- il y a 6 semaines
- #midinewsete
Tous les midis et pendant tout l'été, les invités de #MidiNewsEte débattent des grands thèmes de l'actualité
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News.
00:00:03800 pompiers sont toujours à pied d'oeuvre dans la forêt de Fontainebleau.
00:00:072000 hectares déjà entièrement brûlés et ça continue.
00:00:09Ça continue avec au moins trois reprises de feu ce matin.
00:00:12Ceux qui pensaient cet incendie derrière eux se trompent.
00:00:15Comment comprendre qu'un pompier volontaire soit lui-même responsable d'un ou plusieurs départs de feu ?
00:00:21Comment comprendre qu'un autre individu a forcé les barrages et est allé se garer dans la zone de l
00:00:27'incendie ?
00:00:27Dans sa voiture, on a retrouvé du papier journal et des briquets.
00:00:30Tous ces individus sont en garde à vue.
00:00:32Ils sont quatre et ils sont responsables de la destruction des forêts, de la végétation, de la terre des hommes.
00:00:38Par jeu ou par folie, ils sont les destructeurs d'une organisation qu'on appelle la collectivité humaine.
00:00:43Ils entraînent avec eux des conséquences humaines et économiques.
00:00:46Tout le monde parle des Canadaires. Où sont-ils ? Pourquoi n'en a-t-on pas plus ?
00:00:50Le doigt est pointé sur Gabriel Attal qui a supprimé les crédits lorsqu'il était Premier ministre.
00:00:54Il prendra d'ailleurs la parole tout à l'heure à 14h30 dans Midi News.
00:00:58En attendant, ce sont les toutes dernières informations présentées par Mathieu Devesse.
00:01:02Bonjour Mathieu.
00:01:03Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:05À la une, la vigilance bien sûr qui reste maximale en forêt de Fontainebleau.
00:01:10Trois reprises de feu ont été constatées.
00:01:12Ça, c'était ce matin dans le secteur du Grand Parquet.
00:01:14Il s'agit bien de la zone où s'est déclaré le deuxième incendie et qui a ravagé environ 450
00:01:19hectares.
00:01:19800 pompiers restent mobilisés sur le terrain pour éviter toute propagation.
00:01:23Et l'enquête, bien sûr, se poursuit.
00:01:25Cinq personnes sont toujours en garde à vue, dont ce sapeur-pompier volontaire.
00:01:29On enchaîne avec l'actualité judiciaire et ce nouveau temps fort.
00:01:32Dans l'affaire Liana, Jérôme Barrella, principal suspect dans le viol et le meurtre de la collégienne de 11 ans,
00:01:38est entendu aujourd'hui par un juge d'instruction à Agen.
00:01:41Il est arrivé, regardez, ce matin au tribunal, alors que le ministère de la Justice doit présenter,
00:01:46ce sera en fin de journée, les premiers résultats du réexamen national des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs.
00:01:52Près de 88 000 dossiers ont été passés en revue.
00:01:56Une soirée sous haute surveillance.
00:01:57À Paris, entre les festivités du 14 juillet et la triste défaite de la Francière Soir,
00:02:02les forces de l'ordre, bien sûr, étaient mobilisées.
00:02:04Au total, 239 personnes ont été interpellées en deux jours, dont 141 en marge de la rencontre.
00:02:10Et la plupart des interpellations sont liées à des tirs de mortier d'artifice,
00:02:14images que vous voyez contre les forces de l'ordre.
00:02:16Merci beaucoup, Mathieu Devez.
00:02:18D'autres informations avec vous tout à l'heure à 13h30.
00:02:21Et on parle de tous ces faits que vous avez présentés,
00:02:23y compris effectivement de cette première comparution devant un juge,
00:02:26de Jérôme Barrella, suspect numéro un dans le viol et la mort de la jeune Liana
00:02:33et d'autres jeunes filles également qui ont été violées par cet individu
00:02:37qui n'a jamais, jusqu'à présent, été confronté à la justice.
00:02:41Sont à table.
00:02:42Éric Henry, bonjour.
00:02:43Bonjour.
00:02:43Merci d'être avec nous.
00:02:44Vous êtes délégué à l'Agence Police Nationale.
00:02:46Bonjour à Maury-Brelay.
00:02:47Bonjour.
00:02:47Merci à vous, Ophélie Roque, d'être là.
00:02:50Chère Ophélie, et j'accueille ma orchiche.
00:02:51Bonjour.
00:02:52Bonjour.
00:02:52Vous êtes avocat au Barreau de Paris.
00:02:54On va commencer effectivement, comme l'a dit Mathieu Devez,
00:02:57par ses interpellations dans le cadre des feux à Fontainebleau.
00:03:032000 hectares déjà brûlés, un homme de 46 ans a été interpellé.
00:03:08Il est suspecté d'avoir voulu provoquer un incendie.
00:03:11Il est allé garer sa voiture sur un parking interdit au public.
00:03:16et dans sa voiture, de nombreux papiers journaux froissés imbriqués ont été retrouvés.
00:03:22La procureure de Fontainebleau indique que 4 personnes sont en garde à vue dans cet incendie.
00:03:29Ces incendies, puisqu'il y a eu plusieurs départs de feu,
00:03:31qui ont parcouru quelques 2050 hectares en deux jours dans la forêt de Fontainebleau.
00:03:38Deux hommes interpellés lundi ont reconnu les faits.
00:03:41Un pompier volontaire qui a avoué avoir mis le feu à des brindilles avec un briquet de l'essence.
00:03:50Et un autre homme qui a admis avoir accidentellement mis le feu en jetant son mégot de cigarette.
00:03:56Voilà donc l'imprudence d'un côté, puis la volonté de nuire, la volonté effectivement de mettre le feu de
00:04:02l'autre.
00:04:03Écoutez des personnes qui ont été interviewées par nos équipes ce matin dans la forêt de Fontainebleau.
00:04:12Notamment ce pompier qui témoigne.
00:04:15Là où actuellement vous êtes sur l'assise, comme vous pouvez voir sur l'arrière,
00:04:19on a le feu qui était sur la partie arrière de l'autoroute,
00:04:23qui est venu sur l'autoroute et qui a dépassé et qui a pris l'autre partie.
00:04:28Donc l'objectif c'est de pouvoir enlever tous les points chauds qui pourraient se trouver à proximité de l
00:04:33'autoroute.
00:04:33Et pour ça on utilise les camions de nos camions feu de forêt.
00:04:38On a des canons dessus et on arrose à grande eau pour éviter tous les différents points chauds qu'on
00:04:43a sur le long de l'autoroute.
00:04:47Voilà donc ce lieutenant des pompiers qui nous explique sur l'autoroute A6.
00:04:51Donc usagers de l'autoroute A6 qui se demandent, vous vous demandez quand est-ce que cette autoroute va rouvrir.
00:04:57On ne sait pas encore et d'ailleurs le ministre des Transports me l'a confirmé hier dans la grande
00:05:03interview sur CNews.
00:05:04Et sur Europe 1, Mathilde Ibagnais se trouve avec Florian Doré justement dans cette forêt de Fontainebleau.
00:05:10Quelle est la situation ce matin ?
00:05:15Eh bien écoutez, ce qu'on peut vous dire c'est que la situation reste assez compliquée pour les pompiers.
00:05:20Alors certes le feu est fixé mais il y a eu trois départs de feu qui ont un petit peu
00:05:25repris cette nuit.
00:05:27Nous on voulait vous montrer parce qu'on se trouve en fait à quelques kilomètres seulement de l'autoroute A6.
00:05:31Et c'est vraiment toute cette forêt qui est partie en fumée, qui a sauté la route et qui s
00:05:37'est propagée tout au long de la forêt de Fontainebleau.
00:05:41On parle quand même de plus de 2000 hectares ici.
00:05:43Et puis nous on avait des pompiers de CNews qui s'activent pour espérer faire du noyage pour éteindre les
00:05:49dernières flammèches.
00:05:50Ils sont équipés, je ne sais pas si vous pouvez voir dans les mains des pompiers, de ces radars pour
00:05:56voir la température du sol.
00:05:59Et dans ce cas, procéder à des noyages, imbiber les sols d'eau pour éviter tout nouveau départ de feu.
00:06:07Parce que l'objectif, ce serait de pouvoir réouvrir l'autoroute A6 qui se trouve à seulement quelques mètres de
00:06:13nous.
00:06:13Parce que c'est une autoroute extrêmement empruntée.
00:06:17Mais pour l'ouvrir, il faut que toutes les mesures de sécurité soient mises en place.
00:06:22Il faut éviter que les arbres tombent, mais il faut éviter de nouveaux départs de feu.
00:06:26Et en tout cas, c'est la mission des pompiers que nous suivons, mais également des gendarmes que nous avons
00:06:30suivis ce matin.
00:06:31Mathilde, vous suivez avec Florian Doré, les gendarmes et les pompiers, ils sont juste derrière vous.
00:06:36On imagine qu'il y a bien sûr des rotations dans les équipes.
00:06:39Mais dans quel état d'esprit sont-ils ?
00:06:41Ils doivent être extrêmement fatigués par ce feu qui sans cesse se renouvelle.
00:06:51Alors en effet, ils sont extrêmement fatigués puisqu'ils sont mobilisés depuis le départ.
00:06:55Heureusement pour eux, c'est ce qu'ils nous disaient, c'est qu'ils sont épaulés par d'autres pompiers
00:06:59venus du Var, venus de différents départements de France.
00:07:04Mais une chose est sûre, c'est que les pompiers, notamment de Seine-et-Marne, mais aussi les pompiers d
00:07:08'Essonne, sont extrêmement attachés à la forêt de Fontainebleau.
00:07:10Parce qu'ici, en fait, pour les habitants, c'est un patrimoine important.
00:07:14Tout le monde veut protéger cette forêt.
00:07:17Alors finalement, certes, il y a la fatigue, mais c'est surtout le dévouement de ces pompiers pour éviter justement
00:07:23la propagation de ces flammes.
00:07:25Et en plus, cette fatigue, heureusement pour eux, il y a énormément de solidarité de la part des agriculteurs,
00:07:30mais aussi des citoyens qui, tout au long de la journée d'hier, encore aujourd'hui, même avant-hier,
00:07:36déposaient des denrées pour pouvoir aider au maximum les pompiers dans leur travail.
00:07:41Merci beaucoup, Mathilde Ibanez, avec Florian Doré dans la forêt de Fontainebleau.
00:07:46C'est vrai que cette solidarité, on l'a vu avec ces agriculteurs l'autre jour, qu'on a pu
00:07:50voir,
00:07:50qui immédiatement se sont jetés sur un jet d'eau, sur un tracteur,
00:07:54pour essayer de stopper les flammes qui menaçaient d'ailleurs des habitations.
00:07:59Vous vous souvenez, on avait vu ces images sur ces news.
00:08:04Vous parliez, Mathilde, des gendarmes.
00:08:06Et vous avez rencontré le capitaine Vincent, qui nous dresse la situation de son côté aussi.
00:08:11L'objectif de la journée, c'est d'appuyer la manœuvre des pompiers,
00:08:14donc de faire en sorte que cette autoroute soit vide, qu'il n'y ait pas d'entrée,
00:08:18pour qu'ils puissent éteindre les derniers feux.
00:08:21En termes de gendarmerie, concernant cette autoroute uniquement,
00:08:23c'est 35 militaires par jour qui sont déployés pour protéger cette autoroute.
00:08:28On travaille de concert avec les pompiers, donc il y a plusieurs colonnes,
00:08:31mais on travaille également avec la société autoroutière Autoroute Paris-Rhin-Rhône.
00:08:35Je ne peux malheureusement pas vous donner de créneau pour une possible réouverture.
00:08:39On fait au plus vite.
00:08:41Voilà, donc ce capitaine de gendarmerie qui témoigne aussi de son plan d'action pour cette journée.
00:08:47C'est effrayant et c'est à la fois très triste,
00:08:51et on l'a vu avec les habitants de Seine-et-Marne qui tiennent à cette forêt.
00:08:58Et puis alors, c'est d'autant plus effrayant quand on voit qu'un pompier volontaire est allé probablement allumer.
00:09:07Il est passé aux aveux, donc il a dit qu'il a mis le feu avec des brindilles et un
00:09:11briquet de l'essence.
00:09:14Maître Mahor Chiche, ce pompier volontaire né en 2007, qui n'a aucun antécédent judiciaire,
00:09:23évidemment il risque énormément en tant que pompier volontaire.
00:09:31Alors je ne sais pas si c'est une circonstance aggravante d'être pompier volontaire dans ces cas-là ?
00:09:34Alors ce n'est pas une circonstance aggravante,
00:09:36mais évidemment ça sera tenu en compte sur la gravité de la responsabilité qu'il a prise en allumant cet
00:09:43incendie.
00:09:43Vous savez, le code pénal condamne l'incendie volontaire de manière assez forte,
00:09:49puisqu'on encourt 10 ans de reclusion criminelle et 150 000 euros d'amende.
00:09:54Si c'est en bande organisée, évidemment la peine est aggravée.
00:09:57Mais je tiens à saluer d'abord les 200 000 pompiers volontaires qui œuvrent en France.
00:10:03Et c'est vrai que, j'en parlais à l'instant, être pompier c'est un rêve d'enfant pour
00:10:08beaucoup.
00:10:09Et voir un pompier agir de la sorte, ou présumer agir de la sorte malgré ses aveux,
00:10:15c'est quelque chose qui nous irrite, qui nous heurte,
00:10:18parce qu'évidemment ces incendies vont causer des dégâts durables.
00:10:22On sait que pour replanter, pour faire que cette forêt retrouve sa vigueur,
00:10:27il faudra plus de 50 ans pour que ça arrive.
00:10:32Et donc, évidemment, aujourd'hui, on a des badauds qui ont malheureusement jeté leur mégot de cigarette,
00:10:39alors qu'il y a de la prévention.
00:10:40Et eux, on court une peine différente qui peut aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.
00:10:45Il y a ceux qui transportent des produits incendiaires et des engins.
00:10:50Comme cet homme-là qui est venu garer sa voiture avec des briquets retrouvés dans sa voiture.
00:10:55Donc cette personne-là, elle en court 5 ans et 75 000 euros à titre de sanction.
00:10:59Et il y a un projet de loi gouvernementale pour alourdir ces sanctions vis-à-vis en particulier des mortiers
00:11:05et des engins incendiaires.
00:11:07Mais je crois que le dispositif pénal est suffisant.
00:11:10Par contre, il y a évidemment un côté psychologique et un côté de prévention très important.
00:11:15Moi, je sais par exemple qu'il y a certaines mairies qui organisent des tournées dans les collèges, dans les
00:11:19écoles,
00:11:20pour expliquer la dangerosité du feu, les mains arrachées.
00:11:24Je crois que c'est très important.
00:11:25Et les pompiers le font d'ailleurs d'intervenir dans ces classes-là.
00:11:28Et à mon avis, c'est une des meilleures actions pour préserver l'avenir.
00:11:32Eric Henry, effectivement, ces gens-là ont été interpellés.
00:11:36Et puis ensuite, ils seront sans doute jugés.
00:11:38Est-ce qu'il y a la même, concernant ceux qui mettent le feu, ce qu'on appelle communément les
00:11:42pyromanes,
00:11:43est-ce qu'il y a le même écart entre, quand vous nous parlez justement des interpellations,
00:11:49lors de débordements, par exemple, suite à une soirée de football,
00:11:52et il en sera question dans Midi News dans quelques minutes,
00:11:55est-ce qu'il y a un dispositif ?
00:11:58Maître Chiche nous dit, ils ont cours jusqu'à 10 ans de prison.
00:12:02Rarement, ensuite, un juge applique de telles peines.
00:12:05Alors, en préambule, si vous permettez, je voudrais rendre hommage à mes collègues de la police nationale,
00:12:10parce que l'ensemble des interpellés, tous les interpellés, ont été interpellés par la police nationale de Seine-et-Marne.
00:12:18Pas la gendarmerie.
00:12:19Pas la gendarmerie.
00:12:20Tous les interpellés, c'est le fait de la police nationale des effectifs de Seine-et-Marne.
00:12:24Les enquêtes sont diligentées par la gendarmerie nationale,
00:12:27parce que les deux premiers foyers, les deux premiers incendies ont lieu en secteur gendarmerie,
00:12:31mais néanmoins, il s'agit d'une chaîne d'union.
00:12:33Tous les protagonistes, évidemment, sont à l'unisson pour, évidemment, gérer cette enquête,
00:12:40et pour présenter les individus à la justice,
00:12:42et pour répondre concrètement à ce que vous venez de me dire, monsieur,
00:12:46il y a, en fait, cet élément moral qui va être important, qui va rentrer en compte.
00:12:51L'élément moral, c'est est-ce qu'il y a eu une intention coupable ?
00:12:54Est-ce que le ou les auteurs ont voulu mettre le feu sciemment ?
00:12:58Donc, la réponse pénale sera différente en fonction de ce volet-là.
00:13:03Est-ce que c'est involontaire ou est-ce que c'est volontaire ?
00:13:07Mais quoi qu'il en soit, on constate, et nous, à l'Union Police Nationale,
00:13:10on le dit très, très souvent, une dissonance entre la peine encourue,
00:13:14la peine prononcée, et la peine réellement effectuée.
00:13:18C'est ça.
00:13:19Vous parliez de...
00:13:19Avec les remises de peine, après les études de justice.
00:13:21Avec les remises de peine, l'exécution de peine, l'aménagement de peine.
00:13:23Ça, c'est un vrai sujet.
00:13:24Et vous parliez de prévention.
00:13:25Bien sûr, la prévention, mais enfin, là, a priori, d'après les premiers éléments de l'enquête,
00:13:29on a quand même des individus qui sont quand même, qui ont un âge, enfin, qui sont majeurs,
00:13:33et qui, à mon sens, quand même, savaient pertinemment ce qu'ils faisaient.
00:13:38C'est toute la question, et on peut être aussi fasciné par le feu, et c'est terrible, Ophélie Roque.
00:13:45Oui, en fait, dans les incendies volontaires, il y a les deux types.
00:13:48Il y a le négligent, c'est-à-dire celui qui va jeter sa cigarette par la fenêtre de sa
00:13:52voiture,
00:13:52en disant, il n'y a pas de risque.
00:13:55Et puis, il y a aussi celui qui le fait sciemment, ce qui est souvent le cas, d'ailleurs,
00:13:58quand ce sont des pompiers volontaires qui mettent le feu.
00:14:00Il y a une forme d'excitation, en fait, dans certains manuels de psychologie.
00:14:04Allumer des incendies volontairement, à répétition, c'est quelque chose qui est de l'ordre du trouble préasque sexuel.
00:14:10C'est-à-dire qu'il y a une forme de jouissance à voir les flammes tout ravager.
00:14:14Et ça, en fait, c'est des profils qui sont d'autant plus graves qu'en fait, ils ne sont
00:14:17pas traités.
00:14:17C'est-à-dire qu'éventuellement, faire de la prévention à l'école, vous avez raison,
00:14:20on peut toujours aller voir un enfant en lui disant, tu sais, il ne faut pas lancer quand tu seras
00:14:23grand,
00:14:24un jour, si tu fais un barbecue, enfin, surtout dans ton jardin, fais attention, ne laisse pas les charbons se
00:14:29confiner.
00:14:29Donc, ça veut dire que sur ces profils-là, on peut plaider la folie en disant, écoutez, ça m'échappe
00:14:33?
00:14:34La folie, non, mais c'est un vrai trouble.
00:14:35Comment ?
00:14:35C'est un trouble qui...
00:14:36Il y aura, excusez-moi, il y aura vraisemblablement des expertises psychiatriques.
00:14:41Voilà.
00:14:42Oui, mais ça, on a vu ce que ça donnait.
00:14:44On a vu ce que ça donnait, les expertises psychiatriques.
00:14:46Souvent, ces gens-là sont écartés, on les comprenait, il est fou.
00:14:48On est d'accord, ils sont déclatés irresponsables pénalement, il n'y aura pas de sanction pénale.
00:14:52C'est toute la difficulté de lutter contre ces pyromanes, c'est qu'il n'existe pas de profil unique.
00:14:59Avant des hommes, impulsifs, relativement isolés socialement,
00:15:04qui pour certains souffrent très clairement de troubles psychologiques ou psychiatriques,
00:15:09et qui, pour d'autres, ont une fascination, vous l'avez dit, pour le feu.
00:15:13D'où l'implication, régulièrement, on le voit, ça n'est pas exceptionnel,
00:15:17de pompiers, d'anciens pompiers ou de pompiers, qui font exprès d'allumer des feux
00:15:21pour pouvoir eux-mêmes ensuite les combattre.
00:15:25J'ajoute que beaucoup de ces feux, évidemment, ont lieu en forêt,
00:15:28dans des zones qui sont dépourvues de vidéoprotection,
00:15:30donc très compliqué de pouvoir repérer les suspects sur le terrain au cours de leur acte.
00:15:36Ce sont d'ailleurs souvent des témoins qui permettent de rapporter aux forces de l'ordre
00:15:40que tel ou tel individu a été surpris en train de manipuler des objets suspects,
00:15:44ce qui a été le cas notamment dans cette affaire.
00:15:47Donc l'important, évidemment, la priorité, c'est de mettre le paquet sur la prévention,
00:15:50on l'a dit, sur les bons gestes à suivre, sur le débroussaillement,
00:15:54sur la création de zones tampons entre les zones à risque et les villes.
00:15:58Et puis, à posteriori, lorsqu'ils sont interpellés, les suspects,
00:16:01il faut les condamner sénarment parce qu'il y a beaucoup de récidivisme.
00:16:03Ça, c'est une autre question que vous abordez à Maury-Brelay.
00:16:06À raison, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'observations en ce moment,
00:16:11de se dire, mais pourquoi est-ce qu'on ne fait rien pour les forêts ?
00:16:14Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas des broussaillements ?
00:16:16Et après, il y a des explications, et l'ONF, l'Office national des forêts, le dit,
00:16:22il dit qu'une grande partie des forêts de France sont des forêts privées.
00:16:26Et donc, ces forêts privées, alors ce n'est peut-être pas le cas du domaine de la forêt de
00:16:30Fontainebleau,
00:16:30mais il y a beaucoup de forêts qui sont privées.
00:16:32Et donc, du coup, c'est le propriétaire de la forêt qui fait ce qu'il veut dans sa forêt.
00:16:37Ça n'empêche que c'est le patrimoine français, c'est la France qui brûle,
00:16:39mais c'est un patrimoine privé, donc c'est à lui de gérer sa forêt,
00:16:43de le confier à un forestier, pourquoi pas d'ailleurs faire une activité de vente de bois ?
00:16:48Certains le font, et certains ne le font pas, par négligence,
00:16:51par aucune volonté de s'occuper d'un truc qui est là, qui est loin, et dont on ne s
00:16:58'occupe pas.
00:16:58Et donc, voilà, il y a ce drame-là qui existe.
00:17:01On pourrait imaginer changer la réglementation, et que l'État prenne en charge financièrement
00:17:07le contrôle et la surveillance de ces forêts.
00:17:10Alors, comment vous dire, il fait toujours ce geste de savoir combien il me reste,
00:17:14mais ça c'est un peu l'État, c'est qu'on en revient à la question de la climatisation,
00:17:19il y a un problème dans ce pays depuis 30 ans, dans la prévention des risques,
00:17:23et on en paye aujourd'hui le prix.
00:17:25Mais ça suscite un certain émoi, parce que Fontainebleau, justement, c'est une ville impériale.
00:17:30C'est quand même un joyeux patrimoine culturel historique de la France.
00:17:33Là, on a 10% de la forêt.
00:17:36On a 10% quand même de la forêt, c'est 22 000 hectares.
00:17:38La forêt de Fontainebleau, je la connais très bien, on a 10% qui sont partis en fumée.
00:17:41Mais ça a été dit par Amoury-Brelé.
00:17:45C'est qu'en fait, ça a suscité un tel émoi que les riverains, les habitants,
00:17:49ils ont fait remonter toutes les informations possibles au service des gendarmes et de police,
00:17:53ce qui a permis d'interpeller les individus, parce qu'on n'est pas dans le cadre du monde organisé.
00:17:57Ce sont des actes isolés, avec des profils après qui sont déterminés par la médecine.
00:18:01Ça, c'est autre chose, mais en tout cas, c'est cette chaîne d'union, et j'insiste là-dessus,
00:18:05qui a permis d'interpeller ces individus, les placés en garde à vue,
00:18:08puis après, on verra quelle sera la sanction pénale.
00:18:12Quatre personnes en garde à vue, plus une ce matin,
00:18:15donc cet homme de 46 ans dont on a retrouvé la voiture sur un parking.
00:18:17Donc, ça fait cinq au total.
00:18:20On parlait effectivement de cette façon de voir les choses
00:18:24et de cette façon comment est-ce qu'on peut juger ces gens.
00:18:27Vous avez déjà, vous, défendu des pyromanes, maître Chiche ?
00:18:31Alors, je n'ai pas eu l'occasion de défendre des pyromanes,
00:18:33mais j'ai eu l'occasion d'intervenir auprès de milieux scolaires dans la prévention.
00:18:37Et c'est vrai que je tiens vraiment à saluer ce travail de prévention.
00:18:41Alors, peut-être pas pour ce type d'incendie,
00:18:42mais pour les mortiers dont on va parler tout à l'heure.
00:18:45Évidemment, les gamins considèrent que c'est un jeu de tirer avec un mortier,
00:18:50sans se rendre compte que ça peut brûler, ça peut aveugler.
00:18:55Donc, ça crée évidemment des conséquences très graves.
00:18:58Et ce travail de prévention, il est essentiel.
00:19:00Je voulais aussi rappeler qu'il y a peu, on a quand même réduit les moyens de l'ONF.
00:19:05Je voulais aussi indiquer qu'on a un effet de mimétisme,
00:19:09parce qu'on a eu peut-être quelques pyromanes incendiaires volontaires récemment.
00:19:14Mais les derniers, je pense que c'est un effet de mimétisme,
00:19:17en ayant vu qu'on fait aussi un peu la une des médias en faisant ce type de dégâts.
00:19:22Alors, en ce moment, il y a un grand débat sur les canadaires.
00:19:25Effectivement, est-ce qu'on a suffisamment de canadaires ?
00:19:27On a pointé du doigt Gabriel Attal, qui, quand il était Premier ministre, a coupé les crédits des canadaires.
00:19:33Et on se souvient également d'Emmanuel Macron, qui disait que d'ici 2030, il y aurait 16 canadaires.
00:19:41Aujourd'hui, il y en a 12.
00:19:42Ils ont 30 ans d'âge en moyenne.
00:19:44Donc, il y a un renouvellement qui se passe.
00:19:45Écoutez ce que me disait ce matin Sébastien Chenu, député RN du Nord, justement, sur les moyens de lutter contre
00:19:52les incendies.
00:19:53Mais sur la sécurité civile, il faut mettre des moyens.
00:19:56J'ai vu que lorsque Gabriel Attal a été Premier ministre, il a réduit les moyens de la sécurité civile.
00:20:01Il a fait des coupes dans la sécurité civile qui ont eu des conséquences.
00:20:05On a acheté moins de canadaires.
00:20:07On le paye aujourd'hui.
00:20:08Marine Le Pen s'était exprimée en 2022 devant les professionnels de la sécurité civile.
00:20:13Il y avait les moyens, la nécessité de mettre des moyens.
00:20:15Mais il y a aussi le statut, le statut des sapeurs-pompiers professionnels, de l'ensemble des forces qui concourent
00:20:22à la sécurité civile de notre pays.
00:20:24Évidemment, ça entre dans nous, notre plan qui nécessite de redonner des moyens à la sécurité, qu'elle soit civile
00:20:30ou pas, dans notre pays.
00:20:32Voilà, donc cet appel, effectivement, à redonner plus de moyens.
00:20:36Vous le disiez à Maury-Brelay, c'est une question d'argent.
00:20:38Il faut mettre ça sur la table.
00:20:40C'est une question d'argent et puis de volonté politique.
00:20:42On a pris un retard considérable.
00:20:43Alors, on accuse M. Gabriel Attal d'avoir en effet sucré ses crédits concernant deux canadaires.
00:20:50Mais en réalité, le problème vient de bien avant.
00:20:52Cela fait 20 ans qu'on aurait dû commander ces engins, sachant qu'entre le délai entre la commande et
00:20:58la livraison, c'est 7-8 ans.
00:21:00Donc c'est absolument...
00:21:01Alors, si je puis me permettre, il y a le problème des canadaires, mais il y a le problème en
00:21:04amont.
00:21:04Et on en a parlé à l'instant.
00:21:06C'est-à-dire, comment est-ce qu'on fait pour que les forêts soient moins inflammables ?
00:21:10On a parlé des forêts privées, mais il y a aussi toute une partie de domaine public où on peut
00:21:14travailler la forestation.
00:21:16Regardez comment font nos voisins européens, où ils créent des plans d'eau pour couper la forêt en deux,
00:21:20pour qu'il y ait une partie qui, effectivement, soit victime de l'incendie.
00:21:23Mais l'autre, à un moment donné, il y a de l'eau, donc ça s'arrête.
00:21:25Il y a plein de moyens de le faire.
00:21:27Il y a la question fondamentale du manque de moyens financiers, parce que c'est ça qui est au cœur
00:21:31du problème aujourd'hui.
00:21:32C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on n'a pas 100 millions d'euros, c'est-à-dire deux
00:21:35canadaires, à dépenser pour pouvoir s'équiper normalement.
00:21:40Ça coûte un peu plus de 30 millions, un canadaire.
00:21:42On dépense, chaque année, en 2025, il y a eu 1 700 milliards d'euros de dépenses publiques.
00:21:47On a un taux de dépenses publiques en France.
00:21:49Et sur ces 1 700 milliards, on n'a pas trouvé 37 millions pour un canadien.
00:21:52On a un taux de dépenses publiques en France qui est supérieure à celui de la Chine communiste.
00:21:55Bien sûr. Ophélie Roch ?
00:21:56Oui, non, mais c'est navrant, parce qu'en effet, on avait décidé d'en acheter quatre.
00:22:01Finalement, on en a eu moins besoin, parce qu'il y a eu une année où il n'y a
00:22:04pas eu de canicule.
00:22:04Donc on se dit, allez, c'est fini, on n'en prend que deux.
00:22:09Et c'est un retard, et c'est comme ça pour tous.
00:22:11Et en fait, ce n'est même pas de l'argent qu'on économise, parce qu'on finira par les
00:22:14acheter.
00:22:14Donc c'est-à-dire qu'on a reporté quelque chose, on doit les acheter en plus maintenant plus cher,
00:22:17parce qu'entre-temps, je pense qu'ils ont pris du prix, puisque les gens, plus l'offre et la
00:22:20demande,
00:22:21comme en plus, il n'y a qu'une seule société qui fasse ça, forcément, tout le monde attend.
00:22:25Et ça, c'est un vrai problème.
00:22:27On est incapable, finalement, et je pense qu'il y a beaucoup dans notre condition d'humain aussi qui doit
00:22:32être là-dedans,
00:22:32c'est-à-dire qu'on est incapable de se projeter, ne serait-ce que sur une dizaine d'années.
00:22:36C'est-à-dire qu'en fait, c'est comme si la société était incapable de se projeter au-delà
00:22:39de l'année qui allait venir.
00:22:40Des départs de feu encore ce matin, des reprises de feu encore dans la forêt de Fontainebleau.
00:22:47On aura l'occasion d'en reparler tout à l'heure à 14h30.
00:22:49Gabriel Attal doit y aller justement s'exprimer et répondre peut-être sur la question des suppressions de crédit sur
00:22:54les Canadiens.
00:22:55Nous, dans un instant, on parle des débordements.
00:22:58Et Mathieu Devesse vous l'a dit tout à l'heure, 239 interpellations en deux jours autour de ce match
00:23:04de foot
00:23:04que finalement, l'équipe de France, alors qu'on la voyait aller jusqu'en finale, que l'équipe de France
00:23:10finalement a perdu.
00:23:11C'est comme ça, les Espagnols ont été trop forts.
00:23:13On en parle dans un instant et c'est sur CNews.
00:23:14A tout de suite.
00:23:18Dans un instant, la déception après la défaite des Bleus et les débordements également partout en France après ce match.
00:23:27Mais d'abord, les dernières informations.
00:23:28Mathieu Devesse.
00:23:29Et on commence avec ce vote historique à l'Assemblée nationale.
00:23:32Ce devrait être aux alentours de 17h.
00:23:34Les députés doivent adopter la loi créant un droit à l'aide à mourir.
00:23:38Le texte autorise sous conditions strictes le suicide assisté.
00:23:41La France rejoindrait ainsi la Belgique, les Pays-Bas ou le Canada.
00:23:45La France qui fait face à une sécheresse historique.
00:23:48La situation est jugée exceptionnelle et très préoccupante par la ministre de la Transition écologique.
00:23:54Alors aujourd'hui, 99 départements sont concernés par des restrictions d'eau.
00:23:58Un record dont 43 placés en niveau de crise.
00:24:00Une sécheresse particulièrement précoce qui arrive près d'un mois plus tôt que les années précédentes.
00:24:06A l'international, toujours aucun signe d'accalmie entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:24:10Après une semaine de frappe, l'Iran maintient fermé le détroit d'Hormuz
00:24:14et affirme qu'il le restera tant que les attaques américaines se poursuivront.
00:24:18Les Etats-Unis ont de leur côté rétabli le blocus des ports iraniens
00:24:21et mené de nouvelles frappes contre les côtes du pays.
00:24:24Henri Poste, Téhéran dit avoir ciblé le Koweït et la Jordanie
00:24:27et des installations de la cinquième flotte américaine basée à Bahreïn.
00:24:31Une image impressionnante.
00:24:32Oui, j'allais lui dire en effet, vous me coupez l'herbe sous le pied,
00:24:35mais enfin vous le faites assez souvent.
00:24:37Vous allez finir pendu en place publique.
00:24:39Nous ne sommes que bienveillants.
00:24:40Mathieu Devesse.
00:24:41Les images sont impressionnantes.
00:24:43En effet, elles sont tout simplement terribles.
00:24:46Il y a d'autres conséquences également pour nous en France.
00:24:49C'est le prix des carburants qui est en petite augmentation,
00:24:53mais ça risque d'être la très très mauvaise surprise de cet été.
00:24:56C'est que les carburants vont à nouveau être en forte augmentation pour ces vacances.
00:25:01On en parlera d'ailleurs tout à l'heure.
00:25:04Toujours autour de la table, Maître Chiche qui est avec nous,
00:25:07Ophélie Roque, Amaury Brelet, Eric Henry pour parler aussi du foot.
00:25:12Quelle déception.
00:25:13Regardez les images de ce match hier, de cette demi-finale perdue finalement par les Bleus.
00:25:20Nous les Bleus, nous l'équipe de France, nous soutenions cette équipe de France
00:25:25que l'on pensait invincible avec ce premier pénalty qui, j'allais dire,
00:25:30casse l'ambiance évidemment de cette équipe de France pour la suite du match.
00:25:36Et voilà, ce deuxième but des Espagnols qui cloutent littéralement l'équipe de France.
00:25:42Regardez les regards interrogatifs de ces joueurs de Didier Deschamps
00:25:47qui n'ont pas pu donc surmonter cette demi-finale et qui n'iront donc pas malheureusement en finale déception
00:25:55des supporters.
00:25:56Écoutons-les, ces supporters vraiment déçus.
00:25:59C'est horrible, je veux dire, en vrai on est très fiers d'eux et on a fait des beaux
00:26:05matchs et c'est le principal.
00:26:07Et voilà, on compte les victoires plutôt que les défaites et voilà, on gagnera la prochaine Coupe du Monde et
00:26:12puis voilà.
00:26:13Exactement, une très belle équipe. Malheureusement, voilà, on a joué un beau match sur le Maroc.
00:26:17On avait une équipe plus compliquée avec l'Espagne. Malheureusement, je m'attendais à plus et voilà, c'est un
00:26:23peu décevant.
00:26:23Mais voilà, on est resté optimistes pour les prochaines. Et allez les Bleus !
00:26:27Malheureusement, c'est triste mais bon, je pense que c'était un peu prévisible. Je pense que l'équipe d
00:26:31'Espagne était au-dessus collectivement.
00:26:33La France a misé beaucoup sur les individualités et malheureusement, ça n'a pas payé. C'est dommage parce que
00:26:37c'était la dernière Coupe du Monde de Deschamps.
00:26:39Mais bon, maintenant, il faudra penser à l'après.
00:26:42Voilà donc la déception des supporters mais également au sein du gouvernement. Marina Ferrari, la ministre des Sports.
00:26:49Écoutez, forcément, comme tous les Français aujourd'hui, c'est une déception parce que c'est vrai qu'on attendait
00:26:53nos Bleus en finale avec peut-être une troisième étoile sur le maillot.
00:26:56Pour autant, il faut vite se remobiliser puisqu'il y a une petite finale qui nous attend, je le rappelle.
00:27:00Ce matin, c'est la douche froide quand même.
00:27:01C'est la douche froide mais c'est aussi le sport, c'est comme ça.
00:27:03Voilà, les Espagnols ont été meilleurs que nous. D'ailleurs, je les félicite, c'était net.
00:27:07Donc voilà, mais ça fait aussi partie du sport. C'est ces moments-là.
00:27:09Une compétition, elle n'est jamais gagnée d'avance et elle peut réserver parfois de mauvaises surprises.
00:27:13Ça peut arriver, on peut, sur une compétition, avoir des très bons matchs et puis des matchs auxquels on passe
00:27:17à côté.
00:27:18Voilà, c'est le sport. Le sport, ça apprend l'humilité, ça apprend aussi la résilience, ça apprend la persévérance.
00:27:26Pour espérer d'avoir une troisième place.
00:27:28Et là où on s'était dit que le sport surpassait tout, y compris les violences, on s'est trompé.
00:27:32Après la défaite de l'équipe de France en demi-finale de la Coupe du Monde,
00:27:35des débordements ont en effet éclaté à Lyon et à Paris, notamment en retour sur ces violences constatées par Nicolas
00:27:41Roger.
00:27:43Des tirs de mortier d'artifice en direction des forces de l'ordre dans la capitale des Gaules.
00:27:50Ici, place Belcourt, cet individu lance un projectile sur les policiers.
00:27:56Pour repousser les délinquants et disperser la foule, les forces de l'ordre ont propagé du gaz lacrymogène.
00:28:03Le président d'un syndicat policier revient sur les violences subies dans la soirée.
00:28:07On a été pas mal attaqués. Il y a eu quelques collègues blessés.
00:28:13Il y a eu une réponse bien évidemment de la préfecture policière assez impressionnante,
00:28:19puisque nous avons pu maîtriser assez rapidement la situation, même si ça a été très compliqué.
00:28:26On a été obligés de déployer les CRS et les Super CRS 83.
00:28:30À Paris également sont survenus des violences similaires.
00:28:34Sur ces images, des individus s'en prennent aux policiers devant une caserne de sapeurs-pompiers du 19e arrondissement.
00:28:42Des violences ont également été recensées dans les 17e et 20e arrondissements de la capitale.
00:28:48Les forces de l'ordre ont procédé dans la nuit à plus de 140 interpellations à Paris.
00:28:54141 interpellations à Paris et 239 interpellations en deux jours.
00:28:59En deux jours, oui, en comptant aussi la soirée du 13 juillet avec tous les feux d'artifice qui avaient
00:29:04été tirés.
00:29:04Là aussi, il y avait eu des débordements.
00:29:06Hier à Paris, les policiers ont recensé 30 faits de violences urbaines.
00:29:11Alors c'est essentiellement des tirs de mortier d'artifice contre les forces de l'ordre.
00:29:14Il y a eu aussi ce qu'on appelle des barricades qui ont été incendiées,
00:29:17des barricades faites avec des poubelles.
00:29:20Au moins 13 policiers blessés selon le dernier recensement.
00:29:24Cela montre quand même que les policiers ont été pris à partie par les délinquants.
00:29:30Un petit point sur les mortiers d'artifice, savoir ce qu'on risque, ce que la loi prévoit.
00:29:36Quand on détient un mortier d'artifice, aujourd'hui, au moment où on se parle,
00:29:39on risque jusqu'à six mois de prison.
00:29:41Ça, c'est vraiment selon les faits.
00:29:43On sait que dans la pratique, ces peines ne sont jamais données.
00:29:47On sait aussi que lorsqu'il y a des dégradations, des incendies qui sont commis à cause de ces mortiers
00:29:51d'artifice,
00:29:52les peines vont de deux à dix ans de prison.
00:29:55Et si on s'attaque aux forces de l'ordre, aux pompiers, aux policiers, aux gendarmes,
00:29:59là, les peines peuvent aller de trois à dix ans de prison.
00:30:02Si on utilise une arme et on sait qu'un mortier d'artifice peut être enregistré comme une arme,
00:30:07là, la peine peut atteindre 15 ans, voire 20 ans.
00:30:10Si le policier est gravement blessé, on parle de mutilation ou d'infirmité permanente.
00:30:16Et un dernier point sur la loi Riposte que Laurent Nunez met en avant.
00:30:19Cette loi Riposte veut durcir les sanctions pour la détention de mortiers d'artifice.
00:30:24Là, ce serait trois ans de prison et 45 000 euros d'amende.
00:30:28Merci beaucoup, Tanguy Amon, du service police-justice de CNews.
00:30:31Mahor Chiche, justement, on vient d'avoir l'éventail de ces peines de prison.
00:30:36Est-ce qu'elles sont appliquées ?
00:30:37Il faut d'abord condamner toutes ces violences.
00:30:40Je crois qu'on a vu la bravoure de ces sapeurs-pompiers
00:30:43et voir qu'une caserne de pompiers ait pu être attaquée dans le XIXe,
00:30:47que des forces de l'ordre aient pu être attaquées.
00:30:49C'est inacceptable et il faut le dire avec force.
00:30:53Maintenant, le code pénal, comme ça a été dit par notre collègue syndicaliste,
00:30:57il est déjà plein.
00:30:59Il a déjà été réformé plusieurs fois.
00:31:01On peut toujours aggraver les sanctions.
00:31:03Mais si derrière, les magistrats ne mettent pas en...
00:31:06C'est bien la question que je vous pose, Maître.
00:31:07Est-ce qu'elles sont appliquées ?
00:31:09Est-ce que les 10 ans, 15 ans, 20 ans de prison
00:31:12que vient énoncer Tanguy Amon sont appliquées dans les faits,
00:31:16dans la réalité, dans la vraie vie, comme disent les jeunes, en vrai ?
00:31:19C'est très bien la réponse.
00:31:21Évidemment qu'aujourd'hui, il y a tout le système judiciaire à revoir
00:31:24du début de la prévention aux peines et à leur application,
00:31:28y compris sur les sursis, les mises en œuvre, etc.
00:31:34Je crois qu'on doit défendre l'État de droit.
00:31:36Mais si on veut garder notre démocratie,
00:31:38il faut absolument revoir notre système judiciaire
00:31:40et notre échelle de peine et surtout leur applicabilité.
00:31:43Parce qu'aujourd'hui, les Français ne comprennent pas
00:31:45qu'elles ne soient pas appliquées.
00:31:46Et je voulais quand même souligner une chose
00:31:48sur le fait qu'on voit des poubelles encore à l'extérieur.
00:31:50Il y a quand même un travail en amont qui doit être fait.
00:31:53Il y a des villes qui le font, des bailleurs sociaux qui le font,
00:31:56de retirer les poubelles, tout ce qui peut brûler,
00:31:59ces veilles de match, ces veilles de journée nationale.
00:32:01Ce n'est pas l'essentiel, mais quand même,
00:32:04ça permet de réduire les violences.
00:32:06J'entends bien, mais dans ce cas-là,
00:32:07on casse toute l'éducation d'un pays.
00:32:09On ne va pas se banqueriser quand même.
00:32:11On le fait déjà.
00:32:12Des gens sont obligés de le faire chez soi.
00:32:13Non, mais vous avez raison.
00:32:15On fait chez soi parce qu'avec beaucoup de citoyens,
00:32:19qu'est-ce qu'ils font ?
00:32:21Ils prennent des alarmes, vidéosurveillance,
00:32:23ils se banquerisent.
00:32:24Ce n'est pas normal.
00:32:25Parfois, il y a des sociétés privées.
00:32:27Parfois, il y a des sociétés privées.
00:32:28On est dans un état de droit.
00:32:29Il faut inverser le logiciel.
00:32:31Moi, je veux bien, évidemment,
00:32:32quand on fait rentrer les poubelles,
00:32:33oui, d'ailleurs, c'est bien pour l'hygiène,
00:32:35déjà, la célébrité publique,
00:32:36mais on ne doit pas les rentrer
00:32:37parce qu'il y a des risques d'incendie,
00:32:39parce qu'il y a des risques de violences urbaines.
00:32:40Ce n'est pas comme ça qu'il faut voir les choses mettre.
00:32:44Il faut revoir ce logiciel.
00:32:45Ce n'est pas acceptable.
00:32:47Le quantum des peines,
00:32:48quand les policiers sont agressés,
00:32:49c'est neuf mois.
00:32:50Donc, autant dire que les auteurs
00:32:51ne vont jamais en prison.
00:32:52Donc, l'observatoire de la réponse pénale
00:32:54demandée par l'Alliance Poli-Nationale,
00:32:55on ne l'a jamais eu.
00:32:58Peine en courant,
00:32:59peine prononcée,
00:33:00peine réellement effectuée.
00:33:01Pourquoi ?
00:33:01Parce que, vous l'avez dit,
00:33:03il y a un problème de politique pénale,
00:33:05il y a un problème de certitude de la peine.
00:33:06Et si on ne change pas,
00:33:08à un moment donné,
00:33:08s'il n'y a pas cette chaîne d'union,
00:33:10cette volonté politique de changer,
00:33:11pas de légiférer,
00:33:12mais d'appliquer les lois et les peines,
00:33:14on ne s'en sortira jamais.
00:33:15Moi, ce qui me gêne un peu,
00:33:16c'est qu'on ne peut pas...
00:33:17C'est comme si on disait
00:33:18oui, mais c'est la poubelle qui incite.
00:33:19C'est toujours ces histoires-là.
00:33:21C'est-à-dire qu'en fait,
00:33:22on ne peut pas se permettre,
00:33:24même en tant que collectivité,
00:33:25de se dire
00:33:25mais cette poubelle-là,
00:33:26elle peut servir à quelque chose.
00:33:27Parce que dans ce cas-là,
00:33:28en fait,
00:33:30tout le matériel urbain
00:33:31devient une menace.
00:33:31Et on accepte de se dire
00:33:32que tout devient une arme
00:33:34par destination
00:33:36ou que cette poubelle peut...
00:33:38Moi, j'ai envie de dire,
00:33:39de toute façon,
00:33:39si vous voulez brûler quelque chose,
00:33:40et moi, je le vois parfois
00:33:42dans les classes,
00:33:43quand vous avez un gamin
00:33:44qui veut faire une connerie,
00:33:44il l'a fait, la connerie.
00:33:45Vous pouvez ranger les ciseaux.
00:33:47Il vous lancera
00:33:47à autre chose à vos visages.
00:33:48Je voulais dire,
00:33:48c'est simplement qu'on était
00:33:50un 14 juillet, 13 juillet...
00:33:51C'est-à-dire qu'on est tous tombés
00:33:52sur ma horchiche
00:33:53en disant que cette idée
00:33:55n'était pas la bonne.
00:33:56Et vous êtes aujourd'hui
00:33:57en train de vous défendre.
00:33:58Vous êtes votre propre avocat.
00:33:59Non, je ne vous défends pas.
00:34:00Je rappelle juste
00:34:01qu'il y a une réalité,
00:34:02c'est que ça fait maintenant
00:34:03plus de 20 ans
00:34:03qu'il y a des violences,
00:34:04que ce soit la Saint-Sylvestre
00:34:06ou le 13 ou le 14 juillet
00:34:07et que le minimum
00:34:08qu'on peut attendre
00:34:09des propriétaires
00:34:10et des bailleurs sociaux,
00:34:12c'est de rentrer leur poubelle.
00:34:14Maintenant, ça n'empêche pas
00:34:15une condamnation ferme.
00:34:16Alors, si je vous dis ça
00:34:19concernant la Saint-Sylvestre,
00:34:20mais dans ce cas-là,
00:34:21on va demander
00:34:21à tous les habitants de Strasbourg
00:34:22de planquer leur bagnole
00:34:23parce qu'il y a à chaque fois
00:34:25au moins une centaine
00:34:26de voitures qui brûlent
00:34:28tous les ans
00:34:29depuis 15 ans.
00:34:29Il y en a une centaine par jour.
00:34:31Une centaine par jour.
00:34:32Vous avez en France
00:34:32environ 100 véhicules
00:34:34qui brûlent par jour en France.
00:34:35C'est une statistique.
00:34:37Mais de fait d'élinquance,
00:34:38pas parce qu'il y a
00:34:39un dérèglement
00:34:40pour toutes sortes de raisons.
00:34:41Mais de toute façon,
00:34:42ce sont des chiffres hors normes,
00:34:44notamment à l'échelle européenne.
00:34:45La difficulté aussi,
00:34:45il faut le préciser,
00:34:46c'est de pouvoir interpeller
00:34:48beaucoup de ces délinquants.
00:34:50On est en pleine nuit,
00:34:51on a affaire à des jeunes
00:34:52qui agitent en foule,
00:34:55qui sont souvent très mobiles,
00:34:56qui sont masqués.
00:34:57Donc, il faut pouvoir caractériser
00:34:58l'infraction.
00:34:59C'est très compliqué.
00:34:59Et puis, ces mortiers,
00:35:01ils ne sortent pas de nulle part.
00:35:03Beaucoup sont commandés
00:35:04des pays étrangers.
00:35:05Certains se contentent même
00:35:06de traverser la frontière
00:35:07comme en Allemagne
00:35:07où la réglementation
00:35:08est beaucoup plus faible
00:35:09qu'en France.
00:35:10Il suffit même de les commander
00:35:11sur des réseaux sociaux.
00:35:12Donc, c'est là la priorité aussi,
00:35:13il me semble, du gouvernement.
00:35:14Au lieu d'aggraver les peines
00:35:15qui, de toute façon,
00:35:16ne sont pas ablifiées
00:35:17parce que les amendes,
00:35:18beaucoup de ces jeunes
00:35:19ne sont pas solvables.
00:35:20Quant aux peines de prison,
00:35:21il n'y a plus de place.
00:35:22Vous savez qu'en la nuit du 13
00:35:23au 14 juillet,
00:35:24il y a eu 140 villes
00:35:25concernées par des villes urbaines.
00:35:26140 villes.
00:35:28Et pour la question des mortiers,
00:35:29c'était dit aussi
00:35:29par Amour Yvrolet,
00:35:30lorsqu'on vise un policier,
00:35:33lorsqu'on vise un pompier,
00:35:33lorsqu'on vise toute personne,
00:35:35c'est une tentative d'homicide.
00:35:36Et ça doit être traité
00:35:37comme tel.
00:35:38Parce que quand on vise
00:35:39un policier,
00:35:40là, ça a été le cas
00:35:41malheureusement encore
00:35:42durant tout le week-end,
00:35:44c'est passé sous les radars
00:35:45parce que l'actualité,
00:35:46et je vous remercie
00:35:47d'en parler sur ces news,
00:35:48parce que l'actualité
00:35:49est focalisée sur
00:35:51les festivités du 14 juillet,
00:35:52sur le défilé du 14 juillet,
00:35:53sur les incendies
00:35:53à Fontainebleau,
00:35:54je ne dis pas
00:35:54que ce n'était pas important.
00:35:55Mais enfin,
00:35:55la réalité,
00:35:56c'est que mes collègues,
00:35:56encore une fois,
00:35:57ont été au charbon
00:35:5770 000 policiers et gendarmes
00:35:59qui étaient mobilisés,
00:36:00dont 7 000 à Paris.
00:36:02Et quand vous êtes visé,
00:36:03je le répète,
00:36:04c'est casse-prison,
00:36:05c'est tentative d'homicide.
00:36:06Et tant qu'on n'arrivera pas
00:36:07à protéger ceux qui protègent,
00:36:09c'est cette société
00:36:10qui va continuer
00:36:10à être en déliquescence.
00:36:11Et en attendant,
00:36:13effectivement,
00:36:13juste un petit mot
00:36:14sur les voitures,
00:36:15je pense que,
00:36:15enfin j'espère,
00:36:16que dans quelques années,
00:36:17quand on roulera tous
00:36:18sans voiture électrique,
00:36:20on arrêtera
00:36:21de brûler les voitures
00:36:21parce que je vous signale
00:36:22qu'une voiture électrique
00:36:23qui brûle,
00:36:23les pompiers le disent,
00:36:25il faut attendre
00:36:25que ça s'éteigne tout seul.
00:36:26Et ça peut durer 24,
00:36:27voire parfois 48 heures.
00:36:29On se souvient
00:36:29d'une concession Tesla,
00:36:30pour ne pas la nommer,
00:36:32qui avait brûlé à Chantilly.
00:36:33Ça avait duré
00:36:34à peu près deux jours
00:36:36parce qu'il faut attendre
00:36:37que tout s'éteigne.
00:36:38On n'a aujourd'hui
00:36:39pas les moyens nécessaires
00:36:41pour éteindre le feu
00:36:43d'une voiture électrique.
00:36:44Vous parliez effectivement
00:36:44de vos collègues au charbon,
00:36:46Eric Henry,
00:36:48et effectivement,
00:36:48ils sont déployés,
00:36:51y compris les policiers
00:36:52de la Bravem,
00:36:53ces policiers à moto
00:36:53qui, pour certains,
00:36:54ont défilé lors du 14 juillet.
00:36:56Écoutez ce que dit
00:36:57Jean-Luc Mélenchon
00:36:58à propos de la Bravem.
00:36:59Il y a eu le cortège
00:37:02ce matin militaire.
00:37:06Chacun fait son devoir.
00:37:08On me dit
00:37:08qu'on y a fait défiler
00:37:11l'unité de police Bravem.
00:37:16Eh bien,
00:37:18si c'est moi
00:37:18qui suis élu,
00:37:19on dira
00:37:20qu'il a fait ça
00:37:21pour nous dire adieu,
00:37:23car à peine élu,
00:37:24cette unité sera difficile.
00:37:27Qu'est-ce que vous répondez,
00:37:28Eric Henry ?
00:37:29J'ai envie de dire
00:37:31circuler,
00:37:31il n'y a rien à voir,
00:37:32parce qu'on connaît
00:37:32Jean-Luc Mélenchon.
00:37:34Il a très souvent,
00:37:35d'ailleurs,
00:37:36déposé plainte
00:37:37contre l'Agence de police nationale,
00:37:38des positions
00:37:39qu'on a pu prendre.
00:37:40Et bon,
00:37:42l'Agence de police nationale
00:37:43a été blanchie
00:37:45sur les différents dépôts
00:37:47plaintes,
00:37:48mais il nous a même
00:37:49traité de factieux,
00:37:50syndicats de factieux,
00:37:51donc anti-républicains.
00:37:52Alors,
00:37:52vous savez,
00:37:54cet individu
00:37:54n'est pas crédible.
00:37:56Il est crédité
00:37:5730% des intentions
00:37:58de vote
00:37:59au deuxième tour
00:38:00pour les élections présidentielles.
00:38:02Il sait qu'ils sont,
00:38:03j'allais dire,
00:38:03son baron d'honneur.
00:38:04Voilà,
00:38:05il quittera
00:38:06le monde politique
00:38:07avec une belle défaite.
00:38:09Et les forces de sécurité intérieure,
00:38:10les policiers et les gendarmes,
00:38:11en tout cas,
00:38:11même si je ne suis pas
00:38:12le porte-parole
00:38:12de l'ensemble
00:38:13des policiers et des gendarmes,
00:38:14ce qu'on souhaite,
00:38:15effectivement,
00:38:15c'est que ce monsieur,
00:38:16à un moment donné,
00:38:17sorte de l'échiquier politique
00:38:18parce qu'il restera
00:38:20comme l'un des faux soyeurs
00:38:21de la France.
00:38:22En tout cas,
00:38:22il a pris ça à la volée
00:38:24alors qu'en réalité,
00:38:25effectivement,
00:38:25il y a eu deux,
00:38:26je crois,
00:38:27ou quatre motos de la Bravem
00:38:28qui ont défilé
00:38:28en toute fin de défilé
00:38:29parce qu'ils font partie
00:38:31du dispositif policier
00:38:32et s'il y avait
00:38:33les motocyclistes
00:38:34de la police nationale,
00:38:35il y avait aussi
00:38:35les motocyclistes
00:38:36de la Bravem.
00:38:36C'est comme ça.
00:38:37C'est une unité
00:38:37de la police républicaine.
00:38:38C'est une unité
00:38:39donc elle a le droit
00:38:39de défilé.
00:38:45Les gens se faire soigner,
00:38:47vous imaginez ce que c'est
00:38:48que de dire
00:38:49je suis volontaire
00:38:50pour monter sur une moto
00:38:51et tabasser des gens
00:38:51en passant.
00:38:52À propos de la Bravem,
00:38:54toute la France insoumise
00:38:55depuis des années
00:38:55ne supporte pas
00:38:56cette unité de police spécialisée
00:38:58qui est redoutablement efficace
00:38:59et juste dire à monsieur Mélenchon
00:39:01que c'est du maintien de l'ordre.
00:39:02Évidemment,
00:39:03et elle est redoutablement efficace
00:39:04pour la défilé.
00:39:04Personne ne tabasse personne
00:39:05pour le plaisir
00:39:06à la finale de la Ligue des Champions.
00:39:07Cette unité ultra mobile
00:39:09qui est capable
00:39:09de traverser Paris
00:39:10en 15 minutes
00:39:10de se projeter sur le périphérique.
00:39:12Heureusement qu'ils sont là
00:39:13notamment lors des manifestations
00:39:15pour interpeller les Black Blocs.
00:39:17Mais monsieur Mélenchon,
00:39:18la France insoumise
00:39:18même d'un point de vue général,
00:39:22c'est la police tue,
00:39:23la police est raciste,
00:39:25la police est violente.
00:39:26Enfin,
00:39:26ce sont des diatribes
00:39:29qui sont totalement nauséabondes
00:39:31et qui heureusement
00:39:32ne sont pas reprises
00:39:33par l'ensemble de la classe politique.
00:39:35Et les citoyens
00:39:36qui nous soutiennent majoritairement
00:39:37à 70% à chaque sondage.
00:39:39Aujourd'hui est un jour important
00:39:40à l'Assemblée nationale
00:39:41puisque c'est le vote solennel
00:39:43sur la fin de vie.
00:39:45L'Assemblée nationale
00:39:46s'apprête effectivement
00:39:47à mettre un terme
00:39:50à cette proposition de loi
00:39:51autorisant le droit
00:39:52à l'aide à mourir.
00:39:53Et quand je dis mettre un terme,
00:39:54c'est-à-dire aller jusqu'au bout
00:39:55de ce que vous avez vu
00:39:56que les députés
00:39:57avaient plutôt une opinion favorable
00:40:00quant à l'aide à mourir.
00:40:02Tandis que les sénateurs
00:40:03avaient retoqué,
00:40:04avaient réécrit la copie.
00:40:06Aujourd'hui,
00:40:07ça se passe à l'Assemblée nationale.
00:40:09Effectivement,
00:40:09c'est l'Assemblée nationale
00:40:10qui constitutionnait
00:40:11à le dernier mot.
00:40:12Retour sur les éléments fondamentaux
00:40:13de ce texte
00:40:14avec Anaïs Bauché.
00:40:17Pour bénéficier
00:40:18de l'aide à mourir,
00:40:18le texte de loi
00:40:19énonce des conditions strictes.
00:40:21Être majeur,
00:40:22de nationalité française
00:40:23ou en situation régulière.
00:40:24Être atteint
00:40:25d'une affection grave
00:40:26et incurable
00:40:26qui engage le pronostic vital
00:40:28en phase avancée
00:40:29ou en phase terminale.
00:40:30Présenter une souffrance
00:40:31liée à cette affection,
00:40:32réfractaire au traitement
00:40:33ou insupportable.
00:40:34Être apte à manifester
00:40:35sa volonté
00:40:36de façon libre et éclairée.
00:40:37Il explique ensuite
00:40:38le déroulement
00:40:39de la procédure
00:40:40strictement encadrée.
00:40:41Le patient doit demander
00:40:42une aide à mourir
00:40:43par écrit à un médecin.
00:40:44Ce dernier doit s'assurer
00:40:45qu'il puisse avoir accès
00:40:46à des soins palliatifs
00:40:47s'il le désire.
00:40:48Une procédure collégiale
00:40:49est mise en place
00:40:49réunissant plusieurs médecins
00:40:51et proches du patient.
00:40:52La décision du médecin
00:40:53est rendue
00:40:53dans un délai de 15 jours.
00:40:55Le patient dispose ensuite
00:40:56d'un délai de 48 heures
00:40:57pour confirmer sa décision.
00:40:59Si le jour
00:40:59de l'administration
00:41:00du produit létal,
00:41:01le médecin constate
00:41:02une pression exercée
00:41:03sur le patient,
00:41:03il doit alors suspendre
00:41:05la procédure
00:41:05et effectuer un signalement
00:41:07au procureur.
00:41:07Le texte aborde également
00:41:09la clause de conscience.
00:41:10Les soignants ne souhaitant
00:41:11pas participer à la procédure
00:41:12peuvent l'invoquer
00:41:13et renvoyer le patient
00:41:14vers un confrère.
00:41:15En cas d'adoption du texte,
00:41:17Gérard Larcher a annoncé
00:41:18le 8 juillet vouloir
00:41:19le transmettre
00:41:19au Conseil constitutionnel.
00:41:21Sébastien Lecornu
00:41:22a annoncé hier
00:41:22vouloir également saisir
00:41:23le Conseil des sages
00:41:24sur une partie des dispositions
00:41:26après le vote.
00:41:27L'institution aura un mois
00:41:28pour prendre sa décision.
00:41:30Et justement,
00:41:31ça interroge quand même
00:41:32cette saisine
00:41:32du Conseil constitutionnel
00:41:33par le Premier ministre
00:41:35alors qu'on le sait
00:41:36qu'Emmanuel Macron,
00:41:38lui,
00:41:40a listé ça
00:41:41dans les promesses
00:41:42de campagne
00:41:43de Sanquin.
00:41:44Nous sommes avec
00:41:45Jeanne Amouroux.
00:41:45Bonjour.
00:41:46Bonjour.
00:41:46Merci d'être avec nous.
00:41:47Vous êtes infirmière
00:41:48en soins palliatifs
00:41:49administratifs du SFAP.
00:41:51Comment est-ce que vous vivez
00:41:52ce dernier vote solennel
00:41:53à l'Assemblée nationale
00:41:54sur la fin de vie ?
00:41:55Avec beaucoup d'inquiétude
00:41:57et comme la majorité
00:41:58des soignants de soins palliatifs,
00:41:59on est inquiets
00:41:59de ce qui est en train
00:42:00de se passer
00:42:01avec un texte
00:42:02qui n'est pas du tout
00:42:04restrictif,
00:42:04qui est très large,
00:42:05qui est très flou
00:42:06et qui, à notre sens,
00:42:07nous, les soignants
00:42:08de soins palliatifs
00:42:08qui sommes tous les jours
00:42:09au chevet des patients
00:42:10qui sont gravement malades
00:42:11et en fin de vie,
00:42:13qui n'est pas du tout
00:42:14ce dont les malades
00:42:15ont besoin
00:42:15et ce dont les soignants
00:42:16ont besoin
00:42:17pour prendre en charge
00:42:17correctement
00:42:18les Français
00:42:18qui sont en fin de vie.
00:42:19On a besoin de moyens,
00:42:20on n'a pas besoin
00:42:21d'une loi supplémentaire.
00:42:22Aujourd'hui,
00:42:22on a une loi très complète
00:42:24qui nous permet d'affaire
00:42:25à avoir uniquement
00:42:25le premier volet
00:42:26sur les soins palliatifs
00:42:27sur lequel tout le monde
00:42:28est d'accord.
00:42:28Et qui est l'urgence.
00:42:30Moi, j'ai une certaine forme
00:42:31et comme plein de soignants
00:42:32de colère aussi
00:42:32de se dire
00:42:33comment est-ce que c'est possible
00:42:34de pouvoir réfléchir
00:42:35à une nouvelle loi,
00:42:36une nouvelle manière
00:42:39d'accompagner les patients
00:42:40alors qu'aujourd'hui,
00:42:41la moitié des Français
00:42:42qui en auraient besoin
00:42:43n'ont pas accès
00:42:43à des soins palliatifs.
00:42:44Et moi,
00:42:44c'est ce qui me met en colère
00:42:45et ce qui, à mon sens,
00:42:46devrait nous offusquer aujourd'hui
00:42:48et nous mettre tous debout
00:42:49autour d'une table,
00:42:50c'est de dire
00:42:50comment est-ce qu'aujourd'hui
00:42:51on peut accompagner correctement
00:42:53tous les patients
00:42:54qui en ont besoin
00:42:54et ce n'est pas du tout le cas.
00:42:56Ophélie ?
00:42:56J'entends ce que vous dites
00:42:58mais moi,
00:42:59j'ai juste une question
00:43:00qui est peut-être
00:43:00un peu pragmatique
00:43:01mais on a vu tout à l'heure
00:43:02un petit peu le récapitulatif
00:43:04des différentes conditions
00:43:05qu'il fallait
00:43:06pour que finalement
00:43:07quelqu'un soit admis,
00:43:10si on peut dire
00:43:11ce mot qui n'est pas très joli
00:43:12au dispositif.
00:43:13En quoi le disney
00:43:15vous a semblé mauvais
00:43:16en fait, par exemple ?
00:43:18Parce que moi,
00:43:18quand je le lis comme ça,
00:43:20à froid,
00:43:20j'ai le sentiment
00:43:21que c'est quand même
00:43:21un peu encadré.
00:43:23Alors oui,
00:43:23il manque sans doute
00:43:24des fois en valiatif
00:43:25mais j'ai le sentiment
00:43:26en fait que
00:43:27quand on voit le lisney
00:43:28on a quand même l'impression
00:43:29que c'est plus ou moins
00:43:30balisé et sécurisant.
00:43:32Alors les 48 heures
00:43:33sont peut-être un peu courtes
00:43:34en effet
00:43:34quand on voit le reste
00:43:35mais on se dit quand même
00:43:36qu'on a l'impression
00:43:37qu'il y a des gardes-fous.
00:43:38Alors peut-être,
00:43:39qu'est-ce que vous vous pouvez dire
00:43:40que non,
00:43:40il n'y a pas de gardes-fous finalement ?
00:43:42C'est vraiment le concret
00:43:43effectivement,
00:43:43on peut voir,
00:43:44on se dit
00:43:44il y a cinq conditions
00:43:45qui sont cumulatives etc.
00:43:48Et en l'occurrence
00:43:48quand on prend chacun des critères
00:43:50on se rend compte
00:43:50qu'il y a un flou
00:43:51et une subjectivité
00:43:52qui est énorme
00:43:53dans chacun des critères.
00:43:54Il faut être atteint
00:43:54d'une affection grave
00:43:56et incurable
00:43:56qui met le pronostic vital
00:43:58en jeu.
00:43:59Ça,
00:44:00ça concerne énormément
00:44:01de patients.
00:44:02Il y a énormément de patients.
00:44:03Vous avez un cancer métastétique,
00:44:05vous avez une maladie grave
00:44:06incurable,
00:44:07une insuffisance rénale
00:44:08terminale,
00:44:09vous avez une affection grave
00:44:10et incurable
00:44:10qui engage le pronostic vital.
00:44:12Donc on a un panel
00:44:12de près d'un million de personnes
00:44:13qui sont concernées
00:44:14sur la question
00:44:15du plein discernement.
00:44:17C'est extrêmement flou.
00:44:18Et tout ça
00:44:19c'est au seul jugement
00:44:22d'un seul médecin.
00:44:24Une collégialité
00:44:25qui en fait
00:44:26n'est pas une collégialité
00:44:27puisqu'il y a un seul médecin.
00:44:28On peut demander l'avis
00:44:29d'un autre médecin
00:44:30mais qui n'est pas obligé
00:44:31d'avoir vu le patient,
00:44:32qui peut le voir en visio.
00:44:34Enfin,
00:44:34dans la pratique
00:44:35ça paraît complètement dingue.
00:44:37Voilà.
00:44:38Et du coup,
00:44:38tous ces critères
00:44:39quand on les reprend
00:44:40à part un,
00:44:41Et le seul fait que le Premier ministre
00:44:43d'ailleurs a été un doute
00:44:44au dernier moment
00:44:46et saisisse le conseil constitutionnel.
00:44:47En tout cas,
00:44:48ça montre bien
00:44:48que ce n'est pas un texte d'équilibre
00:44:50comme on veut nous le faire croire
00:44:52et qu'on entend
00:44:53que c'est un texte d'équilibre
00:44:54tout à fait encadré
00:44:55pour un nombre
00:44:56très restructif de personnes.
00:44:57Quand on,
00:44:58de manière tout à fait factuelle,
00:44:59ce n'est pas vrai.
00:45:00Et effectivement,
00:45:01ce qu'a dit le Premier ministre
00:45:02montre bien
00:45:03qu'il y a des points,
00:45:04en tout cas
00:45:04dans ce qu'il dit,
00:45:05qui sont inquiétants.
00:45:08Merci beaucoup,
00:45:08Jeanne Amoureux,
00:45:09d'être passée nous voir
00:45:10à CNews,
00:45:11infirmière en soins palliatifs.
00:45:13Et effectivement,
00:45:13ce vote solennel
00:45:14qui sera à suivre
00:45:15dans l'après-midi
00:45:16sur CNews.
00:45:17Dans un instant,
00:45:17on s'interroge
00:45:18sur Jérôme Barrella
00:45:19qui est face à la justice.
00:45:22A tout de suite.
00:45:25Demi-dix news
00:45:25avec Jérôme Barrella,
00:45:27le suspect numéro 1
00:45:28dans l'affaire Liana
00:45:29entendu par un juge d'instruction.
00:45:30On voit ça juste après
00:45:31les dernières informations.
00:45:32Mathieu Devez.
00:45:33Et à la une de l'actualité,
00:45:34les pompiers mobilisés
00:45:36pour contenir
00:45:37les reprises de feu
00:45:38à Fontainebleau.
00:45:39800 pompiers
00:45:40sont toujours sur place
00:45:41alors que trois reprises de feu
00:45:42ont été constatées ce matin
00:45:44dans le secteur du Grand Parquet.
00:45:45Le préfet prévient
00:45:46un feu de tourbe
00:45:48peut se propager dans le sol
00:45:49pendant plusieurs jours,
00:45:50voire plusieurs semaines
00:45:51et ressurgir parfois
00:45:52à plus d'une centaine de mètres
00:45:54du feu initial.
00:45:55Écoutez donc la stratégie
00:45:56adoptée par les pompiers interrogés.
00:45:58Là où actuellement
00:45:59vous êtes sur l'assise,
00:46:01comme vous pouvez vous voir
00:46:02sur l'arrière,
00:46:02on a le feu
00:46:03qui était sur la partie arrière
00:46:05de l'autoroute
00:46:05et qui est venu
00:46:08sur l'autoroute
00:46:08et qui a dépassé
00:46:10et qui a pris l'autre partie.
00:46:11Donc l'objectif
00:46:12c'est de pouvoir
00:46:13enlever tous les points chauds
00:46:14qui pourraient se trouver
00:46:15à proximité de l'autoroute
00:46:16et pour ça
00:46:17on utilise les camions
00:46:18de nos camions
00:46:20feu de forêt.
00:46:21On a des canons dessus
00:46:22et on arrose
00:46:23à grande eau
00:46:24pour éviter
00:46:25tous les différents points chauds
00:46:26qu'on a
00:46:28sur le long de l'autoroute.
00:46:30L'actualité
00:46:31c'est également
00:46:32ce nouveau temps fort
00:46:33dans l'affaire Liana
00:46:34thème que vous allez
00:46:35développer juste après.
00:46:36Pierre-Jérôme Barrella
00:46:37le principal suspect
00:46:39dans le viol
00:46:39et le meurtre
00:46:40de la collégienne de 11 ans
00:46:41est entendu
00:46:42en ce moment
00:46:43par un juge
00:46:43d'instruction
00:46:44à un jeune
00:46:45sur ces images.
00:46:45Vous voyez qu'il est arrivé
00:46:46ce matin au tribunal
00:46:47alors que le ministère
00:46:49de la justice
00:46:49doit présenter
00:46:50en fin de journée
00:46:51les premiers résultats
00:46:52du fameux réexamen national
00:46:54des plaintes
00:46:55pour violences sexuelles
00:46:55sur mineurs.
00:46:56Je vous rappelle
00:46:57que près de 88 000 dossiers
00:46:59ont été passés
00:46:59en revue.
00:47:01Et puis l'actualité
00:47:03internationale
00:47:03la tension
00:47:04monte encore
00:47:05d'un cran
00:47:06au Moyen-Orient.
00:47:07L'Iran menace
00:47:07de maintenir fermé
00:47:08le détroit d'Ormuz
00:47:09tant que les frappes américaines
00:47:10se poursuivent.
00:47:11Les gardiens de la révolution
00:47:12évoquent même
00:47:13la fermeture
00:47:13d'autres routes stratégiques
00:47:15d'exportation
00:47:16du pétrole
00:47:17et du gaz.
00:47:17Une réponse
00:47:18aux nouvelles frappes
00:47:19menées par Washington
00:47:20et aux blocus imposés
00:47:21à plusieurs ports iraniens.
00:47:23Pierre.
00:47:23Merci beaucoup
00:47:24Mathieu Devez
00:47:25et on en reviendra
00:47:26justement à cette question
00:47:27des carburants
00:47:28parce que ça peut être
00:47:28la très très mauvaise surprise
00:47:29de cet été
00:47:30pour tous les vacanciers
00:47:31qui prennent leur voiture.
00:47:33L'économie
00:47:33avec Bérénice
00:47:35de Ville-le-Fleureau.
00:47:36Bonjour.
00:47:37Le projet de loi
00:47:38Riposte
00:47:39qui est censé
00:47:40renforcer la réponse
00:47:41de l'État
00:47:41face à plusieurs troubles
00:47:43du quotidien
00:47:44est soumis
00:47:44cet après-midi
00:47:44au vote solennel
00:47:45des députés
00:47:46parmi ces mesures.
00:47:47L'une est particulièrement
00:47:49attendue par les propriétaires
00:47:50puisqu'elle vise
00:47:51à faciliter
00:47:52l'expulsion
00:47:53des squatteurs
00:47:54de location touristique.
00:47:56Bérénice,
00:47:56concrètement,
00:47:57qu'est-ce qui va changer ?
00:47:58Alors,
00:47:58imaginez,
00:47:59cet été,
00:48:00vous partez en vacances
00:48:01et vous avez décidé
00:48:02de mettre votre appartement
00:48:03sur une plateforme
00:48:04de location
00:48:04courte durée
00:48:05pour arrondir
00:48:06vos fins de mois.
00:48:07vous avez un locataire
00:48:08qui réserve
00:48:10normalement
00:48:10l'appartement,
00:48:11qui paye
00:48:12son séjour,
00:48:13vous lui remettez
00:48:13les clés,
00:48:14mais au moment
00:48:15où la location
00:48:15prend fin,
00:48:16il reste à l'intérieur.
00:48:17Aujourd'hui,
00:48:18dans ce cas précis,
00:48:19vous ne pouvez pas
00:48:20bénéficier
00:48:21de la procédure
00:48:22accélérée
00:48:23d'expulsion
00:48:24qui est prévue
00:48:25par la loi
00:48:25anti-squat.
00:48:26Vous devez engager
00:48:27une procédure
00:48:28judiciaire
00:48:29classique
00:48:30qui dure
00:48:30des mois,
00:48:31parfois des années.
00:48:32C'est cette faille,
00:48:34ce trou dans la raquette
00:48:35que le projet de loi
00:48:36Riposte veut combler.
00:48:38Concrètement,
00:48:39le propriétaire
00:48:40devra porter plainte,
00:48:41faire constater
00:48:42l'occupation illicite
00:48:43par un commissaire
00:48:44de justice,
00:48:45c'est les anciens
00:48:45huissiers de justice,
00:48:46puis saisir le préfet
00:48:47sans passer devant
00:48:49le tribunal.
00:48:49Celui-ci,
00:48:50le préfet,
00:48:51pourra ordonner
00:48:51l'évacuation du logement
00:48:53dans des délais
00:48:53beaucoup plus courts.
00:48:54Là, on parle
00:48:55de quelques jours
00:48:56au plus court.
00:48:57On voit bien
00:48:58qu'il y a
00:48:59un avantage considérable
00:49:02pour le propriétaire
00:49:02et donc ce faux vacancier
00:49:04sera alors considéré
00:49:05comme squatteur,
00:49:06il sera expulsé
00:49:07et il risquera
00:49:09trois ans
00:49:10d'emprisonnement
00:49:11et 45 000 euros
00:49:12d'amende
00:49:12en cas de résidence
00:49:12principale du propriétaire.
00:49:14C'est quand même
00:49:14à beurre en quelqu'un
00:49:15qui refuse
00:49:16de partir de chez vous
00:49:18et qui n'est pas
00:49:18considéré comme un squatteur.
00:49:20Oui,
00:49:20c'est même grave,
00:49:21je dirais.
00:49:22C'est l'angle mort
00:49:23de la loi Casbarian.
00:49:24D'ailleurs,
00:49:24Guillaume Casbarian
00:49:25le dit lui-même,
00:49:27loi de 2023.
00:49:28Alors aujourd'hui,
00:49:28pour être juridiquement
00:49:29considéré comme un squatteur,
00:49:30il faut remplir deux conditions.
00:49:32La personne doit remplir
00:49:32deux conditions.
00:49:33Vous voyez,
00:49:33il faut que cette personne
00:49:34entre illégalement
00:49:35dans le logement
00:49:36et qu'il s'y maintienne
00:49:38illégalement.
00:49:39Vous voyez,
00:49:39c'est ce « et »
00:49:39qui pose problème.
00:49:41C'est ça le problème
00:49:43de cette loi.
00:49:44Donc c'est vrai
00:49:45que dans le cas
00:49:45des locations touristiques,
00:49:46je vous l'ai dit,
00:49:47l'occupant,
00:49:48il est rentré
00:49:49légalement
00:49:50dans le logement.
00:49:52C'est un occupant
00:49:53sans droit ni titre
00:49:54mais ce n'est pas
00:49:55un squatteur.
00:49:56Résultat,
00:49:56le propriétaire
00:49:57passe par cette procédure longue.
00:49:59Alors combien ça coûte
00:50:00cette procédure longue ?
00:50:01J'ai interrogé
00:50:02Maître Romain Rossilandi
00:50:03qui est un avocat spécialiste
00:50:05de ces litiges.
00:50:06Eh bien,
00:50:06il faut compter
00:50:07entre 18 à 24 mois
00:50:08de procédure en moyenne.
00:50:09Ça peut durer
00:50:10beaucoup plus longtemps.
00:50:11Il faut compter
00:50:12entre 2 500 et 3 000 euros
00:50:13de frais
00:50:14d'avocat
00:50:15et de commissaire
00:50:16de justice,
00:50:17les anciens vicieux
00:50:17de justice encore une fois
00:50:18et jusqu'à 5 000 euros
00:50:19si là,
00:50:20on a une expulsion
00:50:21par la force
00:50:22manu militari
00:50:22parce que ça engendre
00:50:23évidemment des frais
00:50:24de serruriers
00:50:25et j'en passe.
00:50:26Et puis,
00:50:26il y a évidemment
00:50:27tous les loyers
00:50:27qu'on a perdus
00:50:28pendant toutes ces années.
00:50:29Le propriétaire
00:50:30ne perçoit rien.
00:50:31Il y a les frais
00:50:32de réparation évidemment.
00:50:33On voit bien
00:50:34que la procédure accélérée
00:50:35elle change tout
00:50:36pour le propriétaire
00:50:37parce qu'il faut le dire
00:50:37un squat c'est un drame
00:50:38dans la vie d'un propriétaire.
00:50:39Il faut bien en avoir conscience
00:50:41et donc c'est vrai
00:50:42que ça changera.
00:50:42Il y a un gain
00:50:43de temps considérable
00:50:44et un gain d'argent
00:50:45aussi considérable.
00:50:46Alors on l'a dit
00:50:46à ce stade Béréni
00:50:47c'est un projet de loi.
00:50:48Est-ce que cette mesure
00:50:49a des chances
00:50:50d'entrer en vigueur ?
00:50:50Oui,
00:50:51elle a de très fortes chances.
00:50:52Alors le gouvernement
00:50:53c'est vrai qu'elle soutient
00:50:54fermement cette loi.
00:50:55J'ai échangé avec le cabinet
00:50:56du ministre du Logement
00:50:57tout à l'heure.
00:50:58Vincent Jambrun
00:50:58le ministre du Logement
00:51:00m'a dit que c'est une pierre
00:51:02supplémentaire
00:51:03dans notre lutte
00:51:03contre le squat.
00:51:05Ils sont toujours
00:51:05très bons en sémantique.
00:51:06Oui, c'est vrai.
00:51:08On attend de voir
00:51:09si ça marche.
00:51:10C'est important
00:51:10pour la protection
00:51:11du droit de propriété.
00:51:12Les propriétaires ont besoin
00:51:14d'être soutenus
00:51:14et il faut le dire
00:51:15c'est une avancée quand même.
00:51:17Si le texte passe évidemment
00:51:19il a été adopté par le Sénat.
00:51:21Cette mesure précise
00:51:21a déjà été votée
00:51:22en séance publique
00:51:23par les députés
00:51:24et donc le vote solennel
00:51:26de cet après-midi
00:51:27portera sur l'ensemble
00:51:29du projet de loi.
00:51:30Donc sauf surprise
00:51:31cette mesure
00:51:31devrait être maintenue.
00:51:33Merci beaucoup
00:51:34Bérénice de Villeflorio
00:51:35justement pour cette
00:51:36chronique économie.
00:51:39Et la suite évidemment
00:51:41de Midi News
00:51:42avec Eric Henry
00:51:44délégué
00:51:44Police Alliance Nationale
00:51:47dans l'ordre
00:51:49ça fait Alliance Police Nationale
00:51:50voilà pardon
00:51:51Amori Brolet
00:51:52qui est là
00:51:52on fait l'iroc également
00:51:54Jean Delacosse
00:51:54qui nous a rejoint
00:51:55bonjour Jean
00:51:56du service police justice
00:51:57de CNews
00:51:58on va parler de Jérôme Barrella
00:51:59qui est entendu aujourd'hui
00:52:01par un juge d'instruction
00:52:02à Agen
00:52:03et tout à l'heure
00:52:04un peu après 9h
00:52:05c'est un convoi
00:52:06qui est arrivé
00:52:07dans l'enceinte
00:52:08du palais de justice
00:52:10d'Agen
00:52:10et oui Jérôme Barrella
00:52:12est aujourd'hui
00:52:13devant un juge d'instruction
00:52:14et c'est une audition
00:52:15qui devra statuer
00:52:16sur une nouvelle
00:52:17mise en examen
00:52:18pour meurtre et viol
00:52:19parce que l'intérimaire
00:52:20de 41 ans
00:52:21est toujours
00:52:22au moment où je vous parle
00:52:23mis en examen
00:52:23pour enlèvement
00:52:25et séquestration
00:52:25donc ces chefs
00:52:26d'accusation
00:52:27pourraient évoluer
00:52:28aujourd'hui
00:52:29et cette évolution
00:52:30elle était attendue
00:52:30depuis le
00:52:32puisque le procureur d'Agen
00:52:33l'a demandé
00:52:34depuis la fin
00:52:34du mois de juin
00:52:35après la publication
00:52:36du rapport d'autopsie
00:52:37du corps
00:52:37de la petite Liana
00:52:38le procureur d'Agen
00:52:40avait demandé
00:52:41la mise en examen
00:52:42pour meurtre
00:52:42et viol sur mineurs
00:52:44de 15 ans
00:52:44dans le cadre
00:52:45d'un réquisitoire supplétif
00:52:46et l'autre événement
00:52:47depuis
00:52:48c'est la perquisition
00:52:49du domicile
00:52:49de Jérôme Barrella
00:52:50le 6 juillet
00:52:51à Montestruc
00:52:52sur Gers
00:52:52et donc après
00:52:53cette mise en examen
00:52:54le 1er juin
00:52:55le monsieur Barrella
00:52:57monsieur Jérôme Barrella
00:52:58a été placé
00:52:59en détention proviseur
00:52:59depuis lors
00:53:00il est incarcéré
00:53:01à la prison
00:53:02de Mont-de-Marsan
00:53:03à l'isolement
00:53:03alors le bilan
00:53:04des tribunaux
00:53:05c'est l'affaire Liana
00:53:07la mort dramatique
00:53:08d'une petite fille
00:53:08de 11 ans
00:53:09c'est aussi le procès
00:53:10populaire
00:53:10qui a été fait
00:53:11aux institutions
00:53:12puisque l'affaire
00:53:13a mis au jour
00:53:13des manquements
00:53:14et un retard important
00:53:16des autorités
00:53:17de judiciaire
00:53:17dans des milliers
00:53:19en fait de dossiers
00:53:19oui et cette crise
00:53:21elle a conduit
00:53:21Gérald Damanin
00:53:22à demander
00:53:23à tous les parquets
00:53:24de France
00:53:24de réexaminer
00:53:25toutes les plaintes
00:53:26pour violences sexuelles
00:53:27contre les enfants
00:53:28les plaintes en attente
00:53:29et ce travail de titan
00:53:30il avait pour date
00:53:31butoir le 14 juillet
00:53:33on avait parlé
00:53:34au début
00:53:34de 70 000 dossiers
00:53:36qui avaient été recensés
00:53:37on est passé
00:53:37fin juin
00:53:38à 88 000
00:53:39le bilan de cette mission
00:53:40n'est pas encore connu
00:53:41le bilan total
00:53:42mais certains parquets
00:53:43ont déjà communiqué
00:53:44des résultats
00:53:45et c'est très intéressant
00:53:45de voir ce qu'ils ont pu faire
00:53:47en quelques semaines
00:53:48donc Versailles notamment
00:53:49avait organisé
00:53:50une réunion
00:53:50vendredi dernier
00:53:51ils ont parlé
00:53:52de 795 dossiers
00:53:54traités
00:53:54correspondant aux critères
00:53:56c'est-à-dire
00:53:57concernant des mineurs
00:53:58qui étaient encore mineurs
00:53:59aujourd'hui
00:53:59des mineurs menacés
00:54:0132 gardes à vue
00:54:02avaient été traités
00:54:03après ce réexamen
00:54:05des dossiers
00:54:05sur des faits de viol
00:54:06ou agression sexuelle
00:54:07sur mineurs
00:54:08à Créteil aussi également
00:54:09près de 2000 dossiers
00:54:10ont été traités
00:54:11et cette annonce
00:54:13ça a été accompagné
00:54:14d'une annonce
00:54:14de la création
00:54:15d'une nouvelle entité
00:54:16dédiée aux mineurs
00:54:17donc ça n'avait pas été inutile
00:54:18et le greffe
00:54:19et c'est aussi
00:54:21le trou dans la requête
00:54:22comme on dit
00:54:23de cette justice
00:54:24qui est débordée
00:54:25tout le monde parle
00:54:26de greffe
00:54:27sous-dotée
00:54:28et de moyens limités
00:54:30et Gérald Darmanin
00:54:32qui justement
00:54:33avait demandé
00:54:34le réexamen
00:54:35de ces 70 000 dossiers
00:54:3688 000 en réalité
00:54:38doit s'exprimer
00:54:39tout à l'heure
00:54:39devant l'Assemblée nationale
00:54:40il doit répondre
00:54:41à une question
00:54:41au gouvernement
00:54:41merci beaucoup
00:54:42Jean Delacoste
00:54:43pour ces précisions
00:54:44à Maury-Brelay
00:54:45on est là
00:54:46vraiment dans un cas
00:54:47inédit totalement
00:54:48de ce réexamen
00:54:49de 88 000
00:54:50je me souviens
00:54:50d'avoir interrogé
00:54:52la fondatrice
00:54:54d'Innocence en danger
00:54:56et qui disait
00:54:57mais c'est quoi
00:54:5870 000 dossiers
00:55:00jusqu'au 15 juillet
00:55:01c'est deux minutes
00:55:01par dossier
00:55:02qu'est-ce qu'on va faire
00:55:03c'est objectivement
00:55:04mission impossible
00:55:05moi pour en avoir parlé
00:55:06avec des policiers
00:55:07et des magistrats
00:55:08il est impossible
00:55:10dans les temps impartis
00:55:11de pouvoir vérifier
00:55:12dossier par dossier
00:55:13si on n'a pas là
00:55:15une faille
00:55:17ou pire encore
00:55:18un naufrage judiciaire
00:55:19dans le viseur
00:55:21donc on a dû éplucher ça
00:55:22très rapidement
00:55:23à mon avis
00:55:24un peu à la va-vite
00:55:24d'ailleurs on sait déjà
00:55:26que plusieurs dizaines
00:55:28de personnes
00:55:28ont été placées
00:55:29en détention provisoire
00:55:30depuis le début
00:55:31de ce réexamen
00:55:32comme quoi il y a vraiment
00:55:33un problème considérable
00:55:34dans la gestion
00:55:35de ces affaires
00:55:36et pourquoi
00:55:37parce qu'on le dit
00:55:37et on le répète
00:55:38à raison depuis des mois
00:55:39la justice en France
00:55:41est débordée
00:55:41elle est clochardisée
00:55:42nous dépensons
00:55:43sur 1000 euros
00:55:44de dépenses publiques
00:55:45par an en France
00:55:465 petits euros
00:55:47pour la justice
00:55:48donc c'est évidemment
00:55:50pas la hauteur
00:55:50nous avons 4 fois moins
00:55:52de magistrats
00:55:52à l'échelle européenne
00:55:53comparé à l'échelle
00:55:55Emmanuel Macron
00:55:56à la volée
00:55:57ce n'est pas une question
00:55:58de moyens
00:55:58on a accordé
00:56:00des moyens supplémentaires
00:56:01ce qui est vrai
00:56:01à la justice
00:56:02mais ça ne suffit toujours pas
00:56:04il est vrai qu'on a augmenté
00:56:05le budget de la justice
00:56:05de 30% au cours
00:56:07de la présidence
00:56:07d'Emmanuel Macron
00:56:08on est aux alentours
00:56:08de 10 milliards
00:56:09mais pour en avoir discuté
00:56:11avec une source gouvernementale
00:56:12il faudrait au moins
00:56:13le doubler
00:56:14sachant que pour construire
00:56:15les 30 000 places de prison
00:56:16qu'il manque
00:56:17il faut 10 milliards
00:56:18c'est-à-dire déjà
00:56:19le montant du budget
00:56:20du ministère
00:56:20ça se trouve 10 milliards
00:56:21il faut regarder
00:56:22dans les agences
00:56:23qui ne servent pas
00:56:23à grand chose
00:56:24chaque année
00:56:25on dépense 140 milliards d'euros
00:56:27dans un millier
00:56:28d'agences publiques de l'Etat
00:56:29et autres comités théodules
00:56:30Eric Henry
00:56:31justement
00:56:33pour rebondir
00:56:34sur ce que vient de dire
00:56:34Maurice Brunet
00:56:35en France
00:56:36on a 11 magistrats
00:56:37pour 100 000 habitants
00:56:38la moyenne européenne
00:56:39c'est 17
00:56:40pour 100 000 habitants
00:56:42effectivement
00:56:43en termes de budget
00:56:44pourtant vous savez
00:56:45qu'alliance police nationale
00:56:46et la justice
00:56:47on a eu quand même
00:56:48quelques mésententes
00:56:50mais il faut reconnaître
00:56:51qu'il y a un manque
00:56:52de moyens financiers
00:56:53qui est énorme
00:56:54vous l'avez dit
00:56:545 euros
00:56:55sur 1000 euros d'impôt
00:56:565 euros pour la justice
00:56:5725 euros pour la sécurité
00:56:59il y a un stock
00:57:00de procédures
00:57:01police
00:57:02gendarmerie
00:57:03qui est estimé
00:57:03à 3 millions
00:57:04en France
00:57:053 millions
00:57:06de procédures
00:57:07en souffrance
00:57:08parmi ces 3 millions
00:57:09il y a 88 000
00:57:10a priori
00:57:12dossiers
00:57:12liés
00:57:13aux mineures victimes
00:57:15mais au-delà
00:57:16du manque de moyens
00:57:17c'est aussi
00:57:18c'est déterminer
00:57:18les priorités
00:57:19parce qu'on détermine
00:57:20des priorités
00:57:22parmi les priorités
00:57:23ce qui fait que
00:57:23plus rien n'est prioritaire
00:57:26et on en voit
00:57:27maintenant les conséquences
00:57:28on a des victimes
00:57:28qui sont en souffrance
00:57:29et mes collègues
00:57:31les enquêteurs
00:57:31mes collègues policiers
00:57:32les enquêteurs
00:57:32en premier lieu
00:57:33souffrent de ne pas pouvoir
00:57:34accompagner ces victimes
00:57:36ne pas pouvoir
00:57:37justement identifier
00:57:38interpeller
00:57:39les auteurs
00:57:40de leurs agressions
00:57:41et les remettre
00:57:42à la justice
00:57:42c'est aussi
00:57:43le serpent
00:57:44excusez-moi l'expression
00:57:45qui se mord la queue
00:57:45parce que
00:57:47tant qu'on n'aura pas
00:57:48mis en place
00:57:49ces priorités
00:57:50absolues
00:57:51on restera encore
00:57:53dans une sorte
00:57:54je dirais
00:57:54de chaos institutionnel
00:57:56sachant qu'effectivement
00:57:59il y a
00:58:00ces budgets
00:58:04qui sont
00:58:05nécessaires
00:58:05ces magistrats
00:58:07qui
00:58:08suivent
00:58:09les recommandations
00:58:10du ministre de la justice
00:58:10Gérald Darmanin
00:58:11avait dit
00:58:11qu'il avait priorisé
00:58:12tout ce qui avait
00:58:14attrait aux enfants
00:58:15à la sécurité
00:58:16de nos enfants
00:58:17et puis il y a aussi
00:58:18eu le narcotrafic
00:58:19donc il y a eu
00:58:20au moins
00:58:21deux priorités
00:58:23est-ce que c'est
00:58:24une de trop
00:58:24j'en sais rien
00:58:25mais en tout cas
00:58:26ce sont deux priorités
00:58:27importantes
00:58:27mais rappelez-vous
00:58:28quand on a eu
00:58:30une série
00:58:31malheureusement
00:58:31une série
00:58:32de jeunes
00:58:32morts
00:58:33devant les établissements
00:58:35scolaires
00:58:35notamment à coups de couteau
00:58:36ça a été une priorité nationale
00:58:38de sécuriser les établissements
00:58:39scolaires
00:58:39les abords
00:58:40et les établissements
00:58:40scolaires
00:58:40on s'en souvient
00:58:41il y avait un couteau par jour
00:58:42à l'époque
00:58:43on disait
00:58:44c'était un couteau par jour
00:58:45il se passe quelque chose
00:58:47devant un lieu de culte
00:58:48ça devient une priorité
00:58:49il y a une recrétition
00:58:50des groupes de l'âge
00:58:51ça devient une priorité
00:58:52en fait mes collègues
00:58:52ils sont sursollicités
00:58:53et ils doivent gérer
00:58:55tout cet amas de priorités
00:58:57vous vous êtes là
00:58:58pour pallier l'urgence
00:58:59vous êtes là
00:59:00au moment des faits
00:59:01et ce que
00:59:03on en parle souvent
00:59:04avec Ophélie
00:59:04vous qui êtes
00:59:05dans l'éducation nationale
00:59:06vous êtes prof
00:59:07et enseignante
00:59:09c'est comment est-ce
00:59:10qu'on arrive à dire
00:59:11aux jeunes
00:59:11ben non
00:59:11c'est pas ce qu'il faut faire
00:59:12mais on a l'impression
00:59:12d'être totalement naïf
00:59:13en disant ça
00:59:14non en plus
00:59:15on l'a vu
00:59:16parce que le stop couteau
00:59:17ce qu'avait dit
00:59:18la mairie de Paris
00:59:19il avait intitulé
00:59:20la campagne un peu comme ça
00:59:21ne portait pas ses fruits
00:59:22du tout
00:59:22et au contraire
00:59:24j'ai même envie de dire
00:59:25on a retrouvé
00:59:25beaucoup plus d'objets
00:59:27contendants
00:59:27ou pointus
00:59:28dans les sacs des élèves
00:59:29justement parce qu'il y avait
00:59:30un effet de mode
00:59:31en disant
00:59:31de toute façon
00:59:32ils savent très bien
00:59:32qu'on ne peut pas les fouiller
00:59:33vous ne pouvez pas
00:59:34sur un établissement scolaire
00:59:35où il y a parfois
00:59:362000 personnes
00:59:37il faut voir ce que c'est
00:59:392000 élèves
00:59:40qui rentrent
00:59:41vous ne pouvez pas
00:59:42en fait ouvrir
00:59:43donc c'est
00:59:44encore une fois
00:59:46on voit qu'on a un souci
00:59:47on voit bien
00:59:48que les élèves
00:59:48ne sont plus cadrés
00:59:49parce qu'il y a aussi
00:59:51une lacune parentale
00:59:52moi j'ai envie de dire
00:59:53surtout c'est aux parents
00:59:54qui ont entre 30 et 40 ans
00:59:55maintenant
00:59:55certains sont restés
00:59:56des adolescents
00:59:57c'est-à-dire qu'en fait
00:59:58ils n'ont pas éduqué
00:59:59leur enfant
00:59:59alors ils ne sont pas
01:00:00forcément méchants
01:00:00ces parents-là
01:00:01parfois au contraire
01:00:02ils ont plein de bienveillance
01:00:04envers leur enfant
01:00:04mais le problème
01:00:05c'est qu'un enfant
01:00:05ça ne demande pas
01:00:06que de la bienveillance
01:00:06ça demande aussi
01:00:07un petit peu de cadre
01:00:08et un peu de règles
01:00:08et du coup
01:00:09quand on a des parents
01:00:10qui trouvent ça drôle
01:00:10finalement que leur enfant
01:00:11se balade avec le matériel
01:00:13de cuisine à l'école
01:00:14ça pose problème
01:00:15et c'est là
01:00:15je me souviens
01:00:16quand il y avait un couteau
01:00:16par jour
01:00:17qu'on avait appris
01:00:18qu'on avait le droit
01:00:19de se balader
01:00:20avec un couteau
01:00:20qui faisait la paume
01:00:21de la main
01:00:21vous confirmez
01:00:22c'est ça ?
01:00:23pour les majeurs
01:00:24oui ça pour les majeurs
01:00:26ben non mais je ne parle pas
01:00:26des mineurs
01:00:27oui oui bien sûr
01:00:27oui pour les majeurs
01:00:28voilà
01:00:29vous parlez effectivement
01:00:30des jeunes
01:00:31qui allaient au lycée
01:00:32avec un couteau
01:00:33dans le sac
01:00:34bien sûr
01:00:34et c'est comme ça
01:00:35d'ailleurs
01:00:35qu'une
01:00:36comment dirais-je
01:00:37c'était une
01:00:38comment dirais-je
01:00:39pas une enseignante
01:00:40mais un censeur
01:00:41ou une personne
01:00:42d'une surveillante
01:00:43qui avait été
01:00:45poignardée
01:00:45oui poignardée
01:00:46elle s'appelait Mélanie
01:00:47il me semble
01:00:47parce que justement
01:00:48elle procédait à la fouille des sacs
01:00:49et il lui avait couru
01:00:49après d'ailleurs
01:00:50ce jeune
01:00:50elle procédait à la fouille des sacs
01:00:53et c'est sur elle
01:00:54que c'est tombé
01:00:54en effet
01:00:55poignardée
01:00:55juste encore
01:00:57un petit exemple
01:00:58de dysfonctionnement
01:00:58c'est la charte d'accueil
01:00:59des victimes
01:01:01c'est-à-dire que
01:01:01tous mes collègues
01:01:02doivent prendre
01:01:03une plainte
01:01:04même s'il ne s'agit pas
01:01:05d'une infraction pénale
01:01:06et c'est ce qu'on dénonce
01:01:08également depuis très longtemps
01:01:08c'est que mes collègues
01:01:10doivent évidemment
01:01:10gérer ce qui est
01:01:11du domaine pénal
01:01:12mais quand ça n'est pas
01:01:14le domaine pénal
01:01:14quand c'est civil
01:01:15ou administratif
01:01:17on devait pour orienter
01:01:18vers telle ou telle institution
01:01:20mais pas prendre
01:01:21ces plaintes
01:01:21qui engorgent justement
01:01:22encore une fois
01:01:23le travail
01:01:23des policiers
01:01:24pour en revenir
01:01:25aux violences sexuelles
01:01:26Emmanuel Macron
01:01:27lui-même
01:01:28en avait fait
01:01:29une priorité
01:01:29de la lutte
01:01:30contre les violences sexuelles
01:01:31qui ont explosé
01:01:32au cours de sa présidence
01:01:34de 132%
01:01:35selon les chiffres
01:01:36de son propre ministère
01:01:38de l'intérieur
01:01:39malheureusement
01:01:39là aussi
01:01:40les moyens n'ont pas suivi
01:01:41il avait promis
01:01:4215 000 places de prison
01:01:43il y a 10 ans
01:01:43on en a construit
01:01:445 411
01:01:45et beaucoup de la surpopulation
01:01:46s'explique aujourd'hui
01:01:47par des délinquants sexuels
01:01:49qui sont emprisonnés
01:01:49dans nos prisons
01:01:50alors l'actualité du jour
01:01:51et puis on l'a vu
01:01:51tristement ce matin
01:01:52avec ces débats
01:01:53ces reprises
01:01:54plutôt de feu
01:01:54c'est pas ces départs
01:01:55mais ces reprises de feu
01:01:56dans la forêt de Fontainebleau
01:01:572050 hectares
01:01:59ont été déjà ravagés
01:02:00dans cette forêt
01:02:01absolument sublime
01:02:02on a vu l'élan
01:02:03de solidarité
01:02:04aussi des agriculteurs
01:02:05qui sont partis aider
01:02:08les quelques 800 pompiers
01:02:10sur place
01:02:11pompiers
01:02:12policiers
01:02:13gendarmes
01:02:14tous luttent contre eux
01:02:15justement
01:02:16pour essayer d'arrêter
01:02:16ce feu
01:02:17qui reprend sans cesse
01:02:18et puis
01:02:19je le disais
01:02:21l'autre
01:02:22actualité
01:02:23due au détroit d'Hormuz
01:02:25aussi
01:02:25et à ce blocus
01:02:26du détroit d'Hormuz
01:02:28c'est
01:02:28la hausse
01:02:30des carburants
01:02:30puisque
01:02:31d'abord
01:02:32ça a été les Iraniens
01:02:33qui ont
01:02:35refermé
01:02:35le détroit d'Hormuz
01:02:36ensuite
01:02:36Donald Trump
01:02:37lui-même
01:02:37a annoncé
01:02:38le blocus
01:02:40lundi
01:02:41donc
01:02:42on arrive
01:02:42à un pétrole
01:02:44qui a redépassé
01:02:45les 80 dollars
01:02:47et qui augmente
01:02:48on est à un peu plus
01:02:49de 20% d'augmentation
01:02:50sur les prix
01:02:51des carburants
01:02:52Régine Delfour
01:02:53vous vous trouvez
01:02:54avec Timothée Forget
01:02:55sur une aire d'autoroute
01:02:56à une station essence
01:02:57vous avez pu vous entretenir
01:02:58avec les Français
01:02:59qui constatent
01:03:00la hausse
01:03:01du prix des carburants
01:03:05oui absolument
01:03:06Pierre
01:03:07d'ailleurs
01:03:07on a pu voir
01:03:08des prix
01:03:091,98 par exemple
01:03:10pour le SP95
01:03:12ou plus de 2 euros
01:03:13aussi
01:03:13pour le gasoil
01:03:14et pour nous en parler
01:03:15en fait
01:03:15il y a Corinne
01:03:16qui était avec nous
01:03:16Corinne vous êtes
01:03:17chauffeur routier
01:03:19cette hausse
01:03:20donc qu'on constate
01:03:21depuis plus d'une semaine
01:03:22vous la remarquez aussi
01:03:24bien sûr
01:03:24et évidemment
01:03:26sur les camions
01:03:26sur moi
01:03:27mon quotidien
01:03:28perso aussi
01:03:28bien sûr
01:03:30vous la comprenez
01:03:30vous cette hausse
01:03:31des carburants
01:03:32non pas du tout
01:03:33non non
01:03:34du tout
01:03:35je ne vois pas
01:03:35pourquoi nous
01:03:36Français
01:03:36on est concerné
01:03:37par ce qui se passe
01:03:38là-bas en bas
01:03:39on avait des réserves
01:03:40et du jour où
01:03:41ils ont bloqué
01:03:42le détroit d'Orbouze
01:03:43le carburant
01:03:43est parti en flèche
01:03:44et pourquoi
01:03:45alors qu'on avait
01:03:45des réserves
01:03:46qui n'étaient pas
01:03:46à ce prix là avant
01:03:47je ne comprends pas
01:03:48non
01:03:49et vous m'avez dit
01:03:49que vous avez été
01:03:50en vacances
01:03:50vous étiez en Espagne
01:03:52vous avez vu des choses
01:03:52différentes par rapport
01:03:54au carburant
01:03:55au prix du carburant
01:03:56bien sûr
01:03:56le carburant
01:03:57est beaucoup moins cher
01:03:57en Espagne
01:03:58ils ont diminué
01:03:59les taxes
01:04:00en Espagne
01:04:00chose qui n'a pas
01:04:01été faite en France
01:04:03tout simplement
01:04:04nous ce qu'on voit
01:04:05depuis qu'on est ici
01:04:07sur cette terre
01:04:07d'autoroute
01:04:08ce qu'on constate
01:04:09avec Timothée Forger
01:04:09c'est que les Français
01:04:11en ont assez
01:04:12ils ont l'impression
01:04:14d'être vraiment pris
01:04:14en otage
01:04:15c'est un sentiment
01:04:16que vous partagez
01:04:16évidemment
01:04:17bien sûr
01:04:18c'est tout le temps
01:04:19comme ça
01:04:20ça pète ailleurs
01:04:21mais c'est nous
01:04:22qui en subissons
01:04:22les conséquences
01:04:23il y en a vraiment marre
01:04:25merci
01:04:26merci beaucoup
01:04:27Corinne
01:04:28vous l'avez entendu
01:04:30de la part de Corinne
01:04:31ce ras-le-bol
01:04:33des Français
01:04:33ce ras-le-bol
01:04:34que nous avons constaté
01:04:35nous aussi
01:04:36avec Timothée Forger
01:04:37on est sur cette terre
01:04:38d'autoroute
01:04:39Pierre
01:04:39donc il y a beaucoup
01:04:39de gens qui partent
01:04:40en vacances
01:04:40qui nous ont dit
01:04:41qu'ils allaient être
01:04:42obligés de faire
01:04:43des sacrifices
01:04:44notamment
01:04:44sur des petites dépenses
01:04:46pour des enfants
01:04:47que ce soit des cadeaux
01:04:48ou alors des glaces
01:04:49c'est le budget
01:04:50des vacances
01:04:50qui va être revu
01:04:51aussi à la baisse
01:04:52Pierre
01:04:53c'est la glace
01:04:54vanille fraise
01:04:55dans le réservoir
01:04:55de la voiture
01:04:56c'est la très très
01:04:56mauvaise surprise
01:04:57de cet été
01:04:58non mais je ne sais
01:04:59absolument pas drôle
01:05:00merci beaucoup
01:05:00Régine Delfour
01:05:02sur l'autoroute
01:05:03à 10 avec
01:05:03Timothée Forger
01:05:05Pierre Chasseret
01:05:05est avec nous
01:05:06de l'association
01:05:0840 millions
01:05:08d'automobilistes
01:05:10effectivement
01:05:10c'est cette
01:05:11mauvaise surprise
01:05:13cher Pierre
01:05:14de l'été
01:05:16alors qu'on pensait
01:05:17tout cela
01:05:17derrière nous
01:05:28petit problème
01:05:29de liaison
01:05:29avec Pierre Chasseret
01:05:30est-ce que Pierre
01:05:30vous nous entendez
01:05:36bon j'ai l'impression
01:05:36qu'on a un problème
01:05:37de
01:05:37on va essayer
01:05:38de vous joindre
01:05:39par téléphone
01:05:39Pierre Chasseret
01:05:40et je vais faire
01:05:40d'abord réagir
01:05:41Ophéli Roch
01:05:42et Amaury Brelet
01:05:43c'est quand même
01:05:43la mauvaise surprise
01:05:45on avait
01:05:46cet épisode
01:05:47qui était derrière
01:05:48nous
01:05:48on avait même
01:05:49j'allais dire
01:05:50rigolé
01:05:51de manière
01:05:51un peu jaune
01:05:52quand même
01:05:53de ces dispositifs
01:05:55gouvernementaux
01:05:55qui finalement
01:05:56à la fin
01:05:56on se disait
01:05:57finalement
01:05:57ils ne vont peut-être
01:05:58pas mettre en place
01:05:58les aides
01:05:59parce que finalement
01:05:59le prix de l'essence
01:06:00redescend
01:06:01là
01:06:02quand j'ai interrogé
01:06:03Philippe Tavoro
01:06:04le ministre des Transports
01:06:04l'autre jour
01:06:05dans la grande interview
01:06:06il disait que
01:06:07sans doute
01:06:07des dispositifs d'aide
01:06:08allaient être mis en place
01:06:09et puis là
01:06:10on se retrouve
01:06:11que les prix
01:06:12augmentent à nouveau
01:06:12ça tombe évidemment
01:06:14très très mal
01:06:14en plein coeur
01:06:15des vacances
01:06:15alors que
01:06:1770% des Français
01:06:18qui partent en vacances
01:06:18utilisent leur voiture
01:06:19on est déjà
01:06:21à l'échelle
01:06:22de l'année
01:06:23on sera probablement
01:06:24au-dessus de 2%
01:06:24d'inflation
01:06:25donc globalement
01:06:25l'inflation pèse
01:06:27sur les finances
01:06:27des Français
01:06:28alors on avait espéré
01:06:31lors du cesser le feu
01:06:32que cela ralentisse
01:06:34et que les prix
01:06:34repartent à la baisse
01:06:35malheureusement
01:06:36on l'a bien vu
01:06:36la guerre a repris
01:06:37et elle n'est pas
01:06:38près de s'arrêter
01:06:39donc la seule solution
01:06:41on la connaît tous
01:06:42sur ce plateau
01:06:43et tous les Français
01:06:43la connaissent
01:06:44c'est évidemment
01:06:44de baisser les taxes
01:06:45qui pèsent pour plus
01:06:46de la moitié du prix
01:06:47payé à la pompe
01:06:49malheureusement
01:06:49pour cela
01:06:49il faudrait trouver
01:06:50des économies ailleurs
01:06:51ce que nos responsables
01:06:52politiques sont incapables
01:06:53de faire
01:06:53et pourtant
01:06:54c'est la gaffe généralisée
01:06:55on aurait de quoi couper
01:06:56c'est ce que disait encore
01:06:58Sébastien Chenu ce matin
01:06:59dans la grande interview
01:07:00du RN
01:07:00qui disait qu'il fallait
01:07:01des taxes à 5,5
01:07:02bien sûr
01:07:03au minimum
01:07:03c'est d'ailleurs
01:07:04ce que beaucoup de pays
01:07:05en Europe ont fait
01:07:06on a les taxes
01:07:07parmi les plus élevées
01:07:07du continent
01:07:08donc là il faudrait
01:07:09évidemment couper
01:07:09dans tout ça
01:07:10on en revient toujours
01:07:11au même problème
01:07:12c'est le courage politique
01:07:13personne dans ce pays
01:07:13depuis plus de 30 ans
01:07:14n'est capable de trouver
01:07:15des économies
01:07:16et de couper
01:07:17dans la dépense publique
01:07:18donc on espère
01:07:18qu'en 2027
01:07:20il se retrouvera
01:07:21un candidat
01:07:21qui ait ce courage
01:07:22pour l'avenir
01:07:23Ophélie Roch
01:07:23grande utilisatrice
01:07:25d'automobiles
01:07:26enfin cela dit
01:07:27observatrice aussi
01:07:28de ce qui se passe
01:07:28oui c'est ce que j'allais dire
01:07:29c'est vrai qu'on parle
01:07:30beaucoup du prix de l'essence
01:07:30parce que c'est symbolique
01:07:31il y a des prix comme ça
01:07:32qui sont des seuils
01:07:33en fait
01:07:34mais tout a augmenté
01:07:35en fait
01:07:35tout à l'heure
01:07:36vous parliez de la glace
01:07:37mais tout en fait
01:07:38c'est à dire que
01:07:38quand vous allez
01:07:39je ne sais même pas
01:07:40comment faire
01:07:41un couple au SMIC
01:07:42qui aurait deux enfants
01:07:43pour se payer des vacances
01:07:45en France
01:07:45parce que tout est tellement cher
01:07:47tout est tellement
01:07:47mais des prix rédhibitoires
01:07:49que tout devient compliqué
01:07:50qu'est-ce que vous voulez
01:07:51offrir en effet
01:07:51à votre enfant
01:07:52telle part d'attraction
01:07:54quand finalement
01:07:54vous devez dépenser
01:07:55400 euros la journée
01:07:56enfin c'est hors de prix
01:07:58c'est hors de prix
01:07:59puis il n'y a pas de répit
01:08:00non seulement il n'y a pas de répit
01:08:02mais en plus
01:08:02il y a une aggravation constante
01:08:04qui fait qu'on a l'habitude
01:08:06maintenant
01:08:08Alors on a retrouvé
01:08:09Pierre Chasseret
01:08:10de 40 millions
01:08:11d'automobilistes
01:08:13vous nous entendez
01:08:14j'imagine
01:08:15comment est-ce que
01:08:16vous réagissez
01:08:17justement
01:08:18à ce qu'on pensait
01:08:19être derrière nous
01:08:22C'est pas derrière nous
01:08:24en fait
01:08:24on en a moins parlé
01:08:25dans les médias
01:08:26parce que les tarifs
01:08:27étaient inférieurs
01:08:27à 2 euros le litre
01:08:28en fait pour les médias
01:08:29la tarif c'est 2 euros
01:08:31le problème c'est
01:08:32que dès que ça passe
01:08:32sous les 2 euros
01:08:33on n'en parle pas
01:08:33alors que c'est insupportable
01:08:34pour les français
01:08:35on a réussi à faire accepter
01:08:36aux français
01:08:37que le tarif
01:08:38était aux alentours
01:08:38de 2 euros
01:08:39c'est pas le cas
01:08:39ce qui fait la différence
01:08:40avec nos voisins européens
01:08:41et c'est ce que je décris
01:08:42dans mon livre
01:08:43Balance ton plein
01:08:43aux éditions Fayard
01:08:45d'ailleurs si tout le monde
01:08:45veut tout comprendre
01:08:46sur les carburants
01:08:47je vous invite à le lire
01:08:48et bien qu'est-ce qu'on va voir
01:08:49à l'intérieur
01:08:49on va voir que la France
01:08:50c'est le pays
01:08:51qui outrepasse la fiscalité
01:08:52pour écraser fiscalement
01:08:54les automobilistes français
01:08:56la réponse est imputable
01:08:57à l'état
01:08:57et j'entends de loin
01:08:58les petits mots
01:08:59qui vont me dire
01:09:00oui mais la France
01:09:00n'a plus les moyens
01:09:01de baisser les taxes
01:09:02c'est une erreur
01:09:03fondamentale économique
01:09:04puisqu'en fait
01:09:05depuis qu'on ne baisse
01:09:06pas les taxes
01:09:06la France
01:09:07entre en récession
01:09:09moins il y a d'argent
01:09:10on ne peut pas demander
01:09:10aux français
01:09:11de dépenser l'argent
01:09:12qu'ils n'ont pas
01:09:12donc il est évident
01:09:14que si on leur baisse
01:09:15leur pouvoir d'achat
01:09:15fatalement ça va se traduire
01:09:17par une chute
01:09:17des petits achats
01:09:18vous parliez Pierre
01:09:19en début de sujet
01:09:20de la fameuse glace
01:09:21à la vanille
01:09:21pour les enfants
01:09:22c'est celle-ci
01:09:23qui va disparaître
01:09:24du budget des vacances
01:09:25et derrière
01:09:26ça a des conséquences
01:09:27économiques très fortes
01:09:28c'est ça la récession
01:09:29c'est quand on perd
01:09:30en croissance
01:09:30c'est quand on perd
01:09:31en consommation
01:09:32Est-ce que vous comprenez
01:09:33Pierre Chasseret
01:09:34de manière
01:09:35j'allais dire
01:09:36inhérente au sujet
01:09:37la polémique sur Total
01:09:38j'entendais
01:09:39sur d'autres antennes
01:09:41aussi que
01:09:41certains disaient
01:09:43mais vous comprenez
01:09:43les indépendants
01:09:44ont beaucoup souffert
01:09:45de ce plafonnement
01:09:47des prix
01:09:47par Total
01:09:49ce qui risque
01:09:49de se prolonger
01:09:51d'ailleurs
01:09:51pour le groupe pétrolier
01:09:54C'est vrai
01:09:55c'est vrai
01:09:55Total
01:09:56en mettant une barre
01:09:58au prix
01:09:59est en train
01:09:59finalement
01:10:00de tuer
01:10:01les petites stations
01:10:02services locales
01:10:03c'est une réalité
01:10:04mais il ne faut pas
01:10:05se tromper
01:10:05de bouc émissaire
01:10:06le bouc émissaire
01:10:07n'est pas Total
01:10:08c'est même Total
01:10:09qui permet à la France
01:10:10de contenir
01:10:10à peu près
01:10:11les prix des carburants
01:10:11la réalité
01:10:12c'est qu'on fait face
01:10:13en France
01:10:14à une fiscalité
01:10:15totalement délirante
01:10:16sur les prix des carburants
01:10:17rappelons quand même
01:10:18que si on voulait
01:10:18être juste
01:10:19profondément européen
01:10:20sans vouloir
01:10:21être anarchiste
01:10:22je dis bien
01:10:24profondément européen
01:10:24on pourrait baisser
01:10:25la fiscalité
01:10:26des carburants
01:10:27d'environ 70 centimes
01:10:28par litre
01:10:29si on appliquait
01:10:30seulement
01:10:31les directives européennes
01:10:32sans faire le zèle
01:10:33à la française
01:10:34c'est-à-dire
01:10:35à matraquer
01:10:35les français
01:10:35à coups de taxes
01:10:36je le répète
01:10:37ce n'est pas de l'anarchie
01:10:38de vouloir abaisser
01:10:39la fiscalité
01:10:40sur les carburants
01:10:40c'est au contraire
01:10:41suivre les recommandations
01:10:43européennes
01:10:43qui préconisent
01:10:44une fiscalité
01:10:44qui est 70 centimes
01:10:46par litre
01:10:47inférieure
01:10:47à celle qu'on nous propose
01:10:48merci beaucoup
01:10:49Pierre Chasseret
01:10:50d'avoir été avec nous
01:10:52et je pense malheureusement
01:10:54que nous allons en reparler
01:10:55de ce sujet
01:10:56avec vous
01:10:57et je rappelle
01:10:58que balance ton plein
01:10:59c'est votre livre
01:10:59c'est faillard
01:11:00et que balance ton plein
01:11:01si je ne me trompe pas
01:11:03ça part
01:11:04d'un hashtag
01:11:05que vous avez lancé
01:11:06dans l'émission
01:11:07100% frontière
01:11:08avec Gauthier Lebray
01:11:09et effectivement
01:11:10tous les jours
01:11:12vous demandiez
01:11:13à tous ces français
01:11:14de balancer
01:11:15le prix
01:11:16du plein d'essence
01:11:17qu'ils avaient
01:11:17dans leur région
01:11:18c'est bien ça
01:11:19tout à fait
01:11:20ce qui nous a permis
01:11:21derrière
01:11:21de pouvoir dresser
01:11:22un portrait
01:11:23de la France qui roule
01:11:24et ces portraits
01:11:25de français
01:11:25qui aujourd'hui
01:11:26souffrent directement
01:11:27de la fiscalité
01:11:28sur les carburants
01:11:29avec les conséquences
01:11:30que vous connaissez
01:11:30Pierre
01:11:31c'est qu'aujourd'hui
01:11:31la France
01:11:32a un taux de croissance
01:11:33à zéro
01:11:33qu'on perd de l'argent
01:11:35au quotidien
01:11:35parce que l'État
01:11:36par zèle
01:11:37refuse de baisser
01:11:38la fiscalité
01:11:39sur la mobilité
01:11:40sans comprendre
01:11:41que si on taxe
01:11:42la mobilité
01:11:43au final
01:11:43on a moins d'argent
01:11:44moins de pouvoir d'achat
01:11:45ça paraît basique
01:11:46normalement
01:11:47un élève de CM2
01:11:48devrait le comprendre
01:11:48mais apparemment
01:11:49du côté du gouvernement
01:11:50on ne l'a pas encore compré
01:11:50Allez tous au CM2
01:11:52on reprend la classe
01:11:53de CM2 au gouvernement
01:11:55merci beaucoup
01:11:56Pierre Chasseret
01:11:57et donc ce livre
01:11:58Balance ton plein
01:11:58c'est chez Fayard
01:12:00je parlais du détroit
01:12:01d'Hormuz
01:12:01évidemment
01:12:02qui est à l'origine
01:12:02de toutes ses conséquences
01:12:04en France
01:12:05depuis le retour de la guerre
01:12:06ce détroit fonctionne au ralenti
01:12:07alors que le prix du carburant
01:12:09reste désespérément élevé
01:12:11on vient de le voir
01:12:12bonjour Pierre Crépy
01:12:12bonjour
01:12:13quelle est la situation
01:12:14dans le détroit d'Hormuz
01:12:15aujourd'hui ?
01:12:16alors pour tout comprendre
01:12:17moi je vous propose
01:12:17de faire une comparaison
01:12:18il y a eu un cessez-le-feu
01:12:19entre les Etats-Unis
01:12:20et l'Iran
01:12:21qui a été signé
01:12:22en juin dernier
01:12:23depuis lors
01:12:24le détroit d'Hormuz
01:12:25on y voyait
01:12:2610 à 20 navires
01:12:27qui circulaient
01:12:27tous les jours
01:12:28sur la carte
01:12:29que vous avez en face de vous
01:12:30qui date des 48 dernières heures
01:12:31on remarque
01:12:32qu'il n'y en a désormais
01:12:33plus que 5
01:12:34et d'ailleurs
01:12:34depuis cette nuit
01:12:35il n'y en a d'ailleurs
01:12:35plus du tout
01:12:37et on précise
01:12:38pour être tout à fait juste
01:12:39qu'il y existe
01:12:40des navires fantômes
01:12:41peut-être qu'on ne voit pas
01:12:41qui n'ont pas déclenché
01:12:43leur GPS
01:12:44résultat
01:12:44vous allez le voir
01:12:45sur la vidéo suivante
01:12:46la réalité du détroit d'Hormuz
01:12:47ce sont des navires
01:12:48qui sont complètement coulés
01:12:49comme celui-ci
01:12:50qui a probablement été touché
01:12:51par une mine
01:12:52mais ça peut aussi être
01:12:53par une frappe
01:12:54alors celle-ci
01:12:55il s'agit d'un vracquier
01:12:56qui a été retrouvé
01:12:57sur les côtes
01:12:58de Bandarabas
01:12:59en Iran
01:13:00ça peut aussi être le cas
01:13:01pour des pétroliers
01:13:02ce qui va
01:13:02vous allez le voir
01:13:03influer sur le carburant
01:13:04l'information importante
01:13:05de la journée
01:13:06c'est que cette nuit
01:13:07les Etats-Unis
01:13:07ont déclaré
01:13:08qu'il y aurait un blocus
01:13:09du détroit d'Hormuz
01:13:10vous allez voir concrètement
01:13:11ce que ça donne
01:13:12sur une carte
01:13:12le détroit d'Hormuz
01:13:13vous l'avez en face de vous
01:13:15la zone qui est dans
01:13:16le golfe d'Oman
01:13:17qui est en bleu clair
01:13:17c'est là où le blocus
01:13:19américain aura lieu
01:13:20concrètement
01:13:21nous avons deux
01:13:22porte-avions américains
01:13:23qui sont dans cette zone
01:13:24l'Abraham Lincoln
01:13:25et le George Bush
01:13:27et le contrôle iranien
01:13:29lui va s'effectuer
01:13:29autour de la péninsule
01:13:31de Moussandam
01:13:31c'est là où vous voyez
01:13:33un petit rond rouge
01:13:35qui correspond en fait
01:13:36au plein cœur
01:13:37du détroit d'Hormuz
01:13:37là où l'aviation américaine
01:13:39sera toujours en action
01:13:40et où l'Iran
01:13:41va essayer de garder le contrôle
01:13:43mais alors Pierre
01:13:43si tout est bloqué
01:13:44par où va circuler
01:13:46le carburant ?
01:13:47alors depuis le temps
01:13:48que dure la guerre
01:13:48on a quand même eu
01:13:49le temps de trouver
01:13:50des solutions
01:13:50il existe des voies terrestres
01:13:53où circulent
01:13:53les hydrocarbures
01:13:54la raffinerie
01:13:55la plus connue
01:13:56est celle de Rastanoura
01:13:57en Arabie Saoudite
01:13:58qui est directement reliée
01:13:59au port de Yenbu
01:14:00c'est là où circule
01:14:02le pétrole
01:14:03pour aller notamment
01:14:03en Europe
01:14:04via le canal de Suez
01:14:05mais également
01:14:05par le détroit
01:14:06de Bab el-Mandeb
01:14:07ce qui nous permet
01:14:08de contourner
01:14:09le détroit d'Hormuz
01:14:09il existe aussi
01:14:10des voies terrestres
01:14:11qui passent par la Syrie
01:14:12la Jordanie
01:14:13ou encore l'Irak
01:14:14pour acheminer le pétrole
01:14:15droit vers la mer Méditerranée
01:14:17ceci dit
01:14:18il y a quand même
01:14:18un problème
01:14:19c'est que le détroit d'Hormuz
01:14:20ça représentait
01:14:2120% des exportations mondiales
01:14:23de pétrole
01:14:24notamment pour les pays d'Asie
01:14:26l'Europe n'est pas tant touchée
01:14:27mais les pays d'Asie
01:14:27comme la Chine
01:14:28le sont particulièrement
01:14:29et les conséquences
01:14:30donc c'est que
01:14:31le marché asiatique
01:14:32va récupérer
01:14:33va se replonger
01:14:35de son côté
01:14:35sur la demande
01:14:36de l'Arabie Saoudite
01:14:37qui vend son pétrole
01:14:38normalement
01:14:39à l'Europe
01:14:39l'Arabie Saoudite
01:14:40doit donc vendre son pétrole
01:14:42à plus de pays
01:14:43ce qui a pour conséquence
01:14:44que les prix vont augmenter
01:14:45vous voyez ici
01:14:46le cours du Brent
01:14:47qui a augmenté
01:14:47en 24 heures
01:14:48de quasiment 3%
01:14:50ce qui est quand même important
01:14:51c'est la conséquence importante
01:14:51et puisque le blocus
01:14:53vient à peine de commencer
01:14:54et que la guerre va perdurer
01:14:55on peut craindre
01:14:56une hausse des prix
01:14:57encore pour les prochains jours
01:14:58Merci beaucoup Pierre Crépy
01:15:00et puis catastrophe écologique
01:15:01en vue
01:15:01quand on voit tous ces navires
01:15:02couler dans le détroit d'Arbouze
01:15:03évidemment on en parle peu
01:15:04mais on aura je pense
01:15:05malheureusement
01:15:06l'occasion d'en reparler
01:15:07dans un instant
01:15:07la situation
01:15:08sur les incendies
01:15:09à Fontainebleau
01:15:11et Gabriel Attal
01:15:11doit prendre la parole
01:15:12sur justement
01:15:13ces accusations
01:15:14sur les canadaires
01:15:14à tout de suite
01:15:17Suite de Midi News
01:15:18avec cette information
01:15:19et cette actualité
01:15:20du jour
01:15:21avec les pompiers
01:15:22qui sont toujours
01:15:23à pied d'oeuvre
01:15:23pour tenter de mettre fin
01:15:25à ce feu
01:15:26qui continue
01:15:27avec des reprises de feu
01:15:28du côté de Fontainebleau
01:15:302000 hectares
01:15:31déjà entièrement brûlés
01:15:325 personnes en garde à vue
01:15:33dont un homme de 46 ans
01:15:35dont on a retrouvé la voiture
01:15:36garée sur un parking
01:15:37interdit au public
01:15:39Mathilde Ibanez
01:15:40est avec Florian Doré
01:15:42à l'aérodrome
01:15:43de Paris-Villaroche
01:15:45Mathilde
01:15:45c'est là où justement
01:15:47viennent se ravitailler
01:15:48les canadaires
01:15:52Exactement
01:15:53alors ce ne sont pas
01:15:53les canadaires
01:15:54mais ce sont les dash
01:15:55qui viennent
01:15:55se réapprovisionner
01:15:57ici en carburant
01:15:58et justement
01:15:59nous on se trouve
01:16:00avec Thomas André
01:16:01bonjour
01:16:02vous êtes
01:16:02le responsable
01:16:04du service
01:16:04de sauvetage
01:16:05et de lutte
01:16:05contre les incendies
01:16:06Aéronef
01:16:07de savoir que nous avons
01:16:08on va dire
01:16:09cet espace
01:16:09vers Melun
01:16:11non loin
01:16:11de Fontainebleau
01:16:12on suppose que c'est
01:16:12une grande aide
01:16:13pour pouvoir lutter
01:16:14contre les flammes
01:16:15Oui tout à fait
01:16:16c'est un véritable atout
01:16:17on se situe sur la plateforme
01:16:18derrière moi
01:16:18de l'aérodrome
01:16:19de Paris-Villaroche
01:16:19une plateforme située
01:16:21à environ 40 km de Paris
01:16:22et à seulement
01:16:24quelques minutes de vol
01:16:25moins de 5 minutes
01:16:26ce qui permet aux avions
01:16:28principalement aux dash
01:16:29de faire des rotations
01:16:29très courtes
01:16:30entre le moment
01:16:31où ils décollent d'ici
01:16:32ils larguent
01:16:32et ils reviennent
01:16:33ils se passent
01:16:33moins de 15 minutes
01:16:34donc c'est vraiment
01:16:35un véritable atout
01:16:36pour aider les personnels
01:16:37au sol
01:16:37On voit en tout cas
01:16:38ces dash en mouvement
01:16:40depuis déjà le début
01:16:41ils luttent
01:16:42contre les flammes
01:16:43ils aident justement
01:16:44également les pompiers
01:16:44qui se trouvent
01:16:46au sol
01:16:46sur des zones
01:16:47en plus la forêt
01:16:48de Fontainebleau
01:16:49qui est quand même
01:16:49extrêmement difficile d'accès
01:16:50extrêmement rocheuse
01:16:52sableuse
01:16:52on imagine que
01:16:53d'avoir un point
01:16:54comme ça ici
01:16:55c'est une aide
01:16:56extrêmement précieuse
01:16:57en termes de temps
01:16:57puisque c'est compté
01:16:58ce type d'incendie
01:16:59notamment à Fontainebleau
01:17:00Oui tout à fait
01:17:01le temps est précieux
01:17:02sur ces incendies là
01:17:03là on a la chance
01:17:04d'avoir à l'instant T
01:17:05deux dash qui tournent
01:17:06en permanence
01:17:07qui effectuent des largages
01:17:08comme je vous le disais
01:17:08très régulièrement
01:17:09on a une équipe
01:17:10de pélicandrum
01:17:12qui sont prêts
01:17:13à intervenir
01:17:13toute la journée
01:17:14et qui charge en eau
01:17:15les avions
01:17:16et puis avec les moyens
01:17:18du service départemental
01:17:19d'incendie et de secours
01:17:20de Seine-et-Marne
01:17:20et ceux du service
01:17:21de sauvetage
01:17:22on aide cette équipe
01:17:24PEL qui est au sol
01:17:24à charger les avions
01:17:25à l'intérieur de ces dash
01:17:27on peut les voir
01:17:28juste à l'image
01:17:29là juste à côté
01:17:29ils arrivent en tout cas
01:17:30pour refaire le plan
01:17:31de carburant
01:17:32les équipes qui sont
01:17:33à l'intérieur justement
01:17:34c'est quoi leur mission
01:17:35ils sont combien
01:17:36à l'intérieur
01:17:36de ce genre de dash
01:17:37ils sont deux
01:17:39il y a un pilote
01:17:40et c'est très souvent
01:17:40un mécanicien
01:17:42c'est des professionnels
01:17:43aguerris
01:17:44qui ont fait des gros terrains
01:17:46leur mission à eux
01:17:47c'est en fonction
01:17:48avec le véhicule
01:17:49poste de commande
01:17:50et le commandement
01:17:50des opérations de secours
01:17:52qui est sur place
01:17:52c'est de larguer au plus près
01:17:55des barrières
01:17:56de retardant
01:17:57et là en l'occurrence
01:17:58ce sont des largages d'eau
01:17:59puisque nous n'avons pas
01:18:00de retardant
01:18:00là à l'instant T
01:18:01d'accord
01:18:01parce qu'on peut
01:18:02donc c'est soit rempli en eau
01:18:03soit rempli en retardant
01:18:05voilà exactement
01:18:05et là aujourd'hui
01:18:06la stratégie c'est de larguer en eau
01:18:08en tout cas merci beaucoup
01:18:09d'avoir répondu
01:18:09à nos questions
01:18:10ce qu'on peut vous dire
01:18:11c'est qu'ici
01:18:11que ce soit dans les airs
01:18:13ou sur le terrain
01:18:14les pompiers
01:18:15et toutes les forces
01:18:16justement au ciel
01:18:18et bien
01:18:19sont extrêmement mobilisés
01:18:20pour et bien
01:18:21éteindre le feu
01:18:23puisque si le feu est fixé
01:18:24les ponts n'est pas éteints
01:18:25les pompiers continuent
01:18:26en tout cas sur le terrain
01:18:27à faire ce qu'on appelle
01:18:28des noyages
01:18:29et les dashs
01:18:31que vous voyez justement
01:18:32derniers mois
01:18:33eux continuent à larguer
01:18:34dans des zones qui sont
01:18:35impossibles d'accès
01:18:35pour les pompiers
01:18:36merci beaucoup
01:18:37Mathilde Ibanez
01:18:38avec Florian Doré
01:18:39pour ses précisions
01:18:40sur cet aérodrome
01:18:41de Paris-Villaroche
01:18:43près de Melun
01:18:44où viennent justement
01:18:45se ravitailler
01:18:46les dashs
01:18:47et non pas les canadaires
01:18:49qui se ravitaillent
01:18:50d'ailleurs autrement
01:18:50en allant
01:18:51et on l'a vu
01:18:52les examens sont spectaculaires
01:18:53des canadaires
01:18:54qui se sont posés
01:18:56dernièrement sur la Seine
01:18:57près de Fontainebleau
01:18:58pour se ravitailler
01:19:00justement
01:19:00il a été beaucoup question
01:19:01des canadaires
01:19:02et de leur efficacité
01:19:05et surtout de leur nombre
01:19:06et de leur âge
01:19:07est-ce qu'on a suffisamment
01:19:08de canadaires
01:19:09est-ce qu'il faudrait
01:19:10en recommander d'autres
01:19:11écoutez Emmanuel Macron
01:19:12c'était en 2022
01:19:13sur la question
01:19:14des canadaires
01:19:18Emmanuel Macron
01:19:19qu'on va entendre
01:19:19dans quelques instants
01:19:21et qui effectivement
01:19:22lui faisait
01:19:23le diagnostic
01:19:24du nombre
01:19:25de canadaires
01:19:26que l'on avait
01:19:27en France
01:19:28et il promettait
01:19:30effectivement
01:19:30que cette flotte
01:19:32soit réapprovisionnée
01:19:33on écoute
01:19:34le président
01:19:35de la République
01:19:36parler
01:19:37c'était en 2022
01:19:38déjà il y a 4 ans
01:19:40de ces canadaires
01:19:43nous en avons
01:19:4512 aujourd'hui
01:19:46nous allons
01:19:47investir massivement
01:19:49pour que d'ici
01:19:49la fin du quinquennat
01:19:50ces 12 soient remplacés
01:19:51et que leur nombre
01:19:52soit porté jusqu'à 16
01:19:53ce qui est un volume
01:19:55de commandes
01:19:55inédit
01:19:56quand on regarde
01:19:58ce que nous avons fait
01:19:58ces dernières décennies
01:20:02voilà ce que disait
01:20:04Emmanuel Macron
01:20:05et quand on écoute
01:20:06Jean-Luc Mélenchon
01:20:09pas plus tard qu'hier
01:20:10il pose la question
01:20:12sur ces canadaires
01:20:14vous monsieur Edouard Philippe
01:20:18et c'est lui
01:20:20qui vous avait annoncé
01:20:2116 canadaires
01:20:25il n'en a pas
01:20:27il y en avait déjà
01:20:27la moitié
01:20:28qui ne fonctionnait plus
01:20:29à l'époque
01:20:29et bien ça ne s'est pas
01:20:30arrangé depuis
01:20:31et il y a aussi
01:20:32monsieur Attal
01:20:35alors lui
01:20:35il a encore fait mieux
01:20:37comme il ne savait pas
01:20:38où économiser
01:20:38il a dit
01:20:39les canadaires
01:20:39tout le monde s'en fout
01:20:40en tout cas lui
01:20:41s'en fout
01:20:41quick
01:20:41il a coupé
01:20:43alors on ne sait pas
01:20:44s'il s'en fout
01:20:45monsieur Mélenchon
01:20:46pardonnez-moi
01:20:47et justement
01:20:48il va répondre
01:20:49à cette question
01:20:51que monsieur Mélenchon
01:20:53lui pose
01:20:53Gabriel Attal
01:20:54qui est en déplacement
01:20:55et qui va
01:20:56dans quelques instants
01:20:57justement prendre la parole
01:20:58pour savoir
01:20:58et on espère
01:21:00que les journalistes
01:21:01vont lui poser
01:21:01la question
01:21:02sur justement
01:21:03ces canadaires
01:21:04ça vous effraie
01:21:05Ophélie Roch
01:21:06le fait qu'on ait
01:21:07si peu de moyens
01:21:09pour lutter contre les flammes
01:21:10ce qui m'effraie
01:21:10c'est de se dire
01:21:11qu'on n'a pas les moyens
01:21:11d'en racheter
01:21:12deux supplémentaires
01:21:14à peu près 37 millions
01:21:15d'euros
01:21:16on se dit
01:21:16on n'est pas capable
01:21:17même si on arrondit
01:21:19à 75 millions
01:21:21parce qu'il y a
01:21:21des faux frais
01:21:22on n'est pas capable
01:21:23en France
01:21:23de mettre 75 millions
01:21:24pour deux canadaires
01:21:27on ne parle pas
01:21:27de milliards
01:21:28on parle souvent
01:21:30du retard
01:21:30qu'on prend
01:21:31sur les IA
01:21:32et là je veux bien
01:21:32l'entendre
01:21:33parce qu'en effet
01:21:33ça se chiffre en milliards
01:21:34et qu'on n'a pas
01:21:35les moyens de mettre ça
01:21:36mais là on se dit
01:21:37deux
01:21:37sérieusement
01:21:38deux canadaires
01:21:38on a décidé
01:21:39d'en enlever deux
01:21:41pour économiser
01:21:4170 millions
01:21:42mais on marche
01:21:44sur la tête
01:21:44où on est vraiment
01:21:45plus pauvre encore
01:21:45que ce qu'on nous dit
01:21:46c'est-à-dire
01:21:46à un moment
01:21:47c'est pas envisageable
01:21:48là-dessus Mélenchon
01:21:49je le trouve assez brillant
01:21:50il a raison
01:21:51là-dessus
01:21:51il a entièrement raison
01:21:52c'est-à-dire qu'on ne peut pas
01:21:54si vous voulez
01:21:55faire des discours
01:21:56en disant
01:21:56regardez on fait les choses
01:21:57on s'occupe de vous
01:21:59on s'occupe des français
01:22:00on va faire tout ce qu'il a
01:22:01en notre pouvoir de faire
01:22:02et puis derrière
01:22:03en fait on sabre les choses
01:22:04et puis quand ça va mal
01:22:05en fait on dit
01:22:06ah oui mais non
01:22:07et plus personne n'est responsable
01:22:08là il a raison
01:22:09il faut pointer
01:22:10il y a eu des défaillances
01:22:11il faut pointer en disant
01:22:12mais quelle était
01:22:14quelle était cette envie
01:22:15finalement insensée
01:22:16de dire on n'en a plus besoin
01:22:17tout simplement
01:22:17parce qu'il y a fait une année
01:22:18où il n'y a pas eu une canicule
01:22:20Amoribolet
01:22:20la France est la septième puissance
01:22:22du monde
01:22:22qui a dépensé en 2025
01:22:25plus de 1700 milliards d'euros
01:22:27d'argent public
01:22:29et qui n'est pas capable
01:22:30de trouver 80 millions d'euros
01:22:32pour payer de Canadair
01:22:33tout est dit
01:22:34d'un pays qui n'est pas géré
01:22:35mal géré
01:22:36et même qui n'est pas géré
01:22:37depuis plus de 20 ans
01:22:39sachant que les délais de livraison
01:22:41sont d'au moins 6 ans
01:22:42donc tout cela aurait dû être fait
01:22:43depuis bien longtemps
01:22:45Gabriel Attal évidemment
01:22:45a une responsabilité
01:22:46puisqu'il a décidé
01:22:47il a pris la décision
01:22:48de supprimer ces crédits
01:22:50qui auraient dû permettre
01:22:51de financer
01:22:52ces engins indispensables
01:22:54dans la lutte anti-feu
01:22:55mais plus globalement
01:22:56il y a une impérissie
01:22:57de l'Etat
01:22:58et de nos gouvernants
01:22:58dans la prévision
01:23:00et dans la protection
01:23:01des Français
01:23:01et gouverner
01:23:02c'est prévoir
01:23:03c'est absolument dramatique
01:23:04alors justement
01:23:05que dit la porte-parole
01:23:06du gouvernement
01:23:07Maude Bréjon
01:23:08sur cette histoire
01:23:09de Canadair
01:23:12on a 12 Canadair
01:23:13et on a 8 Dash
01:23:14en réalité
01:23:15il convient de parler
01:23:16de l'ensemble des avions
01:23:17dits bombardiers d'eau
01:23:18donc Emmanuel Macron
01:23:18s'est trompé ?
01:23:19non
01:23:19c'est pas ce que je dis
01:23:20vous savez ce qu'on a fait
01:23:22en 2017
01:23:22quand on est arrivé
01:23:23vous savez ce qu'a fait
01:23:24Gérard Collomb
01:23:25paix à son âme
01:23:26ministre de l'intérieur
01:23:27lorsqu'il est arrivé
01:23:28place Beauvau
01:23:29il a immédiatement
01:23:30lancé une commande
01:23:31de 6 Dash
01:23:33qui sont des avions
01:23:34bombardiers d'eau
01:23:34que nous avons reçus
01:23:36nous avons ensuite
01:23:37commandé 2 Canadair
01:23:39puis 2 nouveaux Canadair
01:23:41supplémentaires
01:23:42et les moyens alloués
01:23:44à la lutte contre
01:23:46les incendies
01:23:47aux risques incendies
01:23:48ont augmenté
01:23:49de 40%
01:23:50entre la période
01:23:512019-2022
01:23:52et 2022-2025
01:23:54c'est difficile
01:23:55de défendre
01:23:56un bilan
01:23:57à postérieure
01:23:59quand on est devant
01:23:59la réalité
01:24:00au point même
01:24:01d'évoquer
01:24:02un ministre décédé
01:24:03ou essayer de se justifier
01:24:05de son inconséquence
01:24:06et de son incompétence
01:24:07c'est insupportable
01:24:08les français
01:24:09n'en peuvent plus
01:24:10de ce genre de discours
01:24:10de se fausser
01:24:12entre des élites
01:24:12qui se croient
01:24:14toutes les armées
01:24:14y compris
01:24:15de pouvoir justifier
01:24:16les pires errements
01:24:17et les pires erreurs passées
01:24:18vous savez que parfois
01:24:19les français nous reprochent
01:24:20d'inviter les membres
01:24:21du gouvernement
01:24:22en disant
01:24:23pourquoi est-ce que
01:24:23vous les invitez
01:24:24alors qu'ils essayent
01:24:27de défendre l'indéfendable
01:24:28vous avez bien raison
01:24:28de les inviter
01:24:29pour les mettre face
01:24:30à leur contradiction
01:24:31c'est ce qu'on fait
01:24:32c'est ce que moi
01:24:33j'essaye de faire
01:24:34en ce moment
01:24:35d'ailleurs tous les matins
01:24:36ce qui est insupportable
01:24:36avec Maude Bréjon
01:24:37c'est qu'elle a toujours
01:24:38l'air d'être satisfaite
01:24:39d'elle-même
01:24:39c'est-à-dire que c'est fou
01:24:40parce qu'elle pourrait
01:24:42tenter
01:24:42parce que c'est son job
01:24:43de défendre le gouvernement
01:24:44ce n'est pas ça
01:24:45qu'on lui reproche
01:24:45d'une certaine manière
01:24:46ce qu'on lui reproche
01:24:47c'est la manière condescendante
01:24:49voire même
01:24:50c'est pas que je trouve
01:24:51je pense que c'est
01:24:52l'ensemble des français
01:24:53qui trouvent
01:24:53qu'elle parle toujours
01:24:54de manière condescendante
01:24:55comme si finalement
01:24:56le problème
01:24:57ce n'était pas la réalité
01:24:58mais c'était notre perception
01:24:59de la réalité
01:25:00alors Gabriel Attal
01:25:01je vous le disais
01:25:02va répondre aux journalistes
01:25:04sur notamment
01:25:05j'espère
01:25:05la question des canadaires
01:25:07voici le candidat
01:25:08à la présidence de la République
01:25:16bon je suis très heureux
01:25:18d'être ici
01:25:18aujourd'hui à Nevers
01:25:19pour cette
01:25:21onzième étape
01:25:22du Tour de France
01:25:22je suis avec
01:25:23le maire de Nevers
01:25:24mon ami
01:25:24et soutien
01:25:26Denis Thuriot
01:25:27qui fait tellement
01:25:27pour le sport
01:25:29notamment dans cette
01:25:30belle ville de Nevers
01:25:31et puis accompagné
01:25:31des députés
01:25:32Benjamin Dirks
01:25:33et Denis Maceglia
01:25:35le Tour de France
01:25:36c'est l'âme de la France
01:25:37c'est évidemment
01:25:38nos paysages
01:25:39notre patrimoine
01:25:40c'est aussi
01:25:41des valeurs
01:25:42les valeurs du dépassement
01:25:43de l'effort
01:25:44de l'entraide
01:25:45et puis c'est la transmission
01:25:46je crois qu'on a tous
01:25:47des souvenirs
01:25:48avec nos parents
01:25:48avec nos grands-parents
01:25:50de grands moments
01:25:50du Tour de France
01:25:51qu'on a vécu en famille
01:25:53et donc c'est
01:25:53une part essentielle
01:25:55de l'âme de la France
01:25:55c'était très important
01:25:56pour moi d'être là
01:25:57puisque ça fait je crois
01:25:5823 ans
01:25:59monsieur le maire
01:25:59que Nevers
01:26:00n'avait pas été
01:26:01ville d'étape
01:26:02le Tour était passé
01:26:03mais en tout cas
01:26:04c'est aussi un grand moment
01:26:05important pour ce territoire
01:26:07et donc je suis très heureux
01:26:08d'être là
01:26:08pour célébrer finalement
01:26:09ce qui nous fédère
01:26:10et on a besoin aujourd'hui
01:26:11en France
01:26:12c'est notamment le sport
01:26:13et c'est notamment
01:26:14le Tour de France
01:26:14il y a des incendies
01:26:16actuellement en cours
01:26:16en France
01:26:17dans le sud
01:26:18mais aussi près de Fontainebleau
01:26:19la France Insoumise
01:26:20vous accuse
01:26:21d'être en partie responsable
01:26:22du manque de moyens
01:26:22des pompiers
01:26:23pour avoir fait
01:26:23des coupes budgétaires
01:26:24qui seraient aboutis
01:26:25à la suppression de Canadair
01:26:26qu'est-ce que vous leur répondez ?
01:26:28D'abord je veux évidemment
01:26:29avoir un mot
01:26:29pour nos sapeurs-pompiers
01:26:31qui sont héroïquement
01:26:32et courageusement
01:26:33mobilisés face aux incendies
01:26:34j'étais à l'instant ici
01:26:36avec les pompiers
01:26:37du SDIS
01:26:37de la Nièvre
01:26:38qui eux-mêmes
01:26:39ont fait face
01:26:39à un certain nombre
01:26:40de départs de feu
01:26:41depuis le début
01:26:41de la saison
01:26:42et qui sont
01:26:43comme tous leurs collègues
01:26:44extraordinairement
01:26:45mobilisés
01:26:46et qui méritent
01:26:46tout notre soutien
01:26:48sur le sujet
01:26:49que vous évoquez
01:26:49de Jean-Luc Mélenchon
01:26:50on voit que Jean-Luc Mélenchon
01:26:52ne sait plus quoi faire
01:26:53pour faire parler de lui
01:26:54et donc il fait du trumpisme
01:26:55et il raconte absolument
01:26:56n'importe quoi
01:26:58et on le voit
01:26:58depuis plusieurs jours
01:27:00citez-moi
01:27:01le gouvernement
01:27:02qui depuis 20 ans
01:27:03a commandé
01:27:04des nouveaux Canadair
01:27:05pour la France
01:27:06il y en a eu un
01:27:07c'est le gouvernement
01:27:08que j'ai eu l'honneur
01:27:08de diriger
01:27:10on a fait
01:27:11les seules commandes
01:27:12de Canadair
01:27:12depuis 20 ans
01:27:13en France
01:27:14ont été faites
01:27:14par le gouvernement
01:27:15que j'ai eu l'honneur
01:27:16de diriger
01:27:16on a commandé
01:27:17des Canadair
01:27:18vous savez qu'aujourd'hui
01:27:19les Canadair
01:27:20c'est un monopole
01:27:21d'une entreprise canadienne
01:27:23qui a beaucoup de mal
01:27:23à livrer
01:27:24ces équipements
01:27:26et on a commandé
01:27:27tous ceux qui étaient disponibles
01:27:28pour pouvoir être livrés
01:27:29en France
01:27:30c'est pas arrêté
01:27:30au Canadair d'ailleurs
01:27:31avec Gérald Darmanin
01:27:33qui était ministre
01:27:33de l'intérieur
01:27:34à l'époque
01:27:34grâce aux moyens
01:27:35qu'on avait débloqués
01:27:36pour la sécurité civile
01:27:37on a commandé
01:27:3836 hélicoptères
01:27:39H-145
01:27:41bombardiers d'eau
01:27:42je rappelle par ailleurs
01:27:43que depuis plusieurs années
01:27:44maintenant
01:27:44et depuis 2017
01:27:45les moyens
01:27:46pour la sécurité civile
01:27:47ont été augmentés
01:27:48de près de 70%
01:27:49je vous donne un autre exemple
01:27:50il y avait deux
01:27:51DASH
01:27:51avions bombardiers d'eau
01:27:53en 2017
01:27:54il y en a huit
01:27:55aujourd'hui
01:27:55parce que ces moyens
01:27:56ont été augmentés
01:27:58donc voilà
01:27:58comme d'habitude
01:27:59la France insoumise
01:28:00Jean-Luc Mélenchon
01:28:00raconte absolument
01:28:01n'importe quoi
01:28:02mais surtout
01:28:02quand on regarde
01:28:03les positions
01:28:03qui ont été les leurs
01:28:04les votes
01:28:05qui ont été les leurs
01:28:06si on a pu commander
01:28:07ces Canadair nouveaux
01:28:08quand j'étais Premier ministre
01:28:09si on a pu renouveler
01:28:10la flotte
01:28:11d'avions bombardiers
01:28:12d'hash
01:28:13si on a pu commander
01:28:1436 hélicoptères
01:28:15H-145
01:28:16c'est parce que des moyens
01:28:16ont été débloqués
01:28:17dans une loi
01:28:18la LOPMI
01:28:19qui permettait de donner
01:28:20des moyens supplémentaires
01:28:21à la sécurité civile
01:28:22la France insoumise
01:28:23a voté contre cette loi
01:28:24contre les moyens supplémentaires
01:28:26pour la sécurité civile
01:28:27donc si on écoutait
01:28:28la France insoumise
01:28:29et si on faisait
01:28:29ce que la France insoumise
01:28:30et Jean-Luc Mélenchon proposent
01:28:31on désarmerait pas seulement
01:28:33les policiers
01:28:34on désarmerait aussi
01:28:35nos pompiers
01:28:35donc voilà
01:28:36c'est évidemment important
01:28:37de continuer à renforcer
01:28:38tout ça
01:28:38sur les Canadaires
01:28:39on sait qu'il y a un problème
01:28:40avec ce monopole
01:28:41de cette entreprise canadienne
01:28:42et ce qu'il faut
01:28:43c'est qu'on invente
01:28:44le Canadair européen
01:28:45qu'on ait une solution
01:28:46en Europe souveraine
01:28:48pour un Canadair européen
01:28:50puisqu'on voit malheureusement
01:28:51du fait du dérèglement climatique
01:28:52du fait du réchauffement climatique
01:28:54que dans l'adaptation
01:28:55qu'on doit mettre en place
01:28:56il y a évidemment
01:28:56le fait de disposer
01:28:57de moyens suffisants
01:28:58pour arrêter les feux
01:28:59lorsqu'ils se déclarent
01:29:00ça doit passer par l'Europe
01:29:01ça ne peut pas être
01:29:02une sorte de Canadair français
01:29:03ça ne peut pas être souverain
01:29:04mais je pense qu'il faut
01:29:05une filière française
01:29:06européenne
01:29:07en tout cas il faut
01:29:07qu'on soit souverains
01:29:08et qu'on ne dépende pas
01:29:08Voilà Gabriel Attal
01:29:11sur le terrain
01:29:12déjà en campagne
01:29:13et qui répond
01:29:14à la polémique
01:29:15sur les Canadair
01:29:16on y revient
01:29:17avec nos invités
01:29:17dans quelques instants
01:29:18on va marquer
01:29:18une petite page de pub
01:29:20à tout de suite
01:29:20à tout de suite
01:29:23– Sous-titrage FR 2021
Commentaires