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[#Déclaration] Libreville : l'appel à l'aide des déguerpis de Plaine Orety à Oligui Nguema

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00:01excellence monsieur le président de la république chef de l'état chef du
00:05gouvernement c'est un plaisir pour nous de nous adresser à votre personnalité pour
00:13nous parler des problèmes de déguerpi que vous connaissez depuis fort longtemps
00:19d'abord c'est un plaisir pour nous parce que vous avez été fortement élu par nous
00:24et nous sommes fiers lorsqu'on s'adresse à vous on s'adresse avec à vous avec
00:29beaucoup de fierté parce que c'est notre président nous l'avons élu à plus de 94%
00:37le mois de juin 2025 nous avions été déguerpi ici on nous a cassé de façon sauvage nous avions
00:46été jetés dans la rue comme des rats et jusqu'au jour d'aujourd'hui la plupart d'entre nous
00:54sont
00:54encore dans la rue à la belle étoile les familles sont divisées les femmes habitent là bas les
01:03hommes là bas les enfants tout est en balotage monsieur le président excellence ça vous fait de
01:13la peine parce que avec l'ancien régime on a subi des traumatismes on a peur aujourd'hui effectivement
01:19de revenir sur les mêmes traumatismes revenons au fait après la casse d'ici vous aviez ordonné qu'il
01:28y ait un recensement de tous les déguerpi ce recensement avait été fait on a transmis les
01:33dossiers il était question effectuant des relogements et de l'indemnisation après d'avoir transmis les
01:41dossiers quelques mois plus tard vous avez commencé le relogement à bikélé après cela on s'est étonné
01:49de ce mieux effectivement qui existe depuis là juste à présent même pas une réaction même plus une
01:57communication les familles sont aujourd'hui l'hiver même on ne sait pas à qui s'adresser parce que
02:04le reste des familles qui n'a jamais été relogé ni indemnisé est assise personne ne reçoit aucune
02:10communication tout est bloqué on ne sait pas là où c'est bloqué c'est pour cela on est obligé
02:15de
02:15venir vers où parce qu'on a peur pour qu'on en parle bien entendu lorsque le relogement avait été
02:22fait
02:23et qu'on a commencé à parler aux médias la question la réponse qui revenait de temps en temps c
02:30'était
02:30tout simplement que là le budget n'était pas encore constitué mais monsieur le président
02:36excellence ça fait aujourd'hui près de huit mois ou plus de sept mois que plus de huit mois que
02:44le
02:44budget a été constitué que le budget est en marche que l'exécution est là effectivement cela pose un
02:51problème parce que nous ne voyons pas une réponse à nos préoccupations nous sommes abandonnés livré à
02:58nous mêmes ça fait de mal en ce qui concerne la casse ça fait un an et deux mois que
03:05nous sommes dans
03:06la rue les familles comme je le disais sont traumatisés ça pose un problème on a du mal à
03:12savoir on ne sait même plus à qui on peut c'est là où on peut s'adresser on a
03:16du mal on a peur il y a
03:19l'angoisse on ne sait pas aujourd'hui quand on va vouloir parler on va dire qu'on est en
03:24train de
03:24mal parler mais les gens vont faire comme monsieur le président c'est vous qui a c'est vous qui
03:28avez
03:29pris les responsabilités on vous est élu on se pose des questions à quel à quel cesse se voit aujourd
03:34'hui
03:36mais hélas il faut tout de même reconnaître on ne on est pas contre on sait que vous avez pris
03:43le
03:43pays dans des difficultés il y avait effectivement cet héritage des difficultés que le que vos
03:49prédécesseurs ont laissé on le sait mais au delà de cela monsieur le président les engagements qui ont
03:56été fait en ce qui concerne la mise en place du budget qui est en exécution on se rend compte
04:02que le
04:03social nos problèmes les familles le développement humain n'est pas effectivement en termes n'est
04:09pas n'est pas tenu en compte dans ses préoccupations le social comme je le disais les logements vous
04:16avez comme vous avez fait vous avez cassé on s'attendait à être relogé on s'attendait que le
04:20budget une fois ce sera en exécution nos problèmes seront traités jusqu'à présent jusqu'à présent nos
04:25problèmes ne sont pas traités on a peur on hésite on a comme l'impression d'avoir été sacrifié parce
04:32que
04:32la casse qui s'est déroulée ici est une casse sauvage nous ne reconnaissons pas ça n'a pas suivi
04:37les
04:37procédures on ne peut plus en revenir le vin est tiré il faut le voir à partir de ce moment
04:42ce qui est
04:42là c'est de trouver des solutions à nos préoccupations vous nous avez cassé il était question de reloger ou
04:49d'indemniser rien n'est fait vous êtes passés à l'assemblée le discours n'a même pas effleuré
04:53effectivement le cas des dégapies que nous sommes on a peur on se dit effectivement que nous sommes
04:58sacrifiés on se dit qu'on nous sommes négligés on se dit qu'on est abandonné on se dit qu
05:02'on est
05:02exclu on a comme l'impression que le pays va à deux vitesses certaines personnes effectivement sont
05:07très concrètes rapidement les problèmes et d'autres effectivement on n'a pas besoin de traiter on est
05:11obligé de le dire monsieur le président c'est vrai on était mal dans la situation de vos
05:16prédécesseurs mais ces derniers nous n'ont jamais indigné juste à ce point où on devient comme des
05:20rangs on se moque de nous les gabonais manque aujourd'hui nous sommes aujourd'hui à la belle étoile on
05:25demande est-ce que nous sommes réellement des gabonais est-ce que réellement on se pose des
05:29questions quelle est cette vie que nous pouvons vivre comme des rats comme des lézards monsieur
05:34le président ça a dépassé le bon aujourd'hui on ne peut plus voici la rentrée scolaire qui est en
05:40train d'arriver 12 mois après la classe la rentrée scolaire en train d'arriver on se demande si
05:47nous irons même nos enfants iront à l'école l'année dernière les enfants n'ont pas appris ça va
05:52encore recommencer aucune solution n'a été prise encore dans ce qui concerne nos situations ça
05:57dépasse le bon monsieur le président ça fait mal de le dire mais nous sommes obligés de le dire
06:02parce qu'on a comme l'impression que vous êtes en train de nous sacrifier monsieur le président on
06:07a comme l'impression que vous êtes en train de négliger on sait que vous avez des problèmes
06:10mais les problèmes sociaux les problèmes humains sont les problèmes les plus primordiaux dans le
06:14développement diriger c'est prévoir vous avez cassé la suite devait se suivre on a comme l'impression que
06:20rien ne se suit on va parler à qui on va s'adresser à qui voilà pourquoi aujourd'hui on
06:25sort de notre
06:26mutisme pour vous dire monsieur le président on n'est pas contre le développement on n'est pas
06:30contre la casse mais la casse est encadrée par la loi cette loi nous permet effectivement d'être
06:33relogés d'être effectivement indemnisés et c'est ce qu'on est en train de reclamer aujourd'hui on est
06:37en train de reclamer que la rentrée scolaire qui arrive nous n'allons plus subir effectivement ce
06:41qu'on est en train de vivre on ne nous allons plus être comme on est en train de vivre
06:44aujourd'hui
06:44comme des rats comme des chiens comme si on n'était pas des gabonais mettez de l'ordre monsieur le
06:50président essayez de voir dans cette situation vous devez trouver une solution pour nous dans
06:53l'immédiat nous verrons aujourd'hui dans notre démarche pour vous demander que ce que vous avez
06:58fait avec les gens de l'ACG venez aussi faire avec nous pour qu'on essaie un peu de discuter
07:03pour
07:03qu'on trouve une solution à cela nous ne voulons plus rentrer cette année si en septembre où les
07:07enfants ne vont pas ne vont plus apprendre parce qu'ils ne sont pas bien assis parce que les familles
07:12les personnes divisées on ne sait pas à la belle étoile ils sont nous sommes livrés on ne peut pas
07:17effectivement continuer dans ce stade de vie c'est pour cela on a appelé les médias aujourd'hui pour
07:23nous agresser pour vous interpeller pour qu'on vous dise monsieur le président aujourd'hui nous
07:29sommes en train de vivre une situation que nous sommes en train de décrier et on veut effectivement
07:34que vous voyez dans quelle mesure vous devez nous recevoir qu'on puisse parler avant que l'école
07:38commence pour que nos solutions soient trouvées parce qu'à ce niveau là nous sommes effectivement
07:43dans une position où ça ça déprime les hommes sont en train de mourir les femmes sont en train de
07:48de prendre des avc les hommes le troisième âge les gens les plus vulnérables sont là en train de
07:55souffrir monsieur le président on compte aujourd'hui à plus de 30 décès des gens de pleine hôte qui sont
08:05morts par avc par crise cardiaque par certaines parce qu'ils n'ont pas supporté cette crise là c'est
08:11pour
08:11cela on vit aujourd'hui pour vous dire que vous avez parlé effectivement que aujourd'hui il faut que
08:17s'il ya un problème on parle on vous demande de faire preuve d'une démocratie participative quand il ya
08:24un problème vous venez vous faites à soi on s'assey on discute pour clarifier et pour prendre vite les
08:30mesures en ce qui concerne le social en ce qui concerne nos problèmes qui sont depuis un an et
08:35deux mois à terre on vous interpelle monsieur le président on veut que vous nous receviez dans
08:41très peu de temps pour effectivement clarifier cette situation pour qu'on en parle c'est pour cela qu'on
08:47a fait le rappel aux médias pour vous interpeller pour vous dire monsieur le président on veut être
08:51reçu aussi comme vous avez fait avec la scg pour parler de ce problème qui nous bouge qui nous cale
08:59et
08:59qui devient un problème primordial et qui est en train d'entraîner même la mort de beaucoup de
09:04dégarpies c'est ce qu'on est venu c'est bon on a fait appel aux médias pour qu'on
09:09en parle pour
09:10qu'on vous interpelle on attend de vous des réponses dans d'ici peu pour qu'on soit pour qu
09:15'on puisse
09:15clarifier cette situation pour que les gens qui sont qui ne sont pas relogés puissent être relogés pour
09:19ce que pour cela qui ne sont pas effectivement qui n'ont jamais été indemnisés puissent être indemnisés
09:22parce que notre problème devient un problème critique je vous remercie
09:28excellences messieurs et mesdames de la presse nous vous remercions d'avoir effectué le
09:36déplacement au carrefour marc joss au nom des familles des guérpies non relogés non identifiés
09:45nous indemnisés je prends la parole ce soir pour parler strictement dans la question du droit
09:56les maisons ont été cassées des familles ont été mises du jour au lendemain à la rue une poignée
10:06d'entre nous ont eu le relogement mais la grande mais le grand nombre lui est toujours dehors
10:17aujourd'hui sans toi sans solution
10:23nous ne venons pas seulement témoigner notre douleur nous venons parler du droit
10:32parce que le gabon est un état de droit et la loi doit s'impliquer doit s'appliquer j'allais
10:39dire à tous
10:43premièrement la constitution gabonaise nous protège tous à la page 2 de l'article premier
10:54à linéa 9 de la constitution gabonaise du 26 mars 1991 révisé il est écrit
11:05l'état a le droit de sauvegarder et de sauvegarder de garantir la dignité humaine de tous les citoyens
11:22les conditions nécessaires à leur développement
11:25il garantit notamment à tous le droit à un logement décent
11:32où est la dignité humaine pour ceux qui dorment toujours à la belle étoile
11:40où est le logement décent
11:44un des guerres puissants sans relogement pour tout est une violation du droit
11:52de l'article premier de notre constitution
11:56deuxièmement il faut rappeler les engagements du chef de l'état
12:03pendant toute la période
12:23deuxièmement il faut rappeler les engagements du chef de l'état
12:28pendant toute la période de la pré campagne et de la campagne
12:33le chef de l'état n'a cessé de le dire il est venu pour rendre la dignité du peuple
12:40gabonais
12:41rendre la dignité c'est respecter la loi rendre la dignité c'est de ne pas laisser un gabonais à
12:51la rue
12:54troisièmement le gabon est lié par ses engagements internationaux
13:01le 21 janvier 1983 le gabon a ratifié le pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels
13:13c'est à dire p i d e s c à son article 11 paragraphe 1
13:21le pacte reconnaît le droit de tout le droit de toute personne à un niveau de vie suffisant
13:30pour elle et sa famille y compris la nourriture un vêtement et un logement suffisant
13:39l'observation générale numéro 9 du comité de l'ONU
13:45déclare et éclaire
13:48l'expulsion forcée
13:51viole ce droit
13:53avant toute expulsion
13:55l'état doit
13:57prévenir
13:58consulter
13:59proposer un logement adéquat
14:02envers
14:03envers sa population
14:06une indemnisation au préalable
14:09cela n'a pas été fait
14:11pour la majorité d'entre nous
14:16quatrièmement
14:17nos propres lois
14:19l'impose
14:21selon le principe généraux
14:24des droits administratifs gabonais
14:29la loi numéro 14
14:32mars 63
14:33du 8 mai 1963
14:37portant réglementation du domaine public de l'état
14:43quand l'état reprend un terrain pour l'utilité publique
14:48trois conditions sont obligatoires
14:51premièrement
14:53procédure légale avec notification individuelle
14:58deuxièmement
15:00indemnisation au préalable
15:02juste et équitable
15:03troisièmement
15:04mesure de recensement
15:06ou de relogement
15:09où sont ces trois conditions
15:12aucun arrêté n'a été présenté
15:16aucune indemnisation n'a été versée
15:18et seule une poignée a été recasée
15:25les autres sont à la belle étoile
15:27sous des logements de fortune
15:31d'autres squads chez les parents
15:33c'est pourquoi
15:36au nom de la loi
15:38nous exigeons
15:40premièrement
15:41la suspension
15:42de toute nouvelle opération
15:44de dégapissement
15:45tant que
15:46les procédures légales
15:48ne sont pas respectées
15:50deuxièmement
15:51l'indemnisation
15:52est préalable
15:54de toutes les victimes
15:56conformément à l'article
15:58à l'article premier de la constitution
16:01et à la loi 14
16:03barre 63
16:05troisièmement
16:06le relogement immédiat
16:08est descendant
16:10de tous les décapis
16:12nous ne sommes pas contre
16:14le développement
16:17mais un développement
16:18juste pour tous
16:20car le Gabon
16:21est un état de droit
16:24le 30 août dernier
16:26nous avons tous jubilé
16:29nous avons tous rêvé
16:31à une démocratie
16:33nous avons tous rêvé
16:35à un partage équitable
16:37de toutes les richesses
16:37du Gabon
16:39nous ne souhaitons plus
16:42qu'une étiquette
16:43soit collée
16:44sous le front
16:45de notre président
16:45de la république
16:46l'étiquette
16:47de l'injustice
16:49il est inconcevable
16:51que
16:52certaines personnes
16:54soient relogées
16:54d'autres personnes
16:56ne pas
16:56si le relogement
16:58a commencé
16:59il doit se poursuivre
17:00nous écoutons
17:01ici et là
17:04que tout plein
17:05de retiers
17:05a été
17:07indemnisé
17:07par le passé
17:09nous tenons
17:10à rappeler
17:11que
17:12oui
17:15certaines familles
17:16ont été indemnisées
17:17par le passé
17:17mais pas toutes les familles
17:19certaines familles
17:20indemnisées
17:21certaines familles
17:22qui sont
17:23qui ont acheté
17:24les terres
17:25à des endroits
17:26cassés
17:27se retrouvent
17:28à Bickel et Zong
17:30relogées
17:30certaines familles
17:32vulnérables
17:33sont toujours
17:34à la belle étoile
17:35certaines familles
17:36vulnérables
17:37sont à Bickel et Zong
17:38nous refusons
17:39une justice
17:40à deux poids
17:40deux mesures
17:42excellence
17:43monsieur
17:43le président
17:44de la république
17:44nous souhaitons
17:46que vous puissiez
17:47ouvrir le coeur
17:48car nous ne voulons
17:50plus avoir
17:50un Gabon
17:51deux poids
17:53deux mesures
17:53je vous remercie
17:56merci
17:56merci
17:57merci
17:57merci
17:57merci
17:59merci
18:00merci
18:00merci
18:01merci
18:01merci
18:02merci
18:03merci
18:04merci
18:04merci
18:05merci
18:05merci
18:06merci
18:07merci
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