout
01:12:34dans les mêmes
01:12:35on n'arrive plus
01:12:36à punir
01:12:37quoi que ce soit
01:12:38sur quelques sujets
01:12:39que ce soit
01:12:40dans ce pays
01:12:40en témoigne justement
01:12:43cette mesure
01:12:44qui lors de la première lecture
01:12:46à l'Assemblée nationale
01:12:47visait à instaurer
01:12:48la réclusion
01:12:49à perpétuité
01:12:49en cas de viol
01:12:50en série
01:12:50sur un mineur
01:12:52de moins de 15 ans
01:12:53qui a été donc
01:12:54rejeté
01:12:55pour justifier
01:12:57de cette
01:12:58opposition
01:12:59de LFI
01:13:00et bien
01:13:00une des élus
01:13:01LFI
01:13:02Gabrielle Catala
01:13:03a cité Robert
01:13:03Badinter
01:13:04expliquant que
01:13:04l'absence
01:13:05de perspective
01:13:06n'incitait en rien
01:13:07le condamné
01:13:08à essayer
01:13:08de s'améliorer
01:13:09et ne faciliter
01:13:10aucunement
01:13:11sa réinsertion
01:13:12je vous propose
01:13:13de regarder
01:13:14ce sujet
01:13:14de Sarah Varney
01:13:17Après l'affaire Liana
01:13:18le gouvernement
01:13:20souhaitait instaurer
01:13:21une peine
01:13:21de perpétuité
01:13:22en cas de viol
01:13:23en série
01:13:23sur mineurs
01:13:24de moins de 15 ans
01:13:25mais la gauche
01:13:26et des écologistes
01:13:28ont finalement
01:13:28fait supprimer
01:13:29l'article vendredi
01:13:30de quoi faire
01:13:31réagir la droite
01:13:32La gauche s'oppose
01:13:34à la perpétuité
01:13:34pour les viols
01:13:35en série sur mineurs
01:13:36honteux
01:13:36Pour justifier
01:13:37cette opposition
01:13:38les députés
01:13:39de la France Insoumise
01:13:40expliquent que
01:13:41cette surenchère pénale
01:13:42serait inefficace
01:13:43C'est quelqu'un
01:13:44qui viole un bébé
01:13:45qui viole plusieurs bébés
01:13:46on va peut-être comprendre
01:13:47qu'à un moment donné
01:13:50je pense que
01:13:51la problématique
01:13:52est telle
01:13:53que s'il le fait
01:13:54c'est pas le fait
01:13:55qu'il risquera
01:13:56la perpétuité
01:13:57qui va l'empêcher
01:13:57de le faire
01:13:58Mais pour la ministre
01:13:59chargée de l'égalité
01:14:00entre les femmes
01:14:01et les hommes
01:14:01pas question
01:14:02d'abandonner la mesure
01:14:03Qu'est-ce qui justifie
01:14:05une seule seconde
01:14:06une seule minute
01:14:07que ces hommes-là
01:14:08ne puissent pas
01:14:09être condamnés
01:14:10à perpétuité
01:14:11Un cas comme le square neck
01:14:12est-ce qu'on pense
01:14:13sincèrement
01:14:14qu'il mérite
01:14:15de sortir dans 20 ans
01:14:16et
01:14:17qu'il n'emportera
01:14:18aucun nouveau risque
01:14:20pour la société ?
01:14:21Le texte
01:14:21a finalement été rejeté
01:14:22à quatre voix près
01:14:23La ministre
01:14:25a demandé un nouveau vote
01:14:26sur l'article
01:14:27qui aura lieu mardi
01:14:28avant celui
01:14:29sur l'ensemble du texte
01:14:30Voilà
01:14:31vote demain
01:14:32sur ce sujet
01:14:33qui concerne
01:14:34encore une fois
01:14:35la pédocriminalité
01:14:37ça concerne
01:14:38des enfants
01:14:39voilà
01:14:40Non mais ça devrait faire
01:14:42naturellement
01:14:42qu'on s'en...
01:14:43Mais c'est ça
01:14:43en fait
01:14:44ça devrait être
01:14:44totalement transpartisan
01:14:46je ne comprends pas
01:14:49D'un côté
01:14:51on dit
01:14:53M. Coquerel
01:14:53on l'a vu
01:14:54qui dit
01:14:54mais qu'est-ce qui vous dit
01:14:55qu'il ne résistera pas
01:14:57derrière
01:14:57et d'autre part
01:14:59qui
01:15:00on vous dit
01:15:00mais il faut réinsérer
01:15:02les gens
01:15:02mais c'est...
01:15:03On est complètement...
01:15:07Je n'ai pas de mots
01:15:08en fait
01:15:08Venez à mon secours
01:15:10Non mais j'ai vraiment
01:15:12plus de mots en fait
01:15:13Pour certains
01:15:14l'exercice de toute autorité
01:15:15ou de toute sanction
01:15:16est condamnable
01:15:17Vous protégez les gens
01:15:18vous les policiers
01:15:19Comment est-ce qu'on protège
01:15:21aujourd'hui
01:15:21est-ce que nous tous
01:15:22qui voyons un enfant
01:15:23dans la rue
01:15:24où est ton papa
01:15:25où est ta maman
01:15:26est-ce que tu t'es perdu
01:15:27on prend les téléphones portables
01:15:29on essaie tous de chercher
01:15:30c'est du bon sens
01:15:32là on essaie de protéger
01:15:33les enfants
01:15:34Honnêtement
01:15:34je...
01:15:36j'ai plus de mots
01:15:37Pierre
01:15:37juste j'ai regardé
01:15:39les statistiques
01:15:41sur les violences sexuelles
01:15:42et notamment les viols
01:15:42et tentatives de viol
01:15:43c'est plus de 133%
01:15:45en 9 ans
01:15:46Je veux dire
01:15:46ce chiffre là
01:15:48il doit faire peur
01:15:49à tout le monde
01:15:49et notamment
01:15:50la part des mineurs victimes
01:15:51elle est extrêmement importante
01:15:52Je rappelle que
01:15:53le taux de récidive
01:15:55pour tous les pédocriminelles
01:15:56il est extrêmement fort
01:15:57donc ce qui fait que
01:15:58en fait
01:16:00comment essayer
01:16:00de réinsérer
01:16:02de faire de la prévention
01:16:03sur des personnes
01:16:05qui
01:16:05je reprends les mots
01:16:06du garde des Sceaux
01:16:07qui disaient
01:16:07sont incurables
01:16:08Voilà
01:16:09c'est ça le sujet
01:16:10auquel on est confronté
01:16:11et vous savez
01:16:12il n'y a pas longtemps
01:16:13on a été auditionné
01:16:13notamment par la commission
01:16:15d'enquête
01:16:15sur les violences sexuelles
01:16:16incestueuses
01:16:17pareil
01:16:18là aussi
01:16:18le constat
01:16:19il est édifiant
01:16:20il y a un rapport
01:16:20de la civisse
01:16:21tout clignote au rouge
01:16:23et en fait
01:16:23on ne se donne pas
01:16:24les armes
01:16:25pour lutter
01:16:26justement
01:16:26contre ce fléau
01:16:27qui est
01:16:28notamment
01:16:29les violences sexuelles
01:16:29à l'encontre des mineurs
01:16:30et ça
01:16:31il suffit de regarder
01:16:33les manifestations
01:16:33de tous ces parents
01:16:35qui sont victimes
01:16:36du périscolaire
01:16:38parisiens
01:16:38qui se multiplient
01:16:40là effectivement
01:16:41il y a une pause estivale
01:16:42mais qui vont revenir
01:16:43évidemment
01:16:44à la rentrée
01:16:44puisqu'il y a eu
01:16:45des relax
01:16:46et il y a eu
01:16:47des peines
01:16:48avec sursis
01:16:49contre
01:16:50encore une fois
01:16:51des agressions
01:16:52sur des enfants
01:16:52de 3 ans
01:16:534 ans
01:16:535 ans
01:16:54et juste
01:16:54vous me posiez
01:16:55la question
01:16:55par rapport
01:16:56aux policiers
01:16:56moi je pense
01:16:57à tous mes collègues
01:16:57enquêteurs
01:16:58qui voient
01:16:59les piles de dossiers
01:17:00justement
01:17:01on leur met la pression
01:17:02notamment
01:17:03rappelez-vous
01:17:03parce qu'il y avait
01:17:0480 000 procédures
01:17:06qu'il fallait traiter
01:17:06en urgence
01:17:07pour voir s'il n'y avait
01:17:08pas des trous
01:17:08dans la raquette
01:17:09et ils en ont trouvé
01:17:1015 000 nouvelles
01:17:10bien sûr
01:17:11mais ce que je veux dire
01:17:12c'est que
01:17:12tant qu'on ne donnera
01:17:13pas les moyens
01:17:15il faut savoir
01:17:15que les enquêteurs
01:17:16notamment de la brigade
01:17:18des mineurs
01:17:19ils ne bénéficient pas
01:17:20de la formation
01:17:21ce qu'on appelle
01:17:21au protocole niche
01:17:22c'est-à-dire pour faire
01:17:23des auditions
01:17:23lorsqu'il y a des mineurs
01:17:24victimes
01:17:25c'est ça la réalité
01:17:26en fait du terrain
01:17:27il y a à peu près
01:17:28je ne sais pas
01:17:29une dizaine
01:17:30de formations par an
01:17:31on est sous-dimensionné
01:17:32en sous-dotation totale
01:17:33par rapport à ce fléau
01:17:35Anthony
01:17:36oui la perpétuité réelle
01:17:37en France n'existe pas
01:17:38c'est la peine de sûreté
01:17:39maximale de 30 ans
01:17:41qui existe
01:17:41il faut le rappeler
01:17:42tout de même
01:17:43cette loi vise
01:17:44à punir
01:17:45les prédateurs
01:17:48pédocriminels
01:17:49sur les mineurs
01:17:49de moins de 15 ans
01:17:51multirécidivistes
01:17:52c'est dans une assemblée nationale
01:17:54vide
01:17:55que le vote s'est fait
01:17:57avec un vote contre
01:18:00notamment par les représentants
01:18:02du parti LFI
01:18:03et écologie
01:18:05on ne comprend pas
01:18:06vous avez raison
01:18:07comment
01:18:08dans l'ordonnancement
01:18:10des sanctions pénales
01:18:11le viol multirécidiviste
01:18:14sur mineurs
01:18:15de moins de 15 ans
01:18:15ne soit pas sanctionné
01:18:17comme un crime
01:18:18car un viol
01:18:19pour un enfant
01:18:20c'est une sorte
01:18:21de mort lente
01:18:22finalement
01:18:24certains s'en remettront
01:18:25réussiront à se recouvrir
01:18:27et d'autres non
01:18:27mais certains non
01:18:28devront vivre avec cela
01:18:30essayer de vivre avec cela
01:18:32donc on ne comprend pas
01:18:33car vous le savez
01:18:34que le code pénal
01:18:35est ainsi organisé
01:18:36c'est une hiérarchie
01:18:37de la barbarie
01:18:38le législateur pense
01:18:40à la règle morale
01:18:42la plus lourde
01:18:43la faute la plus lourde
01:18:44à sanctionner
01:18:44l'homicide
01:18:45et donc
01:18:46en fonction
01:18:47de la règle
01:18:48la plus lourde
01:18:48prévoit les règles
01:18:50les sanctions
01:18:51les moins lourdes
01:18:51pour les infractions
01:18:52qui sont pour lui
01:18:54les moins graves
01:18:54et c'est comme ça
01:18:55qu'on a un ordonnancement
01:18:56des infractions pénales
01:18:58selon les sanctions
01:18:59qui sont posées
01:19:00par le législateur
01:19:01les peines
01:19:02d'incarcération
01:19:03et les peines de manque
01:19:04en tout cas
01:19:04ce texte revient demain
01:19:06les mineurs sont protégés
01:19:07il y a
01:19:09la prescription
01:19:10qui est glissante
01:19:11le délai ne court
01:19:12qu'à compter
01:19:13de leur majorité
01:19:13ces 30 ans
01:19:14il y a déjà
01:19:15la peine de 30 ans
01:19:17qui existe déjà
01:19:18pour les auteurs
01:19:19de viols
01:19:19sur les mineurs
01:19:20de 15 ans
01:19:20donc il y a déjà
01:19:22un arsenal législatif
01:19:24néanmoins
01:19:25cette nouvelle mesure
01:19:27aurait permis
01:19:28de faire en sorte
01:19:29que ceux
01:19:29qui sont des criminels
01:19:30vis-à-vis des enfants
01:19:32soient au banc
01:19:33de la société
01:19:34le plus longtemps possible
01:19:35quand ils sont
01:19:36multirécidivistes
01:19:37et c'est ce qui
01:19:38c'est ce qui serait
01:19:39peut-être nécessaire
01:19:40en tout cas
01:19:40Aurore Berger
01:19:41on l'a vu dans le sujet
01:19:42refait une tentative
01:19:43demain
01:19:44et on suivra ça
01:19:45avec
01:19:45attention
01:19:46on parlait de l'antisémitisme
01:19:48tout à l'heure
01:19:49et 84 ans
01:19:50jour pour jour
01:19:51après la rafle du Veldiv
01:19:52une plaque rendant hommage
01:19:53à un couple de Justes
01:19:55a été vandalisé
01:19:56samedi à Paris
01:19:57plaque qui rend hommage
01:19:59à Angèle
01:19:59et Marcel Richard
01:20:01couple qui a sauvé
01:20:02Edmond Richemont
01:20:03un enfant juif
01:20:04alors âgé de 13 ans
01:20:05CNews a recueilli
01:20:07le témoignage exclusif
01:20:08de Edmond
01:20:09réalisé par
01:20:11Timothée Forger
01:20:12et Audrey Legray
01:20:13récit de Michael Dos Santos
01:20:15il y a 84 ans
01:20:17Edmond Richemont
01:20:18échappait à la rafle du Veldiv
01:20:20sa mère elle
01:20:21était arrêtée par la police française
01:20:23dans un appartement
01:20:24du 12e arrondissement de Paris
01:20:26mon père et mon frère
01:20:28ont quitté l'appartement
01:20:29parce qu'ils ont été avertis
01:20:31qu'on allait ne pas arrêter
01:20:35les femmes et les enfants
01:20:37donc je suis resté avec ma mère
01:20:39c'était un grand mensonge
01:20:40on arrêtait tout le monde
01:20:42alors âgé de 13 ans
01:20:43cet enfant juif
01:20:44avait réussi à se réfugier
01:20:46chez ses voisins
01:20:47Angèle et Marcel Richard
01:20:49un couple qui lui a sauvé la vie
01:20:51j'ai pris les clés
01:20:52que j'ai mis dans la chaussette
01:20:53pour ne pas faire de bruit
01:20:55et je me suis éclipsé de la police
01:20:58je suis descendu au 2e
01:20:59où nous avions des amis communs
01:21:01non seulement ils m'ont ouvert leur porte
01:21:04mais ils ont ouvert leur coeur
01:21:05Edmond Richemont a pu retrouver
01:21:07son père et son frère
01:21:08rescapés eux du camp d'Auschwitz
01:21:10en 2018
01:21:12les époux Richard
01:21:12sont reconnus comme des justes
01:21:14un terme repris par Israël
01:21:16pour honorer ceux qui ont sauvé
01:21:17des juifs pendant la Shoah
01:21:19deux ans plus tard
01:21:20la ville de Paris
01:21:21inaugure une plaque commémorative
01:21:23au pied de l'immeuble
01:21:24l'avoir aujourd'hui dégradé
01:21:26provoque chez Edmond Richemont
01:21:27un sentiment de colère
01:21:29ça symbolise la bêtise humaine
01:21:31tout simplement
01:21:33vous savez c'est facile de casser
01:21:35essayer de créer
01:21:37c'est une autre histoire
01:21:38c'est pas moi qui suis attaqué
01:21:40non seulement pas des juifs
01:21:43mais la nation française
01:21:45en 2025
01:21:461320 actes antisémites
01:21:48ont été recensés
01:21:49en France
01:21:49et les équipes de CNews
01:21:52sont allées
01:21:52demander justement
01:21:53aux habitants
01:21:54de ce quartier
01:21:55ce qu'ils en pensaient
01:21:57je trouve ça choquant
01:21:59qu'on casse
01:22:00comme ça
01:22:01ça fait
01:22:02moi je trouve que
01:22:03comment expliquer ça
01:22:05pour moi ils sont morts deux fois
01:22:07voilà
01:22:07je trouve ça monstrueux
01:22:09évidemment
01:22:11j'allais dire inqualifiable
01:22:12bah si c'est qualifiable
01:22:13au point de vue juridique
01:22:15et judiciaire
01:22:16donc j'espère qu'une suite
01:22:18sera donnée
01:22:19sous forme d'enquête
01:22:20et évidemment
01:22:21de condamnation
01:22:23s'il y a lieu
01:22:23si on arrive
01:22:24à arrêter ces gens là
01:22:26ça fait mal au coeur
01:22:27de voir
01:22:27que 100 ans
01:22:28à peine
01:22:29enfin moins de 100 ans
01:22:30après
01:22:31on nie comme ça
01:22:32des choses
01:22:32qui ont été si fortes
01:22:33et si belles
01:22:34c'est une négation
01:22:36de l'humanité
01:22:37ça fait mal au coeur
01:22:38et en même temps
01:22:38on s'est réjouissant
01:22:39de voir aussi
01:22:39toutes ces réactions
01:22:40et de se dire
01:22:41qu'il faut continuer
01:22:42à résister
01:22:42j'ai du mal
01:22:44à imaginer
01:22:45que quelqu'un
01:22:45puisse faire ça
01:22:47c'est écœurant
01:22:48c'est dégoûtant
01:22:50pour rester poli
01:22:51voilà ce que
01:22:52ce que j'ai à dire
01:22:53bah oui
01:22:54je trouve ça
01:22:55vraiment très choquant
01:22:56parce qu'on a un vrai
01:22:57devoir de mémoire
01:22:58par rapport à ce qui s'est passé
01:23:00la rafle du Véltive
01:23:01etc
01:23:03et heureusement
01:23:03qu'il y a des gens
01:23:05qui ont posé ces affiches
01:23:06pour nous rappeler
01:23:08et que c'est très triste
01:23:09de casser ce genre de stèle
01:23:11c'est immonde
01:23:12voilà c'est immonde
01:23:13tout est dit
01:23:13et rien n'arrête
01:23:14la barbarie
01:23:15on en parle bien sûr
01:23:16et d'autres sujets
01:23:17dans 120 minutes info
01:23:18à suivre avec
01:23:19Mickaël Dorian
01:23:19merci à tous
01:23:20de nous avoir suivis
01:23:21merci à toutes les équipes
01:23:22de Midi News
01:23:24à demain
01:23:25merci à tous
01:23:27merci à tous
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